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ASSOCIATION FRANCE PALESTINE SOLIDARITE NORD - PAS DE CALAIS : JOURNEE INTERNATIONALE DE SOLIDARITE AVEC LA PALESTINE : 30 NOVEMBRE 2013

Publié le par Tourtaux

 Association France Palestine Solidarité Nord - Pas de Calais

 


Message « Palestine »
- 25 novembre 2013

 

 

 

 

Journée internationale de solidarité avec la Palestine : 30 novembre 2013

 

Rassemblement de Boycott-Désinvestissement-Sanctions contre Israël

 

à 14 h 30 devant Euralille à Lille, accueil dès 14 h 15

 

Premiers signataires : AFPS Nord-Pas de Calais, Communauté palestinienne du Nord, Front Uni des Banlieues et des Quartiers Populaires, Ligue des Droits de l’Homme, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les peuples, Union Française des Juifs pour la Paix, CSP 59, Collectif Afrique, Génération Palestine, Fédération des Tunisiens du Nord de la France, Association Marocaine des Droits Humains, Union Syndicale Solidaires, Parti Communiste Français, Coordination Communiste, Mouvement des Jeunes Communistes de France, Parti de Gauche, Les Alternatifs

 

Cet appel de l’AFPS Nord-Pas de Calais et de ses partenaires se place dans le cadre d’une mobilisation intense de soutien au peuple palestinien en ce mois de novembre 2013.

 

A commencer par les rencontres à la faculté de droit de Douai et en Mairie d’Auby d’où un message est parti en direction du Président Hollande avant son départ vers Israël, exigeant qu’il intervienne auprès de l’occupant afin que celui-ci mette un terme à la détention administrative et libère les prisonniers.

 

Au cours de la rencontre d’Auby l’engagement de l’AFPS Nord-Pas de Calais sur le Boycott/Désinvestissement/Sanctions contre Israël a été réaffirmé avec force, à la veille du voyage présidentiel, avec cette donnée fondamentale qu’il répond à l’appel de la société civile palestinienne en 2005 puis renouvelé régulièrement par la résistance.

 

Le 30 novembre est donc organisé devant Euralille un rassemblement BDS avec de multiples partenaires associatifs, syndicaux et politiques. Lors de son voyage en Israël marqué par une intensification des liens qui unissent la France à l’Etat d’apartheid, F. Hollande était accompagné de 40 chefs d’entreprises. C’est dire la nécessité d’être présent sur le volet désinvestissement du combat de soutien à la résistance palestinienne. Autre donnée à prendre en compte : la poursuite en France, par le pouvoir, de la criminalisation du boycott citoyen. La réponse de Madame Taubira, à l’un des parlementaires sollicités à ce sujet, publiée ici, est éclairante. Hors de question de tolérer la répression.

 

Quelle meilleure réplique que le rassemblement BDS devant Euralille, comme la participation à la marche contre le raciste et pour l’égalité, le 30 novembre. En ayant une pensée toute particulière pour Gaza. Gaza dont nous exigeons la levée du blocus.

 

AFPS Nord-Pas de Calais

 Lille le 25 novembre 2013

 

 

 

 

 

 

Douai-Auby : mobilisation pour les prisonniers et la Palestine

 

A la faculté de Droit de Douai, puis dans la salle du Conseil Municipal d’Auby, le vendredi 15 novembre, une mobilisation d’une grande intensité s’est tenue pour les prisonniers palestiniens et pour le soutien au peuple palestinien.

 

La rencontre à la faculté de droit de Douai avait pour thème la détention administrative des Palestiniens. Claude Léostic, Présidente de la Plate-forme des ONG françaises pour la Palestine, initiatrice d’une campagne nationale contre ce déni du droit a dénoncé la logique de répression coloniale à l’œuvre contre les prisonniers. C’est bien sa suppression, en conformité avec ce qu’exigent les conventions de Genève, qui est exigée. De même que l’est la libération de tous les prisonniers. C’est la course folle à l’emprisonnement qu’il est nécessaire d’arrêter : que l’on pense que 80% de la population masculine de Palestine a fait un séjour en prison ou est détenue. Durant la 1ère  semaine de novembre près de 100 Palestiniens ont été arrêtés.

 

La détention administrative  est contraire à la déclaration universelle des droits de l’Homme car il s’agit d’un emprisonnement sans preuves, ni  procès au seul bon vouloir de la puissance occupante fait valoir Roland Weyl, Vice-Président de l’Association des juristes démocrates. A la veille du voyage du Président de la République en Israël un message lui a été adressé afin qu’il porte l’exigence de libération des prisonniers. Celle de Marwan Barghouti est nécessaire. Un mouvement international vient de partir d’Afrique du Sud porté par un des camarades de lutte de Mandela dans les prisons de l’apartheid. A Auby il est filleul de la ville qui parraine des prisonniers.

 

Le message porté lors de ces deux rencontres porte aussi sur les actions de solidarité avec toute la Palestine et son peuple. Roland Weyl s’appuyant sur la charte des Nations Unies porte la notion de peuples souverains. Ce sont eux qui doivent se mettre en mouvement pour l’application des droits nationaux du peuple palestinien. Il attire l’attention sur les mobilisations populaires capables de porter ces droits. Amar, un des responsables de l’AFPS de Douai fait la proposition que les jumelages avec les villes palestiniennes s’élargissent dans l’arrondissement.

 

Ces actions de solidarité passent aussi, comme cela fut dit à Auby, par la participation aux actions de Boycott/Désinvestissement/Sanctions contre Israël suite à l’appel  de la société civile palestinienne en 2005. Il s’agit d’actions collectives menées notamment devant les grandes surfaces qui proposent des produits des colonies israéliennes. Les actions de désinvestissement sont à mener afin que les sociétés telles que Orange, Dexia ou Veolia cessent de participer à la colonisation de la Palestine. Les colonies sont illégales au regard du droit international. Il faut enfin que cessent les procès d’opinion contre les militants mettant en valeur et participant à ces actions citoyennes.

 

Cette solidarité manifestée, à Douai et Auby, avec le peuple palestinien est donc appelée à se poursuivre Un grand repas de solidarité se prépare pour le 14 décembre, en soirée à Douai, salle des Corons Verts.

 

AFPS Nord-Pas de Calais Douai/Lille le 19 novembre 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Jean-Jacques CANDELIER                                        

                   Député du Nord                                                                                           

             (16ème Circonscription)

    Vice-président de la Commission de la

 Défense Nationale et des Forces Armées

 

 

QUESTION ÉCRITE n° 33126 publiée au JO le 23-07-2013

 

M. Jean-Jacques Candelier interroge Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la nécessaire abrogation de circulaires prises sous la précédente législature. Une dépêche en date du 12 février 2010 a été adressée aux procureurs généraux près les cours d'appel. Des circulaires (CRIM-AP N° 09-9006-A4 et CRIM-AP N° 2012-0034-A4) invitent les procureurs à poursuivre les appels au boycott comme caractéristiques de délits de provocation publique à la discrimination à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur appartenance à une nation (article 24, alinéa 8, de la loi du 29 juillet 1881). Ces circulaires tendent à criminaliser et à réprimer les militants engagés pour une paix juste et durable au Proche-Orient et qui appellent à juste titre à boycotter les produits des colonies ou des produits israéliens pour amener les dirigeants israéliens à respecter le droit international. Il lui demande si elle compte abroger ces circulaires arbitraires attentatoires à la liberté.

 

REPONSE  publiée au JO le 19/11/2013

La législation française a évolué dans le sens d'une répression plus sévère des actes à caractère raciste, antisémite ou xénophobe. En outre, des circulaires et des dépêches sont régulièrement adressées aux procureurs généraux afin d'appeler leur attention sur la nécessité d'apporter à ces faits une réponse pénale ferme et rapide. Depuis le mois de mars 2009, plusieurs opérations appelant au boycott de produits israéliens ont été menées sur le territoire national. Ces faits sont susceptibles de caractériser le délit de provocation publique à la discrimination à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur appartenance à une nation, prévu et réprimé par l'article 24, alinéa 8, de la loi du 29 juillet 1881. Si cette qualification pénale n'interdit pas la libre critique de la politique d'un État ou l'expression publique d'un choix personnel, elle prohibe en revanche les messages et comportements appelant à la discrimination d'une ou plusieurs personnes uniquement au regard de leur nationalité, notamment, comme le prévoit l'article 225-2 du code pénal, lorsque la discrimination consiste à entraver l'exercice d'une activité économique. En conséquence, plusieurs enquêtes, notamment suite à des plaintes d'associations, ont été menées de ce chef. Au regard de la multiplicité des faits en divers points du territoire national, il est apparu nécessaire d'assurer de la part du ministère public une réponse cohérente. A cette fin, une dépêche en date du 12 février 2010 a été adressée aux procureurs généraux près les cours d'appel. Le 15 mai 2012, une seconde dépêche a été adressée aux parquets généraux afin de rappeler les difficultés procédurales liées à l'application de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse et, plus précisément s'agissant de la mise en oeuvre de son article 24 alinéa 8. Ces instructions, qui n'ont pas été rapportées, posent la question plus globale de la pénalisation des actions militantes qui peuvent par ailleurs constituer des infractions. Dans un idéal démocratique, il convient de concilier expression politique et respect des règles. C'est à ce même titre que sont poursuivis par exemple des faucheurs volontaires ou des militants qui pénètrent dans l'enceinte de sites nucléaires. Il appartient dès lors au procureur de la République en premier lieu, puis au juge en cas de poursuites, de réinscrire l'infraction dans son contexte particulier en prononçant la sanction la plus adaptée à la gravité des faits et à la personnalité du mis en cause, comme cela a été indiqué dans la circulaire de politique pénale générale du 19 septembre 2012 Enfin, l'attention des parquets généraux a de nouveau été appelée sur la nécessité d'une réponse pénale ferme et adaptée aux actes à caractère raciste, antisémite ou xénophobe par deux dépêches récentes des 30 mars et 27 juin 2012.

 

 

 

 

 

 

AGENDA  (http://www.nord-palestine.org/agenda.htm)

Lundi 25, mardi 26 et mercredi 27 novembre, au CREPS, 11 rue de l’Yser à Wattignies :

Congrès de la CGT Educ’Action 59 avec stand de l’AFPS 59/62

Du 25 novembre au 6 décembre, au Conservatoire (site Samain), 30 rue de la Cunette à Dunkerque :

Exposition "La musique arabe dans tous ses éclats"

Organisé par le Conservatoire de Dunkerque et l'association Dunkerque Gaza

Mardi 26 novembre à 19 h, salle 5, studio 43 au pôle Marine de Dunkerque :

Documentaires "Bil'in, un village au pied du mur" et "The Iron wall" suivis d’un débat

Organisé par l’Association Franco-Palestinienne Dunkerque Gaza,  le CDRDPP, le Groupe Non-Violent Louis Lecoin, le CCFD, la LDH, le MRAP et Artisans du Monde avec stand de l’AFPS 59/62

Du mardi 26 novembre au samedi 14 décembre, à la bibliothèque rue Benjamen Morel à Dunkerque :

Exposition "Survivre à Gaza et vivre à Jérusalem " de Pierre Volot

Jeudi 28 novembre, à 20h, salle des fêtes de l’Hôtel de Ville à Douai :

Conférence-Débat « Islam et islamisme, quelles différences ? avec Alain Gresh

Organisé par le Cercle de Réflexions Alternatives 59/62

Samedi 30 novembre, à 14h30, place des Buisses à Lille :

Rassemblement « Boycott-Désinvestissement-Sanctions »

Premiers signataires : AFPS Nord-Pas de Calais, Communauté palestinienne du Nord, Front Uni des Banlieues et des Quartiers Populaires, Ligue des Droits de l’Homme, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les peuples, Union Française des Juifs pour la Paix, CSP 59, Collectif Afrique, Génération Palestine, Fédération des Tunisiens du Nord de la France, Association Marocaine des Droits Humains, Union Syndicale Solidaires, Parti Communiste Français, Coordination Communiste, Mouvement des Jeunes Communistes de France, Parti de Gauche, Les Alternatifs

Samedi 30 novembre :

Marche pour l'égalité et contre le racisme

Samedi 14 décembre salle des Corons Verts à Douai :

Grande soirée de solidarité avec le peuple palestinien

en liaison avec ACLIA en vue de recueillir des fonds pour le secours médical aux Palestiniens

 

 

Venez renforcer l’AFPS Nord-Pas de Calais :

 

Bulletin d’adhésion pour l’année 2013 à imprimer :

http://www.nord-palestine.org/COTISATION2013.pdf

 

 

Publié dans Palestine

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PROPAGANDE, HAINE ET MEURTRE. DOCUMENTAIRE SUR LA VIOLENCE D'EXTREME DROITE (VIDEO)

Publié le par Tourtaux

 

DOCUMENTAIRE SUR LA VIOLENCE D'EXTREME DROITE (VIDEO)

 

 http://www.youtube.com/watch?v=6b0Y4upfg7I

 

Source : Grand fred

Publié dans Fascisme

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LILLE: SUITE A UNE HONTEUSE EXPULSION 120 ROMS DONT 50 ENFANTS ET NOURRISSONS SONT ACCUEILLIS A LA BOURSE DU TRAVAIL. LES RENIEMENTS CA SUFFIT! LES ELUS, LE GOUVERNEMENT, DOIVENT AGIR SANS DELAI!

Publié le par Tourtaux

Les reniements ça suffit ! Les élus, le Gouvernement, doivent agir sans délai !

Solidarité roms – Bourse du travail de Lille-Fives

 

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Les reniements ça suffit !

Les élus, le Gouvernement, doivent agir sans délai !


Depuis le 28 octobre, 120 Roms dont cinquante enfants et nourrissons sont accueillis à la Bourse du travail de Lille, dans les conditions les plus précaires et insupportables, suite à une honteuse expulsion sans solution de logement, du parking P4 de l’université de Villeneuve d’Ascq.

 

Nous le disons clairement les droits fondamentaux : droit à la dignité humaine, droits de l’enfant, interdiction des discriminations, droit à la santé et à l’éducation, etc.. inclus dans les traités internationaux, directives européennes, préambule de la constitution de 1946 devenue le préambule de la constitution de 1958, le code de l’action sociale et des familles, ont été violés.

 

La circulaire interministérielle du 26 août 2012, indique que les évacuations ne sauraient avoir lieu sans recherche préalable de solutions d’hébergement, sans concertation avec les associations, ni établissement d’un diagnostic social et sanitaire de la situation individuelle des personnes concernées. Rien de tout cela n’a été fait.

 

Les populations ROMS sont les otages d’une politique répressive et discriminatoire qui leur dénie les droits des citoyens européens. Nous ne pouvons qu’être révoltés devant l’«inhumanité d’État» froidement programmée et politiquement assumée. Nous ne pouvons tolérer  cet épisode de plus parmi les dizaines d’évacuations répétées réalisées ces derniers mois, qui enfoncent à chaque fois dans plus de pauvreté, plus de précarité, plus de misère ces migrants européens comme tant d’autres migrants.

 

Les syndicats de la Bourse du Travail sont les otages du pouvoir politique et des élus locaux qui jusqu’à ce jour refusent de proposer une issue et recherchent la paralysie de l’action syndicale. Nous nous insurgeons contre l’immobilisme des élus et du gouvernement et exigeons une solution immédiate humaine et digne.

 

Cela passe par le règlement immédiat de la crise humanitaire qui se noue à la bourse du travail de Lille par une proposition alternative mise en œuvre par les pouvoir publics.

 

Au-delà cela nécessite un moratoire de toutes les expulsions et une conférence permanente incluant les pouvoirs publics et l’ensemble des organisations et associations qui agissent quotidiennement avec et pour la sauvegarde de la dignité, l’insertion des ROMS, l’éducation de leurs enfants, la préservation de leur santé.

 

C’est à la misère croissante, à la pauvreté de masse, à une austérité sans rivage, qu’il faut s’attaquer. Ce sont les droits sociaux de tous les humains quelle que soit leur origine, leur dignité, qu’il faut respecter.

 

Céder devant ces principes c’est donner le feu vert à la xénophobie, au racisme et à une extrême droite qui a déjà réussi à banaliser l’inconcevable.

 

Lille le 9 novembre 2013


à l’initiative de : UD CGT 59 – FSU 59/62 – SOLIDAIRES 59/62

Pétition à l’initiative de Vincent Delbar (UD CGT 59), Didier Costenoble (FSU 59/62)
et Vladimir Nieddu (SOLIDAIRES 59/62)

Ont notamment signé :

Élus Nord-Pas-de-Calais : Marie-Pierre Bresson (adjointe au maire de Lille EELV), Eric Corbeaux (élu régional PCF), Michel Dondeyne (adjoint au maire PCF Hellemmes), Jean Jacques Deluchey (parti de gauche 93), Laurent Matejko (conseiller régional PG/FDG), Pierre Yves Pira (conseiller municipal Lambersart), Dominique Plancke (conseiller régional),  Francis Provost (conseiller municipal Wasquehal), Taquet-Leroy Nicole (conseillère régionale), Philippe Tostain (Conseiller municipal EELV de Lille), Pierre Vanbeughen (Adjoint au maire, Anstaing), Hugo Vandamme (élu municipal de Lille PCF)…

Europe :  Ladislav Balaz (EUROPE ROMA INTERNATIONAL), Donatella Biancardi (syndicaliste USB – ITALIE), Chiara Bodini (People’s Health Movement – EUROPE), Andrew Burgin (Left Unity – GRANDE BRETAGNE), Roberto Firenze / Angelo Pedrini / Michele Salvi (syndicalistes du SI.Al – Cobas de Milan – ITALIE), Dan Gallin (Global Labour Institute, SUISSE), Lindsey German (Stop the War Coalition – GRANDE BRETAGNE), Ken Loach (réalisateur – GRANDE BRETAGNE), Paolo Gilardi (Bureau national syndicat des services publics – SUISSE), Yves Hellendorf (CNE-CSC – BELGIQUE), Fred Leplat (Coalition of Resistance – GRANDE BRETAGNE), Piero Maestri (Communia Network, Milan – ITALIE), Luigi Malabarba (Collectivo Ri-Maflow Milano ITALIE),  Jan Malewski (journaliste polonais), Daniel Piron (Secrétaire régional à la FGTB Charleroi Sud/Hainaut – BELGIQUE), Grattan PUXON (8 APRIL MOVEMENT, Grande Bretagne), Roman Kris (Gipsy Council UK),Yannis Youlountas (écrivain et réalisateur – GRECE)…

France : Gérard Aschieri (ancien secrétaire général FSU), Olivier Besancenot (Porte Parole du NPA), Jean-Jacques Boislaroussie (Porte-parole Les Alternatifs), Eric Coquerel (responsable national du PG), Compagnie “Jolie Môme” (troupe de théâtre), Pierre Cour Salies (FASE), Philippe Damoiseau (secrétaire de la fédération SUD Collectivités territoriales), Samuel Delépine (SG SNUAS/FP FSU), Didier Epstein Eric Fassin (Sociologue Université Paris 8), Gaby Jiménez (artiste roms), Jean Gadrey (membre du conseil scientifique d’ATTAC), Jacques Gaillot (Évêque de Partenia), Tony Gatlif (Réalisateur), Bernadette Groison (secrétaire Générale FSU),  Françoise Harl  (co-secrétaire fédérale SUD éducation), HK saltimbank, Jean-Claude Lefort (député honoraire du PCF), Myriam Martin (porte parole Gauche Anticapitaliste/Front de Gauche), Sébastien Peigney (secrétariat national Union Syndicale Solidaires), Gilles Perret (réalisateur),  Christine Poupin (Porte Parole du NPA), Mélanie Hoyaux (Secrétaire fédérale de la Fédération Solidaires Etudiant-e-s), Jean Vignes (secrétaire fédéral adjoint SUD Santé Sociaux), Auréle Windels  (Journaliste)…

Associations, syndicats, partis 59/62 : Les Alternatifs Lille, ARDLFM, AFPS 59/62, ATTAC LILLE, Mouvement ATD Quart-Monde Nord-Pas de Calais, ATTAC  Roubaix – Tourcoing, ATTAC Villeneuve d’Ascq, Cercle ouvrier du bassin Minier Ouest, Coordination contre le racisme et l’Homophobie,  UD CGT du Nord, syndicats CGT Bassin Minier Ouest pas-de-calais, CGT Educ’action 59/62, CGT Educ’action Nord, CGT Educ’action 62, UL CGT Commines, UL CGT Seclin et environs, UL CGT Tourcoing, CGT Decathlon Houplines, CNT 59/62,  Europe Ecologie Les Verts Nord – Pas-de-Calais, FUIQP 59/62,  FSU 59/62, association franco-chilienne CORDILLERA, Fédération Anarchiste Lille, Association Front Solidaire, Génération Palestine Lille, Groupe Non-Violent Louis  Lecoin (Dunkerque), Jeunes Écologistes de Lille et du bassin minier, LDH 59 /62, MJCF59, MRAP Nord Pas de Calais, NPA Nord Pas de Calais, Réseau Jeunes du PG 59/62 , RESF Arras/Lens,  SNUASFP-FSU Nord – Pas de Calais, SOLIDAIRES 59/62, SUD éducation Nord/Pas-de-Calais, SUD Etudiant Lille, SUD personnel du Département du Nord, SUD santé sociaux 59…

Signataires 59/62 : René Andersen, Serge Bauduin (CGT Wacrenier), Delphine Beauvois (PG), Michèle Boel, Karine Boulonne (secrétaire académique SNES/FSU), Marc Boulogne secrétaire (SNEP/FSU 59/62), Ludovic Caremel (SNUIPP/FSU 59), Albert Caumant (UL CGT Armentières), Jean François Caremel (Secrétaire SNES FSU 62), Ludovic Caresmel (SNUIPP/FSU 59), Gérard Chaouat (BN SNCS-FSU), Abdelkader Chigri, Mickaël Colin (secrétaire académique adjoint SNES/FSU), Didier Costenoble (SG FSU 59/62), Brigitte Creteur (SR CGT educ’action 59/62), Roger Cyburski, Hervé Dancoisne, Dominique Dauchot (secrétaire SNUIPP/FSU 62), Didier Dehaeze, Vincent Delbar (SG UD CGT Nord), Philippe Deltombe (DAL 59/62), Joseph Demeulemester (PCF Lille), Eric Dubois, Jocelyne Dubois (PG 59), Xavier Dubois (secrétaire section PCF Maubeuge), Francis Dumortier (Mouvement de la Paix Roubaix), Philippe Enclos (secrétaire national SNESUP FSU), Guy Fournier (Pt LDH 59), Gregory Glorian (SG UD CGT du Pas de Calais), Marc Gronow, Valérie Grundt, Patrick Hellwich (CARSAT Villeneuve d’Ascq), Nathalie Gauthier (SR SNASFP/FSU 59/62),  ML Garrigade (PG), Yves Marie Jade (secrétaire SNUIPP/FSU 59), Serge Juncker (CGT Sotira), Serge Lemaitre (CGT Castorama), Jean François Larosière (Pt Immigration et droit des Migrants), Frederic Lemeur, Philippe Lestang (Secrétaire départemental SNES/FSU 59), Bernard Mairiaux, Annie MASSE (SG SUD Santé Sociaux Nord), Samuel Meegens (SG UL CGT Tourcoing), Frédéric Lheureux (SR SNETAP/FSU 59/62), Sylviane Mahieu (retraitée EDF/GDF), Christine Mathieu (Pt Collectif ROM citoyen et solidaire Tourcoing Vallée de la Lys), Régis Martinache (SNETAP/FSU 59/62), Laurent MAS (UD CGT), Yann Merlevede (gauche anticapitaliste/FDG), Vladimir Nieddu (Solidaires 59/62), Pierre Outteeryck (Pt association Paul Eluard), Marie Françoise Penet, Catherine Piecuch (secrétaire régionale FSU 59/62), Julien Poix (Co-secrétaire PG/FDG 59), Thierry Quetu (Secrétaire adjoint SNES-FSU 59/62), William Roger, David Rotolo, Alain Trédez  (vice président de la Maison Régionale de l’Environnement et des Solidarités), Olivier Téneul (UIL solidaires Lille et environs), Karine Vanwienendaele (Secrétaire adj SNES/FSU 59/62), Charline Verdière (élue CGT AFGA pont à Marcq), Jean Paul Verdière (Secrétaire UL CGT Seclin), Nathaniel Verdière (UL CGT de Seclin), Georges Voix (LDH 59)…

adresse du site :  http://www.solidariteromsfives.org/

l'adresse du lien de pétition : http://www.solidariteromsfives.org/


Manifestons ce 30 novembre 2013 contre le racisme et pour l'égalité des droits

à Lille 14h Place de la République M° République

et dans toute la France

http://blogs.mediapart.fr/blog/vladimir-nieddu/231113/les-reniements-ca-suffit-les-elus-le-gouvernement-doivent-agir-sans-delai

Publié dans Lutte des classes

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APRES L'ECHEC CONTRE LA REFORME DES RETRAITES, LA CGT PROPOSE L'UNITE AVEC LA COLLABO CFDT ? C'EST DU FOUTAGE DE GUEULE !!

Publié le par Tourtaux

Dimanche 24 novembre 2013


Après l'échec contre la réforme des retraites, la CGT propose l'unité avec la CFDT ?

 

Retraite-ou-mourir.jpgNos lecteurs l’avaient remarqué, ils n’ont pas bronché : nous sommes restés silencieux sur les derniers épisodes de la nouvelle réforme des retraites. Nous sommes un peu intervenus sur la question de la pénibilité (« La pénibilité et le rapport Moreau », « la pénibilité et la retraite des morts »), car c’est le cœur de l’exploitation qui est là en jeu. Chacun(e) aura noté que la question a été complètement laissée de côté cette fois-ci (carrément plus personne n’en parle), validant ainsi les propositions du rapport Moreau et du misérable Compte Epargne Pénibilité qui permettra de gagner en fin de carrière quelques mois de formation pour tenir le coup jusqu’à l’âge légal…L'ouvrier ne vaut pas grand'chose quand il n'est qu'une force de travail au service du capital...

 

Mais nous ne sommes  pas revenus sur les mobilisations des 10 septembre, du 10 octobre devant le Ministère du Travail et du 15 octobre devant l’Assemblée Nationale, du 30 octobre devant le Sénat comme sur le futur rassemblement de mardi prochain 26 à nouveau devant l’Assemblée Nationale à la veille du vote final…
Dès le soir du 10 septembre, on a compris que c’était plié : mobilisation honorable certes, mais réduite aux réseaux militants à peine élargis. Et pas de pêche, pas d’ambiance, pas de tonalité positive et encourageante pour continuer, pas d’offensive des directions à tous les niveaux.

 

Nous allons en surprendre quelques-uns : on aurait tort d’en faire procès à la Confédération.
Nous avons vu des appels radicaux à la mobilisation, des déclarations vengeresses sur l’absence de détermination et de mobilisation confédérale, voire même des appels autonomes (d’ailleurs toujours à l’Assemblée, toujours soi-disant pour « déboucher l’oreille gauche des députés »). Appels courageux mais restés sans suite, et ce n’est pas un reproche : c’est le reflet de la faiblesse de la mobilisation de masse actuelle dans le pays.

Pourtant la colère est là, partout. Les plans sociaux se multiplient, les travailleurs en colère se mobilisent, en Bretagne certes, mais partout, pour l’emploi, mais au cas par cas. L’exaspération monte, la colère est présente, mais pas la révolte générale, la coordination des luttes, même pas un mouvement d’ensemble sur les retraites, même pas la reproduction du mouvement de 2010.

 

Que se passe-t-il ? C’est là qu’il faut discuter.

Multiplier les appels vengeurs, les appels au blocage de la production, à la coordination des luttes, au Tous ensemble, aujourd’hui, ça ne marche pas. Pourquoi ?
Nous le disions dès le mois de juillet (« Retraites : il faut préparer une rentrée de lutte, mais ça va être compliqué ») :
« La situation, c'est la même qu'en 2010, à deux [très gros] détails près :
•    On a perdu la première bataille, justement il y a trois ans, le bilan n'est pas tiré, et cela va lourdement peser dans la mobilisation.
•    On a un gouvernement "de gauche", et on peut être absolument certains qu'à la différence de 2010 où beaucoup voulaient la peau de Sarko, nombre de syndicats et de syndicalistes ne voudront pas mettre Hollande en danger - y compris dans nos rangs, même s'ils se font discrets. »

 

Le fond de la critique à tous les syndicats, et au premier chef à notre Confédération, c’est la relation au gouvernement et au capitalisme.
Tous les syndicats (et au premier chef la CGT) partagent l’idée que la perspective c’est de proposer d’autres solutions. De faire payer les riches. D’avoir un meilleur partage des richesses. De taxer le coût du capital plutôt que le travail. De taxer le capital financier. Les paradis fiscaux. Bref, ils partagent tous (et au premier chef la CGT) l’idée que la société est « mal gérée », sous l’influence de patrons et banquiers qui en veulent toujours plus, et qu’il faut un peu corriger cela en rééquilibrant les influences, « en débouchant l’oreille gauche des députés et du gouvernement », pour que « le MEDEF ne fasse pas la loi ». Tous (et au premier chef la CGT), ils partagent l’idée qu’on peut arriver, certes avec quelques contraintes minimes sur les banques et les patrons, à un capitalisme à visage humain et durable.
Alors, on multiplie les propositions pour une « bonne réforme des retraites », sur le financement avant tout, sur des actions dirigées avant tout vers les députés « de gauche », à l’Assemblée ou au Sénat, pour qu’ils votent une « bonne loi »…

 

Le problème, c’est que plus personne n’y croit à cette réforme du capitalisme. Ca ne marche plus.
On s’est battu en 2007 (« le conflit sur les régimes spéciaux »), en 2010 (« le conflit contre la réforme Sarkozy ») avec l’idée que si on avait perdu, on avait au moins contribué à faire tomber Sarko, et que donc ça irait mieux. Et voilà Hollande qui remet le couvert, la même réforme, une nouvelle couche.
D’où une double réaction selon les secteurs :

  • On n’y croit plus, c’est le capitalisme qu’il faut foutre en l’air, mais comment ? Colère, révolte mais impuissance et interrogations.
  • Pour d’autres, c’est résignation et fatalisme, on ne peut pas faire autrement, regardez, de toutes les façons ça doit être comme ça, puisque droite et gauche proposent au final la même chose.

 

Les efforts de la FNIC

 

On peut citer les efforts méritoires de la Chimie (FNIC), qui interpellait dès le mois de juin la confédération, critiquée pour « ne pas réunir les conditions de la mobilisation » (voir ci-dessous), et qui organise un rassemblement des luttes ce 28 novembre à Bercy.


La FNIC est certes sur une position plus combattive et plus radicale (on l’a vu dans le mouvement de 2010), mais on y partage la même conception d’une réforme possible de la société actuelle…


FNIC-Confede.jpg

Voilà la base de l’échec du mouvement de 2013.

 

Ce n’est pas le manque d’appel ou de détermination. C’est juste que le réformisme fait faillite.
Et la critique de la Confédération, c’est là qu’elle doit porter : sur cette illusion impossible qui au final ne fait que démobiliser, nous avons le bilan sous nos yeux.
En ce sens, tous ceux qui s’égosillent à des appels à la lutte, la lutte, qui critiquent la direction confédérale seulement pour ses atermoiements et sa faiblesse sont à côté de la plaque.

 

La critique, aujourd’hui, elle doit porter sur le projet, sur la rupture avec le capitalisme, sur la défense intransigeante des intérêts ouvriers sans souci de la bonne marche du capital, sur l’organisation du camp ouvrier en ce sens.
Elle doit se traduire par des revendications et mots d’ordre, clairs, unificateurs, où chacun(e) puisse s’y retrouver, comme :

La retraite à 55 ans, 50 ans pour les travaux pénibles, sans conditions de trimestres
Une pension comprise à 1700 € minimum, plafonnée à 3500 €
Le combat contre toutes les formes de pénibilité et de souffrances au travail qui ne nous mènent qu’à la retraite des morts (voir la section de ce blog « pénibilité et souffrance au travail »).

 

Berger-Lepaon-20131123.jpgAu lieu de cela, que nous proposent les syndicats (et au premier chef la CGT) ? Non seulement ils ont abandonné le combat sur la retraite, mais ils ne cessent de rabaisser leurs exigences.

Voilà maintenant Thierry Lepaon (CGT) et Laurent Berger (CFDT) qui en appellent au front commun syndical « compte tenu de la gravité de la situation »… On croit rêver ! Le front commun avec un syndicat qui a validé l’ANI et la réforme des retraites actuelles ?

On comprend mieux où mène le réformisme et l’abandon de la lutte anticapitaliste : toujours plus de reculades, toujours plus de compréhension avec le gouvernement, toujours plus d’acceptation des règles du jeu de la crise capitaliste, toujours moins de luttes et de radicalité.

 

Ce n’est pas de ce syndicalisme dont nous avons besoin, ça c’est clair !

 

http://ouvalacgt.over-blog.com/article-apres-l-echec-contre-la-reforme-des-retraites-la-cgt-propose-l-unite-avec-la-cfdt-121266302.html

Publié dans Lutte des classes

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LE COLLECTIF MANOUCHIAN : REPRENONS LA MARCHE POUR L'EGALITE ENCLENCHEE EN 1983

Publié le par Tourtaux

Reprenons la marche pour l'égalité enclenchée en 1983

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FRONT UNI DES IMMIGRATIONS ET DES QUARTIERS POPULAIRES ET DEVOIRS D'INSOLENCE
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Reprenons la marche enclenchée en 1983
LA SEMAINE DE L’ÉGALITÉ ET CONTRE LE RACISME du lundi 25 novembre au samedi 30 novembre 2013
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fuiqp59-62@riseup.net
https://www.facebook.com/reprenonslamarche
http://www.lesfiguresdeladomination.org/index.php?id=1219
http://www.canalfm.fr/index.asp?id=622

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Tous les jours référendum populaire pour le droit de vote des étrangers !
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si les liens ci-dessous n'apparaissent pas dans votre mail voir http://www.lesfiguresdeladomination.org/index.php?id=1219

1.Le programme de la semaine disponible ICI.
2.Programme détaillé de la semaine disponible ICI 3.L’affiche de la semaine disponible ICI.
4.L’affiche du Rassemblement en soutien aux femmes voilées victimes d’agressions islamophobes et pour un féminisme anti-islamophobe du 28 novembre 2013 ICI 5.L’affiche de la Marche des dominé-es pour l’égalité du 30 novembre 2013 ICI 6.Tract pour la Marche des dominé-es pour l’égalité et les signataires ICI 7.Lettre aux orga pour la Marche ICI 8.Affiche pour un référendum populaire pour le droit de vote des étrangers ICI

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Il y a 30 ans déjà, LA MARCHE POUR L’ÉGALITE ET CONTRE LE RACISME parcourait notre pays pour s'opposer au racisme et aux discriminations, dénoncer les crimes racistes et les politiques sécuritaires, et exiger l’égalité des droits pour tous les habitants de France.

Le petit nombre de marcheurs partis le 15 octobre de la banlieue lyonnaise dans l'anonymat l'isolement le plus complet se transforma progressivement en une marée humaine porteuse d’espoirs pour les habitants des quartiers populaires. Répondant à leurs appels, plus de 100 000 personnes convergèrent ainsi vers Paris le 3 décembre 1983 pour crier leurs exigences d'égalités. Dans notre région l'accueil des marcheurs fut l’occasion de soutiens massifs, de débats et d'initiatives multiples.

Trente ans après, force est de constater que l'espoir de ces dizaines de milliers de marcheurs de 1983 ne s'est jamais concrétisé. Les contrôles au faciès sont toujours d'actualité, les familles continuent d'être endeuillées par des crimes racistes, conséquences directes des politiques sécuritaires, exclusivement réservées aux quartiers populaires. Le racisme institué en système est devenu une « arme de destruction massive » des quartiers défavorisés en particulier, et de la France en général. Les résidents étrangers sont encore exclus du droit de vote, les conditions des sans-papiers (traités comme de la « chair à patron ») se sont détériorées gravement, et les actes islamophobes se banalisent et se multiplient, etc.

Du reniement à l’instrumentalisation, de la stigmatisation a la démagogie, les gouvernements socialistes ou de droite qui se sont succédés depuis 1983, construisent les « étrangers », leurs enfants « français » et plus largement tous les habitants des quartiers populaires, comme « une population dangereuse » à l'origine de tous les maux de la société. Ils ont tous contribué successivement à la construction d'un bouc émissaire, d’un « ennemi de l'intérieur » à surveiller et à contrôler.
Commémorer la marche pour l’égalité et contre le racisme, c'est en tirer les leçons et poursuivre le combat. Reprenons la marche enclenchée en 1983, en participant à la Semaine pour l’Egalité et contre le racisme.

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PROGRAMME DETAILLE
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LUNDI 25 NOVEMBRE
CINÉMA L’UNIVERS  16 Rue Danton LILLE M° Porte de Valencienne  - 20 H 30 ans de marche pour l’égalité
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Il y a 30 ans déjà la marche pour l’égalité et contre le racisme parcourait notre pays pour s’opposer au racisme et aux discriminations, dénoncer les crimes racistes et les politiques sécuritaires, et exiger l’égalité des droits pour tous les habitants de France. Les raisons et colères qui nous ont poussés à marcher hier sont encore présentes aujourd’hui : les quartiers populaires s’enfoncent dans la paupérisation et la précarisation, les discriminations se sont étendues à tous les domaines, le contrôle au faciès et la chasse aux sans-papiers continuent, les résidents étrangers n’ont toujours pas le droit de vote, etc. Trente ans après la marche, nous débattrons du bilan de ces trois décennies de luttes.

Film:« Les marches de la liberté » de Rokhaya Diallo (2013). « Dix Américains partent à la découverte de la France afin de se faire leur propre idée du pays des Droits de l’Homme, de l’Elysée à « la banlieue ».
Comment perçoivent-ils les différends qui animent la France ? Leurs rencontres avec de jeunes Français, les visites des institutions ainsi que les entretiens menés des deux côtés de l’Atlantique, nous feront observer la situation de la France à travers le regard américain ».

Débat : en présence de Rokhaya Diallo,  des animatrices du collectif parisien d’accueil de la marche de 1983 : Salikha Amara, Kaïssa Titous, Alima Boumediene.

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MARDI 26 NOVEMBRE
CINÉMA L’UNIVERS  16 Rue Danton LILLE M° Porte de Valencienne - 20H Les crimes racistes et sécuritaires
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La raison première de la marche pour l’égalité et contre le racisme de
1983 est la multiplication des crimes racistes et sécuritaires et leur impunité. Au cours des trois dernières décennies, de nombreuses luttes pour exiger une véritable justice ont eu lieu. Elles interpellent l’opinion publique, appellent à des mobilisations et investissent le champ juridique. Plus largement le rapport à la police dans les quartiers populaires se caractérise par un contrôle au faciès aussi inefficace qu’humiliant. Sur cet aspect également des revendications existent et des mobilisations sont à construire. Trente ans après la marche, nous débattrons de l’organisation nécessaire contre les crimes racistes et les politiques sécuritaires.

Film:« MIB-Mouvement de l’Immigration et des Banlieues : Chronique
2001-2002 », Reynald Bertrand (2002). Le film « présente des luttes autonomes qui se sont déroulées dans des quartiers populaires en réaction aux dispositifs discriminatoires tels que la double-peine ou suite à des violences et crimes policiers. Ces luttes, dont le devenir est incertain face à la raison d’état, interrogent la gestion sécuritaire des populations issues de l’immigration et sont l’expression d’un combat pour la dignité et l’égalité. Ce film retrace l’histoire d’un mouvement pris en main par les principaux concernés en quête d’une expression politique directe ».

Débat:en présence de représentants de familles de victimes et de comité de lutte contre les violences policières (Paris, Clermont-Ferrand, Lille).

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MERCREDI 27 NOVEMBRE
MAISON DE QUARTIER VAUBAN 77 Rue Roland LILLE M°  Port de Lille - 20 H De la lutte des OS immigrés à celle des sans-papiers
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La marche pour l’égalité de 1983 a été précédée de nombreux combats qui l’ont préparée. Elle ne peut pas se réduire à une simple réaction à un contexte raciste qui s’aggrave. Elle plonge au contraire ses racines dans les luttes pour la dignité qu’ont menées les Ouvriers Spécialisés immigrés dans la décennie 70 pour être reconnus comme travailleurs à part entière et en conséquence pour disposer des mêmes droits que les autres salariés.
Les sans-papiers aujourd’hui ne sont que la figure contemporaine de cette très ancienne lutte pour l’égalité et la dignité. Des OS des années 70 aux sans-papiers d’aujourd’hui en passant par les marcheurs de 1983 c’est la même égalité qui sert de boussole.

Film : « La grève des ouvriers de Margoline », Collectif Cinélutte (1973).
« La première grève victorieuse en France des sans-papiers de l’entreprise Margoline de Nanterre et Gennevilliers en Mai 1973 pour leur régularisation et la reconnaissance de leurs droits de salariés. Un des premiers à se pencher sur la condition des travailleurs immigrés sans papiers en France, et à leur donner la parole. Face à la caméra, en français ou en arabe, les ouvriers dénoncent une situation devenue absurde. Et ce notamment depuis la circulaire Marcellin - Fontanet de 1972 qui subordonne l'entrée sur le territoire français à celle d'un contrat de travail, et interdit les régularisations de sans papiers ».

Débat en présence de militants immigrés ouvriers de la décennie 70 : Nacer El Idriss (Bureau national de l’Association des Travailleurs Maghrébins de France), Driss Nabi (Associations des Travailleurs Arabes du Mans et de la Sarthe), Saïd Khemisti (ancien militant du Mouvement des Travailleurs Arabes), Djili-Sy (Union des Travailleurs Sénégalais en France), Hamid Oukattou et Josette Breton (Association des mineurs et anciens mineurs marocains du Nord-pas-de-Calais), et le Comité des Sans Papiers 59.

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JEUDI 28 NOVEMBRE
PLACE DE LA RÉPUBLIQUE– M°Répu. LILLE - 18h Rassemblement en soutien aux femmes voilées victimes d’agressions islamophobes
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Avec la Rromophobie, l’islamophobie est un des visages du racisme contemporain. A la différence du racisme biologiste cependant, l’islamophobie tente de se justifier par des arguments et motivations « progressistes ». La construction des femmes portant un foulard comme danger pour la république et la laïcité a eu comme résultat la multiplication des agressions et violences contre ces femmes. En Suède, une campagne consistant à se photographier symboliquement avec le foulard a été lancée en réponse à l’agression d’une femme portant le foulard. En une seule journée, 4000 personnes ont, de cette manière, démasqué l’islamophobie. Rassemblons-nous symboliquement voilées (foulard, keffieh, fichu, ou de tout autre bout de tissu) contre l’islamophobie avant de débattre des luttes à mener pour que le féminisme ne soit pas instrumentalisé à des fins islamophobes.

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JEUDI 28 NOVEMBRE :
MAISON DE QUARTIER VAUBAN 77 Rue Roland LILLE M°  Port de Lille - 20 H Pas en notre nom, refusons l’instrumentalisation du féminisme, pour un féminisme anti-islamophobe
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Film : « Un racisme à peine voilé », de Jérôme Host (2004). « Octobre 2003, Alma et Lila Levy sont exclues du Lycée Henri Wallon d'Aubervilliers pour le seul motif qu'elles portent un foulard. S'en est suivi un débat politique et médiatique assourdissant, justifiant dans la plupart des cas l'exclusion des jeunes filles qui portent le foulard à l'école. Février 2004, une loi finit par être votée par l'assemblée nationale, à la demande de Chirac... "Un racisme à peine voilé" revient sur cette polémique depuis l'affaire de Creil en 1989 […] et tente de "dévoiler" ce qui se cache réellement derrière la volonté d'exclure ces jeunes filles. Nous leur avons donné la parole. Ainsi qu'à d'autres [professeurs, militant(e)s associatifs(-ves), féministes, chercheurs(-euses)] regroupé(e)s autour du collectif  "Une école pour tous-tes", qui lutte pour l'abrogation de cette loi qu'ils et elles jugent sexiste et raciste »

Débat en présence de Sylvie Tissot (sociologue et féministe), Ismahane Chouder (Collectif féministe pour l’égalité), Lela Bencherif (élue, militante associative), Zakia Méziani (Association pour la Reconnaissance des Droits et Liberté aux Femmes Musulmanes, ARDLFM), Marine Bachelot (Militante féministe, Collectif du 29/question d’égalité).

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VENDREDI 29 NOVEMBRE
LA CONDITION PUBLIQUE -14 Place Faidherbe  M° Euroteleport ROUBAIX – 20H Femmes de milieux populaires en lutte contre les discriminations
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Théâtre : « Et puis, nous passion le pantalon français » « La Double Absence » d’Abdelmalek Sayad, sociologue de l’émigration-immigration,  lu et mis en scène par le collectif « Quelques Unes d’entre nous » de Blancs Mesnil.

21 H 30 : rencontre débat Présentation du livre «Femmes des quartiers populaires : en résistance contre les discriminations» écrit par le collectif « Quelques Unes d’entre nous», Zouïna Meddour et Saïd Bouamama.
« On entend rarement la parole des habitants des quartiers populaires à la première personne, et encore moins celle des femmes alors que nous y jouons pourtant un rôle central et sommes souvent très impliquées dans l’espace public contrairement aux représentations qui voudraient nous confinent au cadre du foyer familial. Notre apport, nos compétences et notre résistance sont trop souvent occultés, de telle sorte que se développe cette fausse image de nous : des êtres faibles, victimes soumises, de niveau scolaire peu élevé et en marge de la société… Pourtant, nous, femmes issues des milieux populaires, la plupart d’origine étrangère, nous luttons au jour le jour, au sein de nos familles ou de nos quartiers et sommes actives et engagées dans notre société. »

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SAMEDI 30 NOVEMBRE :
PLACE DE LA RÉPUBLIQUE– M°Répu. LILLE - 14h Marche des dominé-es pour l’Egalite  LILLE > ROUBAIX
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En prenant appui sur l’anniversaire des marches pour l’égalité et contre le racisme de 83-84-85, le Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires appelle à une « Marche des dominé-es pour l’égalité ». Soyons visible quelques soient nos luttes : anti-racisme, anti-islamophobie, anti-négrophobie, anti-rromophobie, anti-colonialisme, anti-impérialisme, anti-sionisme, anti-capitalisme, anti-pauvreté, anti-précarité, anti-sexisme, anti-patriarcat, anti-homo/lesbo/trans/phobie,  retrouvons nous dans un grand cortège unitaire (mais pas unique!) contre les dominations.

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SAMEDI 30 NOVEMBRE :
  LA CONDITION PUBLIQUE -14 Place Faidherbe  M° Euroteleport ROUBAIX – 19 H 30 ans déjà ! Quelles avancées ? Quelles leçons tirer des expériences de luttes passées ?
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19h  Accueil de la manif « la marche des dominé-es pour l’égalité» à  la Condition Publique

20h – Film : « Douce France, la saga du mouvement « beur », de Mogniss Abdallah et Ken Fero (1992).

« Les quartiers populaires, cités et banlieues, ont une histoire. Ce film réalisé à partir des images d'archives de l'agence IM'média, raconte […] des rodéos des Minguettes à la Marche pour l'Egalité de 1983. Des affrontements raciaux dans l'usine Talbot-Poissy en grève à la lutte contre la double peine et aux révoltes de Vaulx-en-Velin et de Mantes-la-Jolie contre les violences policières avec mort d’hommes […].
Des mouvements lycéens et étudiants à la mobilisation contre les lois Pasqua et la réforme du code de la nationalité. Sans oublier le massacre du 17 octobre 1961 à Paris. Qu'en reste-il dans la mémoire collective?
Face au revival de l'antiracisme institutionnel et des valeurs républicaines […] ce documentaire fait un état des lieux […] pour mieux repérer les espoirs déçus et les espaces d'éventuelles recompositions ».

21h30 Débat : avec Mogniss Abdallah documentariste et Said Bouamama, sociologue, tous deux acteurs des Marches.
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Le Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires comité Nord-Pas-de-Calais (FUIQP 59/62)
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contact: fuiqp59-62@riseup.net
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pour info aussi en région et ailleurs:

à libercourt : https://fr-fr.facebook.com/Chfaid à roubaix http://upc-roubaix.org/IMG/pdf/30_ans_marche.pdf
http://marcheegalite.wordpress.com/








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Collectif.manouchian.npdc@rezo.net - http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/collectif.manouchian.npdc

Publié dans Racisme

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