Les Amériques

Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 10:24

16 mai chili Convergence des luttes entre mineurs et étudiants au Chili : des centaines de milliers de manifestants dans la rue contre des reculs sociaux qui ramènent le pays à l'ère Pinochet

 

 

Traduction AC pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/ et pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ et

 

 

Article publié originellement sur Avante, quotidien du Parti communiste portugais (PCP)

 

 

Des milliers de chiliens ont protesté la semaine passée contre les politiques anti-populaires et anti-ouvrières du gouvernement et ont revendiqué un nouveau modèle socio-économique pour le pays.

 

Les actions revendicatives ont commencé mercredi 16 mai avec une manifestation qui a réuni plus de 100 000 étudiants dans la capitale Santiago. La seconde mobilisation convoquée cette année par les élèves du Supérieur et du Secondaire a dépassé l'initiative réalisée au cours du mois d'avril – dans laquelle s'étaient retrouvés 80 000 étudiants – et qui a eu comme revendication centrale la mise en place d'un système d'enseignement public, gratuit et de qualité, la même qui, en 2011, a conduit l'ensemble des agents de l'éducation à des mobilisations sans précédent depuis plus d'une décennie.

 

« Lycéens, étudiants et professeurs sont unis dans la lutte pour liquider l'héritage de la dictature, un système éducatif ségrégatif qui discrimine les pauvres », a souligné Gabriel Boric, de la Confédération des étudiants du Chili.

 

L'accès à l'université au Chili est considéré comme un des plus onéreux u monde. Le Centre d'études pour un développement alternatif (CEDA) estime à 4 000 $ annuels le prix minimum pour accéder à l'enseignement supérieur.

 

Aujourd'hui, cette somme équivaut au revenu mensuel moyen d'une famille chilienne aisée, en revanche, un ménage à faible revenu a besoin d'à peu près 20 salaires pour payer un an à l'université pour un de ses enfants.

 

Le programme de Prêts garantis par l’État, en vigueur, couvre jusqu'à 100% du coût des frais universitaires à un taux d'intérêt de 6%. Le problème, c'est que les élèves et leurs familles respectives s'endettent sur une ou deux décennies, ce qui, dans la conjoncture actuelle, est inaccessible pour des milliers de travailleurs licenciés et de familles chiliennes modestes, un fait qui montre crûment toute la fausseté de la prétention à l'universalité du système et sa soumission à la logique du profit.

 

Ceux qui ont profité de la situation, ce sont les entités bancaires qui, depuis 2006, ont déjà engrangé près de 550 milliards de dollars avec le « financement » des études de milliers de jeunes, révèlent les données recueillies par la Red Diario Digital do Chile.

 

Les mineurs rejoignent la lutte des étudiants chiliens

 

Dans la lutte se trouvent également les mineurs chiliens qui, mercredi 17 mai, ont réalisé une manifestation nationale contre le régime d'authentique esclavage auquel sont sujets les travailleurs du secteur dans les entreprises publiques et privées, a souligné le président de la Confédération des travailleurs du cuivre (CTC), Cristian Cuevas.



Pour Cuevas, la situation des mineurs confirme un recul de plusieurs décennies pour ce qui est de leurs droits, rémunérations, horaires, liberté d'action et organisation syndicale, et enfin sécurité au travail, fruit non seulement d'une dégradation imposée dans les entreprises déjà existantes mais, aussi de l’aggravation de l'exploitation des travailleurs dans les nouvelles concessions minières.



La Confédération minière du Chili et la Fédération de la Mina Escondida, la plus grande mine de cuivre du monde, ont également adhéré à la journée convoquée par la CTC. Au total, selon les organisations syndicales, 35 000 mineurs sont entrés en lutte, dans les entreprises publiques comme privées, travailleurs en CDI et précaires puisque plus rien ne les différencie.



Vendredi 18 mai, les populations du Nord du Chili ont pris le relais des manifestations de la puissante force sociale que représentent les mineurs, mais, cette fois, pour défendre une plus juste redistribution de l'exploitation du sous-sol pour les municipalités.



Le gouvernement chilien propose la création d'un fonds (Fondenor), qui, d'ici 2025, partagera 225 millions de $ entre 40 communes, mais l'immense majorité de la population et certains élus locaux contestent le projet.



Esteban Velásquez, le président de l'Assemblée de Calama, la plus importante ville minière du Chili, située dans la région d'Antofagasta, rappelle que l'argent ne suffit même pas pour construire un hôpital décent.



Dans les cinq dernières annés, seulement dans la province d'El Loa, où se trouve Calama, fut extraits des matières premières d'une valeur de plus de 15 milliards de $ mais le peuple n'en a que peu ou pas du tout bénéficié. La même chose se passe dans les autres villes et provinces minières chiliennes, c'est pour cette raison qu'ont été réalisées des manifestations, défilés, blocages de routes contre le Fondenor dans 30 localités du nord du pays.

                                                                                                
                                                                                                                                   Mardi 29 mai 2012

Par Tourtaux - Publié dans : Les Amériques - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 10:57
Bonjour Jacques,
Si tu peux insérer cette vidéo sur ton site afin de diffuser l'information, ce serait bien.
Gaétan démonte les arguments des fachos canadiens sur la hausse des frais de scolarité de façon admirable, et avec son accent, en québécois.
Super !
Comme je le commente, ça plait aux adolescents, la découverte de cet accent bizarre,.
Une occasion de leur faire découvrir la lutte de la CLASSE, et des classes.
 
Gaétan Maudit pète sa coche sur la hausse
Vidéo - Canada
 

A faire découvrir, et particulier aux ados, ça plait aux miens.
C'est fabuleux ! Ça dure 15 minutes, c’est l’un des discours les plus divertissants et pertinents que j’ai entendu sur la hausse des droits de scolarité, les manifestations, la droite, la gauche, le plan Nord et j’en passe. Merci Gaétan.
Il y a quelques expressions et québécismes et beaucoup d'intelligence.

Un grand Merci pour ce que tu fais et les luttes sur lesquelles tu nous informe.
 
La vidéo :
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Tourtaux - Publié dans : Les Amériques - Communauté : Syndicalisme
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 17:39


Oscar Fortin

lundi 21 mai 2012

AU CHILI COMME AU QUÉBEC


UN RÉVEIL INATTENDU 
  

Les jeunes que nous pensions endormis par une société de consommation, soucieuse de les occuper avec les nouvelles technologies de divertissement et de communication, viennent de sonner le réveil. Au Chili comme au Québec, les étudiants ont pris la rue pour interpeller les gouvernants, poser des questions sur la gestion de leur système éducatif et réclamer que l’éducation soit reconnue comme un droit fondamental, universel et gratuit.
Au Chili, la grève étudiante a débuté en mai 2011. En août 2011, une grève générale de deux jours de toutes les forces vives de la société a regroupé plus de 600 000 personnes à travers tout le pays. En mars 2012, à la reprise des classes, d’autres manifestations ont repris. Tout récemment, ils ont apporté leur appui aux étudiants du Québec, en grève depuis trois mois. Il ressort clairement de cela que la politique éducative, promue par le gouvernement néolibéral de droite, va dans le sens de la privatisation de l’éducation et de l’application de frais pour y accéder.
Lors de son compte rendu annuel, le 21 mai 2012, le président Sébastian Pinera a annoncé, dans le but de permettre l’accès à une éducation de qualité, la création d’un système de crédit pour tous les étudiants, au taux annuel de 2 % d’intérêt. Son argumentation politique est que le pays, comportant autant d’inégalités, ne peut se permettre de financer l’éducation pour les plus favorisés. Plus démagogique que ça, ce n’est pas possible. Ce qui est vrai c’est que ce pays, donné en exemple par Washington et Ottawa, est au nombre des 10 pays au monde où le fossé entre riches et pauvres est le plus grand.
Au Québec, la grève des étudiants a débuté en mars 2012 pour réclamer, comme nous le savons, le gel des frais de scolarité. Ce ne sera qu’après deux mois de grève et l’appui important de parents, de professeurs et d’organisations sociales que le gouvernement s’est manifesté. Durant les quelques rencontres formelles qui ont eu lieu, il n’a rien voulu savoir du gel des frais de scolarité. À aucun moment, il n’a ouvert la porte à pareille option. Il a plutôt fait l’exercice de diluer dans le temps les paiements de ces frais et d’y ajouter un 2 % pour couvrir l’inflation. En somme, un mode d’emploi qui ressemble énormément à celui de Pinera du Chili. Il faut croire que la main invisible qui les guide l’un et l’autre sait où elle s’en va.
Dans les deux cas, ils font valoir que la situation économique ne permet pas l’éducation gratuite. Pinera finasse en se référant aux classes les plus favorisées, comme si c’était là l’objet de la demande des étudiants chiliens. Cette dernière mesure, d’un système de crédit, annoncée lors de son discours d’aujourd’hui, est rejetée par les regroupements étudiants.
Charest, quant à lui, finasse avec l’idée de « l’utilisateur-payeur » et, surtout, avec le droit pour chacun d’accéder à son établissement scolaire. Devant l’impasse des négociations, nombreux ont été ceux et celles qui ont proposé un moratoire, le temps de permettre aux étudiants le retour aux classes pour terminer leur session et aussi pour revoir, dans quelques mois, toute cette question dans le cadre d’un sommet élargi, regroupant les étudiants, les universitaires, des personnes ressources et le gouvernement. C’était là une proposition que les associations étudiantes endossaient.
Le gouvernement a plutôt choisi la proclamation d’une loi spéciale, la loi 78, qui affecte directement les droits fondamentaux de la libre expression. Déjà, elle est contestée en Cour et certaines associations étudiantes ont déclaré qu’elles ne la respecteraient pas. Ainsi, loin d’apporter la paix sociale recherchée, c’est le chaos qui s’annonce.



Il faut relever que dans les deux pays l’usage de la répression et de la  matraque  a été amplement utilisé. Les médias officiels ont emboîté le pas avec les gouvernements de manière à garder l’appui de l’opinion publique avec les décisions de ces derniers.


COMMENTAIRES
Comment se fait-il que le Chili, donné en exemple de développement et de croissance économique, n’arrive pas à instaurer un système gratuit d’éducation? C’est pourtant ce que fait le Mexique où le fossé entre riches et pauvres est également très élevé. Plusieurs se souviendront de cette lutte étudiante, en 1968, réclamant ce droit à l’éducation gratuite. En dépit d’une forte répression, entraînant la mort de plusieurs étudiants et étudiantes, ils ont finalement eu gain de cause. Le Mexique ne s’en porte pas plus mal pour autant.
Au Venezuela, critiqué par certains de nos médias et certaines autorités gouvernementales, l'éducation est un droit de l'Homme et un devoir social fondamental, elle est démocratique, gratuite et obligatoire.
En Équateur, l’éducation publique est laïque, obligatoire au niveau primaire et gratuite jusqu'au baccalauréat ou son équivalent (art. 67). Dans les établissements d’enseignement publics, on fournira, sans frais, aux élèves les services à caractère social dont ils ont besoin. Les élèves en situation d'extrême pauvreté recevront des subventions particulières. L’État s’engage à proposer des programmes d'éducation permanente pour éradiquer l'analphabétisme et raffermir l'éducation dans les zones rurales et près des frontières.
En Argentine, il y a environ 50 universités, la moitié sont publiques et gratuites, les autres sont privées (catholiques ou autres) et payantes. L’Université de Buenos Aires est la plus grande d’Amérique du Sud avec 140 000 étudiants. L’université de Córdoba, fondée par les Espagnols en 1613, est la plus vieille du pays.
Au Brésil, le système éducatif est décentralisé et composé d’institutions publiques et d’établissements privés. Le Ministère de l'Éducation (MEC) contrôle l’enseignement au niveau national, secondé par le Conseil National de l’Éducation.. L'éducation publique est gratuite à tous les niveaux et sa responsabilité se répartit entre les états, le district fédéral et les municipalités.
Conclusion
Les quelques exemples pris à même les pays de l’Amérique latine illustrent clairement que le financement de l’éducation n’est pas une question de budget, mais de valeur morale et de volonté politique. Tous ces pays, comme c’est d’ailleurs le cas pour le Québec, disposent de suffisamment de richesses naturelles pour répondre à ces besoins essentiels. Il faut évidemment que les gouvernements agissent de façon à soutirer de leurs richesses tous les avantages et profits possible. Il faut également qu’il y ait une fiscalité solidaire et responsable qui soit orientée pour servir au mieux le bien commun de la société.
Le Québec, ne peut se soustraire à ces impératifs d’une exploitation saine de ses richesses naturelles et à l’ajustement d’une fiscalité qui rend solidaire chaque citoyen et citoyenne du bien commun de la société québécoise. La santé et l’éducation sont parties de ce bien commun. Peut-être faudra-t-il revoir ce que nous faisons de nos richesses. Il appartient au gouvernement d’en être un bon gestionnaire en fonction des intérêts du peuple et non de quelques intérêts privés.
Oscar Fortin
Québec, 21 mai 2012
Hommage à tous nos patriotes

Par Tourtaux - Publié dans : Les Amériques - Communauté : Syndicalisme
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 12:57
Jeudi 24 mai 2012

 

Québec : face à l'opposition populaire,

solidaire du mouvement "étudiant",

LA REPRESSION S'AMPLIFIE

 

Manifestation étudiante le 22 mai 2012 à Montréal

 

Quelque 400 personnes ont été interpellées dans la nuit de mercredi à jeudi à Montréal à la suite de débordements dans une manifestation festive, déclarée d'emblée illégale par la police qui n'avait pas été prévenue du parcours.

Réunis dans un square du centre-ville, les manifestants, qui étaient quelques milliers, avaient été prévenus par la police avant le début de la manifestation qu'elle était illégale, puisqu'ils n'avaient pas fourni à l'avance le parcours qu'ils emprunteraient, conformément à de nouvelles règles municipale et provinciale.

La police de Montréal avait cependant indiqué que la manifestation serait tolérée tant qu'aucun méfait ne serait commis.

Les étudiants québécois sont engagés depuis plus de trois mois dans une vive contestation d'une hausse des droits universitaires et le gouvernement du Premier ministre provincial Jean Charest a fait adopter une loi réduisant la liberté de manifester, qualifiée de "loi matraque" par ses détracteurs.

La police de Montréal a cependant précisé que ces interpellations ont été faites en vertu d'un nouveau réglement municipal adopté la semaine dernière par la mairie de Montréal, et non pas conformément à la loi québécoise.

Après avoir serpenté pacifiquement et en tapant sur des casseroles sur une dizaine de kilomètres dans les rues de la ville, la tête de la manifestation a été prise massivement en souricière par la police alors qu'elle se dirigeait vers un secteur trépidant de la vie nocturne à Montréal.

Juste auparavant, quelques pierres ont été lancées en direction des policiers, ainsi que des feux de bengale, ce qui a "mis en jeu l'intégrité des policiers", a dit à la presse un porte-parole de la police de Montréal, Daniel Lacoursière.

Les personnes interpellées, la plupart pas impliquées dans les incidents, n'ont opposé aucune résistance, contrairement aux casseurs qui ont attaqué la police les jours précédents.

Une intervention de la police anti-émeute contre d'autres groupes de manifestants qui voulaient venir en aide à celui qui était encerclé se poursuivait au milieu de la nuit.

Les manifestants pris en souricière s'exposent à une amende de 635 dollars et ceux, parmi eux coupables de délits, à des accusations d'agression envers les policiers et de méfait, a indiqué la chaîne publique Radio-Canada.

Des dizaines d'arrestations ont eu également lieu à Québec et des incidents ont aussi été signalés ailleurs en province, à Sherbrooke notamment, à 140 km à l'est de Montréal, selon Radio-Canada.

C'était la trentième manifestation nocturne d'affilée organisée à Montréal au 101e jour de la grève étudiante, au lendemain d'une manifestation monstre qui a attiré de 100.000 à 250.000 personnes, selon les sources, à défaut d'estimation officielle.

La grogne contre la loi 78 du Québec restreignant le droit de manifester --un droit fondamental au Canada-- n'a cessé de s'amplifier depuis son adoption vendredi dernier, éclipsant le débat sur la hausse des droits de scolarité, à l'origine et au coeur du conflit étudiant.

Dans plusieurs villes du Québec, dont Montréal, des milliers de personnes ont répondu spontanément à un appel lancé sur le réseau social Facebook de frapper sur leurs casseroles en guise de protestation contre cette loi, produisant un joyeux tintamarre.

Paradoxalement, ces arrestations massives interviennent au moment où une lueur d'espoir semblait, mercredi, pointer en vue d'une véritable négociation entre le gouvernement et les syndicats étudiants pour régler cette crise avant le lancement des grands festivals de l'été à Montréal et le Grand Prix de Formule 1.

 

INFO REPRISE SUR LE SITE DE JEAN LEVY

Par Tourtaux - Publié dans : Les Amériques - Communauté : Pour la grève générale !
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 18:59
   
 
VIDÉO : Alerte rouge


Mondialisation.ca, Le 22 mai 2012


         


http://www.youtube.com/watch?v=cL1Gd1qjqEg&feature=player_embedded

« Vos mensonges, nous les dynamitons
Nous refusons ce passé où déjà vous nous empaillez
Comme des trophées malheureux
Vous nous voulez civilisés nous vous savons barbares ­»
L'Afficheur hurle, Paul Chamberland, 1964

Vidéo monté à base d'images disponibles publiquement, exclusivement du printemps 2012 et principalement à Montréal.

Made with publicly available footage from spring 2012, mostly in Montreal.

ERRATUM: La scène avec l'homme âgé à la fin du vidéo se déroule le 27 avril et non le 25.

Séquences utilisées:

1er mai, 27 et 20 avril par Universitv.TV:
http://www.universitv.tv/archives/1542
http://www.universitv.tv/archives/1534
http://www.universitv.tv/archives/1520

Jean-Pierre Isoré, major retraité:
http://www.youtube.com/watch?v=uD8WX9HaPUE

Marc Parent à Tout Le Monde En Parle, incluant des images du 28 mars et 23 février:
http://www.youtube.com/watch?v=Qb98eIm188I

4 mai:
http://www.youtube.com/watch?v=ovDCN3SB86I

1er mai:
http://www.youtube.com/watch?v=Qbc3bb55aTg
http://www.youtube.com/watch?v=lhQv-dDdHf4&t=4m57s
http://www.youtube.com/watch?v=eJb9nX1aWG0
http://www.youtube.com/watch?v=kH8HYhuoX7c

Arrestation à Sherbrooke, 30 avril:
http://www.youtube.com/watch?v=RnGEukByBUY

25 avril:
http://www.youtube.com/watch?v=oaa4-gMLZp0
http://www.youtube.com/watch?v=wOr_wsjsbp0
http://www.youtube.com/watch?v=_p-KHaCrXk8
http://youtu.be/oUZj7uCxGvU
http://www.youtube.com/watch?v=b_li-ekkruY
http://www.youtube.com/watch?v=o1ySm7kAgfA

20 avril:
http://www.youtube.com/watch?v=Dy3SXz4BCGQ
http://www.youtube.com/watch?v=8qVDTvWcuc4
http://www.youtube.com/watch?v=02_Kl6UvcP8
http://www.youtube.com/watch?v=7I5IK9UA8Lc

19 avril:
http://www.youtube.com/watch?v=PR6hY8jInW4

11 avril:
http://www.youtube.com/watch?v=sy3goFyKoUI

15 mars:
http://www.youtube.com/watch?v=W5Hkz5Nco7A

7 mars:
http://www.youtube.com/watch?v=wwWr-zwUHqA

Montage John J. Charest 8 mars / images du 7 mars:
La Presse Canadienne

16 février:
http://www.youtube.com/watch?v=pbX4fEuK0mo

27 janvier
http://www.youtube.com/watch?v=DWG0jjSq2Xk

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=30982

 

Par Tourtaux - Publié dans : Les Amériques - Communauté : Pour la grève générale !
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 06:00

 


Haïti, l’appel du lambi et les voix ignorées de la reconstruction

http://www.youtube.com/watch?v=wheGQKGVoe8 


 

http://www.oregand.ca/veille/2012/01/deux-ans-apres-haiti-lappel-du-lambi.html

  

 

 

On attend toujours ce qu’a promis la "communauté internationale" d’aider et appuyer Haïti, que le financement arrive vraiment à Haïti car les gens vivent toujours sous des tentes de fortune. La population haïtienne, pour celui qui ne la connaîtrait pas, ce sont des personnes merveilleuses, qui ont le désir d’étudier, de savoir. Lorsqu’il y a une lumière électrique à un endroit, même à 1heure du matin, on trouve des jeunes en train d’étudier, car ils n’ont pas de lumière …

 

Docteur Carlos Guillen

Médecin cubain en Haïti

 

***

 

Le monde est en train de perdre le sens de la honte, devant les ambitions matérielles. Si nous continuons comme ça, nous allons tout perdre, car on ne le remarque pas seulement au niveau de la médecine mais aussi au niveau politique. Le monde souffre, nous sommes en train de détruire la planète et il faut la voir comme une seule maison.

 

Docteur Jorge Carr Gonzalez,

Vice coordinateur de l’assistance médicale en Haïti.

 

 

***

 

Le moindre petit chefaillon

de troisième catégorie

du fonds Monétaire

International ou de

la Banque Mondiale 

dispose de

plus de pouvoir

que le Président Préval,

même s’il n’a jamais

été élu par le moindre

vote du peuple haïtien.

 

Plus qu’au vote, le pouvoir

est au veto. Le veto

contre toute réforme :

 

Chaque fois que

le Président

ou un de ses ministres,

sollicite des crédits

internationaux pour

donner du pain

aux affamés,

du savoir aux analphabètes

ou de la terre aux paysans,

il n’obtient

aucune réponse

ou alors

ce type d’injonction :

 

Récitez bien la leçon !

 

Et comme

le gouvernement haïtien

rechigne à apprendre

qu’il faut démanteler

les quelques

services publics

qui subsistent,

les derniers

pauvres remparts

d’un des peuples les plus

désemparés au monde,

les professeurs déclarent

le candidat

non admissible à l’examen.

 

Grâce aux bons services

de ces philanthropes

internationaux,

le tremblement de terre

a anéanti un peuple anéanti.

 

Eduardo Galeano

Ecrivain uruguayen

 

 

***

 

Haïti n’a rien,

pas même une grue et

montre éloquemment

au monde entier

où mènera notre actuel

fascisme économique

qui ne rien tolérer,

ni services publics,

ni classe moyenne

entre opulence dorée

et misère générale.

 

Lyonel Trouillot

Ecrivain haïtien

 

 

http://www.jacques-lacaze.com/article-haiti-laisse-moi-une-petite-lumiere-dit-le-poete-105563042.html

Par Tourtaux - Publié dans : Les Amériques - Communauté : Pour la grève générale !
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 17:22

 Heureux d'un printemps

 

 
Manif contre la brutalité policière - 15 mars 2012
 
 
Par Tourtaux - Publié dans : Les Amériques - Communauté : Syndicalisme
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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 19:24

 

FIN DE RÉGIME À QUÉBEC – NE TOUCHEZ PLUS À NOS ENFANTS, MANANTS!

19 mai 2012

 

FIN DE RÉGIME À QUÉBEC

 

Jean Charest haussa le ton et sa voix menue fut entendue jusqu’au fond du Salon bleu par les reporters de la presse docile. Ce n’est pas la fin de règne qu’il avait souhaitée. La clique de journalistes qui lui sont attachée comprit qu’ils devaient s’ajuster, car bientôt eux tous devraient servir un nouveau sous-fifre.

Dans ses rêves les plus fous, Charest s’était vu quittant la vie publique sous les applaudissements de ses partisans, bénéficiant de l’entendement complaisant de ses mandants, hypocrites et soumis, chacun ayant un bon mot pour lui, plutôt que ces chuchotements venant du fond du parlement en ces derniers moments de son gouvernement décadent.

Foin de cette gloire éphémère! Les rues de Montréal, de Québec, de Sherbrooke, de Gatineau, de Rimouski sont maintenant jonchées de verre brisé, d’affiches le conspuant, de pancartes le ridiculisant, lui le manant. Les rues de ces cités remplies de chiens enragés, de chevaux apeurés, de policiers ameutés, casqués, masqués, armés, rangés, boucliers et matraques levés, discrédités, défiés par ces milliers et ces milliers d’enfants, d’adolescents, de jeunes et de parents endoloris par ce gâchis. Parents heurtés certes mais fiers de leur progéniture – plus déterminée que nous ne l’avons jamais été – à rejeter le diktat des haut placés – des capitalistes milliardaires et de leurs thuriféraires tellement désolés – non pas désolés de voir nos jeunes matraqués, pas du tout – désolés de se voir gâcher leur sortie de piste après des années de bons et loyaux services au service des riches.

Depuis le début de ce conflit le 12 février dernier, contre ces jeunes malappris, pense-t-il; qu’il traita avec mépris du haut de sa grandeur légitime, pense-t-il; jusqu’à ce chant du cygne de la disgrâce commandé par ceux qui à Sagard avaient placé en lui toute leur confiance, aujourd’hui déçue, pense-t-il.

Ti-Jean, transfuge de Conservateur-libéral à Libéral-conservateur, n’a-t-il pas reçu le sceptre du pouvoir des mains de celui qui le détient ? N’a-t-il pas reçu l’onction de l’arrogance des mains de ceux qui font les Premiers ministres dans le richissime domaine privé du haut de la falaise surplombant le fleuve aux grandes eaux ?

Réunie récemment au domaine de Sagard, autour de la Table ronde des chevaliers d’industrie et de la finance, ils ont désigné le prétendant politique vassal qui lui succédera. Ti-Jean répudié mais quand même décidé à livrer ce qu’il a promis, suit son chemin avant que d’être congédié.

 

ILS NE VEULENT PAS FAIRE «LEUR PART» POUR LES RICHES

 

Ce ne sont que des jeunots délurés, pense-t-il; inconscients et irresponsables, pense-t-il; qui lui ont barré la route vers un nouveau mandat, pense-t-il; qui refusent de faire « leur part » pour sortir les milliardaires de Sagard de la misère pense-t-il. Ces jeunes sont convaincus qu’ils ont assez donné – particulièrement leurs parents ouvriers – travailleurs – chômeurs – petit-bourgeois paupérisés. Ces jeunes effrontés refusent de verser 1778 $ par année pour le profit de ces milliardaires « appauvris » par leurs crises économiques successives; vous savez ces constructeurs de routes, de ponts, d’hôpitaux, de complexes municipaux et autres prévarications qui sont légion en cette fin de régime. Le Président de Rio-Tinto Alcan est présent, qui tend la main et reçoit ses 75 millions de subventions des mains du représentant du gouvernement : il apprécierait ce Président que les étudiants fassent « leur part » pour le bénéfice de ses actionnaires. Ils sont des dizaines ainsi à se presser dans l’antichambre de la corruption, à inciter Ti-Jean l’ébouriffé à écraser ces jeunes révoltés.

 

TI-JEAN A SON PLAN

 

Depuis le début de ce combat, Ti-Jean l’ébouriffé avait espéré qu’ils allaient s’essouffler pensait-il; sa tactique avait consisté à nier. Puis, dix semaines de grève et 300 000 grévistes plus tard, il consentit à discutailler, mais jamais des droits de scolarité, juste de quoi gagner du temps car, pensait-il, ils allaient s’essouffler. Observant que les jeunes ne s’effondraient pas, il pensa que ses cerbères allaient leur faire leur affaire – les limiers de l’insécurité enragés déguisés en Robocop, largués par camions, chevaux, autos, motos, bicyclettes, hélicoptères, ne firent pas dans la dentelle et y mirent tout leur zèle. 1000 arrestations et 800 blessés et estropiés plus tard, ils allaient s’essouffler, pensait-il; mais rien n’y faisait, alors Ti-Jean le sortant eut une idée – il était ministre de la jeunesse tout de même. Il ordonna aux juges et aux tribunaux de se compromettre et de réaliser par la loi ce qu’il ne parvenait pas à faire avancer par l’effroi.

 

L’INJUSTICE DES RICHES

 

Les juges à la solde, l’avant dernier rempart de la loyauté envers les puissants de Sagard, où quelques privilégiés ont été reçus en audience, reconnaissants de pouvoir contempler la Légion d’honneur du seigneur des lieux, heureux de baiser l’anneau et de ployer le genoux devant le pontife de l’assemblée des riches. Les juges se mirent vaillamment de la partie et jetèrent de ce côté-ci de la balance d’injustice leurs misérables injonctions de chiffon, espérant stopper la marée humaine des indignés – outrés – désillusionnés à propos de la justice des milliardaires.

Cinq cents injonctions plus tard, ils allaient s’essouffler, pensa-t-il ! Eh bien non, son dauphin s’approchait déjà et Ti-Jean n’avançait pas d’un pas. S’il ne parvenait pas à créer l’illusion d’une solution, il recevrait une sommation de se présenter au château de Sagard – devant la table de ses pairs – rien d’autre en mains qu’une masse de révoltés refusant de faire ce que leurs pères avaient toujours fait avant eux : payer et se la fermer.

 

ÉTUDIER PENDANT UNE GRÈVE DES ÉTUDES ?

 

Empêcher les jaunes étudiants « scabs » de suivre leurs cours pendant une grève votée par la majorité est un devoir pour les Partisans qui doivent faire appliquer les décisions de l’assemblée générale, coûte que coûte. Sinon, inutile de faire grève comme chaque ouvrier en conviendra. Plutôt qu’une loi anti-scab Ti-Jean a concocté une loi pour protéger les « scabs » !

À propos des casseurs – des communistes – des étrangers malfamés, infiltrés, voilà une vieille rengaine chauvine ressortie d’une époque ancienne. Cette théorie paternaliste-journalistique voudrait laisser croire que les Québécois sont des moutons dociles, soumis, ataviques, résignés, prêts à la tonte; elle voudrait laisser croire que s’il y a de la résistance aux injustices et une guerre de classes pour défendre le droit à l’éducation pour tous, c’est obligatoirement le fait d’étrangers malveillants – le fait de casseurs infiltrés – qui ne peuvent pas refléter « nos » valeurs en la Vierge Marie et au Frère André (ce furent des arguties déclamées pendant la grève de l’amiante dans les années cinquante).

Vous en conviendrez, cette rengaine des infiltrations est ancienne et elle méprise notre peuple. Nous sommes à majorité des révoltés, des opposants enragés contre le crime consistant à nous transférer sur le dos le coût de leur crise économique et de leur faillite. Que Sagard assume sa crise, désolé si les profits des Desmarais ne sont pas aussi élevés qu’espéré; ceux de Bombardier aussi, et pour les profits des banques et bien tant pis! Que les riches payent et qu’ils se débrouillent avec leurs crises en rafale, nous ne payerons pas.

 

RACAILLE JOURNALISTIQUE ET ANALYSTES À LA SOLDE

 

Je sais que l’on m’en voudrait d’oublier les chiens de garde du régime – les prêtres assesseurs – les Fous des puissants – caméra au poing comme une arme sélectionnant minutieusement les images capables de faire paraître coupable le moutard innocent et d’attirer la pitié sur le policier casqué – masqué – armé – blindé – protégé par ses coéquipiers meurtriers.

Derrière ce compère à la caméra austère, trottine et vitupère le reporter à la langue de vipère, quêtant l’aveu de violence de l’étudiant menotté, isolé, presque nu dans les rues de la ville, éperdu, bloqué, encerclé, matraqué, un caillou entre les genoux, « l’assassin ». Le reporter a trouvé un enfant pleurant dans un coin, une pierre à la main, sous un hélicoptère battant l’enfer – la voilà la violence des manifestants étalée dans toute sa crudité – provocante – capable d’ébranler les fondements de cette société que lui, l’affidé bien payé, veut tant préserver. Il a eu tant de mal à le dégoter cet emploi de journaliste servant, pour ne pas se le laisser chiper par le premier venu plus soumis, plus flagorneur que lui; alors ils crient, le Poirier, le Roy, le Lester, le Mario, le Pratte, le Lapierre, le Martineau et autres misérables : « Qu’on le pende cet enfant, qu’on les pende tous avant qu’ils ne nous aient fait perdre nos emplois fragiles. Voyez, patrons Desmarais, Péladeau, Charest, Harper, je bègue plus fort que tous les autres aspirants. ».

Tous les jours sur les chaînes télé, chaque matin dans les quotidiens, les relayeurs des scribouilleurs sur le terrain, les experts en tout et en rien du tout, faisant fi de leur déontologie et de leur feuille de vigne d’objectivité, se transforment en éditorialistes et s’appesantissent sur la « nouvelle », cherchant à lui faire dire le contraire de ce qu’elle appelle.

« Le gouvernement indifférent a tout fait pour s’entendre avec les étudiants, disent-ils. Les étudiants ont tout fait pour perdre leur session, leur argent et leur avenir. Ils veulent étudier « pour ne pas étudier » et n’être jamais diplômés, disent-ils. Les jeunes se battent très fort pour la gratuité scolaire, juste pour faire l’école buissonnière, disent-ils; et autres salmigondis, disent-ils ».

 

L’ÉTONNEMENT DES BIEN PENSANTS

 

Comprenez l’étonnement de tous ces bien-pensants. Ces jeunes gens ne respectent ni monsieur le Premier Ministre, ni son excellence le milliardaire en coulisse, ni les députés dévoyés, ni les juges soudoyés, ni les journalistes enrégimentés, ni les policiers armés-meurtriers, ni les recteurs surpayés, ni les spéculateurs contributeurs, ni les maires prévaricateurs, ni les analystes enragés. Mais à la fin, qui respectent-ils ces étudiants ? Leur père ouvrier, leur mère mortifiée, leurs camarades solidaires – grévistes pour la justice et contre la hausse des droits de scolarité – toutes gens inconnues que l’on a jamais vues à la télé de Péladeau ni dans la grosse Presse à Desmarais, ni à Radio-Can à Harper.

Et ces biens pensants de pontifier : « Nous, pauvres gens, nous avons toujours ployé l’échine devant les puissants, pourquoi ces enfants ne peuvent-ils en faire autant ? Ils ne peuvent vaincre les anges de la mort – nous avons essayé et nous avons été écrasés, ils le seront tout autant ».

Jean Charest sait que sa carrière politique se termine ici, qu’à Sagard ils ont déjà décidé de le congédier pour son incapacité à gouverner, qu’il faudra rapidement le remplacer et qu’il ne lui reste que l’indignité de transmettre à son successeur cet héritage désastreux. Pourtant, il doit gagner du temps pour préparer la place de son adjudant. Voilà pourquoi il édicte sa « Loi 78 » pour mépriser – casser – écraser ces jeunes qui pourtant ne peuvent être vaincus.

Dans un mois, dans six mois, dans deux ans, dans cinq ans, ils reprendront le combat, à moins que la société québécoise ne se résigne à vivre éternellement sous cette loi des mesures de guerre qui ne dit pas son nom. Et même sous cette loi, la résistance est encore possible, le maquis urbain menace tous ces larbins qui demain se demanderont ce qui survient soudain au pays de Maria Chapdelaine, du Survenant, de Ti-Coune Charest et des Partisans.

Ti-Jean prétend vouloir assurer l’accessibilité de l’éducation pour tous et, pour ce faire, il présente une loi ignoble (Loi 78), mais alors pourquoi attaquer l’accessibilité à l’enseignement par une hausse des droits de scolarité qui chassera plus de 7000 étudiants par année des universités ?

Simple, Ti-Jean, décrète le gel des droits de scolarité et le tour est joué. Si ce n’est pas toi ce sera ton Juda qui le fera. Les jeunes peuvent être matraqués mais ils ne peuvent être battus.

 

NE TOUCHEZ PLUS À NOS DESCENDANTS, MANANTS!


robertbibeau@hotmail.com
(Signé par un carré rouge et blanc)

 

http://www.centpapiers.com/fin-de-regime-a-quebec-ne-touchez-plus-a-nos-enfants-manants/97287

Par Tourtaux - Publié dans : Les Amériques - Communauté : Pour la grève générale !
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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 14:00

La Havane. le 17 Mai 2012

 

 

 

Journaliste : un métier de plus en plus dangereux

 

L'Amérique latine est la région la plus dangereuse du monde

 

 

Lisanka Gonzalez Suarez

  

  

LA Directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova a condamné la vague d’assassinats de journalistes au Mexique et a appelé les États à traduire en justice les responsables de ces crimes.

         


En ces temps difficiles, les gouvernements se doivent d’assurer une protection adéquate des correspondants. Ce jeune journaliste est brutalisé par la police pendant une manifestation des indignés de New York.

La mort de trois journalistes mexicains en moins d’une semaine dans l’État de Veracruz semble avoir été la goutte qui a fait déborder le vase. Mme Bokova a exhorté les autorités mexicaines à ouvrir une enquête d’urgence afin que les coupables soient condamnés.

D’après la directrice générale de l’UNESCO, l’année dernière a été la pire de toute la décennie dans le monde, avec 127 assassinats perpétrés entre 2010 et 2011, dont 18 au Mexique. Depuis le début de l’année, plus d’une vingtaine de professionnels des médias ont été assassinés dans la région

DANS LA LIGNE DE MIRE DES FRANCS-TIREURS

Depuis l’occupation de l’Irak, plusieurs institutions ont mis en garde contre le nombre alarmant de correspondants morts, un chiffre beaucoup plus élevé que celui estimé lors de sanglantes invasions et de guerres de destruction ou de conflits armées comme celui du Vietnam.

Une analyse plus précise des chiffres à partir de 2008-2009 révèle une tendance alarmante de meurtres de journalistes survenus alors qu’ils ne travaillaient pas dans des situations de conflit.


Certains journalistes sont exposés à un tabassage et à la saisie de leur matériel lorsqu’ils couvrent une manifestation ou une marche pacifique, comme on a pu le voir en Europe, au Chili et même à New York, considérée comme la « Mecque de la libre expression ».

Dénoncer publiquement le trafic d’êtres humains, de drogues ou d’armes, couvrir les manifestations contre les coupes budgétaires ou la hausse des frais d’inscription universitaire ; le chômage, la baisse des salaires, la perte des postes de travail, ainsi que le ras-le-bol des indignés contre les accords financiers qui enrichissent une minorité au détriment de la majorité, font du journalisme l’un des métiers les plus dangereux du monde.

La tendance est préoccupante lorsqu’on compare les statistiques de 2008-2009 à celles de la période 2006–2007. La majorité des meurtres ne se situent pas dans des pays déchirés par la guerre ou par des conflits, mais dans des pays sans situation conflictuelle ouverte. Alors qu’en 2007, la proportion des victimes tuées dans des pays déchirés par la guerre ou par des conflits était de 70 %, elle est aujourd’hui à moins de 40%.

Mais il existe aussi un grand paradoxe à l’heure actuelle : tandis que dans de nombreux pays de cette partie du monde le nombre de reporters qui sont dans la ligne de mire des francs-tireurs augmente, dans d’autres certains journalistes se rendent complices des grand intérêts en diffusant, en exagérant ou en manipulant les informations dans l’intention délibérée d’appuyer les guerres de conquêtes contre des pays dont le seul crime est de disposer d’abondantes ressources naturelles, surtout énergétiques, où se trouver en situation privilégiée dans la géopolitique mondiale.

Selon certaines institutions spécialisées, depuis deux ans, l’Amérique latine vient en tête pour ce qui est du nombre de journalistes assassinés dans l’exercice de leurs fonctions, devant le Proche Orient.

Par ailleurs, les enlèvements de journalistes sont de plus en plus fréquents et concernent un nombre de pays toujours plus grand. Dans certaines régions d’Amérique latine, les journalistes qui enquêtent sur le trafic de drogue sont sous la menace permanente d’être torturés et abattus.

En mars 2010, le rapport du Conseil du programme international pour le développement de la communication (PIDC), à l’occasion de sa 27e réunion pour 2008-2009, a condamné les meurtres de 123 journalistes, un chiffre similaire à celui de la période 2006-2007. De surcroît, les données du rapport montrent que dans le plus grand nombre de cas les victimes ont été tuées de façon délibérée, et qu’il s’agissait de reporters locaux qui couvraient la nouvelle dans leur propre communauté, en temps de paix.

Selon d’autres sources, en 2011, 95% des journalistes assassinés en Amérique latine étaient des hommes, mais que les femmes sont de plus en plus l’objet de menaces, notamment de violences sexuelles, et que dans les trois dernières semaines trois d’entre elles ont été exécutées par les cartels de la mafia.

LA RÉGION LA PLUS MEURTRIÈRE

Un rapport de la Commission d’enquête sur les attentats contre des journalistes (CIAP) révèle que 40 journalistes latino-américains de six pays ont été tués en 2011, et qu’ils représentent 42% de la totalité des 123 reporters assassinés dans le monde. La plupart d’entre eux enquêtaient sur des cas de corruption et d’autres activités illégales.

Le rapport souligne que par région, l’Amérique latine a été la plus meurtrière, avec en tête le Brésil, le Honduras et le Mexique.

LA CIAP demande de renforcer de toute urgence les mesures de protection des journalistes, une question qui avait été soulevée dans les années 70.

En septembre dernier, le commentateur mexicain Salvador Camarena soulignait que « la muselière de terreur imposée par les cartels criminels dans les régions côtières du Mexique est parvenue à réduire au silence journaux, stations de radio et de télévision, et commence même à faire taire les sites web et les réseaux sociaux ».

Mais il n’y a pas que le danger de la drogue et des guerres de rapine qui menacent les journalistes. Nombreux sont les obstacles au travail de ceux qui sont chargés d’informer, d’enquêter et de dénoncer. Trop de journalistes d’investigation sont réduits au silence, souvent pour avoir jeté le jour sur la corruption ou sur un crime quelconque.

D’autres sont exposés à un tabassage et à la saisie de leur matériel lorsqu’ils couvrent une manifestation ou une marche pacifique, comme on a pu le voir en Europe, au Chili et même à New York, considérée comme la « Mecque de la libre expression ». Au mois d’octobre dernier, l’Association de correspondants étrangers du Chili a exprimé au gouvernement sa « vive préoccupation devant les attaques constantes à la liberté d’expression perpétrées par les Carabiniers ces deux dernières années ». Un mois plus tard, d’après une dépêche de l’Associated Press, « des journalistes qui couvraient l’opération policière dans le camp du mouvement Occupy Wall Street à New York ont été maintenus à distance, et plusieurs d’entre eux ont été arrêtés ».

 

 

 

 

La culture de l’impunité s’est ancrée dans plusieurs parties du monde du fait que beaucoup de gouvernements ont systématiquement failli à leur obligation de protéger les journalistes et de punir les responsables des violences à leur encontre. Trop d’agressions et de meurtres de journalistes demeurent impunis. Il faut agir de toute urgence, car l’année 2012 s’annonce encore plus meurtrière.

http://www.granma.cu/frances/notre-amerique/17may-Journaliste.html 

 
Par Tourtaux - Publié dans : Les Amériques - Communauté : Syndicalisme
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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 12:17
Oscar Fortin
 

samedi 19 mai 2012

LE QUÉBEC N'EST PAS LA SYRIE




 

Je ne pense pas qu’il y ait au Québec des groupes terroristes, financés par d’autres pays, pour semer le désordre social en faisant sauter des bombes, tuant et blessant de nombreux civils innocents, des membres des forces de l'ordre et détruisant édifices publics. C’est effectivement ce qui se passe actuellement en Syrie.
À ce que je sache, le mouvement étudiant s’est toujours défini comme un mouvement pacifique, n’arborant pour armes que des pancartes et des défilés dans les rues de Montréal et des principales villes du Québec. Le Gouvernement n’a jamais été mis en question dans ses institutions, sinon dans ses politiques de financement des universités et de projets privés comme celui du Grand Nord et des gaz de schiste. S’il y a eu dans ses rangs des casseurs et des infiltrés des forces de l’ordre, il appartient au gouvernement de les arrêter et de les juger. Réduire le mouvement étudiant à ces derniers est faire preuve de mauvaise foi.
En Syrie, la situation est toute autre. Des gouvernements étrangers, dont les États-Unis, le Canada, la France et les Émirats arabes et également le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Turquie veulent changer le régime politique en se débarrassant, par tous les moyens, du Président actuel, pourtant confirmé dans ses fonctions par une grande majorité qui s’est exprimée à travers un référendum national, en 2000. En février dernier, un projet de nouvelle constitution a été soumis au peuple qui a voté, là encore, majoritairement en faveur de cette nouvelle constitution. Plus de 50 % de l’électorat syrien appuient le gouvernement et les réformes qu’il réalise progressivement. Les dernières élections législatives du 7 mai dernier vont également dans le même sens, bien que le climat de violence n’était pas de nature à en faciliter la tenue.
On peut comprendre, dans le cas du gouvernement syrien, qu’il intervienne avec toute la force à sa disposition pour contrer les groupes terroristes et cette « armée libres », composée de membres de l’opposition et de mercenaires de diverses provenances, obéissant aux ordres qui leur viennent de l’extérieur. Tous les jours, il y a des voitures piégées qui font des dizaines de morts et des centaines de blessés. Que le gouvernement syrien réplique pour protéger la vie de ses citoyens, rien de plus normal, dans les circonstances. Absolument rien de comparable avec ce qui se passe ici.
Il est curieux que dans le cas de la Syrie nos gouvernements et nos médias se portent à la défense des groupes terroristes et de l’opposition armée et condamnent, comme seul responsable de la violence, le gouvernement syrien. Ce n'est pas en les écoutant ou en les lisant que l'on va apprendre tout ce montage de groupes terroristes, armés et payés par l'Occident dont nous sommes, pour détruire les bases du droit international et les institutions politiques nationales.
Pourtant, ici au Québec, ce sont les étudiants et leurs organisations pacifiques qui sont condamnés par ces mêmes autorités et médias alors que ces derniers n'ont que louanges pour ce gouvernement qui a imposé, par sa majorité parlementaire, la loi 78.
Qu'en est-il vraiment de notre démocratie ? À y regarder de plus près, au Québec, notre premier ministre et son parti dirigent comme des maîtres absolus les destinées du Québec. Ils le font au nom du peuple québécois alors qu’ils n’ont reçu l’appui que de 25 % de l’électorat québécois. C'est dire que les 75% de la population n'ont pas voté pour ce gouvernement.
Au Canada, le cas de M. Harper, cet autre petit dictateur aux allures démocratiques, n’occupe son siège qu’avec l’appui de moins de 25 % de l’électorat canadien et avec moins de 40 % de ceux et celles qui sont allés aux urnes. Nous sommes loin des 50 % ou des 60 % d’un électorat qui appuie ses dirigeants.
Cette mise en perspective est d’autant plus importante que ces messieurs parlent toujours comme si 99 % du peuple étaient derrière eux, leur donnant ainsi pleine autorité pour parler en leurs noms et décider des politiques comme s’ils étaient les seuls (es) à avoir autorité à le faire. C’est là le reflet de la  démocratie que ces messieurs donnent en exemple au monde. Ils sont d'ailleurs bien placés pour enseigner comment garder le pouvoir et diriger en toute quiétude un État avec moins de 30 % de l’électorat? Cette formule plaît aux oligarchies qui sont, par définition, une minorité. Elle leur permet de régner à travers les élus du peuple sur lesquels ils exercent un ascendant déterminant pour la gestion des pouvoirs de l'État.
On veut évidemment corriger cette image de minoritaires par des sondages pour faire croire que le peuple est derrière ses dirigeants. Mais, là encore dans ces sondages, une main invisible s'assure que les résultats soient concluants. À lire l’article de Richard Le Hir sur le dernier sondage CROP.
C’est ce gouvernement Charest qui, avec moins de 25 % de l’électorat québécois, a fait voter cette loi spéciale 78, visant à bâillonner le mouvement étudiant et à encadrer la libre expression des groupements de toute nature.
Quelques titres d’articles parus, suite à la votation de cette loi :
Oscar Fortin
Québec, le 19 mai, 2012
Par Tourtaux - Publié dans : Les Amériques - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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