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LE PARTI COMMUNISTE DU CANADA SOLIDAIRE DES LUTTES DES AMERINDIENS : LES AUTOCHTONES PORTENT LES DROITS DE TOUS. SOLIDARITE AVEC LE MOUVEMENT " IDLE NO MORE " !

Publié le par Tourtaux

idlenomore.jpgLe Parti communiste du Canada solidaire des luttes des Amérindiens : les autochtones portent les droits de tous

SOLIDARITÉ AVEC LE MOUVEMENT « IDLE NO MORE » !

Déclaration du comité central du Parti communiste du Canada reprise par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Le 10 Décembre, Journée internationale des droits humains de l’Organisation des Nations Unies, les peuples autochtones sont descendus par milliers dans les rues des villes et des villages du Canada. Le Comité central du Parti communiste du Canada exprime sa plus profonde solidarité avec le mouvement « Idle no more » qui a initié cette lutte historique contre le projet de loi C-45 et l’ensemble du programme raciste du gouvernement conservateur d’Harper.


Les actions de décembre, qui reflètent une forte augmentation des protestations chez les peuples autochtones, ont fait voler en éclat l’arrogant mensonge colonial prétendant que le Canada serait un pays d’égalité, d’équité et de justice sociale. Au Canada, aujourd’hui, les peuples autochtones souffrent de taux élevés de pauvreté, de chômage et d’incarcération, et une durée de vie nettement plus courte. À Attawapiskat et dans d’autres réserves, et même dans les centres urbains, beaucoup vivent dans des conditions de logement épouvantables. Plus de 100 communautés parmi les Premières Nations n’ont pas d’eau potable. Au Manitoba, plus de 2000 membres de la communauté de Lac St. Martin demeurent sans abri 18 mois après que leur réserve ait été délibérément inondée pour épargner Winnipeg et d’autres communautés des grandes inondations de 2011. Malgré des siècles de traités promettant un traitement équitable rompus, et des décennies de protestation et de rapports, cette situation ne s’est pas améliorée. Parmi les plus récents exemples se retrouve le projet de loi C-45 qui supprime la protection fédérale de l’environnement pour des milliers de lacs, de ruisseaux et de rivières qui sont cruciaux pour le bien-être des peuples autochtones dans toutes les régions du Canada, et le gouvernement conservateur bafoue les droits sur le territoire et sur l’eau des Premières Nations qui s’opposent à l’expansion des exportations de sables bitumineux.


Refusant d’accepter ces politiques génocidaires, quatre femmes autochtones de la Saskatchewan ont pris l’initiative l’automne dernier de lancer la campagne Idle No More, en utilisant les médias sociaux et des séminaires pour passer le mot. Leur courageux exemple a inspiré à un certain nombre de chefs de porter leur cause directement au premier ministre Stephen Harper, pour être empêchés finalement d’entrer dans le Parlement. Maintenant, ce mouvement a pris racine dans les communautés de toutes les régions du pays.


Le Parti communiste du Canada appelle les mouvements ouvriers et démocratiques à renforcer leur solidarité avec le mouvement Idle no more et la lutte générale pour les droits des peuples autochtones, y compris la grève de la faim de la chef Theresa Spence d’Attawapiskat et le jeûne entrepris par d’autres femmes.


Le manifeste de Idle No More place véritablement cette lutte dans le contexte de la question nationale au sein de l’État canadien. Comme cette déclaration le dit: «Les traités sont des accords de nation à nation entre le Canada et les Premières nations, qui sont des nations souveraines. Les traités sont des accords qui ne peuvent pas être modifiés ou brisés unilatéralement par une des deux nations qui s’y sont engagées. L’esprit et l’intention de ces traités étaient à l’effet que les peuples des Premières Nations accepteraient de partager la terre, mais conserveraient leurs droits inhérents aux terres et aux ressources. Au lieu de cela, les Premières nations ont connu une histoire de colonisation qui a donné lieu à des revendications territoriales laissées en suspens, au manque de ressources et à un financement inéquitable pour des services tels que l’éducation et le logement. Le Canada est devenu l’un des pays les plus riches au monde en exploitant la terre et ses ressources. Les entreprises canadiennes de l’exploitation minière, forestière, du pétrole et de la pêche sont les plus puissantes dans le monde en raison de la terre et des ressources. Certaines des communautés des Premières Nations parmi les plus pauvres (comme Attawapiskat) ont des mines ou d’autres développements sur leurs terres, mais n’obtiennent aucune part des bénéfices. L’exploitation des ressources a laissé de nombreuses terres et eaux empoisonnées – les animaux et les plantes meurent dans de nombreuses régions du Canada. Nous ne pouvons pas vivre sans la terre et l’eau Nous avons des lois plus anciennes que de ce gouvernement colonial sur la façon de vivre avec la terre. Actuellement, ce gouvernement essaie de faire passer plusieurs lois pour que les terres des réserves puissent également être achetées et vendues par les grandes entreprises pour tirer profit des ressources. Ils promettent de partager cette fois… Pourquoi ces promesses seraient-elles différentes des promesses passées? Nous nous retrouverons avec rien sinon l’eau, la terre et l’air empoisonné. C’est une tentative visant à retirer la souveraineté et le droit inhérent à la terre et aux ressources des peuples des Premières Nations. Nombreux sont les exemples d’autres pays en mouvement vers le développement durable, et nous devons exiger du développement durable aussi. Nous croyons en des communautés en bonne santé, justes, équitables et durables et nous avons une vision et un plan sur la façon de les construire. S’il vous plaît joignez-vous à nous pour créer cette vision. »


Ce manifeste profond confronte le programme destructeur des Conservateurs d’Harper, et présente une alternative qui place les intérêts du peuple et de l’environnement avant les profits des entreprises. Le Parti communiste du Canada se réjouit de ce manifeste pour l’avenir des peuples de ce pays. Nous nous engageons à renforcer et à trouver de nouvelles façons de construire l’alliance des mouvements ouvrier et démocratiques avec les peuples autochtones, dont l’objectif est d’obtenir une pleine justice et le respect des droits nationaux des peuples autochtones au Canada, et la création d’une société plus juste et sans racisme pour toutes et tous.

 

Vendredi 18 janvier 2013

Publié dans Les Amériques

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CUBA : 2 COMMENTAIRES LAISSES SUR LE SITE DE ARTE

Publié le par Tourtaux

2 commentaires laissés sur le site de Arte

    Reportage inadmissible au 21 siècle. Je n'ai pas pour habitude de commenter les reportages ! J'en fais moi-même. Et c'est précisément parce que j'en réalise depuis 7 ans sur Cuba que je me permets de commenter le vôtre. Je ne comprends pas que l'on puisse pratiquer aujourd'hui, au 21 siècle, le métier de reporter, documentariste, comme il y a 50 ans. Je connais très bien Cuba. Et je connais très bien ses insuffisances, ses manques, ses erreurs, sa corruption aussi.

 Mais le mensonge érigé en vérité, ce n'est pas digne d'un reporter aujourd'hui.

Si votre but initial est de contester Cuba, son régime, son histoire, le Che, les frères Castro, soit, c'est une option qui peut se tenir. Mais vous n'avez pas besoin du mensonge pour établir un bilan qui vous conforte. La liste est trop longue sur les contre-vérités pour les citer toutes.

Mais que dire d'une production qui voyage en 4X4 de luxe (je connais le prix des locations de ce type à Cuba, j'ai déjà loué le même) qui voyage en classe affaire (vos images) qui parcours mille kilomètres en voiture à un prix d'essence identique au nôtre, donc très cher pour les Cubains, et qui n'a pas de quoi prendre en charge une caution de 1000 CUC (monnaie de conversion) soit environ 870 euros pour se faire soigner au Cerra Garcia pour une pauvre tourista que j'ai eu, moi aussi, à Cuba! Arte m'a habitué à un autre niveau de réflexion.

C'est du M6 étiqueté luxe. Votre reporter qui ne "mange pas durant trois jours " c'est hilarant de stupidité. On se croirait dans les news des années 60 où plus l'info était grottesque plus elle était crédible. Le prix du coiffeur (privé) est faux. Les salons de luxe réservés à une clientèle aisée demandent au maximum 10 CUC et non 20. Ce qui est déjà très élevé. Et le salon montré n'est pas de qualité. L'habitude du "nouveau privé" est de se faire briller et de surjouer son rôle et sa réussite. Un minimum de connaissance du terrain et de la réalité sociale cubaine vous aurait permis de savoir cela.
Pourquoi ne jamais entendre vos questions, à l'exception des "exilés" qui eux, ont droit à un statut diplomatique dans votre documentaire. Pourquoi tronquer les réponses! C'est visible par un reporter qui est habitué au montage-coupage. La question est toujours porteuse d'une trajectoire pour la réponse. Sans vos questions, impossible de savoir à quoi répondent les Cubains. Toutes vos critiques sur Cuba ont une base réelle que je ne conteste pas. Crise de l'Hôpital, crise d'éducation, corruption, problématique du désengagement de la jeunesse, privatisation, distribution, éxil, etc...bref des sujets bien.......français ou cubains ou l'inverse.

Comme tout journaliste occidental vous vouliez avoir un RDV avec Fidel, Raoul, ou la fille de Raoul. Et comme tout journaliste qui demanderai un RDV à François Hollande, vous ne l'avez pas eu. Mais ils sont des dizaines, ministres, députés, où votre demande aurait été acceptée.

Mais votre documentaire aurait alors du être bâti sur une option de contradiction, d'investigation, d'enquête... c'est un autre métier, le vrai de reporter journaliste. 

En 7 ans, j'ai filmé ouvertement dans la rue, à plusieurs caméras, pas avec des appareils photos discrets, non, des caméras épaules broadcasts. Jamais je n'ai eu de restrictions supérieures à celle que j'ai dans d'autres pays, y compris la France. Alors, la petite phrase " une fois que nous avions mis nos rushes en sécurité" que vous prononcez est d'un comique total.
Je pense que vous n'avez pas emprunté le bon chemin dans votre travail. Le respect des gens, l'écoute, l'acceptation des autres cultures, la modestie, la simplicité sont autant de choses que vous devez d'abord intégrer avant de vouloir faire parler des peuples et leur histoire. 
Dans la vie les détails ont de l'importance. Dans les documentaires aussi. 

N'oubliez donc pas que nous n'avons aucun droit pour nous ériger en donneur de morale voire même de conception de la démocratie, surtout avec un peuple qui connait mieux notre propre histoire que nous-même. Vous avez visité la dictature et ses derniers soubresauts, moi je connais Cuba, un mélange d'anarchie, d'utopie et d'espoirs.

Ce qui est sûr c'est que nous n'espérons pas le même "demain" pour les Cubains.
    Moi je leur souhaite un avenir cubain, 100% cubain, ni américain, ni français, ni espagnol.

Mais le colonialisme fût-il audiovisuel a la vie dure.

    
Respectueusement.

Franck Rossander

    Directeur d'agence de communication
    
Dernier documentaire (2012): L'image volée de Guantanamo 90mn

     

    micheltaupin il y a un jour

      "I love democracy" sur ARTE de Daniel Lecomte

      Vous avez commis un film de propagande. Ce n'est en rien une œuvre journalistique. Ce "documentaire" sur Cuba est radicalement hostile et parfaitement obscène.

      Daniel Lecomte et ses sbires ont produit un film contraire à l'éthique journalistique. Manipulation des images, Commentaires honteux, Contradictions flagrantes entre les images et les propos tenus en voix off, procédés crapuleux comme le recours à des vidéos anonymes récupérées sur internet dont personne ne peut dire si elles ont été tournées à Cuba, Interviews d'anti-castristes et de contre-révolutionnaires notoires exclusivement, etc... Pour ce genre de production crapuleuse, le but n'est pas de comprendre Cuba, non, sa finalité c'est abattre Cuba. Alors la fin justifie tous les moyens même les plus grossiers. En effet, même le système de santé cubain qui est une des grandes réalisations de la Révolution que plus personne au monde ne conteste, est sali de manière indigne et particulièrement fielleuse. Je reviendrai en détail sur le contenu de ce torchon et sur la prétendue maladie de la pauvre "journaleuse" en particulier. Car l'histoire abracadabrantesque (au sens d'invraisemblable) qu'elle nous débite révèle sa haine de Cuba et sa volonté à tout prix de lui nuire. C'est atterrant de trouver encore des gens
      pour accomplir ce genre de forfait au nom du journalisme. Notre ami, le journaliste cubano-canadien Jean-Guy Allard dont les propos sont tronqués et sortis de leur contexte, est considéré appartenant aux défenseurs dogmatiques de Cuba donc sans aucune crédibilité. Par contre, Julio Cesar Galvez, Regis Iglesias, Eduardo Manet, Zoé Valdes et Pierre Rigoulot, anti-castristes notoires, contre-révolutionnaires patentés et anti-communistes viscéraux, sont pour Lecomte des interlocuteurs d'une parfaite objectivité et des plus légitimes. Il est donc inutile à ses yeux, voire incongru, de faire entendre la voix des
      défenseurs de Cuba. Une telle vision du pluralisme le discrédite à tout jamais comme journaliste et citoyen. Le gouvernement cubain a donc eu tout à fait raison de lui refuser son visa pour Cuba, d'autant qu'il avait déjà commis en 2001 un portrait ordurier de Fidel Castro.

      Cuba Si France tient à protester énergiquement auprès de la chaîne ARTE qui permet à la propagande contre-révolutionnaire de s'étaler sur ses ondes sans contrepartie. Nous aussi, nous payons notre redevance. Nous réclamons un droit
      de réponse.

      Michel Taupin pour Cuba Si France

      Publié dans Cuba

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      L'AMER DESTIN DE FRANCOIS HOLLANDE

      Publié le par Tourtaux

       
      http://comaguer.over-blog.com
      Au fil des jours et des lectures n°156
      17.01.2013

      L’AMER DESTIN DE FRANCOIS HOLLANDE


      Dans son livre « Adieu Abidjan sur Seine »(Editions Autres Temps – 2008), Guy Labertit, délégué national pour l’Afrique du parti socialiste de 1993 à 2006 parle de François Hollande alors premier secrétaire du parti : « François Hollande – sans doute celui qui, à la tête du PS , a éprouvé le moins d’intérêt pour les relations internationales , surtout extra-européennes – a toujours eu un rapport plutôt distant à tout ce qui touchait l’Afrique. En novembre 1998, il m’a dit tout de go après avoir rencontré un président africain : « Guy j’admire ta ténacité dans ton engagement, mais en Afrique, il n’y a que des coups à prendre. ».


      Surtout lorsqu’on commence par en donner ……….


      Après la création d’Africom, la destruction du régime libyen par l’OTAN, la partition du Soudan, le coup d’Etat militaire de la France le 11 avril 2011 en Côte d’Ivoire, la guerre occidentale pour la reconquête de l’Afrique s’intensifie au Mali avec l’opération SELVAR * déclenchée le 11 Janvier par le chef des armées françaises et qui est tout sauf improvisée (voir article ci-après).


      Il n’est pas inutile de rappeler que le premier partage de l’Afrique en 1885 à Berlin n’a pas empêché les puissances européennes organisatrices du dépeçage de rentrer trente ans plus tard dans un conflit violent et prolongé  entre elles : la première guerre mondiale. L’accord initial sur le pillage de l’Afrique a volé en éclats au moment du partage du butin.


      *Le Selvar est une variété de chat de la région du Sahel qui a cette particularité d’être particulièrement incontinent  - il fait pipi sans arrêt. Comme le Selvar la France avec ses parachutistes et ses chasseurs bombardiers pisse sur le Sahel des missiles à 1 million d’euros l’unité.

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      L’Invasion préplanifiée du Mali révèle l’agenda néo-colonialiste de la France
      Par Finian Cunningham

      Publié par "Information Clearing House"
      Traduction Comaguer


      16 janvier 2013

       

      La vitesse et l'étendue avec laquelle les avions de guerre français ont été déployés au cours du week-end dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, le Mali, mettent en évidence un plan bien rodé d'intervention par l'ancienne puissance coloniale.


      En effet, telle est la chorégraphie soigneuse de ce développement militaire saillant que l'on pourrait dire que les Français se sont finalement donné eux-mêmes le feu vert pour exécuter un plan qu'ils avaient fait mûrir depuis plusieurs mois. Ce plan n'est rien de moins que la reconquête néocoloniale de son ancienne colonie dans une  région Afrique de l'Ouest d’importance stratégique.


      Dans les heures suivant la sollicitation par le gouvernement malien d’un appui militaire pour contrer l'avancée des rebelles du Nord, des avions de combat français ont  commencé à effectuer des frappes aériennes vendredi. Les sorties auraient, selon les médias, été menées pendant au moins trois jours consécutifs. Selon les reportages des médias, les avions de chasse français Mirage et Rafale auraient frappé dans une large bande du Sahel, depuis Gao et Kidal, dans le nord-est, près de la frontière avec l'Algérie, jusqu’à la ville occidentale de Lere, à proximité de la Mauritanie.


      Les avions de combat ont été envoyés depuis la  France et l’auraient été également depuis le Tchad. Le gouvernement français a affirmé qu'il avait obtenu l'autorisation par l'Algérie du survol de son territoire. Les deux pays voisins nord-africains sont aussi d’anciennes colonies françaises.


      Les frappes aériennes par les avions français sur au moins six zones-cibles très dispersées dans le Mali couvrent une distance opérationnelle de près de 2 000 kilomètres d'est en ouest. Ce niveau de coordination indique plusieurs semaines de planification et dément l'apparence que le gouvernement français réagissait de façon impromptue à une demande soudaine d'aide des autorités maliennes alignées sur Paris.


      En outre, au cours du week-end, quelques 500 soldats français sont arrivés dans la capitale malienne du sud de Bamako et de la ville stratégique de Mopti, qui est située près du territoire du Nord tenu par les rebelles.


      L’intervention française dramatisée a toutes les caractéristiques d'un plan méticuleux qui n’attendait  plus qu’un signal pour être lancé. La prise par les rebelles jeudi dernier de la ville de Konna, à 45 kilomètres de Mopti, près de la frontière nord-sud de facto, et le réveil subséquent du gouvernement malien à Bamako peuvent donc être considérés comme un simple feu vert pour la mise en œuvre du plan détaillé français.


      En outre, le gouvernement français a reçu le soutien rapide d'autres pays européens et des  États-Unis. La Grande-Bretagne a envoyé des avions-cargos RAF CI7 à Paris à partir d'une base dans l'est de l'Angleterre afin d'aider les Français à l’acheminement des troupes, des hélicoptères, des camions et d’autres équipements lourds. Washington a dit qu'il fournira de la logistique et des communications. Les drones de surveillance américains et français sont en action depuis des mois au Mali et dans les pays limitrophes.


      Le Ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, s'est empressé de présenter les frappes aériennes du week-end comme un succès pour  bloquer les  « terroristes » maliens. Fabius a dit que  l’engagement  militaire français était une  « question de semaines ». Toutefois, la vaste mobilisation de troupes et d’avions de combat ainsi que le contexte géopolitique général amènent à voir les choses  autrement. Peut-être conscient de cela, Fabius a tenu à souligner que l'intervention au Mali ne se transformerait pas en « un autre Afghanistan. »


      Officiellement, Paris, Londres et Washington ont jusqu'à présent fait pression en faveur d’une force d'intervention dirigée par les Africains pour conduire l’action militaire de soutien  au gouvernement malien en vue d’écraser la rébellion séparatiste dans la moitié Nord du pays. La région du Nord a été prise en avril dernier par les rebelles Touareg alliés avec les milices islamistes appartenant à Ansar Dine et au mouvement pour l'unité et le djihad en Afrique de l'Ouest. Les rebelles ont réussi à consolider leur contrôle sur cette région vaste et en grande partie désertique près de la principale ville de Tombouctou. Le Nord-Mali couvre une superficie égale à celle de la France et est peu peuplé avec moins de 2 millions de personnes.


      Les États ouest-africains, notamment le Nigéria, le Sénégal, le Burkina Faso, le  Bénin et le  Niger, sont, à la demande des puissances occidentales, chargés de rassembler une force d'intervention. Le mois dernier, le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé la mission militaire ouest-africaine pour consolider le fragile gouvernement basé à Bamako dans l'extrême sud du pays, à des milliers de kilomètres du haut de la région Nord.


      Après le vote du Conseil de sécurité, les diplomates à l'ONU et dans les capitales ouest-africaines parlaient d’une mission africaine combinée de quelques  3 500 soldats à déployer beaucoup plus tard dans l’année, en septembre au plus tôt. Il s'agissait également du point de vue de Romano Prodi, envoyé spécial de l'ONU au Mali, qui n’a été connu que dans les jours précédant l'intervention militaire française.


      L'esquive soudaine des forces africaines révèle l'agenda réel des puissances occidentales et de la France en particulier. Ce que nous voyons maintenant, avec le déploiement français rapide et à grande échelle, est la vraie nature néocoloniale de cet agenda. Tous les discours précédents tenus par Paris, Londres et Washington sur l'importance de l'intervention ayant « un visage africain » peuvent être considérés comme une couverture cynique pour une action occidentale directe.


      Il y a seulement trois mois le Président François Hollande a juré aux médias français qu'il y n'aurait « aucune présence française sur le terrain » au Mali. A l’évidence, les projets officiels ont changé.


       La France et ses alliés occidentaux ont assidûment mis en avant  la menace pour la sécurité internationale qui aurait été posée par les rebelles au Mali. Il a été beaucoup insisté sur les  liens présumés entre les militants islamistes et Al Qaeda dans le Maghreb. Le Président Hollande a alerté à plusieurs reprises sur les menaces qu’un renforcement du contrôle des rebelles sur le Mali feraient peser sur  la sécurité française et européenne.


      Un porte-parole du premier ministre britannique David Cameron a déclaré à la fin de la semaine: « les deux dirigeants [Cameron et Hollande] ont convenu que la situation au Mali constitue une menace réelle pour la sécurité internationale, compte tenue de l'activité terroriste là-bas. »


       Les politiciens américains, les chefs militaires et les médias ont également pendant des mois été très éloquents sur le fait que le Mali représente une nouvelle « centrale de la terreur » mondiale et que les gouvernements occidentaux doivent agir de façon décisive pour éliminer ce danger. Toutefois, la nature précise de cette « menace islamiste » au Mali n'est jamais ni expliquée ni démontrée. Nous sommes censés accepter la parole de Paris, Londres et Washington - les Etats voyous qui mènent des guerres illégales en Afghanistan, Irak, Libye et Syrie.


      Ce que nous savons, cependant, c’est que les frontières postcoloniales du Mali vieilles d’un demi-siècle sont une institution exotique imposée aux peuples nomades de la région du Nord – et à une culture qui remonte à des milliers d'années. Leur rébellion contre une administration téléguidée, jusqu'à présent indifférente à leur sort et sélectionnée par les colonialistes à Bamako est probablement une cause juste. La France et ses alliés occidentaux sont par conséquent en train d’exacerber un différend interne au Mali avec un autre récit spécieux de « guerre contre le terrorisme » et de cette façon ces puissances se donnent à elles-mêmes mandat à s'immiscer dans ce pays.


      La France étant l’ancien maître colonial et ayant derrière elle des décennies d’interventions  militaires secrètes dans la région est le choix « naturel » parmi les puissances occidentales pour diriger une aventure néo-impérialiste dans cette région stratégiquement importante.


      Le Mali a d’abondantes ressources naturelles en métaux et en minéraux. Il est une source majeure d'or et d'uranium, ainsi que de fer, de cuivre, d’étain et de manganèse et aussi de minéraux tels que les phosphates, le sel et l’argile.


      En outre, la région de l'Afrique de l'Ouest a un potentiel extraordinaire pour l'agriculture et le pétrole. Le golfe de Guinée, le Ghana et le Nigeria sont appelés à devenir une région centrale pour la fourniture de  pétrole et  de  gaz aux marchés mondiaux dans les années à venir.


      L'intervention militaire de la France et des autres puissances occidentales au Mali - sous le couvert de « vaincre le terrorisme » - est une tête de pont pour les capitaux et les sociétés occidentales, non seulement dans un pays riche en ressources, mais aussi dans une grande partie de l'ensemble du continent africain. En 2011, le bombardement de la Libye par  l'OTAN et la subversion par la France des élections en Côte d'Ivoire ont  marqué un nouveau départ du néo-impérialisme occidental en Afrique. Le Mali s'avère être la poursuite de cette dynamique et être un autre lieu de la  mise en scène de cette moderne ruée sur l'Afrique par les puissances occidentales.


      Finian Cunningham, originaire de Belfast, en Irlande, est né en 1963. Il est un éminent expert dans les affaires internationales. Cet auteur et commentateur des médias a été expulsé de Bahreïn en juin 2011 pour son journalisme critique dans lequel  il a mis en évidence les violations des droits de l'homme par le régime soutenu par l'Occident. Il est diplômé d'une maîtrise en chimie agricole et a travaillé comme rédacteur scientifique pour la  Société royale de Chimie à Cambridge, en Angleterre, avant de poursuivre une carrière en journalisme.

      Publié dans colonialisme

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      ALGERIE : L'ARMEE ALGERIENNE TIRE SUR LE SITE OU SE TROUVENT LES OTAGES

      Publié le par Tourtaux

      Algérie: l’armée ouvre le feu sur le site où sont retenus des otages (islamiste)
       

      Mokhtar Belmokhtar

      L'armée algérienne "bombardait" jeudi le site gazier du centre-est de l'Algérie où un groupe islamiste retient de nombreux otages, parmi lesquels des dizaines d'Occidentaux, a annoncé une source de ce groupe à l'agence mauritanienne en ligne Nouakchott information (ANI).

      Des hélicoptères de l'armée algérienne ont ouvert le feu sur le complexe où sont détenus les otages, dont au moins deux ont été blessés, selon cette source citée par l'ANI, agence généralement très bien informée sur les groupes islamistes armés.

       

      L’arrêt de l’agression au Mali

      Le groupe armé ayant revendiqué mercredi la prise d'otages en Algérie réclame "l'arrêt de l'agression" au Mali, dans un communiqué publié par le site mauritanien Alakhbar.

      "Nous annonçons avoir réussi une attaque de taille en réaction à (...) la croisade menée par les forces françaises au Mali", indique le communiqué rédigé par un groupe intitulé les "Signataires par le sang".

      C'est le nom que l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, récemment destitué d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a donné à sa katiba (unité combattante).

      Cette prise d'otages est une "réaction à l'ingérence flagrante de l'Algérie autorisant l'usage de son espace aérien par l'aviation française pour mener des raids contre le nord du Mali". "Nous affirmons que les otages sont plus de 40 Croisés, dont 7 Américains et 2 Britanniques, parmi d'autres nationalités", poursuit l'organisation.

      "Nous rendons l'Algérie et les pays des otages responsables de tout retard dans l'accomplissement de nos conditions, dont la première est l'arrêt de cette agression contre les nôtres au Mali", souligne le groupe.

      Des soldats français à BamakoRappelons que les troupes françaises progressaient mercredi vers le nord du Mali, avec des combats au sol qui constituent une nouvelle étape dans l’intervention militaire de Paris, après des raids aériens menés depuis le 11 janvier contre le centre et le nord du pays.

       

      2 morts

      Des combattants liés à Al-Qaïda ont attaqué à l'aube le site d'In Amenas, dans le centre-est de l'Algérie, près de la frontière libyenne, à environ 1.300 kilomètres d'Alger, exploité par le groupe britannique BP, le norvégien Statoil et l'algérien Sonatrach.

      Les autorités algériennes ont fait état de deux morts, un Algérien et un Britannique, au cours de l'attaque.

       

      Trente otages algériens échappent à leurs ravisseurs

      Ce jeudim trente otages algériens ont réussi à s'échapper du site gazier où ils étaient retenus en otage depuis mercredi à l'aube, a annoncé la Wilaya (préfecture) d'Illizi.

      Des otages algériens avaient déjà été libérés mercredi par petits groupes mais leur nombre n'avait pas été précisé.

       

      15 étrangers dont des français s'évadent

      Quinze étrangers, dont un couple de Français, qui étaient retenus en otages auraient réussi à s'échapper, a rapporté jeudi la chaîne privée algérienne Ennahar.

      Or, des sources gouvernementales algériennes ont indiqué qu'il était impossible dans l'état actuel des choses de pouvoir confirmer une telle information.

       

      Des Américains et japonais parmi les otages

      Entre-temps, Washington et Tokyo ont confirmé que des américains et japonais se trouvaient parmi les otages, alors que le président français François Hollande a dit ne pas avoir la certitude que des Français étaient retenus.

      Cent cinquante employés algériens du groupe français CIS Catering sont également retenus sur le site, mais peuvent y circuler librement, selon le PDG de la société.

      Un responsable de Statoil a pour sa part affirmé que 12 employés de la compagnie, neuf Norvégiens et trois locaux, étaient "impliqués" dans la prise d'otages, sans préciser s'ils étaient effectivement otages.

       

      France 24 dit avoir parlé avec un otage français

      Algérie/Site gazierDe son côté, la chaîne France 24 a affirmé mercredi avoir eu une conversation téléphonique avec un otage français détenu sur un site gazier en Algérie, qui a assuré que des Malaisiens et des Philippins figuraient également parmi les personnes retenues.

       

      Hollande confirme la présence de Français

      Le président français François Hollande a confirmé jeudi la présence de ressortissants français parmi les otages.

      Hollande a indiqué qu'il ne donnerait "aucune précision sur le nombre" de Français "éventuellement" retenus dans la prise d'otages en Algérie car, dans cette situation "confuse", le mieux est d'en dire "le moins".

       

      Alger refuse de négocier avec les ravisseurs

      Côté officiel, le ministre algérien de l'Intérieur Dahou Ould Kablia, soulignant que les autorités ne négocieront pas avec les "terroristes", a indiqué que les ravisseurs avaient demandé à quitter le pays avec leurs otages, ce qu'Alger refuse.

      Le ministre a indiqué qu'ils étaient "encerclés" par l'armée et les services de sécurité dans le complexe gazier d'In Aménas.

      Selon Ould Kablia, "le groupe terroriste qui a attaqué la base de vie n'est entré ni du Mali, ni de Libye", a souligné le ministre algérien, précisant qu'il s'agissait d'un groupe d'"une vingtaine d'hommes issus de la région".

       

       

      Source: Agences

      17-01-2013 - 11:17 Dernière mise à jour 17-01-2013 - 14:58

       

      http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=92236&frid=76&seccatid=173&cid=76&fromval=1

      Publié dans ALGERIE

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      LES YANKEES ET UNE FRANCE QUI N'EST PAS LA MIENNE DIRIGENT LA GUERRE EN SYRIE

      Publié le par Tourtaux

       

      Les Etats-Unis et la France dirigent la guerre en Syrie

       

      L’équipe du site

       

      Il a été beaucoup été question dans les médias de la présence d’officiers des services de renseignements ou de sécurité occidentaux en Syrie, pour assister les insurgés.
      Un officier militaire de l’opposition armée se trouvant provisoirement en France pour se faire soigner en parle sans gêne. Il a révélé pour le journaliste libanais Nidal Hémadé vivant en France que le plan d’attaque contre les aéroports syriens a commencé avec les Français et s’est poursuivi avec les Américains.

      À l’origine, l’idée est suggérée par les Français, rapporte sous couvert de l’anonymat cet officier qui a été blessé dans une des attaques contre un aéroport syrien qu’il évite d’identifier. Lorsqu’elle a rencontré certaines difficultés dans sa mise en exécution, les américains l’ont prise en charge, suggérant d’attaquer les bases de défense aérienne au motif qu’elles sont moins assiégés. Depuis, ils supervisent la bataille dans tous ses détails : « les Américains distribuaient les éléments chacun dans sa position, et nous donnaient les quantités d’armes et de munitions nécessaires pour chaque attaque », poursuit le milicien.

       

      Bataille de Damas : le lien avec Deraa

       

      Concernant la bataille de Damas, elle présente selon lui des risques majeurs pour l’opposition armée, vu que « son dos est à découvert » du côté de Deraa où stationne d’après ses estimations la moitié de l’armée syrienne régulière. Ce qui explique les raisons pour lesquelles le gouvernement reste attaché à cette région et refuse de laisser tomber aucun de ses barrages. Alors que dans le passé, l’armée y disposait d’une trentaine de barrages, aujourd’hui leur nombre s’élève à plus de 300. À chaque fois qu’un barrage faisait l’objet d’une attaque de la part des miliciens, les militaires gouvernementaux le reprennent avec persistance. « Tant que Deraa est entre les mains du régime, il n’y a aucun espoir pour la bataille de Damas », conclut l’officier.

       

      Les otages iraniens contre le 4 officiers turcs

      Otages iraniens de retour en IranConcernant de l’opération de libération des otages iraniens, l’officier de l’insurrection a confirmé les informations selon lesquelles elle s’est faite en échange de 4 officiers turcs qui avaient été arrêtés à Alep et reconduit à Damas. Pilote de l’air, ils avaient été détectés alors qu’ils tentaient à la tête d’une milice de s’infiltrer dans l’aéroport de Kwayrès. Sachant qu’Ankara avait alors nié catégoriquement leur arrestation.
      L’officier milicien signale qu’avant cette opération, deux autres l’ont précédée : la première à Deir Baaliya dans la ville de Homs, avant qu’elle ne soit sécurisée par l’armée gouvernementale et la deuxième a eu lieu à Darayya le 3 de ce mois-ci.

       

      Paris : capitale des salafistes et Frères Musulmans ?

       

      Selon le journaliste libanais, les capitales occidentales en général et Paris en particulier grouillent ces temps-ci de jeunes syriens qui se rencontrent dans les café et parle de la guerre en Syrie et de ses victimes, des pertes qu’ils ont subies et celles qu’ils ont infligé au pouvoir.
      Sans aucun ménagement, voir avec une certaine fierté, ils parlent du rôle américain et du parrainage de la France. « C’est étrange, la maternité politique est passée des Maronites au Liban aux courants salafistes et confréries des Frères Musulmans en Syrie », s’étonne Hémadé.
      Ce dernier rapporte aussi que ces Syriens se vantent aussi de l’aide qatarie qui leur est fournie, « un trésor qui nous est tombé du ciel », s’exclame l’un d’eux, et qu’ils ne voudraient en aucun cas perdre. En dépit des accusations qu’ils s’échangent sur celui qui a pris plus, ou sur la part qu’il a envoyé en Syrie ou celle qu’il s’est gardée pour lui.

       

       

      Source: Spécial notre site

      17-01-2013 - 12:11 Dernière mise à jour 17-01-2013 - 12:58

       

      http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=92271&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

      Publié dans Syrie

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