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L'UKRAINE, SES OLIGARQUES ET SES FASCISTES, EN MARCHE VERS LE FEODALISME

Publié le par Tourtaux

L’Ukraine et ses oligarques sont en marche vers le féodalisme
 

La décentralisation du pouvoir et le statut particulier du Donbass qui doit impérativement faire partie de l’Ukraine, sont autant de propos qu’on entend de plus en plus souvent ces derniers temps mais cela sonne pour le moins surprenant dans la bouche d’un oligarque.

Et pourtant, c’est ce qui ressort du message mise en ligne sur YouTube par Rinat Akhmetov qui fait partie des hommes les plus riches d’Ukraine. Faut-il en conclure que les oligarques ukrainiens commencent à recouvrer la vue ? Non, c’est plutôt un signe d’agonie. En effet, les « nantis » qui se sont partagé l’Ukraine sentent que leurs petits empires sont dans une mauvaise passe.

L’Euromaïdan proclamait qu’il luttait contre le pouvoir des oligarques en Ukraine mais ce slogan a été oublié au lendemain de la victoire de «l’euro révolution» à Kiev. Après avoir plongé le pays dans le chaos et impuissant à faire régner l’ordre dans les régions, le soi-disant «gouvernement» a commencé à donner les régions en apanage à ces mêmes oligarques en les nommant au poste de gouverneurs.

C’est ainsi que Sergueï Tarouta a été « investi » de la région de Donetsk. Les derniers événements montrent qu’il n’a pas été à la hauteur de cette tâche et le voilà qui est maintenant supervisé par Rinat Akhmetov.

Igor Kolomoïski a été nommé gouverneur de la région de Dniepropetrovsk, alors que le citoyen de Chypre Konstantin Grigorichine dont la fortune est évalué à 1,2 milliard de dollars s’est vu accorder la région de Soumy qu’il n’est pas pressé de rejoindre lui préférant son île ensoleillée.

Qui sont donc ces hommes? Limitons-nous à nommer trois d’entre eux. Rinat Akhmetov dont la fortune s’élève à 22 milliards de dollars est de loin l’homme le plus riche d’Ukraine. Le roi du chocolat Piotr Porochenko et la « princesse gazière » Ioulia Timochenko, ne sont pas pauvres non plus mais ils veulent ni plus ni moins que le poste de président.

Rinat Akhmetov gardait le silence quand la junte de Kiev massacrait la population à Slaviansk et Marioupol et c’est seulement le 11 mai, le jour du référendum sur le statut des régions de Donetsk et de Lougansk, que son groupe « Metinvest » a appelé les autorités de Kiev à arrêter l’opération militaire. La raison en est simple, la fortune de l’oligarque a fondu à cause de la crise en Ukraine et il risque de perdre ses actifs après le référendum.

Il faut dire que les oligarques-gouverneurs ont déjà montré de quoi ils étaient capables. On sait que les détachements de mercenaires de Kolomoïski avaient monté un « nouveau Katyn » à Odessa.

Ces mêmes mercenaires enlèvent, torturent et tuent les leaders du mouvement pour la souveraineté du sud-est de l’Ukraine et leurs partisans. Selon des sources informées, Rinat Akhmetov aurait financé les bandes qui tiraient sur les participants des meetings antifascistes. Les actions agressives et souvent désordonnées des oligarques en Ukraine trahissent le désarroi qui règne en leur milieu.

 

Ils sentent que leurs empires sont sur une mauvaise pente, estime Grigori Trofimtchouk, vice-président du Centre de simulation du développement stratégique :
« Tout porte à croire que les oligarques vont bientôt basculer dans le néant. En effet, l’Occident avec ses structures et ses banques viendra sur ce qui restera de l’Ukraine après les référendums et le défilé des souverainetés et il va de soi que les oligarques ukrainiens ne sont pas en mesure de leur faire concurrence.

L’Occident n’hésite pas à employer le cas échant les gros moyens et pas seulement économiques. Ces oligarques « made en Ukraine » seront tout simplement éliminés. A mon avis, on leur a fait porter le chapeau en les nommant gouverneurs.»

 

Voix de la Russie

 

Source: Médias

 

 

 

 

17-05-2014 - 16:14 Dernière mise à jour 17-05-2014 - 16:14 

Publié dans Ukraine

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UN GENERAL SYRIEN TUE AU COMBAT CONTRE LES TERRORISTES. APPEL A UN VOTE MASSIF AUX PRESIDENTIELLES

Publié le par Tourtaux

Un général syrien martyr, appel à un vote massif aux présidentielles

 Les autorités syriennes ont annoncé ce dimanche la mort d'un général, Hussein Issac qui a succombé à ses blessures à l'issue de combats contre des rebelles à Mleiha, au sud-Est de Damas.


30.000 affaires de terrorisme


Pendant ces combats à Mleiha et sur les autres fronts à travers le pays, les préparatifs se poursuivent à Damas pour la présidentielle du 3 juin.

Le chef du Parlement Mohammad al-Lahham a appelé à voter massivement: "La Syrie a besoin de la voix de chaque Syrien honnête au scrutin", a-t-il déclaré lors d'une séance parlementaire, appelant à des mesures garantissant "un climat de sécurité et de paix" lors du scrutin.

Lahham a invité 13 Parlements de "pays amis" à envoyer des délégations d'observateurs. Dans le même temps, le journal al-Watan, proche du pouvoir, a annoncé que quelque 30.000 affaires avaient été examinées en deux ans par un tribunal antiterroriste.

Le chef de l'opposition syrienne, Ahmad Jarba, qui avait réclamé la semaine dernière des armes anti-aériennes aux Etats-Unis, compte réitérer sa demande à Paris où il doit rencontrer mardi soir le président français François Hollande.
 
France: cinq à six départs vers la Syrie "empêchés" depuis la mise en place d'un plan "anti-jihad" (ministre)
   
Soixante-dix signalements "très sérieux" de candidats aux combats terroristes en Syrie ont été répertoriés en France depuis la mise en place d'un plan gouvernemental le mois dernier et "cinq à six départs ont été empêchés", a annoncé dimanche le ministre de l'Intérieur.

Les autorités ont reçu "70 signalements très sérieux" sur le numéro de téléphone mis en place et "nous pensons que c'est cinq à six départs qui ont été empêchés au cours des trois dernières semaines", a déclaré le ministre Bernard Cazeneuve lors d'une émission politique sur France Inter et France 24.

"Nous avons pu constater que lorsque l'appel est passé et que nous mobilisons immédiatement sur les territoires où vivent ces personnes nos
services, pour que ces personnes soient accompagnées, écoutées et pour que ces départs soient empêchés, alors nous faisons oeuvre utile", a-t-il ajouté.

Sur le profil des candidats aux combats terroristes empêchés de départ, il a précisé: "Il y a des gens issus de toutes cultures, il y a des Français qui n'ont jamais fréquenté la religion musulmane et qui fréquentent plus une radicalité violente sur internet et qui basculent", selon le ministre.

Le gouvernement français a mis en place le 23 avril un plan de lutte contre les filières terroristes vers la Syrie. Une des mesures phares est la possibilité donnée aux proches de candidats potentiels au jihad de les signaler sur une plateforme internet et un numéro vert. Ce dernier fonctionne depuis le 29 avril.

Environ 300 Français sont engagés sur les théâtres d'opérations en Syrie, selon le ministre. En outre, une centaine d'autres sont "en transit" vers la Syrie, une centaine sont rentrés en France après avoir combattu et 25 ont été tués.

Samedi, sept personnes soupçonnées de s'être rendues en Syrie pour y mener le jihad ont été mises en examen et écrouées à Strasbourg (nord-est).

Source: AFP

18-05-2014 - 22:19 Dernière mise à jour 18-05-2014 - 22:19

 

Publié dans Syrie

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NORD : LES ANTI-MULLIEZ ONT MARCHE SUR NECHIN (BELGIQUE) - VIDEOS

Publié le par Tourtaux

http://www.lavoixdunord.fr/economie/les-anti-mulliez-ont-marche-sur-nechin-videos-ia0b0n2142319


Les anti-Mulliez ont marché sur Néchin (VIDÉOS)
PUBLIÉ LE 18/05/2014
Par Valérie SAUVAGE.
Pour la première fois depuis la création d’Auchan en 1961, plusieurs collectifs qui luttent contre l’implantation de nouveaux magasins dans leur région se sont réunis pour protester contre le rachat de terres agricoles par des enseignes de la famille Mulliez et par la grande distribution en général. Une marche a réuni samedi environ 200 personnes. Elle était organisée entre Roubaix et Néchin, en Belgique, où habitent des membres de la famille Mulliez, qui échappent ainsi à la fiscalité française. Elle s’est déroulée dans une ambiance festive jusqu’à Néchin où les forces de l’ordre belges ont bloqué la route aux manifestants.
Environ 200 personnes ont parcouru les 8 kilomètres qui séparent Roubaix, où se situe le siège de l'Association Familiale Mulliez (AFM) et Néchin, où habitent certains membres de la famille Mulliez. Un symbole. Et une revendication rythmée par la grosse caisse « Des champs, pas d'Auchan! », dans une ambiance festive.
Un manifestant menotté

Côté belge, la marche a été stoppée par les forces de l’ordre. Les organisateurs avaient prévu de défiler dans une rue où habitent plusieurs membres de la famille Mulliez. Mais ils n’ont pas pu aller beaucoup plus loin que le panneau d’entrée de ville de Néchin, une camionnette de la police belge barrant la route. Ils ont tout de même souhaité déverser de la terre sur le goudron pour y créer un potager. Un symbole de reconquête des terres agricoles. Mais les esprits se sont échauffés. Un manifestant a été menotté à terre avant d’être libéré. La marche s’est dissoute vers 18 heures.
Quatre collectifs sont venus de Seine Maritime, du Val d’Oise, du Vaucluse et du Loiret. Ils ont en commun de lutter contre des implantations d'enseignes de la galaxie Mulliez. Les commerçants du Douaisis sont aussi mobilisés : eux protestent contre le doublement de la surface d'Auchan Noyelles-Godault. Le dossier doit passer ce mercredi en commission nationale d'aménagement commercial. La Confédération paysanne, Europe Ecologie - Les Verts, le Front de gauche se sont aussi mobilisés...
Même l'Eglise de la très sainte consommation était présente, qui, sous couvert de défendre la famille Mulliez et les riches, dénonce la société de consommation en chantant, entre autres, « Aux marques, citadins. Videz, les magasins. Achetons, achetons ».
Contre plusieurs projets fonciers

Ensemble, ils protestent contre l'utilisation du foncier par la grande distribution et notamment contre des projets comme celui de Gonesse. « Nous revendiquons une agriculture de qualité pourvoyeuse d'emplois, des commerces de proximité pourvoyeurs d'emplois et la relocalisation quand c'est possible. »
Les manifestants tractent. Les passants sourient (et empochent plusieurs tracts distribués par les différents membres du collectif). Encouragent la plupart du temps. Râlent un peu. « Vous n'êtes pas beaucoup », remarque un curieux. « Venez avec nous », lui répond-on. Les pancartes affichent. « Des terres, pas des hypers », « Faites l'amour, pas les courses », « Oui aux terres paysannes, non à Décathlon-Oxylane ». Les chansons parlent de qualité. Pas de quantité.
Le tournant d’Englos

Le 27 mars 1969, l’ouverture du magasin Auchan d’Englos est un événement. Les journalistes évoquent 40 000 visiteurs entre 9 heures et 18 heures. Les responsables montent sur le toit pour demander aux clients de revenir plus tard. Les voitures sont garées dans les champs. L’autoroute est bloquée. Gérard Mulliez se rend sur place en hélicoptère.
L’hypermarché d’Englos, le troisième de l’enseigne et le premier avec une galerie marchande intérieure, est fondateur de l’histoire du groupe. « Gérard Mulliez n’avait besoin que de 12 hectares, mais l’agriculteur qui lui a vendu ses terres lui a dit : J’ai 60 hectares. Vous prenez la totalité ou rien du tout. Gérard Mulliez a tout pris », raconte Philippe Petitprez, directeur de Citania, une filiale d’Immochan (1).
Dans un premier temps, l’espace autour du magasin est occupé par un zoo, un bowling, un karting, des jeux... « C’est à Englos que Gérard Mulliez a eu à la fois l’opportunité et la vision sur la stratégie foncière », poursuit Philippe Petitprez. L’opportunité, c’est du terrain disponible. La vision, c’est l’installation d’enseignes spécialisées autour de l’hypermarché. D’abord Castorama. Puis Norauto, Flunch, Decathlon... À l’époque, ça n’existe nulle part ailleurs. Et c’est un véritable tournant dans l’histoire de la grande distribution.
Dès lors, Gérard Mulliez achètera toujours plus de foncier que nécessaire. « C’est la stratégie d’Immochan, la filiale immobilière d’Auchan. Elle peut d’ailleurs acheter des terrains sans souci. Mais si elle veut en vendre, Gérard Mulliez appelle aussitôt pour rappeler que ces terrains pourraient servir un jour. »
Aujourd’hui, la seule entité Immochan dispose de 2,2 millions de m2 de galeries marchandes pour 360 centres commerciaux dans 12 pays. Les enseignes du groupe Mulliez disposeraient de 20 millions de m2 de surface foncière dans le monde dont 12 millions de m2 seraient utilisés. Ensemble, elles seraient ainsi l’un des plus importants propriétaires de foncier commercial en France. V. S.

Publié dans Lutte des classes

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LA COLONISATION DE LA GUADELOUPE ET DE LA MARTINIQUE : UNE AFFAIRE DE DROIT PRIVE

Publié le par Tourtaux

Transmis par Marie-Ange Patrizio

17/05/2014

La colonisation de la Guadeloupe et de la Martinique : une affaire de droit privé

La population de la Guadeloupe et la Martinique était celle des Amérindiens – Arawaks et Caraïbes – très ancienne, sans doute de plusieurs millénaires avant JC. C’était une vie tranquille,... mais des hommes de culture et de civilisation sont venus leur apprendre les bonnes manières en les exterminant,... avec pour finir, ce gougnafier de Louis XIV qui récupère la mise pour pas un rond. Une poignée d'Indiens Caraïbes a trouvé refuge à la Dominique. Quand je serai président de la République, je leur refilerai le château de Versailles.


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1/ La Compagnie des Îles d’Amérique 

C’est avec les premières expéditions de 1492 que s’est ouverte la période de conquête. Christophe Colomb s’est peu implanté. Il disposait de pouvoirs politiques et judiciaires, qui sont de nature coloniale, mais son action n’a pas conduit à des actes majeurs sur la propriété.

A suivi une période d’attente de plus d’un siècle, marquée par une activité soutenue d’aventuriers et de commerçants sur l’ensemble du secteur. C’est en 1625 que l’on voit l’engagement d’une entreprise de colonisation de la Guadeloupe et de la Martinique depuis la France, par l’initiative privée, mais avec la bienveillance du pouvoir royal, dans le cadre d’une compétition entre les pays européens. L’outil juridique est celui des « compagnies », des sociétés de droit privé, dédiées à la navigation et au commerce, avec le système des « comptoirs », qui étaient des territoires colonisés.

Pour les zones des Caraïbes, le fait déclencheur a été, en 1625, la prise de possession de Saint-Christophe par Pierre Belain d’Esnambuc, dans un contact assez bien négocié avec les populations. De retour en France en 1626, Belain d'Esnambuc a obtenu le soutien de Richelieu pour coloniser les îles qui « n’étaient pas occupées par les Chrétiens », avec la Compagnie des îles de Saint-Christophe, qu’il avait fondée avec un autre marin, de Roissy, et qui en 1635, a pris le nom de Compagnie des Îles d’Amérique.

L’expédition, partie de Dieppe le 15 mai 1635, conduite au nom de la compagnie, avec Belain d'Esnambuc, Charles Liènard de l'Olive et Jean Du Plessis d'Ossonville, se conclut rapidement par la prise de possession de la Martinique, puis de la Guadeloupe.

Passée la toute première période, apparaissent rapidement des actions violentes et résolues d’accaparement des terres et d’élimination des populations caraïbes, dénommées officiellement « les sauvages ». Ces violences sont mentionnées dès le début de 1636. Il n’y avait pas de griefs particuliers contre les personnes. Les Amérindiens étaient massacrés parce qu’ils étaient là, le but étant leur élimination pour récupérer le territoire. Ainsi, la question de la propriété est indissociablement liée la purification ethnique.

La question de l’attribution des terres est centrale, mais on trouve aussi, dès l’origine et étroitement liée, la question de l’esclavage, qui est la condition de l’exploitation des terres. C’est un deuxième vice fondamental de cette acquisition de la propriété.

Par édit de mars 1642, les associés de la Compagnie des îles de l'Amérique sont déclarés propriétaires à perpétuité de Saint Christophe, la Guadeloupe et la Martinique. C’est aussi l’année de la légalisation de la traite négrière par Louis XIII, et la pratique de l’esclavagisme, qui était déjà bien implantée, va connaitre un net essor. On retrouve ainsi l’ensemble constitué par la colonisation et l’esclavage.

Le 3 mars 1645, les directeurs de la Compagnie imposent la coutume de Paris, ce qui est le plus net des actes de colonisation.


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2/ Les ventes de 1649 et 1650

En fait, les affaires de la Compagnie n’étaient pas bonnes, et elle devra être liquidée en 1650. Elle a dû vendre ses biens, ce qui a été fait par deux ventes privées, devant notaire à Paris :

- le 4 septembre 1649, vente de la Guadeloupe, Marie-Galante, Désirade et les Saintes à la famille Houël-Boisseret ;

- le 22 septembre 1650, vente de la Martinique, Sainte-Lucie, Grenade à la famille Dyel du Parquet.

Ces ventes privées sont un point décisif, car elles marquent le vice qui condamne toute la suite. En effet, la propriété conférée par l’Edit de mars 1642, et qui était indissociable de la violence militaire, de la purification ethnique et de l’esclavage, ne pouvait en toute hypothèse opérer le transfert de propriété car les biens appartenaient de manière certaine aux Amérindiens. N’étant pas propriétaire, la Compagnie ne pouvait pas vendre. Donc, tout est nul. 

Au final, la présence millénaire des Amérindiens sera éradiquée en une période de 25 ans, qui prendra fin pour la Martinique par la guerre de 1658, pour la Guadeloupe, au traité de paix de Basse-Terre de mars 1660, qui organise la relégation sur l’île de la Dominique.

La Martinique

La Martinique a été meurtrie par sept ans de heurts, de violences et d’instabilité, et a suivi un premier « traité de paix »  établi le 21 décembre 1657, reléguant les Caraïbes sur une petite moitié de l’ile. La paix instaurée est restée précaire, des faits graves marquant toute la période, toujours pour le même motif.

Après le décès du propriétaire et gouverneur, du Parquet, sa veuve a cherché à gérer la succession, mais elle ne contrôlait pas les exploitants agricoles, qui étaient dans la surenchère raciste, esclavagiste et intéressée. Les hostilités ont repris contre les Caraïbes, au double motif que les exploitants devaient disposer de surfaces suffisantes et que les esclaves allaient trouver refuge chez les Caraïbes... Ce fut la guerre de 1658, qui est une guerre d’épuration ethnique, conduite avec l’accord des prêtres. Le nouveau gouverneur, Médéric Rolle, a ensuite alloué les terres aux miliciens. 

La Guadeloupe

Depuis 1635, la Guadeloupe a connu des troubles et des exactions graves, liés à la politique d’appropriation, et spécialement à partir des années 1650. Cette phase a pris fin par le « traité de paix » de Basse-Terre du 31 mars 1660, conclu entre le gouverneur Houël et les Amérindiens, dénommés « les sauvages », en présence de religieux, dont il n’apparait pas clairement s’ils sont facilitateurs ou mandataires.

Le principe de l’accord est de conclure la paix, à condition que les Caraïbes dégagent sur l’ile de la Dominique. Mais malgré le titre de « traité de paix », il s’agit d’un contrat de droit privé, car Houël était propriétaire privé, et non agent de l’Etat. Or, une personne privée n’a pas la moindre compétence pour signer un traité de paix ! 

Ajoutons que le grand pacificateur venait d'exterminer la population caraïbe,... et cette paix sanglante n'était qu'un refuge pour échapper à la mort. De même, la question se pose de savoir comment Houël pouvait disposer de la Dominique qui n’entrait pas dans le périmètre de la vente du 4 septembre 1649. On peut de plus se demander, à première lecture, si les Amérindiens étaient correctement représentés à ce traité, compte tenu de leur extrême affaiblissement après cette guerre de purification ethnique, et du rôle de leurs conseillers, les prêtres, qui étaient des colonisateurs, très en cheville avec les propriétaires. Enfin, comment notre droit interne pourrait-il reconnaître la moindre valeur à un texte rédigé par des esclavagistes et qui qualifie les Indiens Caraïbes de « sauvages » ? 

A la suite du « traité », les derniers Caraïbes ont pris possession de la parcelle qui leur était destinée sur l'île de la Dominique. On imagine que l’arrivée en dehors du territoire et sans opportunité économique a été des plus rudes. Actuellement un territoire leur est toujours dédié, regroupant environ 3000 Indiens Caraïbes. 

A noter qu’en Guadeloupe, quelques Indiens Caraïbes avaient trouvé refuge au Nord et à l'Est de la Grande-Terre, vers les pointes de la Grande-Vigie et des Châteaux, et vers Anse-Bertrand, une présence qui n’est pas concernée par le « traité ».

3/ Les suites : esclavagisme et rattachement au joli roi

A partir de cette époque, s’enclenche la phase d’amplification de l’esclavage, et ses ravages.

En 1664, sous l’influence de Colbert, la propriété des iles est transférée à la Compagnie des Indes occidentales, à charge de développer ses affaires au profit de la France. Cette compagnie sera dissoute en 1674, avec un rattachement direct au pouvoir royal. La Guadeloupe et la Martinique deviennent colonies du royaume. Suivra la publication du Code Noir, par un édit de mars 1685. L'outil du crime rédigé par nos merveilleux juristes. 

La compagnie, ses ventes illusoires, sa culpabilité pour nettoyage ethnique et ce « traité de paix » imposé aux « sauvages » ont eu le grand mérite d’éradiquer la présence des Indiens Caraïbes, pour permettre au grand Louis XIV, lumière des civilisations, de récupérer ces terres. Une zone de non-droit... Le mec aurait dû se prendre une bonne plainte pour recel de vol en bande organisée, génocide et crime d’esclavage.   

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Le minet soleil fait le beau avant de partir en prison :

«J'm'en fous, en prison j'apprendrai à chanter et après je gagnerai l'Eurovision devant Conchita»

Commentaires

Ah! "...très ancienne, sans doute de plusieurs millénaires avec JC..."
Ou AVANT JC? Aahhh... Quand on écrit trop vite, comme moi... ;-))
Une histoire complexe et connue surtout sur place (mais pas par tout le monde et un peu dommage) utilement rappelée et résumée ici. Ah!! Si Conchita, "ça a de la gueule" quoi qu'on pense de l'intéressé(e?) ... ;-))
Ah! Le super-portrait du Roi Soleil, qui était aussi un peu "gros-minet" sur les bords c'est connu, lui aussi il "avait de la gueule".
J'ai lu des tas de trucs amusant ces derniers temps, à propos de Conchita par exemple mais pas seulement. En fait, je me demande ce que cela signifie réellement, en toute précision, ce terme bizarre que je soupçonne récent:
-"Efféminé"... Le portrait du Roi m'y fait penser mais... En son temps, ce n'était certainement pas sa première "connotation"!
Personne ne pense à douter de l'identité masculine des Ecossais qui nous arrivent parfois en tenue traditionnelle et...
Les soldats de l'Empire Romain, c'est en minijupe, qu'ils ont fait la Conquête du monde!
(ce qui prouve qu'il existe plusieurs façons de porter ça...)
En ce temps là, quand les soldats romains arrivaient, on pensait plus à les applaudir pour la protection qu'ils apportaient que.... A ce qui se passait sous leur minijupe!
Ou bien, pour quiconque avait alors de la "mauvaise conscience" vis à vis de l'Empire, c'était...
Prendre ses jambes à son cou! Pas regarder les jambes des légionnaires! ;-))
- Ceci dit, Louis XIV ne s'est pas emparé "que" des Antilles dites Françaises.... Dans toute l'Europe il s'est "impliqué"...

Écrit par : Thierry bressol R/O | 17/05/2014

Encore une fois, mille fois merci pour ce billet très intéressant cher maître. Je le mets dans mes archives et que je ressortirai à l'occasion avec votre permission.
Nous en reparlerons, car nous sommes en train de monter un collectif ayant pour but l'indépendance des DOM-TOM par le biais d'un plan de 10 ans.
Nous n'avons pas encore statué sur le sort de l'Ile de la Réunion.
Votre aide sera la bienvenue.

Écrit par : inliberoindependansas | 17/05/2014

C'est une réécriture de l'Histoire.

La colonisation de la Guadeloupe était légale car les lois de l'époque l'autorisaient et aucun traité international de l'époque ne protégeait les locaux.
La LOI, ce n'est pas que le côté droit de l'Homme, la LOI, c'est aussi l'esclavagisme, la colonisation, les LOI antijuives de Vichy, etc.
La LOI, par essence, est du côté du plus fort, du dominant, du dictateur, puisqu'elle est édictée par les puissants.

Écrit par : Tortuga | 17/05/2014

"La Loi, le Roi!" Bien sûr que c'était légal... Les nazis aussi créèrent des Lois pour institutionnaliser des pratiques, sur lesquelles, tout a déjà été dit. Heureusement que ça évolue, les Lois. Parfois même ont les "efface"...

Écrit par : Thierry bressol R/O | 17/05/2014

Au démarrage, sur le continent américain, les indiens ont été tout de suite asservis pour travailler dans les mines, essentiellement d'argent. En moins de 50 ans, leur population a chuté d'un facteur 10 ..! Il est difficile d'établir un tiercé, mais il s'agit certainement là d'un des pires génocides de l'histoire. Mais nombreux sont les prétendants, de Tamerlan à Hitler en passant par la colonisation et la politique indienne de Lincoln et ses dignes collègues.
Parlons-en, du génocide des indiens des Etats-Unis ! On pouvait à la rigueur considérer qu'en 1500, nombreux étaient les conquistadors et colonisateurs qui considéraient ces "sauvages" comme à éradiquer, éduquer ou parquer... Mais en 1850, qui peut prétendre que la pensée humaniste n'avait pas fait de progrès ? Ceci décuple la responsabilité des Américains d'il y a 150 ans.
Combien d'enfants morts de famine, de maladie, de froid .... ? On parle souvent du génocide arménien, et on montre du doigt les autorités turques, mais tous ces bien-pensants savent ils que le génocide final des indiens ne le précède que de quelques décennies ?

Écrit par : Longlongjohn | 17/05/2014

 

Publié dans colonialisme

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RUSSIE : UN GRAND HOURRA POUR LA FLOTTE DE LA MER BALTIQUE QUI FETE SON 311ème ANNIVERSAIRE

Publié le par Tourtaux

 

Russie: la Flotte de la mer Baltique fête son 311e anniversaire

Le patrouilleur Iaroslav Moudry lors d'un exercice tactique en mer Baltique.
14:47 18/05/2014
KALINIGRAD, 18 mai - RIA Novosti

La Flotte russe de la mer Baltique a marqué son 311e anniversaire par un défilé militaire que s'est déroulé à Baltiïsk, la ville la plus à l'ouest de la région de Kaliningrad, annonce dimanche le service de presse de la Flotte dans un communiqué.

"L'anniversaire a été marqué par une marche solennelle d'unités de "marines" faisant partie de l'armée de terre ainsi que par le passage d'un convoi de navires de la Flotte russe de la mer Baltique", indique le communiqué.

Le défilé une fois terminé, les représentants du commandement, les vétérans et les invités ont déposé des gerbes de fleurs au pied du monument au fondateur de la flotte russe, Pierre le Grand.

Une exposition d'armes modernes équipant la Flotte a été ouverte sur le quai de Baltiïsk.

© RIA Novosti.
 

Publié dans Russie

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