Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

UNE BONNE NOUVELLE AVEC LA CREATION DU BLOG CGT DES ASSFAM DU DEPARTEMENT DU NORD. LE SANGLIER ROUGE SALUE FRATERNELLEMENT LES CAMARADES POUR CETTE IDEE GENIALE !!

Publié le par Tourtaux

Nous l'avons déjà écrit sur ce blog, dans des lettres ouvertes, nous l'avons exprimé à l'occasion de réunions ouvertes, dans la presse, etc, le statut précaire des Assistant(e)s Familiaux(les) les rend vulnérables à l'arbitraire des pouvoirs hiérarchiques, aux rigidités administratives et aux dysfonctionnements des services dont ils dépendent. La CGT dénonce encore et toujours les SAF comme services bifrons présentant tour à tour le visage de l'employeur (fonction RH) et celui du conseil (formation- accompagnement) mélangeant la carotte et le bâton.  Les SAF dont les abus de pouvoir à l'encontre de nos collègues ASSFAM alimentent nos réunions syndicales et nos interpellations à l'employeur. Nous sommes partiellement entendus mais ça n'est pas suffisant puisque nos collègues - et les enfants accueillis -  se retrouvent dans des situations catastrophiques à cause de décisions prises à la va-vite, des ouvertures de parapluie, des représailles professionnelles, etc, le tout sur fond d'infantilisation et de mépris pour ces "théoricien(ne)s du quotidien". Il y a loin entre les publications des sciences humaines et la réalité du terrain.

 

Les expériences et les aléas professionnels, les témoignages, les indignations, les colères, les injustices et les revendications des Assistant(e)s Familiaux(les) du Département du Nord ont donc désormais un lieu où s'exprimer, où s'afficher, où se faire entendre :

 

Le Bulletin des Assistant(e)s Familiaux(les) du Département du Nord créé et géré par des Assfam et des travailleurs sociaux CGT  du Département du Nord  vient de publier les deux premiers articles d'une longue série à venir :

 

http://assfam.cgtcg59.lautre.net/

 

 

N'hésitez pas à commenter nos publications  et à nous faire parvenir vos témoignages.

 

http://cgt59.over-blog.org/article-le-blog-cgt-des-assfam-du-departement-du-nord-est-ouvert-119805064.html

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article

Repost 0

NON A LA GUERRE EN SYRIE OU LE FRONT ANTI-GUERRE SE REVEILLE ET SE RENFORCE !

Publié le par Tourtaux

Syrie : le front anti-guerre se réveille

Par Afrique-Asie


De l’Egypte de Sissi à l’Iran, en passant par la Russie, l’Amérique latine, les réactions anti-guerre se multiplient


L’Egypte contre toute intervention militaire en Syrie


Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Nabil Fahmy, sans doute sur instruction du général Al-Siss, a haussé le ton jeudi 29 août en affirmant que son pays s’opposait avec force à toute intervention militaire contre la Syrie. La différence de ton avec l’ère Moubarak est radicale. Et surtout avec l’ère Morsi qui avait déclaré, deux semaines avant sa déposition, le « djihad contre la Syrie ».

« L’Egypte ne participera à aucune frappe militaire contre la Syrie et s’y oppose avec force, conformément à sa position de principe contre toute intervention militaire étrangère dans ce pays », a souligné M. Fahmy dans un communiqué.

Il a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à « tout faire pour vérifier les faits (d’une utilisation présumée d’armes chimiques) et de prendre les mesures adéquates face à ce crime horrible ».

Le 20 juillet M. Fahmy avait promis de "réexaminer" les relations diplomatiques avec la Syrie, rompues en juin sous la présidence du président déchu Mohamed Morsi.

Le nassérien Sabbahi : « Une agression contre l’Egypte débute par une frappe contre la Syrie »

De son côté, le chef du courant populaire égyptien, Hamdeen Sabbahi, s’est dit opposé à toute agression contre la Syrie. « L’histoire prouve que toute agression contre l’Egypte débute par une frappe contre la Syrie », a-t-il écrit mardi sur son compte Twitter. Sabbahi a qualifié de « barbare toute agression contre le peuple syrien ». Et d’ajouter : « L’agression occidentale contre la Syrie détruit et ne libère pas.

Pour Sabbahi, « il est nécessaire qu’il y ait une position gouvernementale et populaire arabe unie en défense à notre sécurité régionale ».


Tamarrod réclame la fermeture du canal de Suez

 

Pour sa part, le mouvement Tamarrod, à la base de la chute du régime des Frères musulmans, a appelé l’Egypte à prendre une position ferme face à une éventuelle frappe américaine contre la Syrie.

Le porte-parole de Tamarrod, Hassan Chahine, a réclamé la fermeture du canal de Suez face aux destroyers et navires de guerre destinés à frapper la Syrie.

« Le soutien de l’armée syrienne arabe est un devoir national », a-t-il souligné. Et de poursuivre : « Il est temps que les peuples arabes se révoltent après le dévoilement des plans de l’ASL et de ses alliés terroristes visant à déstabiliser la patrie arabe toute entière ».

Tamarrod a en outre annoncé vouloir très prochainement lancer une campagne appelant les peuples arabes à boycotter les marchandises US et de tout pays qui participe à une frappe contre la Syrie.

 

Diplomate russe : pas de guerre contre la Syrie, ni aujourd’hui ni demain

 

Selon un diplomate russe, cité par le quotidien libanais alAkhbar « il n’y a pas de guerre ni aujourd’hui ni demain », indiquant que « l’administration d’Obama a décidé d’épuiser toutes les voies de la légitimité internationale avant de prendre une décision unilatérale d’agir contre la Syrie » .

Le diplomate russe, qui a souhaité garder l’anonymat, a expliqué que « la prochaine étape consiste à réunir le Conseil de sécurité. Une réunion qui promet d’être houleuse entre les différents cinq membres permanents du Conseil, et dont l’issue est connue d’avance : trois votes contre deux. Washington, Londres, Paris, contre nous et Pékin ». « Cette phase à elle seule risque de s’étendre pour une semaine. L’administration d’Obama cherche en fait à gagner du temps, il veut que le Congrès lui accorde une autorisation lui permettant d’entreprendre une action militaire unilatérale. Pourquoi ? Peut-être pour des calculs politiques américains internes. A savoir un échange de transactions entre l’administration d’Obama et ses adversaires. A vrai dire, il n’a pas de politique étrangère américaine. Tout ce qui se passe dans le monde est une affaire intérieure américaine pour les Etats-Unis ».

Et de poursuivre : « Selon nos informations, le Congrès américain ne compte pas trancher la question cette semaine ou la semaine prochaine. Il y a donc plusieurs jours d’attente. Et cette attente ne sera pas stérile. Nous avons ouvert depuis Moscou nos lignes avec les Américains. Notre ministre des Affaires étrangères Lavrov est en communication permanente avec son homologue américain Kerry soit par téléphone soit par message.. Et ce dans le but d’éviter tout malentendu ou manque de communication. Il en va de même avec les Européens mais à un rythme plus faible. D’où une baisse de la tonalité dans les déclarations politiques cette fin de semaine. Cela ne signifie pas pour autant qu’une frappe militaire contre la Syrie n’est plus inscrite sur l’agenda américain. Mais, nous assistons au cours de ces dernières heures à une tendance à la baisse dans le ton. Et nous parions sur la continuité de cette tendance et nous comptons l’investir sérieusement ».

Le diplomate russe a précisé que « l’annulation de la réunion de La Haye, qui était prévue le mercredi 28 août ne nous a guère affectés. Cette réunion était consacrée à des experts qui travaillent sur l’organisation de Genève 2 . Son annulation est une réponse naturelle de la part de Washington à nos positions concernant les armes chimiques et notre détermination à rejeter leurs accusations que nous avons dirigés contre leurs alliés à Ghouta-Damas. Il faut savoir que ce genre de messages diplomatiques est tout à fait naturel dans nos relations ».

Et de souligner : « Nous ne sommes pas pressés à organiser la deuxième Conférence de Genève. Ce sont eux qui sont pressés. Depuis longtemps, ils essaient par tous les moyens de faire avancer les choses et de gagner du temps. Nous pensons donc qu’une autre date sera déterminée prochainement. En fait, ce sont les médias occidentaux qui ont versé de l’ancre sur un imminent raid américain dont le but serait d’accélérer Genève 2 . Quoiqu’il en soit, nous sommes persuadés à Moscou que la deuxième phase du dialogue syrien est possible cet automne voire entre Octobre et Novembre ».

Interrogé sur la position russe en cas d’une attaque américaine contre la Syrie, le diplomate russe a répondu : « les paroles de M. Lavrov concernant le refus de la Russie de participer dans une guerre contre qui que ce soit sont des déclarations purement diplomatiques. Elles s’inscrivent dans le cadre d’une réponse directe à une question posée lors d’une conférence de presse. Dans la réalité, les faits sont tout autres. Ainsi, il y a environ 17 mille citoyens russes en Syrie actuellement. Ce sont des experts qui travaillent dans toutes les institutions étatiques de la Syrie. Nous disons à tout le monde et à nos citoyens que Moscou s’est engagée à garantir leur protection et leur sécurité physique. Point à la ligne. Il n’y aura pas de grandes opérations d’évacuation dans les prochaines heures. La dernière évacuation en date a concerné une centaine de familles qui ont préférées quitter Damas. Ces familles ont été rapatriées depuis Beyrouth. Les 17 000 russes qui sont restés à Damas sont des experts et nous comptons les défendre par tous les moyens possibles ».

Cette réponse de la part du diplomate russe pose une autre question de nature militaire à savoir quel est l’équilibre des forces militaires en Méditerranée, au large de la Syrie ?

Et de répondre : « la mobilisation américaine n’est pas le résultat de l’agression chimique de Ghouta. Selon nos informations sûres et certaines, la mobilisation militaire américaine a commencé depuis un mois. En revanche, notre présence militaire en Méditerranée est connue de tous et s’est renforcée depuis près de deux ans. Depuis que vous avez écrit le 29 Novembre 2011, que la bataille pour la Syrie est devenue une bataille de la Russie ».

Et de conclure : « En fait, toutes les options sont ouvertes. Ce qui se passe aujourd’hui est comparable à la crise des missiles de Cuba . Le président Obama admire John F. Kennedy, et Poutine semble l’hériter du dirigeant soviétique Khrouchtchev. Et donc tout est possible. Ce qui est important de savoir c’est que nous estimons que cette semaine rien ne se passera » …


L’Amérique latine contre une intervention militaire en Syrie


La majorité des pays d’Amérique latine se sont prononcés mercredi contre une intervention militaire en Syrie, au moment où les Etats-Unis et certains de leurs alliés européens envisagent de mener des frappes contre la Syrie.

"Une agression contre la Syrie aurait des conséquences extrêmement graves pour le Moyen-Orient, une région qui est déjà en proie à des troubles", a déclaré dans un communiqué le ministère cubain des Affaires étrangères.

"Elle constituerait une violation flagrante des principes de la Charte des Nations unies et du droit international et accroîtrait les dangers pour la paix et la sécurité internationales", a estimé le ministère cubain.

Le président de l’Equateur, Rafael Correa, a exprimé "le rejet de toute ingérence, à plus forte raison militaire, dans le problème syrien".

Son homologue bolivien, Evo Morales, a lui aussi condamné les menaces de frappes. "Nous rejetons, nous condamnons" toute intervention militaire étrangère en Syrie, a-t-il déclaré au palais présidentiel à la Paz.

M. Morales a mentionné des informations de presse selon lesquelles des armes chimiques auraient été utilisées près de Damas non par le pouvoir mais par la rébellion, afin de susciter une intervention internationale.

"Nous n’acceptons pas l’utilisation d’agents chimiques qui, selon ces informations, sont utilisés par des groupes qui déstabilisent la démocratie et le gouvernement" syrien, a déclaré le président bolivien.

Le Brésil ne soutiendra pas une intervention militaire en Syrie sans l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU, a déclaré mercredi le nouveau ministre des Affaires étrangères Luiz Alberto Figueiredo. Selon lui, il s’agirait d’une violation du droit international et de la charte de l’ONU.

Maduro évoque un lien entre les complots d’assassinat contre lui et l’intervention en Syrie

De même le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a condamné les menaces occidentales de frappes contre la Syrie, au cours d’une visite à Tachira, dans l’ouest du pays.

Et il a affirmé que les autorités vénézuéliennes avaient déjoué un complot qui visait à l’assassiner au moment où auraient lieu d’éventuelles frappes occidentales contre la Syrie.

M. Maduro a rappelé l’arrestation au Venezuela, annoncée lundi par les autorités, de deux Colombiens qui seraient impliqués dans ce projet d’assassinat. "Le plan était de m’éliminer au moment de l’attaque contre la Syrie", a-t-il affirmé.

« Le projet des Occidentaux était de les faire coïncider (dans le temps), tout comme ils avaient tenté de le faire en 2002, lorsqu’une tentative de coup d’Etat contre Chavez avait précédé l’agression de l’Irak par les Etats-Unis », ont rapporté les médias vénézuéliens.


Le secrétaire général de l’OEA "opposé" à une intervention en Syrie


Dans ce contexte, le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA), le Chilien José Miguel Insulza, s’est déclaré mercredi "profondément opposé" à une éventuelle intervention militaire en Syrie.

"Je suis profondément opposé aux interventions militaires. Il n’y a pas beaucoup d’exemples dans le monde d’interventions de ce type qui ont été positives", a indiqué M. Insulza à la presse.

 

Attaque contre la Syrie : Triple messages iraniens aux Occidentaux

 

Les messages iraniens aux Occidentaux ne connaissent pas de répit. Presque toutes les instances politiques et militaires en République islamique d’Iran sont montées au créneau pour se solidariser avec la Syrie, menacée d’une attaque occidentale.

En résumé, l’essentiel de leurs messages atteste que l’intervention occidentale ne sera pas sans riposte, et laissant présager la possibilité d’une intervention iranienne pour assister le pouvoir en Syrie.

 

Une triple équation est privilégiée par Téhéran


Elle prédit entre autre qu’Israël ne sera pas l’abri de la riposte à l’éventuelle attaque. Dans la nuit de mercredi à mardi, la Commission de la Sécurité nationale au parlement iranien a assuré que « chaque missile américain abattu sur la Syrie sera répliqué par un missile syrien sur Tel Aviv ».

Même son de cloche de la part du chef d’Etat-major des forces armées iraniennes le général Hassan Fîrûzâbâdî qui avait assuré que les flammes de l’éventuelle agression militaire contre la Syrie brulera l’entité sioniste. Et de la part du commandant des gardiens de la révolution le général Mohammad Ali Jaafari, selon lequel « les Israéliens devraient savoir que le déclenchement d’une guerre dans la région par les Américains va aboutir à l’éradication d’Israël prochainement ».


Un deuxième Vietnam


La deuxième équation propagée les Iraniens est que la guerre contre la Syrie sera un deuxième Vietnam pour les Américains. 
« Les Américains et malgré le feuilleton des défaites qu’ils ont essuyées en Irak et en Afghanistan poursuivent obstinément sur cette voie et auront à gouter encore plus l’amertume de leurs prochaines défaites, car la Syrie sera le cimetière des conquérants, sa bataille est plus dangereuse que celle du Vietnam, elle sera un nouveau Vietnam », a poursuivi Jaafari.

Une déclaration similaire et aussi sulfureuse a été lancée par le commandant de l’Unité AlQuds chez les gardiens de la révolution, le général Kassem Souleïmani.
« Le pays du Levant est le site de notre ascension vers le Ciel, et sera le cimetière des Américains », avait-il tenus en huis clos, avant d’être relayé par les medias iraniens. 
Et d’assurer que « chaque soldat américain qui débarquerait de son avion ou de son navire devrait porter son cercueil avec lui ».


L’Iran s’impliquera


Ces positions sont venues compléter celle du guide suprême l’Imam Ali Khamenei, lequel a assuré qu’une frappe contre la Syrie provoquera un embrasement dans toute la région, laissant entendre que son pays ne restera pas à l’écart de ce qui se passe en Syrie. Et qu’il a entre les mains tous les plans et les choix à adopter en cas d’attaque.

Ces propos d’une grande importance, surtout lorsqu’on sait à quel point Washington s’emploie pour écarter Téhéran.

En plus de son influent politicien aux Nations Unies Jeffrey Feltmann, elle a dépêché vers la capitale iranienne l’un de ses alliés dans la région, le monarque de l’émirat d’Oman, Sultane Kabouss. Selon des sources iraniennes ayant côtoyé la visite de trois jours ayant eu lieu la semaine passée, ce dernier a demandé aux Iraniens de lever la main de la Syrie, en échange d’une reconnaissance américaine des droits nucléaires iraniens et d’une suspension des sanctions imposées contre la RII.

Parallèlement, Feltmann s’efforçait de faire croire aux Iraniens que l’attaque occidentale dont il leur a révélé la date pour dimanche prochain serait limitée, mettant l’accent qu’elle n’a pas pour but d’éliminer le régime, mais de l’affaiblir pour aller à Genève 2 avec une vision qui garantisse son succès.

Ces propos arabes et américains ne semblent pas avoir persuadé les Iraniens. Sans tarder, Téhéran a répondu à l’hôte onusien que la Syrie est une ligne rouge, ne peut être substituée à aucun autre dossier. 
Selon AlAkhbar, elle lui a même signifié que quand bien même l’offensive serait limitée, rien n’empêchera la riposte de ne pas l’être.

Justement, Téhéran évoque beaucoup un embrasement de toute la région. C’est surtout l’avis du commandant des Gardiens de la révolution selon lequel la guerre ne se limitera pas à la Syrie mais atteindra tous les instigateurs à la guerre et leurs protecteurs.

30 août 2013

Afrique Asie et agences

 

http://tsimokagasikara.wordpress.com/2013/08/31/syrie-le-front-anti-guerre-se-reveille/

Publié dans Syrie

Partager cet article

Repost 0

LES CHRETIENS D'ORIENT S'ELEVENT CONTRE UNE ACTION MILITAIRE US

Publié le par Tourtaux

Les chrétiens d’Orient élèvent leurs voix contre une action militaire US

 

L’équipe du site

 

De Jérusalem à Alep, de Beyrouth à Bagdad, la perspective de frappes occidentales est dénoncée avec force par les patriarches d’Églises implantées depuis la naissance du christianisme et qui n’ont pas envie d’être assimilées aux «croisés» par les islamistes comme en Irak en 2003.

Le plus vif est le patriarche irakien Louis Raphaël Sako, patriarche des chaldéens: une intervention militaire américaine reviendrait «à faire exploser un volcan destiné à emporter l’Irak, le Liban, la Palestine. Et peut-être que quelqu’un veut précisément cela».

L’évêque d’Alep, Mgr Antoine Audo, évoque un risque d’une «guerre mondiale».

 Le patriarche maronite Béchara Boutros Raï a accusé «des pays, surtout de l’Occident mais aussi de l’Orient», de «fomenter tous ces conflits». «Nous sommes en train de voir la destruction totale de ce que les chrétiens ont pu construire durant 1 400 ans» de cohabitation avec les musulmans, a-t-il estimé.

Le patriarche syriaque-catholique Youssef III Younan a accusé les puissances extérieures «d’avoir armé les rebelles, incité à la violence, envenimé encore les relations entre sunnites et chiites».

«L’Occident pense qu’avec les sunnites au pouvoir, la démocratie remplacera la dictature, mais c’est une grande illusion», s’est-il insurgé.

 La crainte que «le scénario de l’Irak se répète» est constamment évoquée, de même que la perte d’une «laïcité» qui rendait vivable la cohabitation au Moyen-Orient.

Les patriarches font remarquer que les Occidentaux ne semblent guère soucieux d’attendre les conclusions de l’enquête de l’Onu sur l’attaque chimique de la semaine dernière.

Ils rappellent qu’il y a dix ans, les Américains sont partis en guerre en Irak pour de supposées preuves inexistantes d’armes de destruction massive. Ils s’étonnent du peu d’attention accordé par les Occidentaux à la dimension communautaire et religieuse dans les déséquilibres actuels.

Même dans les rangs des chrétiens opposés à Bachar el-Assad, le rejet de frappes étrangères est net: le monastère du père Paolo Dall'Oglio, actuellement enlevé dans le nord de la Syrie, a ainsi exhorté au «refus de toute violence». Enfin, sur les blogs et Twitter, les opposants chrétiens à une intervention étrangère sont intervenus massivement ces derniers jours.

Source: Journaux

31-08-2013 - 12:08 Dernière mise à jour 31-08-2013 - 12:08 | 832 vus

Publié dans Syrie

Partager cet article

Repost 0

L'OFFENSIVE US ET SA RIPOSTE NE VONT PAS S'ARRETER A LA FRONTIERE SYRIENNE

Publié le par Tourtaux

L’offensive américaine et sa riposte déborderont de la Syrie
L’équipe du site

Le commandant général des Gardiens de la révolution iranienne Mohammad-Ali Jaafari a assuré que les ripostes à l’offensive américaine contre la Syrie vont franchir le cadre de la Syrie.


«  Le fait que les Etats-Unis puissent croire que leur intervention militaire neutralisera la Syrie n’est que baliverne. Les ripostes à l’attaque se feront au-delà de la Syrie », a-t-il dit lors d’une réunion au sein du parlement, en présence de la commission parlementaire de Sécurité nationale.

Le général Jaafari a mis en garde les participants à l’intervention américaine contre les crises qui en découleront sur leur sécurité nationale, signalant que le fait de déclencher une guerre à proximité de l’entité sioniste augmente la possibilité de la transmettre ver l’intérieur israélien.


Le militaire iranien a également rappelé les répercussions des deux guerres en Afghanistan et en Irak : «  comme l’ingérence américaine dans le monde islamique a causé l’exacerbation de la violence, de l’extrémisme et du terrorisme, l‘offensive contre la Syrie attisera le rythme de l’extrémisme. Comme en Afghanistan et en Irak, les Américains ne sèmeront que la souffrance, les difficultés, et la mort des innocents », a-t-il conclu.


Nakadi : le chemin de la Palestine


Une deuxième position a été exprimée par le commandant des Bassidjis, le corps des volontaires qui compte des centaines de milliers de membres, le général Mohammad-Reza Naghadi. Il a assuré que quelque soit la frappe infligée à la Syrie, il en découlera de graves ripostes qui permettront d’ouvrir la voie à la libération de la Palestine.


M. Nakadi s’est exprimé en marge d’un forum organisé à Téhéran pour célébrer le martyre de 17 mille iranien victimes du terrorisme, commandité par les Américains selon lui.


«  Les ennemis voudraient aujourd’hui asséner un coup à la résistance en Syrie, sous prétexte de la présumée attaque chimique, mais le but essentiel des Etats-Unis est de régner sur le monde », a-t-il dit. S’interrogeant pourquoi l’usage d’armes chimiques avéré par le régime irakien baassiste ( de Saddam Hussein) contre Halabja et Sardacht ne les a pas tant motivés.


Assurant que la seule solution pour régler toutes les problèmes est d’éliminer l’entité sioniste, le général iranien a appelé le peuple américain à s’éveiller, et à prendre conscience que «  ses richesses et sa réputation sont des bouc-émissaires pour la sécurité de l’entité sioniste criminelle ».


«  Toute attaque américaine contre la Syrie finira par porter grief aux Etats-Unis eux-mêmes. Pour alléger les sensibilités des peuples libres, ils qualifient leur frappe de limitée et petite, mais sachez que la moindre offensive provoquera une riposte de la part des peuples libres et accélèrera l’extinction de la puissance américaine et son hégémonie », a-t-il poursuivi.

Et de conclure : «  l’attaque contre la Syrie va ouvrir la voie à la libération de la Palestine, parce que le peuple iranien et les autres peuples de la région qui évitent l’affrontement pour des raisons internationales seront poussés par cette offensive à les ignorer et à réagir pour faire face aux Etats-Unis ».


Rafsandjani : Tout le Moyen Orient  


Ali-Akbar Hachémi RafsandjaniQuant à l’ancien président iranien cheikh Ali Akbar Hachémi Rafsandjani, il a dit s’attendre à ce que « l’aventure américaine dans la région ne se limite pas à la Syrie, mais devrait englober toute le Moyen Orient.


Rafsandjani qui s’exprimait au cours d’une réunion du Conseil de discernement de l’intérêt du régime, qu’il préside, a mis l’accent sur le rôle israélien pour allumer les guerres américano-occidentales dans la région. «  Il se peut très bien qu’ils puissent commencer la guerre selon leur gré, mais sa fin ne sera pas soumise à leur volonté », a-t-il assuré.


Cheikh Rafsandjani a tenu a rappeler le rôle stratégique de la Syrie dans la région qui «  est comme une citadelle face à l’entité sioniste », avant de conclure que l’Iran doit agir avec éveil face aux aventures américaines qui traversent la région comme un nuage noire.
 
Visite parlementaire en Syrie et au Liban

Une délégation parlementaire iranienne est arrivée ce samedi en Syrie pour "examiner la situation en Syrie (...) et condamner l'utilisation d'armes chimiques par les groupes terroristes", a annoncé un responsable du parlement.
  
"L'objectif de cette visite est d'examiner la situation en Syrie, condamner l'utilisation d'armes chimiques par les groupes terroristes et insister sur la nécessité de trouver une solution politique à la crise syrienne", a déclaré Hossein Cheikholislam, cité par le site du parlement iranien.
  
Selon un autre responsable parlement, la délégation de trois membres dirigée par Allaeddine Boroujerdi, le président de la Commission des Affaires étrangères du parlement, doit rencontrer le président syrien Bachar al-Assad.
  
L'Iran, principal allié régional de Damas, a multiplié ces derniers jours les mises en garde contre toute action militaire contre la Syrie évoquée par les Etats-Unis, la France et la Turquie.
 
Mohammad Jawad ZarifVendredi, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, s'est entretenu au téléphone avec l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, pour "mettre en garde contre toute aventurisme qui aura des conséquences graves" pour toute la région, selon des médias iraniens.
  
M. Zarif a également appelé une douzaine de ministres des Affaires étrangères de pays européens (France, Italie, Autriche, Portugal, entre autres) et arabes (dont le Koweït et la Jordanie) pour "condamner l'utilisation d'armes chimiques" en Syrie et "critiquer les tentatives belliqueuses (des Etats-Unis et leurs alliés, ndlr), et s'inquiéter des conséquences de toute action militaire dans la région", toujours selon des médias.

 

Source: Divers

31-08-2013 - 19:04 Dernière mise à jour 31-08-2013 - 19:04

 

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=127983&cid=86&fromval=1&frid=86&seccatid=28&s1=1

Publié dans Syrie

Partager cet article

Repost 0

LE LIBAN ET LE RESTE DU MONDE DANS L'ATTENTE DE L'ERREUR MONSTRUEUSE DU DUO CRIMINEL OBAMA / HOLLANDE

Publié le par Tourtaux

samedi, 31 août 2013 02:17

Syrie : Entre samedi et mercredi, tout peut arriver..

L
Syrie : Entre samedi et mercredi, tout peut arriver..

IRIB-Le Liban, ainsi d’ailleurs que le reste du monde,
retient son souffle en attendant les développements en Syrie. En dépit du léger changement de ton, hier, des parties occidentales désireuses de « punir le régime de Bachar el-Assad pour son utilisation des armes chimiques contre son peuple », des sources diplomatiques européennes à Beyrouth continuent de croire que l’option reste de lancer une opération militaire contre certaines cibles au sein du régime syrien. Mais le temps presse, car si l’opération ne peut être menée avant le rapport de la commission d’enquête de l’ONU qui devrait être remis samedi au secrétaire général de l’organisation internationale, elle devrait quand même être achevée avant le 5 septembre, date du début du sommet du G20 qui doit se tenir à Saint-Pétersbourg. Ce qui signifie que s’il y a une opération militaire, elle doit avoir lieu entre samedi et mercredi prochains. D’heure en heure, les déclarations occidentales sont en train de minimiser sa portée, précisant qu’il n’est nullement question de faire chuter le régime, mais simplement de rééquilibrer le rapport de force qui penchait trop en sa faveur après son offensive à Ghouta. On parle ainsi de l’envoi de missiles Tomahawk ou Cruise sur les six derniers aéroports syriens encore sous le contrôle des forces du régime et contre des positions militaires, comme le siège de la « quatrième force », considérée comme la plus puissante de l’armée syrienne et qui est commandée par Maher el-Assad, le siège de l’état-major et certains dépôts d’armes (non chimiques, car ce serait trop dangereux de bombarder ces derniers). Il n’est bien sûr pas question de se rapprocher des positions russes à Qassioun par exemple. Officiellement, il s’agirait donc d’une opération de représailles, mais les experts stratégiques affirment qu’elle est surtout destinée à affaiblir le régime syrien pour permettre la tenue de la conférence de Genève 2 avec une opposition en position de force. Il faut d’abord pour cela neutraliser les forces aériennes syriennes qui sont un élément déterminant en faveur du régime, mais aussi au passage affaiblir les unités spéciales qui font la force des troupes syriennes, et en même temps créer soit des zones d’exclusion aériennes ou des zones tampon, au Nord à la frontière avec la Turquie et au Sud à la frontière avec la Jordanie et Israël, pour écarter tout risque de débordement qui pourrait menacer l’État hébreu.

Des sources proches de l’Iran révèlent à ce sujet que ces idées ont été évoquées avec les responsables iraniens au cours des deux visites presque simultanées effectuées par l’émissaire de Ban Ki-moon, l’ancien secrétaire d’état adjoint américain Jeffrey Feltman, et par le sultan Qabous de l’émirat de Oman à Téhéran la semaine dernière. Les mêmes sources révèlent que l’ancien secrétaire d’État adjoint américain s’est voulu rassurant avec ses interlocuteurs iraniens, allant même jusqu’à leur affirmer que les frappes occidentales seront limitées et ne sont nullement destinées à faire chuter le régime, mais simplement à rendre « possible » la tenue de la conférence de Genève en ouvrant la voie à une solution politique équilibrée. Feltman, précisent les mêmes sources, a essentiellement voulu, par sa démarche, neutraliser l’Iran et l’empêcher de riposter aux frappes occidentales contre la Syrie, tout en lui demandant de faire pression sur le régime syrien et sur le Hezbollah pour qu’ils ne lancent pas des représailles contre Israël. Les sources proches de l’Iran ajoutent que les responsables iraniens ne seraient pas entrés dans le jeu de Feltman, refusant de lui donner la moindre garantie ou de prendre le moindre engagement, n’excluant au contraire pas la possibilité pour le régime de riposter s’il est agressé.


Les sources proches de l’Iran révèlent aussi que les entretiens avec le sultan Qabous étaient plus exhaustives, et que le sultan, qui a toujours préservé d’excellentes relations à la fois avec l’Iran et avec les États-Unis, aurait fait des offres alléchantes aux responsables iraniens. Il aurait ainsi laissé entendre que les États-Unis pourraient reconnaître les droits iraniens dans le nucléaire et suspendre progressivement les sanctions économiques imposées à l’Iran à condition que les autorités de ce pays renoncent à appuyer le régime syrien. Comme à leur accoutumée, les responsables iraniens n’auraient pas donné de réponse claire, mais depuis hier, ils ont haussé le ton au sujet des frappes prévues contre la Syrie. C’est le cas notamment du chef d’état-major des fores armées iraniennes, le général Hassan Fayrouzabadi, du commandant des gardiens de la révolution, le général Mohammad Ali Jaafari, et du commandant de l’unité al-Qods, le général Kassem Soulaymani, qui ont quasiment laissé entendre qu’il pourrait y avoir une riposte contre Israël. En tout cas, si le régime syrien est attaqué, nul ne peut l’empêcher de riposter.


En même temps, alors qu’au début la position russe avait paru hésitante, lorsque le ministre Lavrov avait notamment déclaré que la Russie ne se laissera pas entraîner dans une guerre contre l’Occident, hier elle est devenue plus menaçante, et un nouveau navire de guerre russe a même été envoyé dans la Méditerranée. Les sources proches de l’Iran relèvent ainsi que tous les contacts entrepris par les Occidentaux pour rassurer les alliés de la Russie montrent bien l’inquiétude qu’ils éprouvent face aux éventuelles conséquences de leur action. L’Iran, estiment ces sources, ne se considère pas obligé de les rassurer. Ils verront bien en temps voulu, puisqu’ils veulent prendre ce risque, disent les sources proches des hautes sphères iraniennes.


Mais la plupart des milieux diplomatiques et politiques au Liban sont convaincus que l’Occident a été trop loin pour pouvoir renoncer à une opération militaire en Syrie. D’abord, il y va de sa crédibilité sur le plan international, ensuite, il est désormais prisonnier de ses propres déclarations. Il a déjà dû reculer au sujet du départ du président syrien qu’il avait annoncé il y a plus de deux ans et il ne peut plus aujourd’hui se permettre de paraître faible et hésitant. La seule possibilité pour l’Occident de renoncer à son attaque contre la Syrie serait que le rapport de la commission d’enquête de l’ONU précise qu’il n’y a pas eu d’utilisation d’armes chimiques ou quelque chose du genre. Ce qui reste improbable…

L'orient le jour
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/272639-syrie-entre-samedi-et-mercredi,-tout-peut-arriver

Publié dans Syrie

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>