Lutte des classes

Vendredi 4 décembre 2009 5 04 12 2009 21:12
Publié dans : cgt59 -

En avril dernier, le syndicat Cgt du CG 59 a envoyé une déclaration au Secrétaire Général et aux membres du CCN. Nous y dénoncions l'abandon des luttes, l'étouffement de la colère du mouvement social et la dérive droitière de notre Confédération.

Les faits n'ont pas cessé de nous donner raison. Les 400 000 suppressions d'emplois pratiquées par les entreprises nationales ou non dans notre pays, prouvent que le patronat sait retourner ses dysfonctionnements à son avantage. Les actionnaires de Molex, Conti, Goodyear, Philips, Electrolux, Nexan ne connaîtront pas l'angoisse du lendemain.

A défaut d'avoir rédigé une motion sur le texte préparatoire du 49ème congrès, texte que nous avons lu sans problème de décodage et déchiré aussitôt avant de retourner sur le terrain, le bureau de notre syndicat réuni le 3 décembre a décidé de publier notre déclaration d'avril qui rend bien compte de notre façon d'analyser cette triste année 2009.

 

déclaration en pdf ici

 

 

"Syndicat CGT Avril 2009

des Personnels du Département du Nord

 

Au Secrétaire Général

Aux Membres du Comité Confédéral National


Cher(e)s Camarades,


Nous vous adressons sous forme de déclaration, la position de notre syndicat sur l'organisation des luttes par notre Confédération depuis le début de la crise financière puis économique de novembre 2008. En désaccord avec les positions prises «à la tête», les membres de notre Commission Exécutive réunie le 24 mars dernier ont tenu à rendre public leur désaveu et à faire connaître leurs positions.


DECLARATION


Au lendemain de la victoire contre le CPE, nous pensions que la poursuite du mouvement en faveur de la suppression du CNE aurait été victorieuse. A l'automne 2007, nous étions convaincus que la convergence des luttes autour de la défense des régimes spéciaux de retraite – et par voie de conséquence des régimes de retraite en général - aurait pu aboutir à un nouveau décembre 95. Les volontés et les forces en présence étaient suffisantes. Un appel téléphonique d'un seul homme, notre Secrétaire Général, au Président de la République le plus haï par les militants, a mis prématurément terme à un mouvement prometteur.

L'histoire balbutie et se répète et depuis décembre 2008, nous en sommes au vaudeville de bas étage, avec portes qui claquent, déclarations de matamores et grévistes cocufiés.

Pourtant, depuis novembre 2008, nous assistons à une des crises cycliques mais majeures du capitalisme sous sa (ré)forme libérale : le système financier virtuel mondial implose, les gouvernements distribuent de la monnaie de singe aux banques et aux assureurs - les gens du commun paieront quand même l'addition, les législations du travail et les protections sont largement détruites, l'exploitation et l'insécurité sociale progressent. Profitant de la crise, les patrons et les actionnaires restructurent leurs entreprises et licencient pour augmenter leurs profits. La réalité du système capitaliste est mise à nu dans toute sa crudité, dans toute sa cruauté malgré le divertissement généralisé organisé par les grands monopoles de décervelage : le capitalisme, c'est bel et bien l'exploitation ouverte et directe. Et ce système n'est pas réformable.

Tout cela vous le savez, vous êtes nos représentants, nos têtes pensantes, nous vous avons mandaté(e)s pour organiser la lutte contre ce système d'exploitation et de prédation...et nous sommes déçus

Militants de terrain, salariés en activité, nous avons pris la mesure du rapport de forces existant, du souhait d'émancipation exprimé au quotidien par les gens de la base c'est à dire par ceux qui se heurtent frontalement à la réalité du système. Ces espoirs, ces projets de société, ces colères, ces peurs, ces solidarités, vos choix stratégiques les étouffent et les découragent à un point tel que nous nous demandons publiquement si vos objectifs sont avouables. Votre stratégie d'un jour de grève tous les deux mois au nom d'un syndicalisme pragmatique et responsable c'est l'union au sommet sans les revendications de la base, ce sont les partenaires sociaux sans les militants, c'est la mobilisation des troupes sans la colère et la révolte.


Nous pensons que les choix et les déclarations des représentants des organisations syndicales, les vôtres y compris, font écran aux réalités des luttes de terrain et aux aspirations de leurs bases. Relayés par les officines de propagande capitaliste, ces prises de positions «responsables» rassurent les dominants peu effrayés par la perspective d'un 1er mai unitaire dont la plateforme revendicative édulcorée constitue un nouvel «évangile social». Le catéchisme syndical en lieu et place de paravent social.


Que vous reprochons-nous clairement ? De cogérer la crise ? Oui ! De frilosité politique ? Oui ! De tenter de concilier les antagonismes de classe ? De vouloir réformer ce système sans changer les rapports de production ? Oui et oui ! De refuser d'admettre que «tout mouvement d'émancipation s'appuie contre l'ordre social et politique existant» ? Oui ! De refuser que «toute lutte de classes soit politique» Oui ! De considérer que les «éléments d'une société nouvelle sont en train de se former» et de les entraver » ? Oui.


Dans le numéro du mois d'avril du bulletin confédéral «ensemble» on peut lire Jean-Christophe Le Duigou qui déclare : «qu'une entreprise fasse des bénéfices n'est nullement condamnable. Reste la manière de les générer (engendrer) et l'usage qui en est fait». Nous voici à moraliser le capitalisme comme Sarkozy feint de vouloir le faire. La morale n'est plus en vigueur dans le système capitaliste, où l'argent est le référent universel – devant lui rien ne vaut plus que le prix auquel on achète ou on vend. Alors envisager une éthique du capitalisme par la profession de foi syndicale !


Le 1er mai, comme tous les ans, nous serons dans la rue avec nos camarades des autres syndicats car l'union c'est quotidiennement que nous la construisons. Nous manifesterons mais pas pour vous, pas pour le «renforcement durable» de la CGT comme l'écrit Bernard Thibaut dans son édito du journal déjà cité. Non camarade Secrétaire Général, la crise n'est pas «une opportunité pour travailler au renforcement de l'organisation». La crise n'est pas non plus une opportunité pour manipuler la colère et composer des unions artificielles jusqu'aux élections européennes. Nous, «nous avons un monde à gagner», nous y allons - sans vous s'il le faut.

 

"Céder un peu sur le concept d'émancipation, c'est capituler beaucoup devant les puissances de l'argent et des armes» - Jacques Derrida

 

Adopté à l'unanimité des présents lors de la CE du 16 avril 2009



 

Copie :

Membres du CCN

Union Départementale du Nord

Unions Locales du Nord

Fédération des Services Publics

Sgpen CGT Nord-Pas de Calais

SNPTRI -

Par Tourtaux
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 12 2009 19:24
 5 04 12 2009 18:43

Le syndicat CGT FAPT de la Somme , dans le cadre de la réflexion du 49è congrès, tient à réaffirmer le fait que les membres de sa commission exécutive veulent une CGT de lutte de classe et de masse.

Sur le document d'orientation, les résolutions 5 et 6 nous interpellent: allons nous vers la suppression des UL et UD au profit de "champs professionnel" ? ne serait ce pas un plan social faisant suite à l' adhésion de la CGT à la CES et à son rapprochement avec le syndicat réformiste CFDT dans le cadre de la Loi du 20 août 2008 ?

Le rapport d' activité confirme les orientations de la CGT vers un syndicalisme de négociation sans rapport de lutte de classe, en plein recentrage vers la collaboration de classe, masquée sous un discours de lutte. Il confirme son accouplement avec la CFDT, souvent citée, oubliant que c'est à cause de cette OS que les luttes contre la réforme des retraites, pourtant bien engagées, se sont effondrées suite à sa signature!

Ce rapport confirme aussi la soumission de la CGT envers la CES et le CSI qui demandent qu'il n' y ait que huit fédérations par pays…D'où les orientations sur les structures et les fédérations engagées par la CGT.

Quant au rapport financier, comment donner quitus à un trésorier qui ne fournit que les recettes, avec de nombreuses estimations, et ne fournit pas le bilan des dépenses ?

C'est un aberration comptable ! Ou serait ce une volonté délibérée de masquer les comptes ?Tout de même, à l' heure où la confédération impose Cogitiel et Cogétise aux syndicats, afin de les museler et dans un souci de transparence? Cette même confédération ne doit elle pas rendre des comptes complets et clairs ? C'est pourquoi, la CGT FAPT de la Somme, réunie en commission exécutive le 20 novembre , a demandé à son mandaté de ne pas approuver à l' unanimité moins une abstention le rapport d' activité, de voter contre le document d'orientation et le rapport financier à l'unanimité.

Le syndicat CGT FAPT de la Somme se positionne pour une CGT œuvrant non pas pour une intersyndicale au cul de Chérèque et de sa politique pro gouvernement, pro capitaliste mais pour un véritable front uni de classe pour affronter le gouvernement et le MEDEF.

Par Tourtaux
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 12 2009 18:36

Soutien total du PRCF aux secteurs en lutte

Pôle position - 2 décembre 2009
Le Pôle de Renaissance Communiste en France commente l’actu sur la Toile

Dans un climat de pré-crise politique où le régime sarkozyste étale à la fois sa morgue et son impopularité, le climat social repart de nouveau à la lutte : il y avait eu la combative manif « métallo » du 17 septembre, imposée de haute lutte par la base à la confédération CGT.

Il y a eu le succès de la « votation populaire » sur la poste et la méprisante fin de non-recevoir opposée par Sarkozy.

Il y a eu la grève des enseignants le 24 novembre pour dénoncer le désossage du « mammouth » et la contre-réforme Chatel.

Il faut signaler aussi en dehors du monde salarial, le puissant mouvement des producteurs laitiers contre les prix de famine que leur imposent Carrefour (devenu « Carrefour Market » et « Carrefour City ») et Auchan (devenu « Simply Market » : vive « l’identité nationale » !) tout en ponctionnant lourdement le pouvoir d’achat des consommateurs et des salariés des grandes surfaces.

Il y a la grève des sans-papiers, surexploités par de grandes entreprises, qui continue de poser de sérieux problèmes au gouvernement xénophobe et ultra-patronal de Besson et Hortefeu.

Et voici qu’en pleine période de fêtes, s’annoncent des mouvements sociaux d’ampleur nationale.

D’abord celui des routiers salariés qui passent à l’offensive sur les salaires et qui frappent là où ça fait mal en annonçant le blocage des plates-formes logistiques de la grande distribution ; et en effet, Carrefour et Auchan sont, au moins autant que les patrons nominaux, les vrais profiteurs des routiers sous-payés et surexploités. Quelle force si, disant « merde » à l’U.E., qui impose la déréglementation de leur secteur, les routiers réussissent leur mouvement avec le soutien de la population française préférant un « noël rouge » porteur d’espoir aux mirages de la « trêve des confiseurs » ! Quelle force si les salariés des transports non-routiers, cheminots, travailleurs de l’aéroportuaire, traminots, marins et dockers, prennent conscience de leur force de blocage et construisent le tous ensemble » des transports dans un pays où l’on produit de moins en moins mais qui est un lieu de transit obligé pour le transport de la production à flux tendu de l’UE de Lisbonne !

Il y a aussi la majorité des syndicats de la restauration qui vient de refuser les propositions insuffisantes de la partie patronale.

Il y a l’annonce d’un nouveau mouvement des enseignants de la maternelle à l’université pour défendre la formation des maîtres et combattre l’assassinat planifié de l’Education nationale.

Dans les musées de France, où la politique euro-sarkozyste de destruction de la Fonction publique fait des ravages, la grève s’étend inexorablement.

Bref une part significative des travailleurs du privé et du public sort du découragement où l’avait plongée la trahison des grandes luttes de 2009 par les confédés alignées, CGT comprise, sur le jaunissant Chérèque et sur la Confédération Euro-patronale des Syndicats : on se souvient en effet que les confédés ont rejeté l’aspiration au « tous ensemble et en même temps » qui émergeait des manifs de 2009 regroupant des millions de salariés ; de même elles ont laissé tomber le puissant mouvement universitaire contre la réforme Pécresse, elles ont snobé l’insurrection pacifique du LKP guadeloupéen, elles ont abandonné et trahi la révolte ouvrière des « Conti » et autres « Good Year ». En revanche, imitant Chérèque, Mailly, Thibault et Cie ont cautionné les négos-bidon avec ce gouvernement, le plus réac que la France ait eu depuis 1940.

C’est dans ce climat électrique que vont s’ouvrir les congrès CGT et FSU de cet hiver : le déphasage est total entre l’orientation de la Confédé CGT en pleine « CFDTisation », et le climat de lutte renaissant.

Avec ce congrès d’alignement, l’objectif poursuivi par Thibault et Cie n’est pas seulement d’approfondir la rupture engagée depuis longtemps avec le syndicalisme de classe qui fit la force de la CGT de Frachon et Séguy ; le but des « chéréquiseurs » de la CGT est désormais de purger au kärcher leur syndicat : en centralisant les cotisations au niveau confédéral (« cogétise »), en devenant de fait l’unique employeur des permanents (« qui paie les musiciens choisit la musique »), en créant une commission confédérale de censure qui validera ou pas le moindre tract écrit par un syndicat de base, la confédé CGT s’apprête à lancer une chasse aux sorcières géante contre les « rouges » du syndicat, dans lequel subsistent et se développent de fortes résistances « classistes ». Cela ne peut qu’affaiblir, diviser, voire détruire la CGT : le pseudo-syndicalisme d’accompagnement est déjà fortement représenté en France et on voit mal où serait la place d’une CGT dénaturée concurrençant la CFDT sur le créneau du néo-réformisme européen. A moins que l’objectif de Thibault et Le Duigou, sur consigne de la CES, ne soit de fusionner à terme la CGT et la CFDT pour museler totalement la frondeuse classe ouvrière française ?

Quant à la direction FSU, au lieu de modérer la révolte du monde enseignant par la bouche du lénifiant Aschiéri, au lieu de réapprendre à se dire franchement contre les contre-réformes qui cassent l’enseignement, elle s’interroge sur une éventuelle fusion CGT/FSU… Elle le fait au moment où la Confédé CGT se dote d’un dispositif interne qui interdirait, en cas de fusion, le « syndicalisme de lutte et de transformation sociale » que la FSU affirme vouloir développer. Alors, oui à tout rapprochement de la CGT et de la FSU dans l’action sur des bases de lutte, mais non à leur fusion éventuelle sur la base d’une « syndicalisme rassemblé » visant à purger le mouvement syndical de classe !

Il est donc rassurant dans ces conditions de constater que les syndicalistes de classe se regroupent publiquement.

C’est d’abord l’émergence du Front syndical de classe. Fondé sur les principes de toujours de la CGT de classe et de masse, le FSC est ouvert aux syndicalistes combatifs de la FSU et du mouvement étudiant.

C’est aussi l’annonce de la candidature contestataire du métallo nordiste J.-P. Delannoy contre Thibault, avec l’objectif de fédérer les cégétistes fidèles au combat de classe.

A sa place propre, celle d’une organisation politique, le PRCF soutient ces courageuses initiatives syndicalistes : on voit mal en effet pourquoi, le syndicalisme « rose » (en train de « jaunir » !) bénéficierait de l’appui massif des patrons, notamment de l’UIMM, de Sarko (qui loue « l’esprit de responsabilité » de Thibault), des médias, de la CES, pendant que les vrais communistes s’interdiraient de soutenir le combat pour un syndicalisme de classe. Oui à l’indépendance des syndicats par rapport au MEDEF, à son Europe et à son gouvernement de combat, mais non à l’indépendance des syndicats par rapport aux intérêts des travailleurs, et non à l’anticommunisme et à la chasse aux rouges dans les syndicats !

Et tout en soutenant le combat des syndicalistes « rouges », le PRCF poursuit son combat propre qui est d’amener des propositions politiques d’avant-garde dans la classe ouvrière à l’inverse des sociaux-démocrates, « mutants » et autres trotskistes qui refusent d’ouvrir des perspectives politiques aux luttes alors que celles-ci se heurtent au trio maléfique composé de Strauss-Kahn (FMI), de l’UE et de Sarko-MEDEF.

Oui il faut engager la lutte politique pour le « produire en France », sans quoi notre prolétariat industriel sera massivement déclassé et la lutte pour le socialisme deviendra impossible ici. Oui il faut appeler la France à rompre avec cette UE de malheur dont le « libre-échange mondialisé » vise à briser tous les acquis. Oui il faut appeler la classe ouvrière à s’engager contre l’anticommunisme obsédant des médias qui vise à bloquer la contestation du capitalisme en crise. Oui, il faut que les vrais communistes se regroupent, s’émancipent de la tutelle politique du PCF mutant satellisé par le PS et par le « Parti de la gauche européenne ». Oui il faut faire renaître un vrai PC marxiste ; sans cela, la classe ouvrière ne redeviendra pas un acteur politique collectif pesant sur la vie nationale. Oui il faut regrouper les vrais républicains patriotes et antifascistes dans une large Convergence nationale républicaine appelant à rompre avec l’UE et défendant un programme inspiré des grands principes toujours actuels du CNR.

Quant à Sarkozy, il n’est plus temps de lui « demander » sagement d’« entendre le mouvement social » : ce personnage viole en permanence l’esprit de la constitution en présidant des réunions électorales de l’UMP, en domestiquant les médias, en démolissant la laïcité, les libertés et la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, en violant le vote du peuple français refusant la constitution européenne (le traité de Lisbonne en est la copie conforme), en privilégiant cyniquement le MEDEF tout en cassant la Sécu, les retraites et les services publics, en orchestrant la destruction du tissu productif du pays (industrie, agriculture, recherche, université…), en activant la substitution du tout-anglais patronal au français (« langue de la République » au terme de la constitution), en traquant les ouvriers immigrés, en courtisant Le Pen avec son « débat d’Etat » assimilant l’ « identité nationale » à la xénophobie. Ce faisant, le régime sarkozyste détruit le « contrat social » républicain sur la base duquel il a été élu avec 53% des voix. Même si l’on s’en tient aux principes de la démocratie bourgeoise, ce régime est illégitime et sa présence incontestée au pouvoir fait honte à toute cette fausse opposition qui « gronde » le régime sans contester sa légitimité parce qu’en fait, l’UMPS flanquée de Cohn-Bendit et du Modem a pour programme commun de casser la nation républicaine pour installer l’Empire transatlantique du grand capital.

Le PRCF appelle donc ses militants à s’engager publiquement à côté des travailleurs en lutte pendant ces mois d’hiver, à soutenir le mouvement de renaissance du syndicalisme de classe.

En sens inverse, les travailleurs et les syndicalistes combatifs sont invités à appuyer l’action du PRCF. Celui-ci travaille à reconstruire une organisation communiste nationale, à unir les vrais communistes, à dénoncer la criminalisation des ex-pays socialistes dont le seul tort est d’avoir trop longtemps bloqué la re-mondialisation de l’exploitation capitaliste, à construire un Front progressiste anti-UE et pro-CNR, à soutenir tous les efforts pour faire renaître un Mouvement communiste international AGISSANT.

C’est en s’appropriant à la fois la renaissance communiste, la renaissance syndicale de classe et la construction d’un front progressiste anti-Maastricht que le monde du travail, mis sur la défensive par la « mutation-trahison » de ses directions nationales, repartira à l’offensive et rouvrira la voie du progrès social avec, en perspective, l’espoir révolutionnaire du socialisme pour la France et du communisme pour le monde.

1 Au moment d’éditer cette « pôle position » nous apprenons que plusieurs syndicats de cheminots ont déposé un préavis de grève pour la mi-décembre. Public, privé, construisons la convergence des luttes dans les transports !
Par Tourtaux
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 12 2009 17:15

Chauny  

Nexans : la direction met 35 000 euros sur la table


Les Nexans étaient forcément déçus de la contre-proposition de leur direction.

CHAUNY (Aisne). 35 000 euros accordés contre 1 200 000 demandés. Patron et syndicats de Nexans sont d'accord sur un point : on est loin du compte

 

C'EST un secret de polichinelle ! Nobert Bluthé n'est pas le père Noël. Le PDG de Nexans a regardé de très près hier la commande de ses petits lutins de Chauny. En tout cas, lui et les syndicats sont d'accord sur un point (ce qui est pas mal par les temps qui courent) : on est loin du compte ! Très loin même.
Dans un élan de générosité, les Nexans avaient demandé à leur patron la rondelette somme de 120 000 euros pour être foutus à la porte. C'est tout l'art des négos. Il faut demander beaucoup pour avoir peu ou au mieux bien en deçà de ses espérances.
Hier, en comité central d'entreprise (CCE), Nobert Bluthé a sorti sa calculette. « L'indemnité pour l'ensemble des salariés touchés par le plan de sauvegarde pour l'emploi est de 25 000 euros. Pour les 220 collaborateurs de Chauny, une majoration de 10.000 euros est prévue. Soit 35 000 euros », nous annonçait hier en fin de journée le PDG de Nexans.
Menaces
De quoi faire tousser la « base » et éclipser l'allongement du congé de reclassement porté finalement à 12 mois (la loi prévoit une fourchette de 4 à 9 mois). Une année durant lesquels les 220 Nexans toucheront quasiment l'intégralité de leur salaire

mensuel.
Devant les grilles de l'usine, la vingtaine de salariés, qui faisait le pied de grue en fin de journée, était forcément déçue. Quelques noms d'oiseaux et du vocabulaire fleuri ici et là, certes. Mais aussi et surtout des menaces. « S'ils veulent là jouer comme ça, on va sortir quelques machines et y mettre le feu », grondaient quelques salariés remontés comme des coucous suisses. En soirée, les délégués syndicaux étaient, eux, toujours injoignables.
Alors bien sûr que cette contre-proposition de la direction va être rediscutée mercredi lors de ce qui est présenté par le plan social comme l'ultime réunion de négociation (un plan qui devrait être vraisemblablement prolongé de quelques jours). De quoi « gratter » entre 7 et 15 000 euros?
Mais comme on pouvait l'imaginer, la « mauvaise nouvelle » s'est naturellement répandue comme une traînée de poudre parmi les 220 salariés touchés. La poudre, c'est justement l'odeur qui flotte devant les grilles de Nexans. Est-ce que cela va faire boom ? Les Nexans ne répondent ni oui, ni non. Ce qu'il faut savoir maintenant, c'estl'heure du feu d'artifice. Dès cet après-midi après l'assemblée générale ?
Ludovic BARBAROSSA
Source : L'UNION

Par Tourtaux
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 12 2009 17:00

Nantes, les CRS entrent dans le lycée ...

 

Mercredi 25/11/09, les CRS entrent dans le lycée Monge-La-Chauvinière de Nantes pour poursuivre des lycéens qui manifestaient contre la réforme de Luc Chatel. « On a reçu des coups de matraque disent-ils. Pour se protéger, on a reculé et formé une chaîne. À deux-trois, on a essayé de discuter pour éviter l'affrontement. On a expliqué qu'on voulait retourner devant notre lycée. Eux nous ont répondu qu'ils étaient là pour nous empêcher de bloquer. » rapporte Sud-ouest dans son édition su 26/11.

Les crs entrent au lycée envoyé par  feeld.

« Tout se passait bien, explique un des lycéens bloqueurs. Jusqu'à ce que le proviseur décide d'appeler la police. Il n'y avait vraiment rien de particulier. On entend dire qu'on avait fait un feu de palettes. Ce n'est pas vrai. Dans une brouette, on a juste brûlé du papier pour se réchauffer. C'était très pacifiste. »

 

Article complet : http://feeld.over-blog.com/article-le-savoir-est-une-arme-nantes-01-12-09--40421893.html

Par Tourtaux
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 12 2009 10:30
« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. » H. Krazucki


  Au sujet du 49 ème Congrès de la CGT:
                                                                                               "Pour le bien de la CGT Bernard Thibault doit renoncer et partir!"
On sent chez certains comme une certaine fébrilité à quelques jours de l'ouverture du 49 ème Congrès de la CGT. On dit même que Nicolas Sarkozy s'en inquiète! Pourtant ce congrès tous comme les précédents  semblait boucler d'avance tant la conception démocratique de l'équipe dirigeante en place consiste à tout  régler avant que les délégués se réunissent ! Depuis que Bernard Thibault est secrétaire général cette méthode a été perfectionné par la bureaucratie de Montreuil, l'autisme et l'arrogance ont fait le reste ! Il n' y a donc guère de place laissé à la spontanéité et encore moins aux surprises.Pour ceux qui pourraient avoir encore quelques illusions sur  le déroulement des travaux prévus ;  Nantes sera sans aucun doute une déconvenue amère . Des délégués viendront avec l'intention de participer à une discussion et à des décisions. Or celles-ci ont déjà été prises : ailleurs! Dans la vision rénovée de la  démocratie syndicale et ouvrière de Bernard Thibault il y a ceux qui décident et ceux qui appliquent! 
Certes  les spectres ne hantent  pas encore  les nuits de Bernard Thibault et  son équipe. Il peut chercher à se rassurer en sachant que le tri et le choix des délégués a battu cette fois tous les records de duplicité. Il serait d'ailleurs intéressant de connaître la véritable nature et le contenu  du mandat confié par les syndiqués de la CGT à chacun des  délégués du 49 ème Congrès ,  et si  ces derniers ont pris réellement connaissance et en totalité des textes d'orientation comme de la composition de la future direction ou encore  du futur "secrétaire général décidé par avance" et dont l'élection par le  congrès devrait être en principe une pure formalité.  Une semaine avant le congrès  la presse vient d'ailleurs de donner la composition du bureau confédéral et confirmer l'élection de Bernard Thibault.. Les délégués sont infantilisés et le congrès national  des syndicats réduit à servir de  caisse d'enregistrement! 
Donc en apparence  tout est réglé mais pourtant  on est sur de rien!  On traque maintenant les délégués de syndicats qui pourraient faire désordre et déranger le bel ordonnancement prévu . Depuis quelques semaines on a battu le rappel d'anciens dirigeants  confédéraux  , ils  ont  refait surface "pour aider Bernard". Cela ne suffit pas à le rassurer , même si l'on sait par ailleurs que Sarkozy, Darcos, Parizot et Chereque ainsi que les médias feront tout de leur côté pur lui faciliter la tache  et lui éviter les tensions Bernard Thibault est inquiet .  Alors pourquoi?
Comme on vient de le voir  il arrive que certains journalistes fassent leur travail sérieusement . Certes les délégués n'ont pas le nez dans le Nouvel Observateur ou dans Marianne pour se forger une idée  mais  si les révélations non démenties de ces derniers jours , ne sont pas nouvelles , elles apportent un nouvel éclairage  sur l'hypocrisie des relations sociales, comme sur les connivences et les complicités de tout ordre entre le MEDEF, le Gouvernement et les syndicats, CGT compris!  Tout cela en dit  long sur" les liaisons dangereuses" de Bernard Thibault et sur la façon dont ce dernier à au fond brader l'indépendance de la CGT, sans que d'ailleurs cela soulève beaucoup de réactions dans l'organisation Il serait donc inconcevable que les délègues ne se posent pas de  questions après avoir expérimenter dans leurs luttes "l'étendue de la solidarité confédérale" ! Cette situation devrait susciter des réactions et pourrait compliquer la "vision d'un syndicalisme rassemblé et  apaisé" ,   dont Bernard Thibault et la CES se sont fait les chantres et  les promoteurs. Au moins André Bergeron l'ancien secrétaire général de FO pouvait se prévaloir "de grains à moudre" pour justifier sa collaboration étroite avec les patrons et les gouvernements de l'époque.! Qu'en est il de Bernard Thibault dont le bilan revendicatif est un véritable désastre , bilan  qui s'accorde avec la perte d'adhérents CGT qui se poursuit année après année presque inexorablement.
Certains s'interrogent naïvement sur sa stratégie, et sa vision . En serait il dépourvu? Venant de fins observateurs de la vie syndicale française  cette remarque  pourrait prêter à sourire!  A ces questions il faut répondre sans hésiter: OUI!  Bernard Thibault à une stratégie . Il a d'ailleurs été mis en place pour mettre en oeuvre celle-ci. Voici presque 10 ans sa feuille de route lui a été confié par son prédécesseur  Louis Viannet et ses parrain et marraine: Nicole Notat et Emilio Gabaglio . Elle a  consisté a faire en sorte  que la CGT en rabaisse non seulement sur ses objectifs et son identité, ce qui n'était  déja pas si mal  mais qu'en se réformant elle  même la CGT contribue à recentrer le syndicalisme français afin de  le rendre compatible et soluble avec le syndicalisme européen , la construction européenne façon Lisbonne et la mondialisation  capitaliste revu et corrigé..Voici une quinzaine d'années et dans un fameux rapport devant la direction de la CES au sujet de l'affiliation de la CGT et se concluant par" celle-ci  est prématuré", Nicole NOTAT soulignait que la différence fondamentale entre la CGT et le syndicalisme européen était de nature culturelle ", nous avons disait elle une culture de propositions et de négociations , la CGT a une culture de confrontation." De puis le temps a passé et il n'est pas sans signification  qu'un responsable de la CGT  vient de se faire élire secrétaire général  adjoint de la CES. Cet événement  que les syndicats ignorent n'est pas seulement pour services rendues , et il en a rendu, mais  vient confirmer 10 ans âpres son affiliation l'immersion complète de la CGT dans le syndicalisme réformiste  européen. Est il utile ici de rappeler  que le nouveau promu   avait été proposé en son temps au poste de secrétaire de la CES par la CFDT. Comment s'étonner alors  qu'avec son compère JC Le Duigou il est soutenu l'approbation de la CGT au projet de Constitution Européenne, rejeté pourtant par la CGT à la grande déconvenue de Bernard Thibault.
Depuis que Bernard  Thibault assume cette mission de recentrage avec un talent discutable on est passé dans les rangs de la CGT de l'étonnement , à l'incompréhension, à la critique ouverte ! Elle s'est depuis plusieurs mois radicalisé. De nombreuses luttes  ont mis en évidence cette fracture entre la base et le sommet.  En 2009 la direction de la CGT a ainsi délibérément conduit les luttes dans l'impasse, consacrant souvent plus d'énergie à démontrer l'irréalisme de  ceux qui se battaient , qu' à les encourager en contribuant à l'élargissement des luttes. Aux yeux de Bernard Thibault le développement de celles-ci  devenait anachronique et  rentrait  en contradiction avec la stratégie étroitement concertée avec la CFDT! Soyons clairs le syndicalisme rassemblé ce n'est rien d'autre que la construction d'une alliance durable avec la CFDT avant de devenir organique  et dont l'évolution de la CGT est une des conditions . Ce n'est donc pas  par incompétence ou par manque de fermeté que la CGT est pour beaucoup de travailleurs atone, inaudible et impuissante mais tout simplement parce que la vision de la direction de la CGT/CES  est tout autre . Il est donc parfaitement illusoire de croire et penser que la direction de la CGT va convenir avec un tel  bilan catastrophique  qu'elle s'est fourvoyé,  et à partir de là faire son auto critique et corriger le tir.  Par conséquent poursuivre avec Bernard Thibault  s'est donc faire le choix  de l'isolement et de l'affaiblissement de la CGT donc c'est faire le choix du désarmement et de la capitulation du monde du travail face a la politique du Capital  que met en oeuvre Sarkozy et le MEDEF.  Il ne servirait à rien de faire l'autruche , ou d'attendre vainement des jours meilleurs.  Va t' on prendre la responsabilité d'attendre encore alors que le temps  est compté. Une seule solution s'impose donc: Bernard Thibault doit renoncer et partir. C'est une solution responsable et elle s'impose d'elle même! , Elle est possible , le Congres peut décider la mise en place d'une direction provisoire et convoquer un Congrès extraordinaire cette fois réellement démocratique par ce que pris en charge par les syndicats eux mêmes.  
Ce qui est sans précédent dans la CGT si l'on tient compte de son histoire, de sa culture, de ses pratiques c'est la perte considérable d'autorité et de crédibilité du secrétaire général de la CGT comme des principaux dirigeants qui l'entourent !  Ce a quoi l'on assiste c'est au rejet de plus en plus systématique d'orientations et de conceptions importés d'ailleurs c'est à dire des bureaux de la CES à Bruxelles et qu'on cherche à imposer contre la volonté des syndiqués de la CGT .  Ce sont ces orientations qui suscitent de la colère et sont vécu comme incompatibles avec ce que souhaitent les adhérents de la CGT.Il faut donc en tirer les conséquences! En fait ce que l'on appelle la contestation  est un mouvement beaucoup plus profond qu'il n' y parait , un peu comme un iceberg dont on ne verrait que la partie immergée.
  Il faut donc se féliciter qu'un dirigeant de la CGT ,représentatif par ailleurs: Jean-Pierre Delannoy ait le courage de prendre la parole au nom de tous ceux qui en sont privés, pour dire tout haut ce que nombreux pensent tout bas. C'est une première qui en dit long et qui porte un espoir parce qu'elle sert a  révéler ce qui n'est plus supportable  dans la CGT et témoigner ainsi que rien ne sera plus comme avant. L'attitude méprisante, les caricatures et les arguties pseudo statutaires pour contester cette initiative montrent si il le fallait que l'usage a haute dose de la méthode Coué pourrait finir par se retourner contre ceux qui ont cherché à s'approprier la CGT en abusant de leur position, qui pour quelques uns est devenu rente de situation. 
Certes la crise de représentativité du syndicalisme français sur fond de faillite du syndicalisme européen et international n'est pas nouvelle. Le désastre des  récentes élections prud'homales avec 25% de participation pour toutes les organisations et malgré  les moyens mobilisés en dit long.Il est d'ailleurs pitoyable de voir Bernard Thibault se glorifier d'un résultat alors que chez toute personne censé et responsable cette déroute devrait provoquer une prise de conscience. Il n'est pas dit que la messe doit dite, la CGT conserve a travers ses militants des capacités de dévouement et d'intelligence innombrables.  raison de plus pour exiger le départ sans délais de Bernard Thibault.
Jean-Pierre Page
ancien membre de la commission exécutive confédérale et responsable du département international de la CGT
Par Tourtaux
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 12 2009 10:04

Ne vaut-il pas mieux se taire ?

A la suite de mes déclarations publiques à propos de l’orientation actuelle de la CGT (mon syndicat depuis 1963), deux camarades, sous des formes différentes, me font part de la même inquiétude que l’un d’eux exprime ainsi : « Le contenu des couriels que tu m’adresses me lais­sent songeur : ne serais tu pas en train de parti­ciper au lunchage de ce qui reste debout et qui nous rassemble encore à la CGT, en soulignant des motifs plus ou moins légitimes qui ne peu­vent que nous diviser ? »

Je comprends d’autant plus l’interrogation de ces camarades que je l’ai longtemps partagée, et que sous prétexte de ne pas casser l’outil impar­fait qui nous restait, je me suis auto-censuré. Je précise que ce n’était pas par manque de ce cou­rage, dont Jean Jaurès nous a dit qu’il consistait à chercher la vérité et à la dire ; non, mon souci était la conservation de ce qu’il nous restait de l’outil de lutte.

Le temps a passé. J’ai dû faire l’amer constat que mon silence n’avait pas empêché le recul de l’influence de notre organisation. Par contre, il avait été utile à ceux qui la vidaient de son conte­nu de classe et de ses adhérents les plus com­batifs, utilisant les pressions les plus diverses y compris la calomnie, excluant le cas échéant.

« Qui ne dit mot consent »

Eh bien non, je ne consentais pas. Il me restait donc à le faire savoir.

Durant des années, j’ai tenté de faire réfléchir des camarades par la parole. Si j’en juge par leurs réactions, je n’ai guère été convaincant. D’autant que d’autres se chargeaient d’établir autour de moi un « cordon sanitaire » : je sentais le fagot !

Tout récemment, j’ai décidé d’écrire et de dis­tribuer en tract (18 novembre). Il faut croire que les temps ont changé en même temps que moi, car des bouches s’ouvrent. Enfin.

Enfin, car si les syndiqués ne prennent pas la parole, ne donnent pas leur opinion autrement qu’en ne reprenant plus leur carte, s’ils ne font pas respecter leur point de vue au même titre que celui des dirigeants, s’ils ne deviennent pas les maîtres de leur organisation, qui peut douter de l’issue ?

Déjà le bilan de l’abandon de la lutte des classes est éloquent : au recul de la syndicalisation, donc de la capacité de lutte, s’ajoutent, dans tous les secteurs de la vie sociale, la « négociation » de la liquidation des acquis de la lutte des classes. Nous pouvons faire confiance à l‘adversaire de classe : cette CGT là, il saura la maintienir en vie aussi longtemps qu’elle lui sera utile.

Est-ce cet avenir que nous voulons ?

Au rassemblement de lutte des cheminots CGT, le 18 novembre devant la gare St Jean, un camarade qui lit une vie de Guy Môcquet nous disait les parallèles qu’il y trouve avec ce que nous vivons aujourd’hui.

C’est, malheureusement, une opinion que je partage et qui m’a rappelé ce texte écrit par le pasteur Martin Niemöller à Dachau :

« Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, car je n’étais pas communiste.

« Quand ils sont venus chercher les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, car je n’étais pas so­cial-démocrate.

« Quand ils sont venus chercher les syndica­listes, je n’ai rien dit, car je n’étais pas syndica­liste.

« Quand ils sont venus chercher les juifs, je n’ai rien dit, car je n’étais pas juif.

« Et quand ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester. »

Dans la France d’aujourd’hui, où la solidarité est devenue un délit, ce rappel n’est-il pas une bonne raison pour que je ne me taise plus ?

Jean-François Autier,

ajusteur mécanicien, cheminot retraité, syndiqué CGT depuis 1963.

Par Tourtaux
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 12 2009 09:49
 

49e congrés:Bernard Thibault n'est pas l'homme providentiel pour les travailleurs

49e congrés: la CGT PHILIPS EGP DREUX se prononce pour un syndicalisme de lutte!

CGT PHILIPS EGP DREUX

 


Les revendications du syndicat CGT PHILIPS EGP DREUX s’inscrivent dans le combat de toute la population pour ses droits et ses acquis. Ces pourquoi nous soutenons les luttes des travailleurs du privé ainsi que du publique contre les licenciements, les contrats de travail au rabais, de même nous soutenons les luttes des chômeurs et des précaires pour leurs droits et leur dignité, celles des lycéens et étudiants pour leurs d’études, nous, nous inscrivons, comme un syndicat de lutte de classe et de masse.

 

Le 49e congrès confédéral se prépare dans une période éminemment défavorable aux salariés. Le gouvernement poursuit son œuvre de destruction sociale dans la droite ligne des politiques libérales depuis plus de vingt ans. «  La remise en cause des retraites et de la sécurité sociale, la politique de privatisation à outrance, la politique réactionnaire en matière de libertés publiques et d’immigration ect… »

 

Les salariés, malgré la formidable envie de résister manifestées lors de mouvements sociaux, malgré la combativité qui s’exprime, n’ont pu enrayer la logique des orientations ultra-libérales dont ils sont les victimes. Les effets néfastes de la politique du gouvernement appellent pourtant une riposte sociale d’ampleur. Faute de quoi, les salariés et les couches les plus fragiles de la société devront subir, isolés sans perspectives, la violence sociale sous toutes ses formes.

 

Les militants de la CGT doivent pouvoir peser dans la construction de cette riposte du monde du travail. Non seulement en prenant une part active aux luttes qui concernent son champ de syndicalisation, au premier rang desquelles, les délocalisations, la centralisation et les salaires, mais aussi en promouvant, au sein de notre confédération en particulier et du mouvement syndical en général, une orientation combative, indépendant défendant pied à pied les intérêt des travailleurs. Ils doivent enfin peser dans la construction des mouvements de résistances qui s’exprime à l’échelle européenne et mondiale.

 

C’est une chose de se prononcer pour la défense de mesures favorables aux travailleurs. Mais encore faut-il se donner les moyens de gagner. Un syndicalisme de transformation sociale et combatif est un syndicalisme qui propose des moyens d’action efficace et qui met au centre de ses modalités d’action la perspective de la victoire.

 

Or, force est de constater que notre direction confédérale s’est accommodée des journées d’action sans lendemain et se montre méfiante dés qu’il s’agit de mettre en place un rapport de force efficace.

Chacun a en mémoire le grève de 2003 et la décision, lourde de conséquences de la direction CGT de mettre en œuvre une politique de temps fort ayant d’avantage contribué à désorganiser et à épuiser le mouvement de grève qu’à répondre à exigence de millions de grévistes « appelez à la grève générale ! »

 

Idem en 2009 rebelote, nous ne pouvons plus nous satisfaire des journées de grève sans lendemain qui ont largement fait la preuve de leur inefficacité. Pour une fois, depuis longtemps le rapport de force est favorable, de fait et grâce aux nombreux travailleurs qui ont pris conscience des méfaits des ces reformes, ces fermetures d’entreprises, ces délocalisations et ont montré leur disponibilité à la résistance face à ce gouvernement.

Pourquoi la confédération CGT a-t-elle refusé de donner des perspectives claires et rassembleuses aux travailleurs alors que nous sommes menacés tous les jours ? Une fois de plus, nous sommes entrain de perdre sans même avoir pu livrer bataille. Nous regrettons que B.Thibault n’inscrit plus la lutte de classe au centre de son activité.

 

Stop au syndicalisme bureaucratique, nous souhaitons revoir l’instance  syndicale fédérale et confédérale sur le terrain de la lutte et d’assurer les positions et revendications des travailleurs.

Par Tourtaux
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 12 2009 09:45
Jeudi 3 décembre 2009 4 03 12 2009 10:17
Conseil d'Administration de la SNCF - Les administrateurs salariés CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT condamnent toute concurrence dans les TER" (18/11/2009)




Lors de la réunion du Conseil d’Administration de la SNCF du 18 novembre 2009, le Président de la SNCF a informé les administrateurs de l’évolution des discussions au sein du Comité Grignon dit « des parties prenantes » chargé de travailler sur les dispositions législatives et sociales à mettre en œuvre pour une ouverture expérimentale de la concurrence dans les TER.

Devant les sujets débattus - statut des agents, évolution de la réglementation du travail, transfert ou pas du personnel - les administrateurs salariés ont mis en garde Gouvernement et Direction SNCF sur le fait qu’ils ouvraient « la boîte de Pandore » alors que rien ne les y oblige.

Après avoir regretté que l’ensemble des organisations syndicales représentatives de la SNCF n’ait pas été invité dans ce débat, ils ont souligné qu’aucune raison technique, économique, financière, sociale, législative ou européenne n’impose la mise en concurrence des TER.

Ainsi, ils ont rappelé les propos de la Madame la Secrétaire d’Etat Kokusko-Morizet le 13 janvier 2009 au Sénat, lors d’une séance de questions au Gouvernement stipulant que le règlement OSP ne remettait pas en cause le monopole légal de la SNCF en la matière conféré par les lois LOTI de 1982 et SRU de 2000.

De même, ils ont démontré à partir du bilan majoritairement positif des TER depuis 2002 que le modèle de production développé en France est certes perfectible mais qu’il est, à ce jour, l’exemple même d’une décentralisation réussie. Preuve en sont les 18 conventions renouvelées qui pour une grande majorité l’ont été pour une longue durée.

L’empressement du Gouvernement à casser un tel modèle qui a fait preuve de son efficacité ne trouve sa genèse que dans de « mauvaises » raisons dogmatiques et libérales et cela malgré les résultats catastrophiques qu’a généré cette idéologie dans le Fret ferroviaire.

Les administrateurs salariés ont précisé que, dans ce débat, la Direction SNCF doit porter et communiquer autour de son bilan, de la compétence de ses agents et de sa volonté de répondre encore mieux aux besoins de transports de qualité qu’attendent les usagers et les Autorités Organisatrices.

Pour finir, ils ont insisté sur les risques sociaux que porte ce projet et qu’il était incontournable que le Gouvernement, les Autorités Organisatrices comme la Direction SNCF entendent que toute tentative de mise en concurrence, soit-elle locale ou expérimentale, engendrerait une réaction sociale unitaire de niveau national.

Par Syndicat CGT des cheminots de Reims
Par Tourtaux
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 12 2009 22:50
Jeudi 3 décembre 2009 4 03 12 2009 09:59
 
Contrôleurs de la SNCF : préavis de grève reconductible pour le 12 décembre

PARIS — Les quatre syndicats de la SNCF (CGT, Unsa, Sud-Rail, CFDT) vont déposer un préavis de grève national reconductible à partir du 12 décembre à 20H00 concernant les contrôleurs, a-t-on appris mercredi de sources syndicales.

 

La décision a été prise mercredi lors d'une réunion entre les fédérations de cheminots et le préavis doit être déposé jeudi.

 

Une grève des contrôleurs perturberait le trafic puisque leur présence est nécessaire dans les trains afin d'assurer la sécurité.

 

"Ce préavis fait suite à l'échec de la concertation avec la direction et il porte sur les questions de la restructuration des établissements (auxquels sont rattachés les contrôleurs, ndlr), de l'emploi et des conditions de travail puisqu'il faudrait 400 contrôleurs supplémentaires", a déclaré à l'AFP Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-cheminots.

Des grèves de contrôleurs ont eu lieu ces derniers temps dans plusieurs régions dont Chambéry, le Nord/Pas-de-Calais et l'Alsace.

 

"La direction veut séparer les métiers de contrôleurs de TER et de grandes lignes, alors que ce qui faisait l'intérêt du métier était justement de varier", a ajouté Stéphane Boulade (Sud-Rail).

 

L'Unsa a aussi dénoncé une "casse du métier" mais espère "très fortement que la direction des trains et la direction de la SNCF vont réfléchir" et faire de nouvelles proposition afin d'éviter une grève.

Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés


FEDERATIONS SYNDICALES
CGT – UNSA – S UD Rail - CFDT

COMMUNIQUÉ AUX PERSONNELS DES ECT


Les Fédérations CGT, UNSA, SUD-RAIL et CFDT se sont rencontrées mercredi 02 décembre 2009 pour dresser un bilan des concertations entre la Direction des Trains et les organisations syndicales sur l’avenir des ECT et de ses métiers, l’organisation de la production et l’emploi.

Elles considèrent que les réponses de la Direction sont très éloignées des exigences exprimées par les fédérations syndicales. De plus, cette posture de la Direction se traduit par un dialogue social stérile et une politique de management agressive envers l’ensemble du Personnel des ECT.

Elles constatent l’absence d’engagements forts et concrets pour assurer la pérennité des Etablissements Régionaux Commerciaux Trains autour, notamment, de pôles production unique et transverses (CPST) et de métiers ASCT et encadrement multi activités.

L’entêtement de la Direction à poursuivre des expérimentations sur la création d’établissement mono activité et multi métiers, d’étendre le transfert des UO géographiques en UO d’activité, a pour conséquences de scinder les métiers des ECT en deux (métier/Proximité et métier/SNCF Voyage) et de mettre en cause l’existence même des ECT.

Sur le plan de l’emploi, elle n’entend pas le fort mécontentement des personnels sur leurs conditions de travail qui se dégradent au rythme des réorganisations, du manque d’effectif pour couvrir les charges de travail et d’un environnement sûreté qui demeure prégnant.

Sur la base d’un bilan négatif des négociations, les Fédérations CGT, UNSA, SUD-RAIL et CFDT confirment les axes revendicatifs de fond qu’elles décident de porter unitairement :

-  L’affirmation d’une ligne métier forte traduit par une Direction Nationale Trains et des Etablissements Régionaux Commerciaux Trains ;
-  L’abandon des expérimentations d’établissements mono activité et de l’extension des Unités Opérationnelles d’activité qui mettent en cause la qualité des charges de travail, des parcours professionnels et des déroulements de carrière ;
-  Le maintien d’un pôle production (CPST) regroupant toutes les activités dans chaque ECT;
-  La mise en oeuvre d’une mixité des charges de travail Proximité et SNCF Voyages offrant de meilleures conditions de travail, une progressivité des parcours professionnels et un haut niveau de qualification;
-  Le développement de l’emploi à statut tant chez les roulants qu’à l’encadrement (RET et CPST) pour améliorer leurs conditions de vie et de travail, l’équipement des trains, l’environnement sûreté, la qualité de service.

Face à l’échec des négociations dans le cadre des DCI, les Fédérations Syndicales CGT, UNSA, SUD-RAIL et CFDT ont décidé de déposer un préavis de grève reconductible par période de 24H00 à partir du samedi 12 décembre 2009 à 20 h 00 sur la base du socle revendicatif unitaire.

Sans réponse sérieuse de la Direction aux revendications, cette dernière prendra la responsabilité d’un conflit national dans les ECT.

Les Fédérations Syndicales CGT, UNSA, SUD-RAIL et CFDT appellent, dès à présent, les personnels des ECT à déposer massivement leur DII pour élever le rapport de force afin d’imposer de véritables négociations à la Direction de l’Entreprise.

Paris le 03 décembre 2009
Par Syndicat CGT des cheminots de Reims
Par Tourtaux
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