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DES LUTTES OUVRIERES

Publié le par Tourtaux

Samedi 9 août 2014 6 09 /08 /Août /2014 14:55

Déménagement /évacuation


Nous inaugurons un nouveau blog (chez l’hébergeur associatif autogéré L’Autre.net) en même temps que nous apprenons une nouvelle expropriation syndicale de la part de notre employeur, lequel vient de décider de prêter directement main forte aux manoeuvres de la fédération des services publics La Cgt.


L'actuel blog sauvage de la Cgt des Personnels du Département du Nord  est devenu subitement infréquentable pour cause d’invasion publicitaire (non sollicitée, évidemment).


Avec le nouvel axe qui vient de se sceller entre La Cgt des services publics et l’autorité territoriale, nous n’avons plus accès à nos locaux (et matériel), ni à la messagerie interne du Conseil général, nos heures de délégation syndicale sont attribuées aux conjurés démocratiquement désignés par la fédé...

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Par Admin - Publié dans : cgt59 - Communauté : Syndicalisme
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Commentaires

Personnellemnt je ne suis pas étonné de la prise de position de l' administration qui prèfère avoir comme intrelocuteurs des  sous-fifres qui ne demandent qu'à satisfaire l'employeur . C'est plus confortable pour lui. Il ne faut surtout pas que cette CGT  Fédé et l'UD fassent  ombrage au PS , pC qui ne savent même plus ce que c'est la gauche . Alors ils imposent leurs candidats C'est un coup politique mais aussi un coup au niveau des élections professionnelles pour ne pas permettre aux vrais militants de se présenter. Je plains ceux  qui vont demander de l'aide
à toute cette bande je dirais d'incapables

Commentaire n°1 posté par François hier à 17h15
 

 

Comment qualifier cette entente cordiale entre l'administration et ces traîtres de la CGT appuyés par la fédé et l'UD ?

Cette CGT de cour avec l'employeur et ces syndiqués qui s'y collent ne sont-ils pas devenus des escrocs. Ils ne peuvent plus revendiquer la CGT comme un label de qualité ce que la dernière équipe et la nouvelle  avaient durant des années essayé de faire. La montée des adhérents le prouve.

Vouloir interdire tout accès au local etc,est absolument scandaleux et ce sextuor imposé par la Fédé,  par son comportement, ne respecte plus la base et se comporte comme des despostes mal éclairés qui veulent asservir et conquérir des places. Quand je pense que lors d'une CE, un membre de ce sextuor trouvait que les assistantes familiales étaient bien payées, qu'elles
réclamaient un peu trop de frais déplacement, qu'elles exagéraient! Etre payé à moins de 5 euros de l'heure pour un travail 24 sur 24 c'est trop ? On voit bien dans ces conditions comment les assfam au statut précaire vont être défendus par ces zozos ! Zozos qui eux se payent généreusement leurs frais de transport  et de bouchen pas question d'en être de sa poche car c'est normal pour eux! Il y a les petits et les grands!

Par toutes ces interdictions ils se comportent comme des gougats et tant pis s'is prennent cela pour une injure, ce n'est pas une injure, c'est la réalité et pensent peut-être nous mater et nous mettre au rang d'esclaves ? Alors ils fonctionnent par la peur et la tyrannie c'est la seule chose apparemment qu'ils savent faire actuellement. Ils nous veulent leur "chose" ? Qu'ils aillent se faire 'f......'

Commentaire n°2 posté par Maguy hier à 21h45

 

Je comprends ta colère Maguy mais la situation, en tant qu'expérience, n'est vraiment pas dénuée d'intérêt. Certes, elle n'est pas inédite. Mettons la bande de rigolos à part, ni assez compétents, ni assez crédibles, pour se hisser seuls sur nos épaules. Il aura fallu que  l'employeur décide de nous flinguer et se fasse aider de l'Ud et de la Fd.  Cela importe peu, c'est du lumpen syndical.  L'intérêt ne réside pas non plus dans les tactiques et les stratégies des uns et des autres. Nous ne découvrons pas l'existence du réformisme servi par la bureaucratie. Trotski, qui n'est pas notre maître à penser, nous n'en avons pas, avait déjà livré une analyse satisfaisante de la dégénerescence de l'organisation (pour lui le Parti, pour nous le syndicat) sur le plan bureaucratique. Quand tu lis les interventions des syndicalistes revolutionnaires  au fil des congrès qui ont compté dans l'histoire du syndicalisme français et dans celle de la Cgt, par exemple celle de Pierre Monatte au Congrès de Lille en 1921, tu vérifies bien  que l'histoire repasse  les plats et qu'ils sont de plus en plus avariés. Les différences sont toutefois notables car dans la première moitié du XXème siècle, les militants ouvriers ne sont pas que de la troupe à manif mensuelle ou des casseurs de porte, ce sont de véritables théoriciens et la petite racaille des cadres ouvriers et des opportunistes ne leur en impose pas. Alliée au patronat, elle les trahira pourtant encore et encore, par des voies identiques à celles que nous connaissons : collusion avec le patronat, cadres ouvriers embourgeoisés, faux-semblant de revendications, grèves sabotées (nous avons eu récemment celle trahie de la SNCF), faux-appels à la grève avec contre-propagande démobilisatrice...

La situation ne présente donc qu'un seul intérêt, celui de nous avoir obligé à sortir la tête de nos défenses, de nos dossiers, ne nos stratégies et d'avoir posé le regard sur le monde syndical et son organisation. L'intérêt est de nous avoir réveillé d'un abrutissement collectif, nous étions absents à nous-mêmes. Nous commençons seulement à émerger de notre inconscience militante (oh  nous n'avons jamais été dupes, nous avons toujour su que la ligne réformiste domine à la Cgt, que les militants révolutionnaires sont toujours trahis par ceux-là mêmes qu'ils ont porté au pouvoir, occupés qu'ils sont sur le terrain à prendre les risques qu'évitent leurs cadres et à donner ses titres de gloire à une structure dirigée par une caste de planqués) et nous leur rendrons coup pour coup, une baffe pour chaque trahison, un gnon pour chaque mensonge. Mais par dessus-tout, nous leur demanderons des comptes, ce qu'aucun des militants lobotimisés par le mouroir de la pensée qu'est facebook n'osera jamais même esquisser :

ces quinze dernière années, qu'a fait la C.G.T. pour organiser la résistance de ses Syndicats, de ses Fédérations, pour dresser la digue contre la démolition des retraites, de nos protections sociales, la diminution de nos salaires, contre le chômage, l'exploitation accrue, l'austérité, la domination sociale  ? Rien ! Aurait répondu Monatte en 1921. Le camarade aurait eu tort malgré le respect que j'ai pour lui.

Car la bureaucratie syndicale a trahi sa base ouvrière et la trahit encore, elle  a cassé les mouvements les plus offensifs, elle a contenu les grèves de 2003 contre la réforme des retraites, brisé celle de 2009 en bradant les régimes spéciaux par un simple coup de fil de son secrétaire général à Sarkozy, elle a joué l' offensive à l'automne 2013 contre la réforme PS en prenant bien garde à ne pas attiser la colère. Elle collabore à la CES, coalition européenne de syndicats réformistes, dîne avec le patronat, tient secrètes les discussions, aplanit en amont les situations critiques avec nos ennemis de toujours, les gouvernants et les flics. La Cgt est une énorme machine à neutraliser les aspirations révolutionnaires. Elle s'alimente aux luttes menées par sa base qu'elle étouffe ou abandonne (Xavier Mathieu par ex.) au premier durcissement inquiétant, au premier signe d'émancipation des luttes et des travailleurs. Et tu sais quoi Maguy, nous pourrions bien réinventer des structures de lutte libres et indépendantes et surtout puissantes,  nous qui n'avons rien rien à perdre, nous qui n'avons jamais rien eu à perdre.

Commentaire n°3 posté par Morpheus aujourd'hui à 00h11
 
 

Je n'ai pas reçu cet article.

Commentaire n°4 posté par Tourtaux aujourd'hui à 01h10

 

ah, j'avais peut-être oublié de cocher "avertir mes abonnés" ?

Réponse de modérateur aujourd'hui à 10h07
 

Ce que ces carriéristes et opportunistes, qui cassent ce syndicat CGT (qui compte de nombreuses camarades femmes), parce qu'il est de LUTTES DE CLASSES, vont parvenir à faire, c'est qu'ils vont exclure de fait de nombreux camarades qui ne pourront que se tourner vers un autre syndicat de LUTTES DE CLASSES.

Je ne connais qu'un seul autre syndicat qui se bat sur des positions très combattives, c'est la CNT.

De mon point de vue de militant et vu la tournure que cela prend, de nombreux camarades de notre CGT, la vraie, pas celle des collabos, vont se tourner vers la CNT.

Lorsque j'ai connu la camarade qui se dévoue sans compter pour son syndicat CGT, syndicat auquel son défunt père a milité durant toute sa vie professionnelle, le syndicat CGT 59, comptait autour de 300 syndiqués. 

Donc, en très peu de temps, le nombre de syndiqués a quasiment doublé.

Je pense que le travail militant acharné de ma camarade et de ses ami-e-s, y est pour quelque chose.

Ainsi, des voyous du syndicalisme, qui n'ont aucun passé ni actif militant de combat, réussissent à rallier à leur cause nauséabonde leur direction fédérale et leur UD CGT 59. C'est une honte !

Commentaire n°5 posté par Tourtaux aujourd'hui à 16h14

 

Sanctions disciplinaires pour onze postiers grévistes

Publié le 09/08/2014

Par Marie-Pierre Duval

LAON (02). Le lundi 19 mai, la CGT lançait un mot d’ordre de grève au centre de Laon. Début juillet, la direction a décidé d’en sanctionner onze.

 Laurent Roy et Michel Dubor entendent bien poursuivre leur action. Laurent Roy et Michel Dubor entendent bien poursuivre leur action.

 

«La sanction est rude, on a déjà fait des grèves plus dures que cela et nous n’avons jamais été sanctionnés plus que la perte de nos jours de grève. » Les salariés visés par une procédure disciplinaire, pour la plupart contractuels, refusent de témoigner à visage découvert.

La réponse cinglante de la direction de La Poste à leur mouvement du 19 mai les a laissés sans voix. De quinze jours à un mois de mise à pied voilà ce qu’ils risquent pour avoir, retarder d’un peu plus d’une heure le départ de véhicules postaux du centre de Laon.

Conseil de discipline fin août

« Aujourd’hui, cette sanction est pire que disproportionnée, elle n’a pas lieu d’être. » Michel Dubor, secrétaire départemental de la CGT-Fapt en est persuadé, c’est l ‘action syndicale qui est menacée. « Cette sanction n’est pas anodine, poursuit Laurent Roy, secrétaire fédéral et lui-même concerné par cette mesure disciplinaire. Les grévistes sanctionnés, outre la perte de salaire, verront leur note annuelle impactée. »

Ce qui peut avoir des conséquences importantes pour la suite de leur carrière. Les deux hommes n’ont pas l’intention de baisser les bras, en plus de l’aide apportée à chacun individuellement, ils n’excluent pas des actions plus importantes lors des conseils de discipline prévus à Amiens, à partir du jeudi 28 août. Ils rappellent que leurs camarades n’ont « rien dégradé, ni brûlé la moindre palette. » Les deux responsables syndicaux demandent maintenant que soient levées les sanctions. Ils refusent de croire que leur sévérité ait un lien avec les élections professionnelles prévues à la fin de l’année.

 

La Poste confirme la procédure en cours

Contactée, la direction de La Poste rappelle que : «Lors du mouvement du 19 mai à la Plate-forme de préparation et de distribution du courrier de Laon, 11 agents grévistes sur 20 recensés, ont bloqué l’entrée et la sortie des véhicules postaux. Malgré une information du directeur d’établissement sur les risques encourus liés au blocage d’un site, cette démarche a empêché 180 agents non-grévistes de partir en distribution. Cet acte illégal, constaté par un huissier, constitue une entrave à la liberté du travail des agents non-grévistes. Il est considéré comme une faute lourde.»

Soucieuse d’assurer sa mission de service public six jours sur sept auprès de ses clients, La Poste a confirmé qu’une procédure disciplinaire est en cours à l’encontre des grévistes qui ont bloqué la plate-forme.


http://www.lunion.presse.fr/accueil/sanctions-disciplinaires-pour-onze-postiers-grevistes-ia0b0n390157 

 

LA CGT PARIS EXIGE LA RELAXE D’ALAIN POJOLAT !

jeudi 7 août 2014


Alain POJOLAT militant CGT, mais aussi politique, qui avait déposé au nom de l’ensemble des organisateurs la déclaration en Préfecture des manifestations de soutien au peuple palestinien qui ont finalement été interdites, a été convoqué pour se voir notifier sa mise en examen et devrait comparaître devant le Tribunal de Grande Instance de Paris le 22 octobre 2014.

L’UD CGT Paris a déjà désapprouvé la décision prise par les autorités françaises d’interdire certaines manifestations de solidarité avec le peuple palestinien.
 Il faut remonter à la fin de la guerre d’Algérie pour retrouver de telles interdictions.
 Le droit de manifester fait partie des libertés démocratiques. La France est le seul pays où ces manifestations ont été interdites.

Au moment où la population de Gaza, toujours frappée par le blocus imposé par l’Etat d’Israël subit un véritable déluge de bombes, qui a fait plus de 2000 morts, des milliers de blessés, dans leur immense majorité civils, et 250 000 sans abri et déplacés, il est inacceptable que le gouvernement nous prive du droit de dénoncer ces massacres dans la rue. Par cette interdiction provocatrice, il est le premier responsable des incidents. Incidents qui ont d’ailleurs été déformés et démesurément grossis, avec la complicité des médias, pour tenter de justifier cette atteinte aux libertés élémentaires.

Dans le même temps, ces autorités n’ont eu aucune volonté de prendre la moindre initiative politique répondant à la gravité du drame qui se déroule à Gaza comme la dénonciation des violences perpétrées contres les civils, soutenir les droits du peuple palestinien et mobiliser la communauté internationale en faveur de la paix.

En s’en prenant à un militant qu’il soit syndical ou politique, mais aussi à de simples manifestants, le pouvoir continue à entretenir l’amalgame qui a été fait entre certains "casseurs" et ceux qui souhaitent simplement manifester de façon pacifique leur soutien à la cause du peuple palestinien.
 Le pouvoir tente une nouvelle fois de criminaliser le mouvement de solidarité et continue d’affirmer ainsi son soutien à la politique criminelle de l’Etat d’Israël.

Manifester, n’en déplaise au gouvernement est un droit constitutionnel garanti par la convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales dont la France est signataire.
 Pour la CGT cette nouvelle atteinte au droit de manifester et de pouvoir exprimer librement sa solidarité avec le peuple palestinien massacré par l’Etat d’Israël est inadmissible.
 La CGT Paris, l’UL CGT du 18ème et le syndicat BNP expriment toute leur solidarité à Alain POJOLAT et s’associeront aux différentes initiatives qui iront dans ce sens.
 Elles appellent d’ores et déjà à signer massivement la pétition de soutien à notre camarade Alain POJOLAT et exigent qu’il soit relaxé.

Pétition format papier
Documents joints
petition_alain_pojolat.pdf (PDF - 128.3 ko) 
 

http://www.cgtparis.fr/LA-CGT-PARIS-EXIGE-LA-RELAXE-D

 

HOPITAL HOTEL-DIEU : LA LUTTE PAIE !

Communiqué CGT Paris 30 juillet

jeudi 7 août 2014


Cela faisait des mois que Mireille Faugère, ex-directrice générale de l’APHP, avait annoncé la mort de l’hôtel-Dieu.
 Cet hôpital qui avait vu son service d’UMJ (Urgences Médico-Judiciaires), ainsi que le
 service des urgences, être refaits à neuf, s’était vu amputer du SAMU par cette même
 directrice, en clair : pompiers, smur, ambulances, interdit de séjour aux urgences de
 l’Hôtel-Dieu !
 D’autres services ont également quitté les lieux à marche forcée. Quoi de mieux comme bonne raison d’expliquer aux parisiens que l’Hôtel-Dieu est obsolète quand il est vide ?
 La CGT ne l’a pas entendu de cette façon : le projet « Fagon », soit disant innovant pour la santé dans la capitale, a été vivement critiqué par l’ensemble des structures CGT parisiennes.
 La CGT et les personnels ont impulsé de nombreuses initiatives et alerté la population, obligeant l’APHP à redéfinir un véritable projet pour cet hôpital avec des activités médicales et un accueil des urgences en s’appuyant sur nos propositions.
 La CGT a su être présente pour contrer chaque attaque de la direction. Le rapport de force a eu pour conséquence le départ de madame Faugère, qui avait entretenu un climat délétère entre les représentants du personnel, les organisations syndicales et la direction, tout au long de son mandat.
 L’arrivée de Martin Hirsch n’a pas sonné l’arrêt de l’homicide de notre hôpital, mais nous lui concédons le retour d’un dialogue social.
 Précisons que le départ de Jean-Marie Leguen, fervent défenseur du projet « Fagon », a également aidé à renouer avec un dialogue posé avec la direction.

Aujourd’hui, grâce à la combativité de la CGT parisienne, l’APHP recule sur ses
 ambitions ; Martin Hirsch s’est adressé aux personnels de l’Hôtel-Dieu par courrier en date du 23 juillet 2014 pour leur annoncer un certain nombre de mesures positives.
 En clair : retour des pompiers et des ambulances à l’Hôtel-Dieu, mise en place d’une
 « polyclinique » de consultation, maintien des UMJ, développement d’un centre de
 psychiatrie en lien avec le SAMU-social, renforcement du pôle « santé publique ».


 Pour autant, il reste des carences dans les annonces de Martin Hirsch. La CGT reste
 vigilante sur la mise en oeuvre de ces propositions et continuera la lutte pour un vrai hôpital public au coeur de Paris !

Paris, le 30 juillet 2014

 

HOPITAL HOTEL-DIEU : LA LUTTE PAIE !

Documents joints
communique_hotel_dieu_30_juillet_2014.pdf (PDF - 81.2 ko) 
 
http://www.cgtparis.fr/HOPITAL-HOTEL-DIEU-LA-LUTTE-PAIE

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LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL INFLIGE UN CAMOUFLET AU GOUVERNEMENT : "UNE AUGMENTATION DU POUVOIR D'ACHAT NE PEUT PASSER QUE PAR UNE REVALORISATION DES SALAIRES ET DES PENSIONS"

Publié le par Tourtaux

Conseil Constitutionnel Une augmentation du pouvoir d’achat ne peut passer que par une revalorisation des salaires et des pensions

 

Communiqué CGT 07 août 2014

 

vendredi 8 août 2014


Le Conseil constitutionnel vient d’infliger un camouflet au gouvernement en retoquant l’Article 1 de la Loi de financement de la Sécurité sociale voté le 23 juillet dernier qui prévoyait la baisse des cotisations sociales salariales.

La CGT rappelle que les cotisations sociales sont du salaire socialisé, mutualisé, qui permet de pallier au manque de revenu en cas d’aléa de la vie et d’assurer des ressources aux retraités le temps venu.

La CGT réitère son désaccord avec une politique qui vise à un affaiblissement du salaire socialisé et met en danger la Sécurité sociale.

Il est d’ailleurs très étonnant que la décision concernant les cotisations dites employeurs n’aient pas subi le même sort.

Si nous partageons l’objectif de donner du pouvoir d’achat aux salariés, nous nous opposons aux mesures votées par le Parlement.

Quoi de plus efficace que d’augmenter les salaires pour donner du pouvoir d’achat aux salariés ?

Pour ce qui est du gouvernement, il doit augmenter le SMIC pour le porter progressivement à 1700 euros comme le revendique la CGT. Il doit également impulser des négociations de branche et d’entreprise ayant pour objectif une amélioration de la situation salariale. Il doit enfin revaloriser les minima sociaux et les pensions.

Pour ce qui relève des employeurs, il faut mettre en place une double modulation des cotisations prenant en compte la part de la masse salariale dans la valeur ajoutée et la politique d’emploi et de salaire menée par les entreprises.

Cette proposition permettrait à la fois d’aider les entreprises en difficulté, de donner du pouvoir d’achat aux salariés et de renforcer le financement de notre protection sociale.

Montreuil, le 7 août 2014

 

http://www.cgtparis.fr/Conseil-Constitutionnel-Une

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IKRAM GHIOUA : ALERTE MAXIMALE CONTRE LA FIEVRE APHTEUSE DANS 18 WILAYAS DE L'EST ALGERIEN

Publié le par Tourtaux

FIÈVRE APHTEUSE


Alerte maximale dans 18 wilayas de l'Est


 Par Ikram GHIOUA - Dimanche 10 Aout 2014 

 

La prévention, ultime rempart contre l'épidémie

Les éleveurs seront indemnisés chacun à la hauteur de ses pertes.

La fièvre aphteuse qui a été enregistrée dans plusieurs wilayas de l'Est ne semble, a priori, pas vouloir prendre congé puisque de nouveaux cas ont été signalés dans les wilayas de Batna, plus exactement à Zana Beida, Ouled Selam, Merouana et à Annaba dans la ferme Ouled Toumi, dans la commune d'El Eulma, daïra de Barrahel où plus d'une vingtaine de vaches ont été touchées selon la DSA. Cela intervient alors que toutes les mesures préventives ont été prises devant permettre de lutter contre l'émergence de cette épidémie qui n'a que trop duré.
Des sanctions seront également prises contre les éleveurs qui ne déclareraient pas les bêtes atteintes par une intervention de force publique. Au niveau de la wilaya de Sétif qui a été le plus touchée par la maladie, l'on compte 50.000 têtes de bovins dont pas moins de 15% ont été atteintes par la fièvre aphteuse, sachant que le premier cas a été signalé le 25 juillet dernier. Toujours au niveau de cette wilaya, les services compétents de l'inspection vétérinaire qui sont d'ailleurs en alerte maximale ont recensé des dizaines de foyers sur l'ensemble d'une quinzaine de communes. On cite, entre autres Bir El Arch, Ouldja, Belaâ, Bazer Sakhra, Aïn Lahdjar, Beïda Bordj, Aïn Azel, Aïn Oulmène.....
Au moins 1000 têtes ont fait l'objet d'abattage sur 1450. Les éleveurs sont appelés à coopérer et à déclarer les cas douteux aux services de l'inspection vétérinaire. Sétif, Batna et Annaba ne sont pas les seules wilayas touchées par la fièvre aphteuse.
A Bordj Bou Arréridj, plusieurs cas de fièvre aphteuse ont été découverts. Les chiffres sont moins importants, mais restent néanmoins inquiétants. 150 bovins ont été exclus de la liste des bêtes malades, alors qu'à Constantine, la maladie s'est répandue sur cinq communes au niveau de plusieurs foyers ayant conduit à l'abattage d'une vingtaine de bêtes. Les communes concernées, confient des sources bien informées, sont El Khroub, Aïn Abid, Constantine, Hamma Bouziane et Ibn Ziad. On apprend à ce sujet même qu'un cheptel constitué de plus 30.000 bovins a été vacciné contre la fièvre aphteuse parmi les 52.960 têtes élevées au niveau de cette wilaya, dans l'attente de la réception d'autres doses de vaccin pour immuniser le reste du cheptel.
Les mesures entreprises sont vérifiables sur le terrain, d'abord par l'arrêt de l'activité de tous les marchés à bestiaux et ensuite par la suspension de toute mobilité du cheptel bovin. Dans ce contexte, le ministre de l'Agriculture et du Développement rural qui a effectué mercredi dernier une visite à Béjaïa avait assuré après que la fièvre aphteuse ait touché 16 wilayas que «la situation est en phase d'être maîtrisée», soulignant: «Nous sommes en voie de maîtriser cette maladie grâce aux mesures préventives prises dans le but d'empêcher sa propagation, ainsi qu'au concours des éleveurs et maquignons dans la mise en oeuvre des instructions émises dans ce sens par les vétérinaires.» Mais l'apparition de la maladie à l'annonce du premier cas en Tunisie il y a quelques mois, les mesures entreprises par les instances compétentes depuis, se sont traduites par une large campagne de vaccination des bétails au niveau des wilayas de l'est et même le centre du pays, cependant, ceci n'a pas été suffisant pour barrer la route à l'épidémie. Ce qui va engendrer des conséquences sur l'économie du pays. A ce propos, le ministre a mis en garde sur les grands risques économiques que cause cette maladie contagieuse qui s'est facilement propagée sur 16 wilayas dont les plus touchées sont Sétif, Bouira, Béjaïa, Tizi Ouzou Bordj Bou Arréridj, Mila. L'Etat rassure, par ailleurs, que les éleveurs seront indemnisés chacun à la hauteur de ses pertes. Il est vrai que la fièvre aphteuse ne manquera pas de geler l'activité du marché des bestiaux au niveau de plusieurs régions de l'Est, notamment ceux qui ont été fermés. Cette décision est purement préventive qui s'accompagne avec interdiction du transfert des bétails entre les wilayas sauf en cas de délivrance d'autorisation dûment signée par les services vétérinaires. Extrêmement contagieuse, la fièvre aphteuse se caractérise par l'apparition d'aphtes et d'érosions sur les muqueuses buccales, nasales et mammaires et sur les onglons. Elle touche tous les mammifères bisongulés, à savoir bovins, ovins, caprins et porcins. Les éleveurs ont été avertis sur les premiers signes de la maladie pour signaler aux vétérinaires en cas d'une suspicion. Enfin, à El Taref 67.000 bovins ont été vaccinés contre la fièvre aphteuse qui compte 96.000 bêtes.
Les mesures d'alerte maximale demeurent d'actualité au niveau de plusieurs wilayas de Boumerdès et El Tarf, Chlef, Khenchela, Jijel, Tizi Ouzou, Bordj Bou Arréridj, Djelfa, Blida, Alger, Sétif, Bouira, Constantine, Batna, Médéa, Béjaïa, Mila et Annaba où des foyers de maladie semblent avoir été détectés. Le bilan chiffré global fait état de 1.900.000 têtes que compte l'Algérie, le taux des pertes n'a pas encore été évalué, mais l'on sait que 757.000 bovins ont été vaccinés depuis mai dernier, en plus des 850 000 têtes vaccinées entre janvier et mars.

 

  

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SALIM LAMRANI : CUBA, UN MODELE SELON L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE

Publié le par Tourtaux

 

Cuba, un modèle selon l’Organisation mondiale de la santé

Salim LAMRANI
L’Ecole latino-américaine de médecine (ELAM)

Selon l’organisme onusien, le système de santé à Cuba a valeur d’exemple pour tous les pays du monde.

Le système de santé cubain est mondialement reconnu pour son excellence et son efficacité. Malgré des ressources extrêmement limitées et l’impact dramatique causé par les sanctions économiques imposées par les Etats-Unis depuis plus d’un demi-siècle, Cuba a réussi à universaliser l’accès aux soins à toutes les catégories de la population et à obtenir des résultats similaires à ceux des nations les plus développées.

Lors de sa récente visite à La Havane en juillet 2014, Margaret Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé, a fait l’éloge du système de santé cubain et s’est montrée impressionnée par les réussites dans ce domaine. « Cuba est le seul pays qui dispose d’un système de santé étroitement lié à la recherche et au développement en cycle fermé. C’est la voie à suivre, car la santé humaine ne peut s’améliorer que grâce à l’innovation », a-t-elle déclaré. Elle a salué « les efforts de la direction de ce pays pour faire de la santé un pilier essentiel de développement [1] ».

Cuba a basé son système de santé sur la médecine préventive et ses résultats sont exceptionnels. Selon Margaret Chan, le monde doit suivre l’exemple de l’île dans ce domaine et remplacer le modèle curatif, inefficace et plus couteux, par un système basé sur la prévention. « Nous souhaitons ardemment que tous les habitants de la planète puissent avoir accès à des services médicaux de qualité, comme à Cuba », a-t-elle souligné [2].

L’OMS rappelle que le manque d’accès aux soins dans le monde n’est en aucun cas une fatalité découlant d’un manque de ressources. Il traduit, au contraire, un manque de volonté politique de la part des dirigeants de protéger les populations les plus vulnérables. L’organisation cite à ce titre le cas de l’île de la Caraïbe comme étant le parfait contre-exemple [3]. D’ailleurs, en mai 2014, en guise de reconnaissance à l’excellence de son système de santé, Cuba a présidé la 67ème Assemblée mondiale de la Santé [4].

Avec un taux de mortalité infantile de 4,2 pour mille, l’île de la Caraïbe présente le meilleur indicateur du continent et du Tiers-Monde, reflétant ainsi la qualité de son système et l’impact sur le bien-être des enfants et des femmes enceintes. Le taux de mortalité infantile de Cuba est même inférieur à celui des Etats-Unis et se situe parmi les plus bas au monde [5].

Avec une espérance de vie de 78 ans, Cuba est l’un des meilleurs élèves du continent américain et du Tiers-monde, avec un indicateur similaire à celui des nations les plus développées. En moyenne, les Cubains vivent 30 ans de plus que leurs voisins haïtiens. En 2025, Cuba disposera de la plus grande proportion de personnes de plus de 60 ans d’Amérique latine [6].

Un système de santé au service des peuples du Tiers-monde

Cuba fait également bénéficier les populations du Tiers-monde de son expertise dans le domaine de la santé. En effet, depuis 1963, Cuba envoie des médecins et autres personnels de santé dans les pays du Tiers-Monde afin de soigner les déshérités. Actuellement, près de 30 000 collaborateurs médicaux travaillent dans plus de 60 pays de la planète [7].

L’exemple emblématique de cette solidarité vis-à-vis des plus démunis est l’Opération Miracle lancée en 2004 par Fidel Castro et Hugo Chávez. Cette campagne humanitaire, mise en place au niveau continental dans le cadre du projet d’intégration de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), consiste à opérer gratuitement les Latino-américains pauvres atteints de cataractes et autres maladies oculaires [8].

En une décennie, près de 3,5 millions de personnes ont pu retrouver la vue grâce à l’internationalisme cubain. Ce programme social, créé dans un premier temps pour le Venezuela, a été étendu à tout le continent avec l’objectif d’opérer un total de 6 millions de personnes. En plus des opérations chirurgicales, la Mission Miracle fournit gratuitement des lunettes et des lentilles de contact aux personnes atteintes de troubles de la vue [9].

Au total, près de 165 institutions cubaines participent à l’Opération Miracle, qui dispose d’un réseau de 49 centres ophtalmologiques et de 82 blocs opératoires dans 14 pays d’Amérique latine : la Bolivie, le Costa Rica, l’Equateur, le Guatemala, le Guyana, Haïti, le Honduras, la Grenade, le Nicaragua, le Panama, le Paraguay, Saint-Vincent et les Grenadines, le Venezuela et l’Uruguay [10].

La solidarité médicale cubaine s’étend également à l’Afrique. En 2014, LABIOFAM, l’entreprise de production chimique et biopharmaceutique cubaine, a lancé une campagne de vaccination contre le paludisme en Afrique de l’Ouest, dans pas moins de 15 pays [11]. Selon l’OMS, ce virus, qui affecte en majorité les enfants, coûte la vie à pas de moins de 630 000 personnes par an, « la plupart étant des enfants âgés de moins de cinq ans vivant en Afrique ». « Cela signifie que 1 000 jeunes enfants meurent chaque jour de paludisme [12] », rappelle l’Organisation.

De la même manière, Cuba forme de jeunes médecins du monde entier au sein de l’Ecole latino-américaine de médecine (ELAM). Depuis sa création en 1998, l’ELAM a diplômé plus de 20 000 médecins de plus de 123 pays. Actuellement, 11 000 jeunes en provenance de plus de 120 nations suivent une carrière de médecine au sein de l’institution cubaine. Selon Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations unies, l’ELAM est « l’école de médecine la plus avancée au monde ». Il a également fait l’éloge des médecins cubains qui travaillent dans le monde entier et notamment à Haïti : « Ce sont toujours les premiers arrivés et ce sont les derniers à partir. Ils restent sur place après les crises. Cuba peut montrer au monde entier son système de santé, un modèle pour beaucoup de pays [13] ».

En faisant l’éloge de Cuba, l’Organisation mondiale de la santé souligne qu’il est possible pour un pays du Tiers-monde aux ressources limitées de mettre en place un système de santé performant et d’offrir à l’ensemble des populations une protection sociale digne de ce nom, s’il y a la volonté politique de placer l’être humain au centre du projet de société.

Salim Lamrani

Opera Mundi

NOTE DU GS : en tapant "Cuba santé" dans le cartouche de la "une" (en haut à droite, vous avez accès aux dizaines d’articles publiés sur la santé et Cuba dont :
www.legrandsoir.info/le-secret-de-l-internationalisme-medical-cubain-temas. html
www.legrandsoir.info/cuba-cree-quatre-vaccins-contre-le-cancer-une-lecon- aux-firmes-pharmaceutiques.html
www.legrandsoir.info/le-bresil-veur-engager-6000-medecins-cubains.html

»» http://operamundi.uol.com.br/conteudo/babel/37221/cuba+un+mod%E8le+sel...

[1Prensa Latina, « Directora de OMS reconoció labor de Cuba en materia de salud », 16 juillet 2014.

[2Agencia Cubana de Noticias, « World Health Organization Praises Cuba’s Achievements », 14 juillet 2014.

[3Prensa Latina, « Directora de OMS reconoció labor de Cuba en materia de salud », op. cit.

[4EFE, « Directora general de la OMS está en Cuba para ver avances en investigaciones », 15 juillet 2014.

[5EFE, « Cuba cierra 2013 con la tasa de mortalidad infantil más baja de su historia », 2 janvier 2014.

[6Oscar Alfonso Sosa, « Crece esperanza de vida geriátrica en Cuba”, Cubadebate, 29 avril 2014.

[7Salim Lamrani, Cuba : les médias face au défi de l’impartialité, Paris, Editions Estrella, 2013, p. 49.

[8Cubadebate, « La Misión Milagro cumple hoy diez años : ha devuelto la vista a 3,4 millones de personas », 8 juillet 2014.

[9Ibid.

[10Ibid.

[11Agencia Cubana de Noticias, « Cuba’s LABIOFARM Launches Malaria Campaign in Western Africa », 30 mai 2014.

[12Organisation mondiale de la santé, « World Malaria Report 2013 », 2013, p. v. http://www.who.int/malaria/publications/world_malaria_report_2013/report/en/ (site consulté le 19 juillet 2014).

[13Nyliam Vásquez García, « La escuela médica más avanzada del mundo », Juventud Rebelde, 28 janvier 2014.

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TV LOBOTOMIE - LA VERITE SCIENTIFIQUE SUR LES EFFETS DE LA TELEVISION

Publié le par Tourtaux

Lire : TV lobotomie - La vérité scientifique sur les effets de la télévision, de Michel Desmurget

 

par Henri Maler, le 8 août 2014

Les médias ne sont pas tout-puissants. Leurs effets et, en particulier, les usages de l’information sont socialement différenciés. Les publics ne forment pas une masse indistincte et passive. Mais tous les supports ne sont pas équivalents. Comment nier que l’exposition à la télévision et à ses programmes puisse avoir des conséquences très nocives, notamment auprès des enfants et des adolescents ? Ce sont ces conséquences que, non sans virulence polémique, mais sur la base d’une très abondante documentation scientifique, Michel Desmurget, docteur en neurosciences, passe en revue, dans une ouvrage paru en février 2011 : TV lobotomie - La vérité scientifique sur les effets de la télévision [1].

Un bref aperçu de la table des matières dit assez ce que soutient l’auteur. « Maîtresse du temps et de l’espace », la télévision, tendanciellement « a colonisé notre espace domestique et pris possession de nos plannings » (Chapitre I : « La télé en tous lieux et à toute heure »). Son usage intensif est « une entrave majeure à la réussite scolaire » et atteint l’acquisition de la lecture et du langage ainsi que les capacités d’attention (Chapitre II : « La télé menace l’intelligence »). Elle contribue à l’obésité, à la tabagie, à l’abus d’alcool, à la dégradation de la sexualité (Chapitre III : « La télé menace la santé »). Elle stimule l’agressivité et la désensibilisation face à la violence et, en même temps, elle nourrit la peur (« Chapitre IV : La télé cultive la peu et la violence »). Toutes ces affirmations sont-elles excessives et mal fondées ? Avant de tenter de répondre, mieux vaut lire ce livre. Pour contribuer à cette lecture, voici un résumé moins succinct que celui que l’on vient de lire.

 

Dès l’introduction, du livre Michel Desmurget prend vigoureusement à partie les arguments (et les auteurs) qui nient, peu ou prou, les effets néfastes de la télévision. À cette fin, il récapitule les banalités usuelles - « Petit précis de balivernes ordinaires » - puis résume, parmi ces effets néfastes, les plus visibles - « Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir » - avant de souligner ceux qui le sont moins - « La face cachée de l’iceberg » - et de pourfendre ceux qui - « Pas vu, pas pris » - préfèrent ne pas savoir.

Chapitre I : La télé en tous lieux et à toute heure

« La télé, maîtresse du temps et de l’espace » - Sous ce sous-titre, l’auteur analyse la position centrale occupée par la télévision dans l’espace domestique et dans l’emploi du temps, en soulignant notamment que le temps passé par les enfants et les adolescents devant la télévision est accru par le temps passé devant tous les écrans.

« Des émissions enfantines aux programmes tous publics » - Or, le temps passé devant la télévision par les enfants dépend des« stratégies incitatives » exercées par les parents « plus sensibles au problème des contenus qu’à la question des durées » : une sensibilité qui doit être relativisée, notamment en raison de l’écoute conjointe de programmes tous publics.

« Réécrire le réel » - Des mécanismes défensifs permettent de minimiser l’exposition des enfants à la télévision : la rationalisation qui lui prête un rôle d’éducation et une fonction de socialisation et le déni de la durée de cette exposition.

« L’inaccessible mythe de la qualité » - Un mythe, en raison des« contraintes structurelles qui asservissent la production audiovisuelle ». Et l’auteur de mentionner « l’incroyable densité de son réseau d’émission » (qui noie la qualité dans un « océan d’inanité »), « la nature plurielle de son auditoire » (qui incite à produire des émissions « à la fois consensuelles et aisément accessibles »), « la nature forcément dynamique de l’image »(« tout ce qui est lent et compliqué n’a pas sa place sur le petit écran »).

Les trois chapitres suivants sont consacrés aux méfaits de la télévision, surtout sur les publics d’enfants et d’adolescents.

Chapitre II : la télé étouffe l’intelligence

« Au sens étymologique, nombre de nos enfants sont devenus,proclame l’auteur, des barbares » : ils ne parlent pas notre langue ; ils ne la maîtrisent pas.

« Cette fois, c’est sûr, le niveau baisse » (des compétences académiques alarmantes) - L’auteur mobilise les observations et les recherches controversées qui, selon lui, fondent ce diagnostic. Considérant comme justifiée la mise en cause des « dérèglements d’un système scolaire éreinté de dérives pédagogistes et politiques », l’auteur entend mettre en évidence « l’implication d’un second agent d’influence : la télévision ». Il examine son rôle en trois temps : d’abord en revenant sur « les compétences académiques alarmantes de nos enfants et adolescents » ; ensuite, en montrant l’action négative qu’exerce la télévision sur ces compétences ; enfin, en s’efforçant d’établir « le substrat fonctionnel de cette action ».

« Une entrave majeure à la réussite scolaire » (le lien causal entre exposition télévisuelle et performances scolaires) – L’auteur mentionne plusieurs études qui mettent en évidence non seulement la concomitance, mais surtout le lien causal entre l’ampleur de l’exposition télévisuelle et l’affaiblissement des performances langagières et, plus généralement, scolaires. Puis il entreprend de répondre à plusieurs objections : sur les effets positifs du contenu éducatif, sur l’existence d’un lien causal qui attribue la surconsommation télévisuelle à la faiblesse des résultats scolaires et sur l’importance réputée faible des effets nocifs de la télévision.

« Effort, intelligence, lecture, langage, attention, imagination. Tous étaient frappés » - Et sont examinées successivement les actions délétères de la télévision sur les devoirs, sur la lecture, sur l’apparition de troubles de l’attention, sur les activités spontanées du jeune enfant (et sur les développements des aptitudes langagières et intellectuelles qui en découlent). Parvenu à ce point, l’auteur met en cause les illusions qui attribuent à la télévision un rôle qui dépendrait essentiellement du contenu des programmes et s’efforce d’établir « l’inévitable vacuité éducative de la télévision ». Après avoir mentionnées, les études qui mettent en évidence « le rôle fondateur joué par l’environnement précoce sur la construction des compétences affectives, sociales et cognitives de l’individu », l’auteur souligne que, privé d’activité et d’interactivité l’enfant exposé à la télévision n’apprend rien ou fort peu. C’est ce que montre ce que les chercheurs nomment le « déficit vidéo » : l’infériorité de tout apprentissage par la télé comparé à l’apprentissage par interaction active avec l’environnement, particulièrement chez l’enfant en bas âge, contrairement à ce qu’affirment les zélateurs de la télévision pour bébés.

Chapitre III : la télé menace la santé

Le chapitre est divisé en cinq parties qui traitent successivement de l’obésité, du tabagisme, de l’alcoolisme, de la sexualité et du sommeil.

« Manger plus, bouger moins » (sur l’obésité) - Une fois mentionnés les travaux consacrés, en général, aux « effets de la consommation audiovisuelle sur l’obésité », l’auteur passe en revue (études à l’appui), les effets de la télévision sur « l’émergence précoce d’habitudes de vie sédentaires et préférences alimentaires inadaptées » ; sur le bilan des dépenses énergétiques et sur l’ampleur et la fréquence des prises alimentaires. Il attache une importance particulière au rôle de la publicité pour les produits alimentaires, notamment auprès des enfants, ainsi qu’à celui des placements de de produits alimentaires dans les films ou les séries audiovisuelles. Et Michel Desmurget de prendre vigoureusement à partie le refus des politiques (et du CSA, notamment), en raison de leur soumission aux lobbies agroalimentaires et publicitaires, de prendre des mesures d’interdiction.

« Faire de l’enfant un fumeur… ou fermer boutique » (sur le tabagisme) - Le tabagisme se forge très tôt. L’auteur met en évidence (rapport de l’OMS à l’appui) que les pratiques des industriels du tabac contredisent leurs déclarations sur le renoncement à cibler les jeunes et confirment leurs entreprises de contournement des interdictions de la publicité, parce qu’ils n’ont pas le choix : « Ils sont condamnés, s’ils veulent survivre, à recruter en masse de jeunes fumeurs. » C’est pourquoi ils inondent les films de « scènes tabagiques », où figurent de préférence des « personnages "positifs" ». Or, selon l’auteur (qui la mentionne), « la littérature scientifique montre (…) que plus un adolescent voit d’acteurs fumer à l’écran, et plus il a de chance de devenir client stable de nos amis cigarettiers ». L’examen du « processus causal qui mène du film au tabagisme » et complété, mais plus brièvement, par celui rôle de la télévision proprement dite.

« Boire plus et plus tôt » (sur l’alcoolisme) - Après avoir expliqué en quoi « l’alcool est un véritable fléau économique et sanitaire », l’auteur s’attache à montrer dans quelle mesure la télévision incite à« boire précocement et en grande quantité ». Or si la publicité est prohibée, « l’alcool est omniprésent sur le petit écran à travers notamment les programmes de prime time, les clips musicaux et les productions cinématographiques ». Dès lors, si la télévision n’est pas la principale responsables de l’alcoolisme, elle « contribue substantiellement à l’initiation, au développement et au maintien des conduites alcooliques chez les spectateurs ».

« Du sexe, du sexe et encore du sexe » (sur la sexualité) – L’auteur n’entend pas « suggérer ici que la sexualité est une pathologie ». Ce serait, nous dit-il, « pure stupidité », avant de souligner que le sexe n’est pas « une pratique anodine en matière de santé ». Et de mentionner les maladies sexuellement transmissibles, les maternités et les avortements précoces. Or, insiste l’auteur, « le véritable déluge charnel qui frappe nos écrans est d’autant plus ennuyeux qu’il s’accompagne presque unanimement de représentations pour le moins irréalistes de la sexualité et autres rôle de genre ». Et de mentionner non seulement les risques sanitaires qu’entretiennent ces représentations, mais aussi les « détresses psychologiques » et les « pathologies alimentaires » dont sont responsables les stéréotypes véhiculés par la télévision.

« Entre Morphée et la Star-Ac, il faut choisir » (sur le sommeil) - La durée du sommeil est en diminution constante (de 90 à 120 minutes sur les 30 à 50 dernières années), avec les incidences sur la santé qui en découlent. La télévision n’est pas la seule responsable. Mais, qu’il s’agisse des enfants et des adolescents ou des adultes, que la télévision soit ou non présente dans les chambres, plus un individu regarde la télé moins il dort et plus son sommeil est altéré. Or, soutient l’auteur, ce ne sont ni les troubles du sommeil qui incitent à regarder la télévision, mis plutôt l’inverse. L’aspect quantitatif (la durée du sommeil) n’est pas le seul, comme le montrent les effets anxiogènes en court et à long terme de l’exposition des enfants à de programmes qui ne leur sont pas destinés ou même à de programmes apparemment anodins.

Chapitre IV : La télé cultive la peur et la violence

Après avoir passé en revue les principales conclusions des études scientifiques qui établissent que la télévision est un facteur de violence, l’auteur s’efforce de réfuter les arguments de ceux qui entendent relativiser son rôle : en refusant qu’elle soit traitée en bouc émissaire, en lieu et place de causes plus profondes, en invoquant de prétendues incertitudes scientifiques, en soutenant la thèse de prédispositions pathologiques. À tous ceux-là, l’auteur répond notamment que « la télévision représente un facteur de violence significatif » et qu’ « il serait dommage de ne pas agir sur ce levier causal relativement accessible en comparaison d’autres déterminants sociaux plus profonds ». En effet, dit-il, « (…) une influence localement minime peut avoir des conséquences majeures si elle s’applique à une large population et/ou de manière récurrente ». Quelle est, de ce point de vue, l’action de la télévision ?« Cette action prend trois formes principales : la stimulation des comportements violents et agressifs ; l’abaissement du seuil de tolérance à la violence, c.à.d. désensibilisation ; exacerbation du sentiment d’insécurité. » Mais avant d’examiner successivement ces trois formes, Michel Desmurget met en cause l’omniprésence de la violence à la télévision et ses motifs.

« La violence, c’est bon pour les affaires » - Après avoir rappelé, chiffres à l’appui, l’ampleur de l’exposition à la violence, l’auteur souligne que des recherches récentes ont montré que « les contenus agressifs et brutaux étaient, à travers le stress qu’ils imposent au cerveau, une véritable bénédiction pour les annonceurs ». La raison en est simple : « Un individu soumis à des tensions émotionnelles enregistre mieux les messages qui lui sont imposés et est plus conditionnable. »

« La violence appelle la violence » (la stimulation des comportements violents et agressifs) – L’auteur commence par souligner que les neurosciences ont montré que nos conduites sont constamment modulées par des facteurs environnementaux, en particulier en matière d’agressivité. Or de multiples études (mentionnées par l’auteur) montrent que les images violentes stimulent l’agressivité, notamment des enfants et des adolescents. Ce que vérifient les effets de l’exposition à violence télévisée, à court terme, mais aussi à long terme, sur la fréquence des comportements agressifs.

« La violence repousse les frontières de l’inacceptable »(l’abaissement du seuil de tolérance à la violence, désensibilisation) – La « progressive désensibilisation à la violence des individus téléphages » - autrement dit le « processus d’habituation aux images violentes » – est confirmée, selon l’auteur, par plusieurs études. L’une d’entre elles met en évidence que des sujets ayant été exposés à des films d’horreur comportant des violences sadiques dirigées contre des femmes ressentaient moins d’empathie quand ils étaient confrontés aux récits de femmes victimes d’agressions violentes réelles. Le processus d’habituation au niveau neuronal a été mis en évidences par quelques travaux.

« La violence nourrit la peur » (l’exacerbation du sentiment d’insécurité) – Après avoir mentionné, à propos de la violence, quelques exemples d’acculturation et, en l’occurrence, de déréalisation par la télévision à l’origine du « syndrome du grand méchant monde », l’auteur évoque des études qui ont montré « que les journaux télévisées, les émissions consacrées aux forces de l’ordre et le séries criminelles étaient favorables au développement d’un sentiment d’insécurité ». Et de mentionner notamment les études consacrées à « la grande peur de 1994 » aux USA : date d’une « cassure statistique » qui enregistre une flambée du sentiment d’insécurité alors que celle-ci ne progresse pas, mais que son exposition médiatique se développe. Ces études sont relayées par des recherches qui « se sont penchées sur la capacité des images violentes à produire chez le spectateur des réactions de peur à court et long terme ».

Conclusion

« Un peu de télé en moins, c’est beaucoup de vie en plus »
- Les analyses qui précèdent conduisent l’auteur à proposer « cinq grandes recommandations » :
1. La meilleur solution, selon lui, « le zéro télé » ;
2. À défaut, pas de télé dans la chambre à coucher, surtout des enfants ou des adolescents ;
3. Aucune exposition à la télévision pendant les cinq ou six premières années de la vie ;
4. Pas plus de 3-4 heures par semaine pour les écoliers et adolescents ;
5. La prise en compte par les adultes (qui « font ce qu’ils veulent »), de tous les risques associés à l’exposition à la télévision, et en particulier celui de l‘isolement social.

* * *

Il n’est nul besoin d’avoir lu la totalité de l’ouvrage pour penser que ces recommandations, aussi justifiées qu’elles puissent être ou paraître, ne trouveront pas l’écho souhaité par l’auteur. Sans doute parce que la télévision elle-même ne suffit pas à expliquer l’emprise de la télévision. Peut-être parce que l’analyse proposée par Michel Desmurget des causes et des effets de cette emprise n’est pas totalement convaincante. Mais le dire, c’est déjà engager un débat qui ne peut se satisfaire d’un résumé qui mutile inévitablement l’ouvrage, en laissant de côté l’exposé des centaines de recherches (elles-mêmes résumées) sur lesquelles il s’appuie, au risque de ne retenir que sa version polémique, voire pamphlétaire. Mais, une fois n’est pas coutume, s’abstenir d’un examen critique approfondi est, dans ce cas, une façon d’inciter à prendre ce livre au sérieux.

Henri Maler

Edition de poche

Publié dans Politique

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