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1003 articles avec politique

LE PROJET DE LOI MACRON, DIRECTEMENT INSPIRE DU MEDEF : TRANSFORMER LES NOTAIRES EN FONCTIONNAIRES !

Publié le par Tourtaux

Alternative à la disposition de la loi Macron : transformer les notaires en fonctionnaires !

Brèves, vivelepcf, 9 janvier 2015

Le projet de loi Macron est directement inspiré du cahier revendicatif de l’aile la plus « libérale » du Medef et du rapport Attali. C’est un ensemble de mesures disparates, souvent peu concrètes au premier abord pour le monde du travail. Ce caractère permet une large confusion politique. Hollande l’a compris en orientant avec insistance l’attention politique sur cette loi Macron et en la détournant du « pacte de responsabilité ».

Ceux qui adoptent une posture de gauche en perspective de 2017 peuvent afficher leur opposition sans faire courir de risques pour Hollande et Valls. Tout doit être fait pour qu’ils ne viennent pas récupérer et polluer notamment la lutte difficile engagée contre l’extension du travail du dimanche. Communistes, nous combattrons fermement et mobiliserons aussi contre l’attaque faite aux prud’hommes, contre les nouvelles dispositions en faveur des promoteurs immobiliers, contre la privatisation des aéroports etc.

La droite peine à masquer son accord total avec Macron. Certains de ses députés ont annoncé qu’ils la voteraient, prenant date pour une (encore très) éventuelle recomposition vers le centre du gouvernement. Les autres dénoncent l’insuffisance des aides au patronat. Pour tenir leur posture d’opposant, comme l’extrême-droite aussi de son côté, ils s’appuient sur la mobilisation d’une partie de leur clientèle, les professions réglementées et singulièrement les notaires.

Il y a là un combat entre intérêts internes à la bourgeoisie, entre une composante qui défend ses avantages anciens et une autre qui lorgnent sur ses bénéfices. De notre point de vue, toutes les professions réglementées ne sont pas comparables. Mais il est comique de voir les notaires recruter des spécialistes en communication pour leur fournir du matériel de manifestation, banderoles, panneaux… On se doute bien qu’à la fin des courses, Medef et notaires trouveront un terrain d’entente, pourquoi pas aux dépens d’autres professions…

Mais d’ici là, dans un objectif de clarification, sur cet aspect, parmi d’autres du projet de loi, communistes, nous pouvons porter une alternative progressiste pour l’avenir des prérogatives actuelles des notaires : les transformer en fonctionnaires !

Certes, ils suivent des études longues, mais cela justifie-t-il qu’il gagne en moyenne 6 fois plus que les enseignants ?

Certes, ils certifient juridiquement leurs actes « authentiques » mais des fonctionnaires des impôts, plus qualifiés, ont des responsabilités juridiques comparables.

Quant au privilège accordé par Louis XVIII de se transmettre la charge entre soi, il n’est pas défendable, même avec la pire mauvaise foi.

Transformer les notaires en fonctionnaires, ou les remplacer par des fonctionnaires, au bénéfice des ménages, ce sont les notaires eux-mêmes qui en suggèrent la logique.

Ils réfutent devoir être concernés par les directives européennes de mise en concurrence des services. Et avec quels arguments ! Dans la revue, le Nouvel Economiste, du 3 juin 2013, le président du Conseil supérieur du Notariat, M. Jean Tarrade, déclare : « Certains commissaires européens, qui ne connaissent pas dans leur pays le notariat, ignorent que nous sommes en réalité des fonctionnaires. Notre métier est celui d’un fonctionnaire : nous avons une délégation de l’Etat pour recevoir par exemple des actes de mutation immobilière pour assurer une paix sociale de sorte que les ventes immobilières soient garanties par l’Etat. Nous mettons le sceau de l’Etat et collectons des impôts. Nous assurons un véritable service public qui pourrait tout à fait être assuré par des fonctionnaires ».

Prenons-le au mot ! Intégrons les rémunérations des notaires dans la grille indiciaire! Leur expérience toute nouvelle de la lutte pourra leur servir à se battre avec nous pour l’augmentation du point!

Au passage, cela permettrait de mettre fin aux activités privées très lucratives que de nombreux notaires développent, en parallèle, dans l’immobilier, profitant de la connaissance que leur charge publique leur donne du marché.

La fonction publique, c’est la garantie de l’égalité de traitement, de la neutralité, de l’efficacité !

http://pcfsaintquentin.fr/alternative-a-la-disposition-de-la-loi-macron-transformer-les-notaires-en-fonctionnaires/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=alternative-a-la-disposition-de-la-loi-macron-transformer-les-notaires-en-fonctionnaires

 

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TVLIBERTES : JOURNAL DU VENDREDI 6 FEVRIER 2015 AVEC BASSAM TAHHAN, ISLAMOLOGUE ET GEOPOLITOLOGUE

Publié le par Tourtaux

Transmis par Bassam Tahhan

 

TVL : Journal du vendredi 6 février 2015 avec Bassam Tahhan, islamologue et géopolitologue

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=2WWLDr4dTc8

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BASSAM TAHHAN, POLITOLOGUE ET ISLAMOLOGUE FRANCO-SYRIEN REPUTE : "JE SUIS SUR QUE DAESH VA DISPARAITRE"

Publié le par Tourtaux

Transmis par Bassam Tahhan

 

 

Bassam Tahhan, politologue et islamologue. «Je suis sûr que Daech va disparaître»

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Bassam Tahhan, politologue et islamologue. «Je suis sûr que Daech va disparaître»
Politologue et islamologue réputé, le Franco-Syrien Bassam Tahhan livre, pour Magazine, son analyse de la situation en Syrie, au regard des derniers événements. Interview sans langue de bois.   La Russie a...

                                                                  

 

Bassam Tahhan, politologue et islamologue. «Je suis sûr que Daech va disparaître»

Politologue et islamologue réputé, le Franco-Syrien Bassam Tahhan livre, pour Magazine, son analyse de la situation en Syrie, au regard des derniers événements. Interview sans langue
de bois.

 

La Russie a réuni la semaine dernière certains opposants syriens et des représentants du régime Assad. Un coup pour rien?
La rencontre de Moscou a constitué une action très judicieuse de la part de la diplomatie russe, dans la mesure où elle a montré la bonne volonté de Bachar el-Assad. Cette opération diplomatique russe favorise l’effritement de l’opposition au régime que l’on savait déjà morcelée. Il ne faut pas non plus en exagérer l’importance. Les gens de l’opposition qui y ont participé sont des poupées, même si ce ne sont pas les mêmes poupées que celles de la Coalition nationale syrienne (CNS). C’est une gifle à la diplomatie occidentale qui sait qu’elle ne peut plus compter sur la CNS, dont la majorité constituante est composée d’islamistes et de Frères musulmans.
Il a d’ailleurs été prouvé, documents à l’appui, que l’un de ses membres, Anas el-Abdeh, faisait partie des Ikhwan. Dès que la Russie cherche à offrir au régime syrien une victoire symbolique, c’est tout bénéfice pour Damas comme pour Moscou et, bien évidemment, en défaveur d’Ankara, Riyad ou Doha.

 

Concrètement, cela peut-il changer quelque chose sur le terrain?
Ceux qui tiennent le terrain en Syrie, ce ne sont pas ce type d’opposants, mais Daech, le Front al-Nosra et d’autres groupes islamistes d’obédience turque sans foi ni loi, qui peuvent d’ailleurs se retourner contre la Turquie un jour ou l’autre. Tout ce monde joue avec le feu. Soyons clairs, ceux qui étaient présents à la rencontre de Moscou n’ont aucune assise militaire en Syrie. Et la CNS n’est de toute façon reconnue par personne là-bas.

Entrevoyez-vous malgré tout une issue prochaine au conflit?
Ça va durer le temps que les Etats-Unis voudront fixer à l’existence de Daech. Ce n’est pas la première fois, les Américains l’ont déjà fait en Afghanistan. Ils ont cru que l’Etat islamique, le Front al-Nosra ou encore l’Armée syrienne libre seraient en mesure de renverser Bachar el-Assad, mais ils ont vite vu qu’ils en étaient incapables. Les Etats-Unis se sont orientés avec Daech ou le Front al-Nosra, qui constituaient aussi une carte de pression contre les Etats du Golfe. Ce sont eux les maîtres du jeu, ce monstre ce sont eux qui l’ont créé et qui le maintiennent en vie.

Après les attentats de Paris, qui ont fait prendre conscience de l’ampleur de la menace jihadiste, certains, comme Claude Guéant, ont appelé à reprendre langue avec les services syriens, pour lutter justement contre le terrorisme. Qu’en pensez-vous?
Il faut œuvrer pour un changement diplomatique de la France et pour ouvrir les yeux des diplomates sur la réalité syrienne. J’ai par exemple rencontré Jacques Myard, un député UMP membre de la Commission parlementaire des Affaires étrangères, avec qui j’ai eu de longues discussions. Il a cosigné un communiqué en août 2012 avec le député Alain Marsaud, disant que cette opposition syrienne reçue par l’Etat français était islamiste. Ça a fait boule de neige. Ce n’est pas une révolution démocratique, ce sont bel et bien des barbus. Le problème de la France c’est qu’elle a mis quatre ans à le réaliser. Comment un Etat comme la France peut reconnaître cette CNS qui est essentiellement formée d’islamistes? Ou c’est un double jeu de la part de la France ou c’est idiot. Rendez-vous compte que la première fois que François Hollande a reçu la délégation du CNS, il leur a donné l’accolade! C’est une erreur protocolaire d’aller donner l’accolade à un Frère musulman. J’ai dû être entendu d’ailleurs, car ensuite c’est Laurent Fabius qui a été chargé de faire la bise à Moaz el-Khatib. François Hollande est mal entouré.
Laurent Fabius n’y comprend rien; il faut qu’il parte.

Va-t-on assister à un changement de cap de la diplomatie occidentale vis-à-vis de Damas?
Les Etats-Unis ne veulent plus de la chute de Bachar el-Assad. En France, l’ex-majorité de droite avait aussi alerté que si vous bombardez Assad, c’en est fini du Moyen-Orient. Israël voudrait ce scénario, il pourrait d’ailleurs y participer dans le cadre d’une guerre, pour détruire la Syrie. Ce serait la meilleure issue pour lui actuellement. Mais je ne le crois pas, car le Hezbollah a désormais la capacité d’envoyer entre 500 et 1 000 missiles par jour sur Israël. Ce serait un grand feu d’artifice. Aujourd’hui, nous allons avoir une orientation positive envers Assad. Ils y sont obligés. La France ne peut pas, seule, s’aventurer dans une guerre en Syrie. Un coup sans les Américains n’est pas possible.

Changer de cap, en étant allié avec l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie qui jouent un jeu trouble? Selon vous, on pourrait assister à une reformation de la Grande Syrie…
Si Sykes-Picot est remis en cause, il y aura l’éclatement d’Etats dans la région. Comme la Syrie, la Turquie est candidate à l’éclatement, à cause du problème kurde, des alévis, des alaouites d’Antioche et d’Alexandrette. Les réfugiés syriens sur les territoires actuellement turcs le sont en fait sur des territoires qui appartenaient à la Syrie d’avant Sykes-Picot. S’il y a éclatement, il y a de fortes chances qu’une nouvelle Syrie se dessine, avec tous ces immigrés dans les pays voisins. Après tout, si les réfugiés syriens de Turquie revendiquent les territoires sur lesquels ils se trouvent, ce sont leurs territoires, parce que les frontières naturelles de la Syrie vont jusqu’aux contreforts du Taurus. Il y a aurait peut-être espoir pour les Arméniens du monde entier de reprendre souche dans toute cette partie située au sud de la Turquie. On va vers une Grande Syrie multiethnique, multiconfessionnelle et ça peut être aussi un projet valable, puisque Sykes-Picot est appelé à disparaître. Quant aux réfugiés du Liban, il y en a 200 000 qui ont voté pour Assad, si une partie d’entre eux s’arme, déjà le Liban est remis en cause dans sa constitution démographique et politique. Une Grande Syrie serait une nouvelle Suisse pour la région, les sunnites ne seront plus forcément majoritaires, il y aura des Arméniens, des chrétiens, etc. C’est le meilleur plan pour s’opposer à une balkanisation de la Syrie, ce n’est pas une utopie. Le chaos créateur qu’annoncent les Américains peut ne pas jouer en leur faveur, finalement. Si vous bougez le tracé des frontières, ces peuples ont le droit de concevoir autre chose. Je suis sûr que les islamistes de Daech vont disparaître.

Propos recueillis par Jenny Saleh

Qui est-il?
Né en Syrie dans une famille de lettrés, Bassam Tahhan est agrégé d’arabe et professeur de lettres arabes. Politologue, il est aussi considéré comme un islamologue de référence concernant l’histoire du Coran et de ses variantes. Il enchaîne les postes prestigieux, au Lycée Louis le Grand, puis Henri IV à Paris. Il a aussi enseigné l’arabe et la civilisation arabo-musulmane à l’Ecole polytechnique, ainsi que la géopolitique et la géostratégie à l’Ecole de Guerre.
Côté médias, il est consultant pour iTélé de 2003 à 2005, pour Radio Téhéran de 2012 à 2014 et débat régulièrement sur France 24. Il intervient aussi sur l’Agence Info Libre, un média en ligne alternatif, sur lequel figurent nombre de ses analyses. Tahhan est aussi connu pour ses débats farouches sur la Syrie, avec la reporter Florence Aubenas dans l’émission Ce soir ou jamais, avec Mounzer Makhous, représentant de la Coalition nationale syrienne sur France 24, ou encore pour ses critiques envers Laurent Fabius.

Tahhan et les médias français
Vous avez fait l’objet d’un certain boycottage de la part des médias français. Pour quelles raisons?
Sans fausse modestie, et si vous reprenez toutes mes analyses, je ne me suis jamais trompé. Moi, je suis un franc-tireur et j’ai le verbe haut, donc souvent, ça ne plaît pas. Le problème c’est que les informations sont retraitées selon l’idéologie ambiante du moment. Le politiquement correct qui est défendu n’est pas le mien. Tous les médias français obéissent à des consignes. La liberté d’expression est un mythe. Si vous prenez par exemple France 24, c’est le hall d’entrée du Quai d’Orsay, ils attendaient à une époque les aides du gouvernement français. Et moi, je contredisais la politique de Laurent Fabius, donc la responsable de l’information de la chaîne avait fait passer le message de ne pas m’inviter. France 24 a même été infiltrée de l’intérieur par la CNS, avec Ahmed Kamel, un rédacteur en chef qui est aujourd’hui l’un des porte-paroles médiatiques de la coalition.
Face à ce boycott, je me suis dirigé vers Internet et mes analyses sont très consultées sur différents médias alternatifs aux médias officiels.

http://magazine.com.lb/index.php/fr/component/k2/item/10844-bassam-tahhan-politologue-et-islamologue-je-suis-s%C3%BBr-que-daech-va-dispara%C3%AEtre?issue_id=168


Publié dans Politique

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MANLIO DINUCCI : LE " PRESTIGE DE L'ITALIE "

Publié le par Tourtaux

 

Transmis par Marie-Ange Patrizio

 

 

 

L’art de la guerre

 

 

 

Le « prestige » de l’Italie

 

 

 

Manlio Dinucci

 

 

 

L’année 2015 ne pouvait mieux s’ouvrir pour cette Italie qui fonde sur les missions militaires «son prestige renouvelé » (comme l’a déclaré le président Napolitano). « Une grande appréciation » pour l’engagement de l’Italie sur les divers fronts de guerre a été exprimée par rien moins que le général Martin Dempsey, la plus haute autorité militaire étasunienne, dans les rencontres avec le chef d’état-major de la Défense, amiral Luigi Binelli Mantelli, et avec le ministre de la Défense Roberta Pinotti. Immédiatement après l’amiral Mantelli a pris part à Bruxelles aux rencontres entre les chefs d’état-major de la Défense des 28 pays Otan, centrés sur les « situations de crise sur les flancs est et sud de l’Alliance », sur l’ « avenir de la mission Resolute Support in Afghanistan » et sur la mise au point du « Readiness Action Plan pour garantir les capacités de riposte rapide et déterminée aux nouvelles menaces contre la sécurité de l’Alliance ».

 

L’engagement de l’Italie est tous azimuts. Sur le « flanc est », des chasseurs bombardiers italiens Eurofighter 2000 Typhoon (ceux-là mêmes utilisés dans la guerre Otan contre la Yougoslavie ), ont été déployés en Lituanie, d’où ils ont effectué leur première mission en interceptant un avion russe qui volait sur la Baltique. Sur le « flanc sud », après avoir participé à la guerre Otan contre la Libye, l’Italie participe à l’intervention militaire contre la Syrie, effectuée par la coalition internationale sous conduite USA, et à celle en Irak où, dans le cadre de cette même coalition, elle a envoyé des avions, des drones, des armes et des instructeurs. L’Italie est de plus en plus présente aussi dans le Golfe persique, en particulier par le biais du partenariat militaire avec le Qatar et le Koweït, dont les pilotes sont entraînés à Galatina par l’aéronautique italienne. Des navires militaires italiens participent à toutes les opérations Otan, de la Méditerranée (pour « garantir la sécurité ») à l’Océan Indien (pour la « chasse aux pirates »). Sur le « flanc sud » encore, l’Italie s’est projetée en profondeur dans l’Afrique subsaharienne, en participant à l’exercice Flintlock 2015, organisé par les Forces spéciales du Commandement Africa des Etats-Unis, qui commencera au Tchad le 16 février, et s’étendra jusqu’au Niger, Nigéria et Cameroun, et, au nord, en Tunisie. En Afghanistan, où la mission Otan « Isaf » a été transformée en mission Otan « Resolute Support », l’Italie continuera à opérer militairement avec des avions de transport C-130 J et de guerre électronique EC-27 de la 46ème Brigade aérienne de Pise, engins à pilotage éloigné Predator du 32ème escadron d’Amendola et, encore plus qu’avant, avec des forces spéciales, aujourd’hui potentialisées par la naissance du commandement unifié à Pise. L’Italie participe en même temps au « Readiness Action Plan », qui potentialise la capacité Otan de projeter des forces militaires à la fois vers l’est (avec le prétexte de la « menace russe ») et vers le sud (avec le prétexte de la « guerre au terrorisme », alimenté par l’Otan même).

 

Dans ce contexte, les bases USA/Otan en Italie jouent un rôle d’importance fondamentale. Tout ceci comporte pour l’Italie une dépense militaire croissante, directe et indirecte. Selon l’Otan, elle se monte en moyenne à 52 millions d’euros par jour, selon le Sipri à 72 millions qui, en fonction de l’engagement pris par l’Italie de la porter à 2% du PIB, devront atteindre quasiment 100 millions d’euros par jour. Pour assurer non pas la défense de l’Italie, mais sa participation à une stratégie agressive.

 

Etant donné que l’espoir est le dernier à mourir, il ne reste qu’à espérer que le concept de prestige national du nouveau Président de la République se fonde non pas sur la guerre, mais sur la répudiation de la guerre comme le garantit notre Constitution.

 

 

 

Edition de mardi 3 février 2015 de il manifesto

 

http://ilmanifesto.info/il-prestigio-dellitalia/

 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Publié dans Politique

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LE GRAND RETOUR DU RACKET AUX FICHIERS VERROUILLES

Publié le par Tourtaux

Le grand retour du racket aux fichiers verrouillés

Le Monde.fr | 01.02.2015 à 12h27 • Mis à jour le 01.02.2015 à 14h05 | Par Olivier Dumons et Yves Eudes

 

« Your files are encrypted ! », « Votre ordinateur est bloqué ! », « Activité illicite démêlée ! ». Ils sont nombreux, entreprises ou particuliers, à s’être retrouvé, lors de la mise en route de leur PC, devant ces messages angoissants, le plus souvent en anglais, mais aussi depuis quelque temps, approximativement traduits en français. La plupart du temps bardés des logos du FBI, des drapeaux tricolores de la gendarmerie, de la police nationale, et même de la Sacem, ces messages à l’allure officielle sont conçus pour faire peur – et inciter à payer pour retrouver l’accès à ses fichiers sur son ordinateur ou son smartphone.

 

Les premières versions de ces systèmes de racket en ligne sont apparues au début des années 1990. Ils s’apparentaient plus à un système de péage déverrouillant l’accès à son ordinateur. De faux messages de service qui semblaient émaner de Microsoft, ou de faux « avertissements officiels » des autorités locales intimant l’ordre de payer une – modeste – somme d’argent si l’on voulait récupérer toutes les fonctionnalités et documents de l’ordinateur infecté.

Des versions plus évoluées, mais basées sur le même principe, ont ensuite vu le jour. Winlock, apparu en 2010, aurait rapporté en peu de temps près de 14 millions d’euros avant d’être éradiqué, selon les autorités russes. Et depuis, se sont succédé Windows Product Activation (2011), Reveton (2012), Cryptolocker (2013), Trojan.Ransomlock (2014), TorLocker (2014), et surtout CryptoWall (2014).

CryptoWall, le « ransomware » (rançongiciel en français) le plus lucratif de ces dernières années, a été repéré dans une nouvelle version plus virulente par plusieurs chercheurs en sécurité le 18 décembre, un mois seulement après la dernière détection de la précédente mouture. Cette version 3.0 (ou « Crowti ») s’appuie sur le réseau anonyme TOR, mais aussi – et c’est une nouveauté – sur I2P (Projet Internet Invisible) pour éviter les détections.

Un support anonyme et… gratuit

Dans la seule et unique fenêtre qui apparaît à l’écran – et qu’il est impossible de fermer – un message écrit en rouge prévient : « Pour obtenir la clé de décryptage, vous devez payer 500 USD/EUR. Si vous ne payez pas avant l’heure affichée, le coût du décryptage sera doublé à 1 000 USD/EUR. » Vient ensuite un compte à rebours égrenant en temps réel les 168 heures qui séparent de la destruction complète des fichiers, ainsi que le « pedigree » de l’ordinateur verrouillé (version de Microsoft Windows, adresse IP, origine de la connexion, et le nombre de fichiers encodés).

image: http://s2.lemde.fr/image/2015/02/01/534x0/4567577_6_1888_l-ecran-d-accueil-de-cryptowall-3-0-derniere_4faf6f10331790dee5b4bb7290193f67.jpg

L'écran d'accueil de CryptoWall 3.0, dernière version du ransomware (rançongiciel) le plus virulent de ces dernières années. L'écran d'accueil de CryptoWall 3.0, dernière version du ransomware (rançongiciel) le plus virulent de ces dernières années. | DR

Généreux, les pirates proposent en plus du bouton de paiement (en bitcoins), une aide en ligne rédigée en français correct et présentée de façon très pédagogique en 4 points, et un bouton « décrypter 1 fichier gratuitement ». Autre nouveauté, le bouton « Support », véritable service client anonyme, leur permettant de guider pas à pas les victimes dans le paiement de la rançon, puis dans le processus de récupération des données. Les pirates espèrent ainsi améliorer leur « rendement », qui se situait en dessous des 0,5 % pour les deux précédentes versions du logiciel, selon les estimations de Dell SecureWorks.

En France, « aucune arrestation n’a été faite à ce jour sur ce type de racket en ligne : c’est beaucoup moins risqué que d’autres formes de délinquance », commente l’adjudant de gendarmerie Nicolas Devin, chargé des enquêtes sur les technologies numériques en région Nord-Pas-de-Calais. Ils sont neuf, comme lui, à traquer la cyberdélinquance dans le département, et plus de 200 sur le territoire national. Seuls trois cas ont été déclarés dans sa région : « Nous conseillons aux victimes de ne pas payer la rançon, de faire appel à des spécialistes. Mais nous ne pouvons pas les en empêcher, ce n’est pas une infraction. Donc, certains acceptent de perdre leurs données, de repartir à zéro. Quand la rançon est versée, les pirates tiennent en principe parole, mais le loup est dans la bergerie. »

Difficile de remonter jusqu’aux escrocs  : « La source principale vient d’Ukraine, mais ce peut-être juste un relais. De toute façon, il n’y a pas de convention hors Union européenne. Les autorités locales ne coopèrent pas facilement, et nous n’avons aucun moyen de les contraindre. » Le rôle de la brigade est donc surtout très axé sur la prévention, notamment des PME et CCI : « Les pirates scannent le réseau pour trouver des serveurs mal protégés, des failles correspondant à leur outil. Si c’est un particulier, ils laissent tomber, si c’est une très grande entreprise aussi, ils savent qu’une multinationale aura les moyens de réagir. Leur cible préférée est donc la PME sans défense. Les escrocs adaptent leur prix à la taille de leur victime, il varie entre 10 000 et 20 000 euros pour une PME. »

Des logiciels conçus en Russie

Selon une analyse de Keith Jarvis, chercheur au CTU (Counter Threat Unit), l’unité spécialisée en menaces virales de la société Dell SecureWorks, CryptoLocker, la première version de CryptoWall, apparue le 5 septembre 2013, aurait rapporté à ses créateurs entre 27 et 30 millions de dollars (entre 23,3 et 26 millions d’euros), en infectant quelque 250 000 ordinateurs à travers le monde en moins de cent jours.

A la fin mai 2014, et grâce à une action internationale conjointe baptisée « Opération Tovar », CryptoLocker fut isolé et mis hors d’état de se propager, tandis que les principaux responsables (russes) du gang de cybercriminels à l’origine de la fraude étaient mis sous les verrous.

CryptoWall 2.0, la première variante améliorée de CryptoLocker et apparue début février 2014, utilisait déjà le réseau anonyme TOR. Elle émanait de toute évidence de la même mouvance de criminels russes et a continué à sévir jusqu’au 4 août 2014, date de la dernière campagne de propagation. Selon Microsoft, qui a lancé une mise en garde le 13 janvier, la propagation de CryptoWall 3.0 a débuté très rapidement.

Christophe Kiciak, responsable de l’équipe CheckMates au sein de la société conseil en sécurité Provadys, est catégorique sur les trois cas qu’il a eus à traiter en 2014 : « Cryptolocker est une vraie plaie. Quand on vient nous voir, il est déjà trop tard, les données sont perdues. Nous pouvons parfois récupérer certains documents dans les mémoires internes ou les dossiers de fichiers temporaires, mais très peu : l’essentiel est perdu. Nous conseillons de ne pas payer, mais quand on leur dit que nous ne pouvons rien faire de plus, je vois la panique dans leurs yeux, et je suis sûr qu’après mon départ, ils vont payer. »

Les pirates sont très réactifs. En 2014, une vulnérabilité a été repérée sur des serveurs de stockage Synology NAS (Network Attached Storage), qui équipent de nombreuses sociétés. Christophe Kiciak se souvient : « Ils ont développé une version spécialement adaptée à la nouvelle faille et l’ont propagée. Bilan, plusieurs milliers de particuliers et de PME infectés, et une rançon de 300 euros p

image: http://s1.lemde.fr/image/2015/02/01/534x0/4567576_6_6503_evgeniy-mikhailovich-bogachev-cerveau-de_614650c1b32ddc73807aca642ea039f6.png

Evgeniy Mikhailovich Bogachev, cerveau de CryptoLocker. Evgeniy Mikhailovich Bogachev, cerveau de CryptoLocker. | DR

our chacun à payer. Il est donc important de mettre régulièrement à jour ses systèmes de protection. »

Le dernier spécimen détecté en date répond au nom de code de « Trojan. Agent. BHHK » (également appelé « CTB-locker »). Apparu en fin de journée le 19 janvier dans le sous-continent indien et en Amérique latine, il se propage très rapidement et se présente sous la forme d’un mail provenant d’un supposé FAX. A l’ouverture de la pièce jointe (un fichier compressé en zip), le logiciel chiffre la totalité des données de l’utilisateur connecté, puis demande un paiement de 8 bitcoins (environ 1 680 dollars) pour débloquer la situation.

 

  

 

 

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