Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

IRAN : L'ARTILLERIE ANTI-AERIENNE PRETE A 100% POUR DEFENDRE LE CIEL IRANIEN

Publié le par Tourtaux

L’artillerie anti-aérienne prête à 100% à défendre le ciel iranien

 

L’équipe du site

Le commandant de la base de l’artillerie anti-aérienne Khatam-ol-Anbiya, le Général Farzad Esmaïli, Etendue, a affirmé que "sur 3.600 points, au travers du pays, l’artillerie anti-aérienne iranienne dispose, aujourd’hui, d’une parfaite cohésion pour défendre le ciel du pays".

 «Les menaces qui pourraient émaner à l’avenir, de l'étranger  ou de la région, font que la défense anti-aérienne sait à quel stade elle se tient, aujourd’hui, et ce qu’elle veut atteindre, à l’avenir, a-t-il ajouté».

Pour sa part,  le commandant de la force aérospatiale du corps des Gardiens de la Révolution islamique, (CGRI) le Général Amir-Ali Hajizadeh, a estimé que  «la guerre d'aujourd'hui est la guerre des sciences et des technologies: elle dépend des potentialités intérieures»,   en ajoutant que pour parvenir à l'autosuffisance dans une telle guerre, le milieu universitaire et l'élite du pays doivent jouer un rôle déterminant.
 

Il a, également, fait allusion au changement de nom de la force aérienne du "CGRI" connu aujourd'hui, sous le nom de «force aérospatiale du corps des Gardiens», pour dire : «Ce changement qui s'est appliqué, grâce à la sagesse du commandant en chef des forces armées iraniennes, a fait que la force aérienne du corps des Gardiens élargisse ses tendances et s'active dans le domaine de l'aérospatial.

 Hajizadeh a aussi fait allusion au vol de RQ-170 iranien, qu'il a comparé à cette occasion avec son exemplaire américain.
«Contrairement aux Américains, nous ne dépensons pas 30 millions de dollars pour fabriquer un drone: en nous appuyant sur le savoir-faire et les capacités intérieures, nous avons fait voler les drones qui en termes de fonctionnement sur le terrain, n'ont rien de moins par rapport au drone RQ américain», a-t-il précisé.

Et de poursuivre : «En ce qui concerne la construction et l'utilisation des équipements, le corps des Gardiens n'a jamais œuvré suivant le modèle occidental ; c'est en fonction des besoins, des menaces et des missions reçues, que le corps des Gardiens de la Révolution islamique procède à la conception et à la fabrication de ces équipements».

Sur ce , le RQ iranien a été conçu suivant les missions de la force aérospatiale du CGRI,  selon le Général Hajizadeh.

«Même avant de faire atterrir le drone RQ-170 américain, nous disposions de la technologie des avions furtifs», a ajouté le Général Hajizadeh.

 Il a affirmé que "le Hezbollah libanais et le corps des Gardiens étaient comme des récipients interconnectés, et du coup, il a fait allusion aux capacités du Hezbollah".

«Les opérations de Chebaa se sont effectuées, en réaction à l'assassinat des combattants de ce mouvement et du Général Allahdadi», a souligné Hajizadeh, pour dire : «Cette opération, qui s'est effectuée, dans les conditions où le régime  sioniste était en état d'alerte maximal, a offert l'exemple d'une opération hors pair qui prouve l'autorité et la puissance du Hezbollah dans le domaine opérationnel et du renseignement».

Avec IRIB

Source: Agences

09-02-2015 - 21:22 Dernière mise à jour 09-02-2015 - 21:22

 

Publié dans Iran

Partager cet article

Repost 0

LE RENEGAT ROBERT HUE BRASSE DESORMAIS DANS L'ULTRA STRATEGIQUE. IL ABOIE MAINTENANT POUR LES MULTINATIONALES.

Publié le par Tourtaux

Deux options françaises : guerre civile ou guerre étrangère ?

Deux options françaises : guerre civile ou guerre étrangère ?

Robert Hue et le Front national, aussi…

Venu devant le Sénat le 13 janvier 2015 pour obtenir l’autorisation de prolongation de l’intervention des forces armées françaises en Irak, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius nous aura permis de comprendre que, tenue en lisière par ses alliés anglo-états-uniens en Syrie, la France, réalisant sa pénitence en bombardant l’Irak – et rien que l’Irak -, espère se refaire une vertu impérialiste, et pouvoir renouer bientôt avec la politique colonialiste développée sur ce même terrain par Charles De Gaulle entre 1941 et 1945…

Immédiatement après, voici qu’arrive à la tribune de la Haute-Assemblée le Robert Hue, ex- secrétaire général du parti communiste français… belliciste entre les bellicistes, à ce qu’il paraît :

« La lutte contre le terrorisme se mène aussi hors de nos frontières, aux côtés d’États fragilisés. Le dernier Livre blanc de la défense nationale le rappelait : que des territoires échappent durablement au contrôle des États est un risque stratégique majeur pour l’Europe. Nous y sommes !« 

Comme on le voit aussitôt, cet homme-là brasse désormais dans l’ultra-stratégique ! Autrement dit, il a pris du volume et de l’assurance dans le contexte de l’impérialisme. Ce qui lui donne un petit air de voix de son maître labellisée : « Je cause maintenant pour les multinationales. »

Il le fait très bien. « Nous (Robert !) y sommes ! » Et ce n’est sans doute pas trop tôt, hein ? Voici la suite :

« J’ai dit, il y a quatre mois, que nos alliés européens devaient s’engager plus fortement. »

Ça fait plaisir à lire : l’ancien secrétaire général du parti communiste français est à la proue de l’impérialisme européen… Il en est même le porte-étendard !

Du haut de la grande vergue, il voit loin dans le temps :

« Ce sera donc un conflit de longue durée. En avons-nous les moyens, alors que nos soldats sont engagés au Sahel, en Centrafrique, alors que 10 000 soldats vont être déployés en France même pour parer à d’éventuels attentats ?« 

Robert Hue a bien compris qu’une guerre coloniale de cette dimension devrait occuper au moins une génération… européenne au sein de laquelle les jeunes françaises et français vont devoir apprendre à s’insérer peu à peu, mais avec une certaine continuité, et en recevant l’armement nécessaire. On le voit : c’est désormais un initié, qui peut en dire encore un peu plus sur les « lendemains qui vont chanter » :

« Les forces aériennes ne suffiront pas à déloger Daesh. Or, les Américains eux-mêmes rechignent à intervenir au sol – alors qu’ils sont largement responsables de la situation actuelle, par leur « guerre préventive » de 2003.« 

Le fantassin français – forces spéciales agissant au sol avec des moyens sophistiqués – devrait assez rapidement faire des merveilles… Mais il faudra tout de même en fournir un assez nombreux contingent, de ce combattant d’élite.

Ensuite, il est assez clair, pour Robert Hue, que le système des harkis est toujours bon à prendre : « Nous devons poursuivre nos frappes aériennes pour le moment mais nous devons aussi soutenir les acteurs de la région en lutte contre les groupes terroristes en leur permettant de s’emparer d’un conflit qui les concerne et aider les populations qui sont les premières victimes de la barbarie. » Ainsi, tout bien compris :

« Le groupe RDSE votera unanimement et en responsabilité en faveur de la prolongation de l’intervention de nos forces armées en Irak. (Applaudissements)« 

Le RDSE, c’est le Rassemblement démocratique et social européen

Il est immédiatement suivi par le Front national qui s’exprime par la bouche d’un Stéphane Ravier, celui-ci ne faisant que pousser beaucoup plus loin une problématique identique dans son orientation guerrière et revancharde :

« Nous voterons pour la prolongation de l’intervention mais, pour remplir notre vocation multiséculaire de défenseurs des chrétiens d’Orient et protéger les Français, il faudra aller plus loin pour éradiquer le cancer de l’islamisme et ses métastases et permettre aux populations déplacées de retourner vivre chez elles en paix. Cessez de priver de moyens nos armées ! Avec le déploiement de 10 000 hommes, la France devient notre premier théâtre d’opérations. Exigez de la Turquie un engagement clair contre Daesh !« 

Comme on le voit, le nerf de tout cela, c’est la guerre civile… Par contre, s’il faut en croire Stéphane Ravier, à l’extérieur la France ne doit pas pousser le bouchon trop loin, et en tout cas pas jusqu’à jouer ce jeu à double face, auquel la France s’adonne depuis les Sarkozy-Hollande Brothers, celui de l’aide militaire totale à Israël par l’intermédiaire de la lutte contre ses ennemis dans la région, et de la recherche d’une éradication de ce qui s’oppose, dans l’islam, au déploiement de l’économie capitaliste :

« Rétablissez le dialogue avec le régime syrien sans le sanctifier ni l’absoudre, pour combattre notre ennemi commun. Cessez de vouloir dupliquer nos institutions et faites preuve de réalisme dans des pays qui n’ont pas nos traditions politiques. Il faut poursuivre notre intervention en Irak et agir en Syrie jusqu’à ce que cette région ne puisse plus servir de camp d’entraînement pour les djihadistes qui nous ont frappés dans notre chair. »

En conséquence, il paraît bien qu’à se confiner, pour l’instant, à la France métropolitaine, le Front national se révèle être moins impéraliste, à titre français aussi bien qu’européen, qu’un renégat du parti communiste de l’acabit d’un Robert Hue… Cependant que l’un comme l’autre ne paraissent voir d’avenir possible pour la France que la guerre, plutôt civile pour l’un, plutôt étrangère pour l’autre, mais la guerre tout de même. C’est déjà un signe de ce qui agite notre pays au plus profond de lui-même, alors que nous n’en sommes pas encore à analyser les positions des « partis de gouvernement »…

Sur   la   tradition   colonisatrice   et   impérialiste   de   la   France,   voir   cette   vidéo   :

http://youtu.be/vZOzaM0rSyQ

 

Michel J. Cuny

 


Publié dans Fascisme

Partager cet article

Repost 0

LE TERRORISTE "ETAT ISLAMIQUE" N'EST PAS UN OBJECTIF MAIS UN INSTRUMENT

Publié le par Tourtaux

Etat islamique » n’est pas un objectif, mais un instrument

 

Crises/guerres Droit international Etats-Unis Irak Israël Syrie

 

 
Les jihadistes du groupe terroriste Etat islamique (EI) contrôlent des territoires en Irak et en Syrie, comparables par leur superficie à ceux de la Grande-Bretagne.

En même temps l’Etat islamique est combattu à demi. L’organisation terroriste accomplit bien les tâches qui lui sont assignées par ses créateurs, et on n’a pas l’intention de l’éliminer, considèrent certains.L’EI est devenu un problème global en 2014, lorsque les jihadistes ont lancé une offensive d’envergure contre l’Irak et le nord de la Syrie. Le fanatisme religieux à lui seul ne suffit pas pour mettre sur pied une structure militaire aussi puissante, qu’est devenue l’EI. Voici ce qu’en pense Vladimir Ivanenko, collaborateur principal en charge du Proche-Orient à l’Institut russe des études stratégiques:

« A en croire les données des médias comme Guardian et Reuters, les services spéciaux des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et d’Israël avaient mis la main à la création de ce groupe. Mais comme initialement il a été formé à base des factions d’Al-Qaïda, on peut supposer également l’engagement des Etats arabes dans cette opération. »

L’EI a été constitué en 2006 en Irak. Coïncidence étrange, la même année les Etats-Unis ont décidé de redécouper la carte de la région proche-orientale, remarque l’expert de l’Académie des sciences militaires, Vladimir Prokhvatilov:

« En 2006 a vu le jour la fameuse « Carte du Nouveau Proche-Orient », établie par Ralph Peters, spécialiste connu pour la stratégie militaire et la géopolitique. Cette carte et son article « Frontières sanglantes » ont été publiés par la revue américaine « Armed Forces Journal ». On y voit l’Irak partagé en territoires sunnite et chiite, l’Arabie Saoudite y est également divisée, le Kurdistan Libre est marqué. Après la publication de cette carte la secrétaire d’Etat américaine à l’époque Condoleezza Rice a déclaré qu’une telle conception plaisait à Washington. »

Pour exécuter un plan aussi grandiose il fallait des instruments capables de « mettre en branle » le Proche-Orient. On a vu d’abord le « printemps arabe », et à présent l’EI. D’aussi puissantes organisations terroristes ne peuvent pas être créées à partir de rien, dit Vladimir Ivanenko:« On met en place un schéma terroriste, militaire, censé défendre les intérêts de ses concepteurs. Mais presque tous ces schémas s’écroulent, et ces structures dirigent souvent les armes contre leurs patrons. Le même Etat Islamique se prépare maintenant à s’attaquer à la péninsule Arabique. Et pourtant de telles structures ne deviennent pas totalement incontrôlées — de quelconques liens avec les sponsors demeurent. De là leur caractère imprévisible, de là aussi les demi-mesures qui sont appliquées contre elles. »

 

Dans le cas de l’EI tout est allé suivant un scénario défavorable pour ses patrons: l’EI a déclaré la guerre à tout le monde non islamique avec à sa tête les Etats occidentaux. Plus d’une fois Barack Obama indiquait les terroristes de l’EI comme une principale menace à la paix, en positionnant les Etats-Unis comme une principale force les combattant. Mais en réalité, seuls l’armée syrienne et les Kurdes irakiens luttent contre eux, tandis que la coalition alliée, conduite par le président américain Obama, continue de faire des déclarations grandiloquente

Source : http://fr.sputniknews.com/analyse/20150207/1014453231.html#ixzz3RESUoR4d

 

 

 

Publié dans Fascisme

Partager cet article

Repost 0

L'UKRAINE : SCISSIONS EUROPEENNES CONCERNANT LA RUSSIE

Publié le par Tourtaux

 

Ukraine: Scissions européennes au sujet de la Russie

Crises/guerres Etats-Unis France Hégémonie Russie UE Ukraine
    
Otan -secretaire-etat-americain-john-kerry

 

Malgré le refus du secrétaire d’Etat US, John Kerry, de toute scission entre l’Allemagne et les Etats-Unis sur les livraisons d’armes à l’Ukraine, le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a lui dénoncé la stratégie de Washington comme étant non « seulement risquée, mais aussi contre-productive. »

A n’en pas douter  l’évolution la plus significative est celle de la France qui semble avoir pivoté vers la Russie. Après les appels de François Hollande d’accorder une plus grande autonomie à l’Est de l’Ukraine, l’ancien président français Nicolas Sarkozy a lui aussi exprimé un soutien manifeste à la Russie (et spécifiquement contre les Etats-Unis) : « Nous faisons partie d’une civilisation commune avec la Russie« , et d’ajouter, « les intérêts des Etats-Unis au sujet de la Russie ne sont pas les intérêts de l’Europe et de la Russie« .

Alors que l’OTAN semble renoncer à toute idée de paix – à en juger par le peu d’optimisme montré par Stoltenberg – la décision de Chypre d’autoriser la Russie à utiliser son sol pour ses installations militaires suggère que, au sein de l’Union européenne, l’entente règne.

Dans un discours, tenu dimanche à la Conférence sur la sécurité de Munich, le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a renouvelé son rejet à ce que l’Allemagne livre des armes à l’Ukraine … »Pour le dire ouvertement, je considère cela comme non seulement risqué mais aussi comme contre-productif« . Il réagissait à la critique de sénateurs étasuniens concernant la position allemande sur les livraisons d’armes. Tandis que la Maison Blanche est en train de réfléchir à livrer des armes à l’Ukraine pour soutenir sa lutte contre les séparatistes pro-russes.

John Kerry, quant à lui, minimise ces signes de divergences et déclare que tout va bien; et nie toute scission entre les États-Unis et l’Europe sur la politique à venir vis à vis de la Russie. Lors de la conférence sur la sécurité à Munich Kerry a déclaré qu’il voulait « s’assurer qu’il n’y a pas de division, qu’il n’y a pas split » entre Washington et ses alliés européens concernant la crise en Ukraine. « Nous sommes unis, nous travaillons en étroite collaboration » a-t-il déclaré à la conférence suite aux réunions avec ses homologues français et allemands. « Nous convenons tous que ce défi ne finira pas par la force militaire. Nous sommes unis dans notre diplomatie. »

Mais, ce qui est peut-être le plus significatif est l’apparent mouvement de la France envers la Russie. Après les appels de François Hollande devant accorder une plus grande autonomie à l’Est de l’Ukraine, l’ancien président français Nicolas Sarkozy s’est également positionné en faveur de la Russie (et spécifiquement à l’encontre les États-Unis). S’exprimant samedi au congrès de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) il a déclaré :« Nous faisons partie d’une civilisation commune avec la Russie…Les intérêts des étasuniens avec les Russes ne sont pas les intérêts de l’Europe et de la Russie » a-t-il dit, ajoutant « nous ne voulons pas la renaissance d’une guerre froide entre l’Europe et la RussieLa Crimée a choisi la Russie, et nous ne pouvons la blâmer [pour l'avoir fait]…nous devons trouver les moyens de créer une force de maintien de la paix pour protéger les russophones en Ukraine. »

Chypre semble avoir rejoint le parti de la scission, offrant de signer un accord de coopération militaire le 25 février avec la Russie en lui proposant d’utiliser ses installations militaires sur son sol. La base aérienne que les avions russes pourront utiliser est à environ 40 kilomètres de la base aérienne souveraine de la Grande-Bretagne à Akrotiri, sur la rive sud de Chypre, qui fournit un soutien aux opérations de l’OTAN dans les régions du Moyen et du Proche-Orient.

 Zero Hedge | 9 Février 2015

Article original traduit par SLT

Source:  Sam La Touch

 

  

 

Publié dans Ukraine

Partager cet article

Repost 0

L'EUROPE AU BORD DE LA GUERRE PARCE QUE DES DIRIGEANTS CYNIQUES ALIMENTENT CETTE GUERRE QU'ILS VEULENT MONDIALE EN FAISANT CROIRE QU'ILS OEUVRENT A UNE SOLUTION PACIFIQUE

Publié le par Tourtaux

L’Europe au bord de la guerre

Etats-Unis France Russie UE Ukraine
 
21

Obama -

 Ces dirigeants cyniques alimentent cette guerre et ils nous font croire qu’ils œuvrent à une solution diplomatique

L’information que Washington envisageait d’équiper le régime de Kiev soutenu par l’Occident d’armes lui permettant d’attaquer les séparatistes pro-russes dans l’est de l’Ukraine a fait du risque d’une guerre mondiale la question centrale de la vie politique européenne.

Le président François Hollande avait mis en garde contre le risque d’une « guerre totale » au début de la semaine dernière, avant de se rendre à Moscou pour des pourparlers avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président russe Vladimir Poutine. Des commentaires repris vendredi 6 février par l’ancien premier ministre suédois, Carl Bildt.

« Une guerre avec la Russie est malheureusement concevable, » a dit celui-ci dans une interview au journal Frankfurter Allgemeine Zeitung à la Conférence de Munich sur la sécurité. « Nous traversons certainement une des phases historiques les plus dangereuses, » a dit Bildt, « surtout si l’on regarde la situation sous l’angle de la perspective européenne. Cela brûle à l’Est et cela brûle au Sud. L’incendie se rapproche de plus en plus. Ce qui rend la situation aussi explosive c’est la grande incertitude au niveau des rapports de pouvoir dans le monde. »

Le capitalisme mondial est confronté à une crise profonde, comparable à celles qui ont par deux fois au siècle dernier – en 1914 et en 1939 – précipité l’humanité dans une guerre mondiale. Des dizaines de millions de personnes furent massacrées dans ces guerres impérialistes qui sembleraient pourtant modérées comparé aux ravages causés par une troisième guerre mondiale entre puissances nucléaires.

Le risque d’une catastrophe nucléaire s’est précisé largement à l’insu de la population mondiale et dans le silence qu’ont gardé des médias complices. LeFrankfurter Allgemeine Zeitung n’a pas posé à Bildt cette question évidente: si le gouvernement suédois peut à présent concevoir une guerre avec une Russie disposant d’armes nucléaires, est-ce qu’il tient compte, quand il formule sa politique, du risque que des missiles nucléaires peuvent tomber sur Stockholm? Croit-il qu’il vaille la peine de risquer l’annihilation de la Suède pour défendre le régime d’extrême-droite de Kiev? Combien de millions de vie les puissances impérialistes sont-elles prêtes à sacrifier au froid calcul de leurs ambitions géopolitiques?

Si les gouvernements de l’OTAN ont signalé le caractère historique de la crise à laquelle ils sont confrontés, aucun d’entre eux n’a la moindre idée de comment la résoudre. Au lieu de cela, ils versent de l’huile sur le feu. Les puissances impérialistes se préparent à envoyer, dans le cadre de la troupe d’intervention rapide de l’OTAN, des dizaines de milliers de soldats dans les pays d’Europe de l’Est qui bordent la Russie, et ils déploient des navires de guerre en Mer noire.

Au moment où Merkel et Hollande se rencontraient pour des pourparlers de paix à Moscou, poussés apparemment par l’inquiétude devant les conséquences de livraisons d’armes américaines à Kiev, la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, se réjouissait de la participation de l’Allemagne à la force d’intervention rapide dirigée contre la Russie.

« L’Allemagne n’est pas seulement une nation cadre et un déterminant clé de la nouvelle force fer de lance de l’OTAN, » a-t-elle déclaré, « nous contribuons aussi à mettre sur pied le Corps multinational Nord-Est ainsi que les bases que l’OTAN installe dans ses pays membres à l’Est et au Sud. » Elle a loué « l’engagement inlassable du gouvernement fédéral [allemand] pour un renforcement du rôle de l’OSCE [Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe] et pour garantir que l’UE adopte une position commune à l’égard de la Russie. »

Comme alternative possible aux propositions américaines d’armement direct de l’Ukraine, des voix font pression en Europe pour davantage de sanctions économiques, dont celle de couper la Russie du système de transaction bancaire SWIFT – un coup économique pouvant être considéré comme un acte de guerre.

Dans l’intervalle, les médias européens travaillent sans relâche pour empoisonner l’opinion publique, ils dénoncent le Kremlin comme étant l’agresseur et lui font porter la responsabilité de la crise ukrainienne.

Le 6 février, Le Monde a publié une tribune où il avertit que « l’histoire balance entre un conflit encore localisé, même s’il est meurtrier, et un affrontement plus large et plus inquiétant… un de ces enchaînement que l’Europe ne connaît que trop bien. » Le journal poursuit en rejetant catégoriquement la responsabilité de la crise sur Poutine. Il écrit : « au fond, tout ne dépend que d’un homme : Vladimir Poutine. Le président russe estime-t-il qu’il a suffisamment fait payer Kiev du crime de mésalliance avec l’UE ? Veut-il entrer dans un processus d’apaisement ? Ou continuer à entretenir la guerre ? »

Le conte de nourrice présenté par le Monde d’un « enchaînement » à un seul homme fait partie d’une diabolisation de la Russie fondée sur des mensonges absurdes. Ce qui alimente le danger de guerre sont les agissements irresponsables des puissances impérialistes, aiguillonnés par leurs ambitions hégémoniques et par la crise insoluble du système capitaliste.

Washington et les puissances européennes ont été secoués par la crise économique mondiale, par le déclin de leur importance au sein de l’économie mondiale et par la montée de l’opposition à la politique d’austérité au sein de la classe ouvrière. Terrifiés par ce que Bildt appelle l’« incertitude au niveau des rapports de pouvoir dans le monde, » ils ont cherché à renforcer leur position géopolitique en s’emparant de l’Ukraine – au moyen d’un putsch mené par des forces paramilitaires fascistes – et en portant un coup dévastateur à son voisin, la Russie, dans la perspective de transformer ce pays en semi-colonie.

L’année dernière, Washington et Berlin avaient pris la direction des pouvoirs de l’OTAN et soutenu un coup d’Etat à Kiev mené par des forces comme la milice fasciste de Secteur droit. Après avoir renversé le président pro-russe Viktor Ianoukovitch, ils ont installé au pouvoir un régime droitier qui imposa de brutales mesures d’austérité à la classe ouvrière et s’efforça de noyer dans le sang l’opposition dans les régions pro-russes de l’est de l’Ukraine.

Les puissances de l’OTAN se sont vite servies de la résistance armée au régime de Kiev dans l’Est ukrainien, en Crimée et au Donbass pour justifier un renforcement militaire en Europe de l’Est. Elles ont soutenu la guerre menée par le régime de Kiev au Donbass, qui a tué plus de 5.000 personnes et contraint des milliers d’autres à fuir leurs domiciles. Maintenant que le Kremlin a signalé son intention d’intervenir militairement pour arrêter une offensive plus générale contre le Donbass, les puissances de l’OTAN indiquent qu’elles sont prêtes à répondre par une guerre totale.

A la frénésie guerrière des puissances impérialistes, la classe ouvrière internationale doit opposer la stratégie de la révolution socialiste mondiale.

La menace de guerre est devenue un trait constant de la vie politique. On a assisté ces dernières années à une série d’alertes à la guerre – en septembre 2013 lorsque les Etats-Unis et la France avaient failli attaquer la Syrie; en 2014, lorsque qu’on menaça la Russie suite à la destruction en vol, toujours non éclaircie, de l’avion MH17 au-dessus de l’Ukraine et, actuellement, à propos de la guerre dans l’est de Ukraine. En l’absence d’une intervention de masse de la classe ouvrière dans une lutte contre l’impérialisme, l’une ou l’autre de ces crises déclenchera une guerre incontrôlable qui mettra en péril la survie de l’humanité. [...]

Par Alex Lantier
9 février 2015

(Article original paru le 7 février 2015)

Source: http://www.wsws.org/fr/articles/2015/fev2015/pers-f09.shtml

Publié dans Europe

Partager cet article

Repost 0