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SNJ CGT : LES DIRIGEANTS DE FRANCE TV COMPLICES DE LA MONTEE DU FRONT NATIONAL

Publié le par Tourtaux

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/03/30/snj-cgt-les-dirigeants-de-france-tv-complices-de-la-montee-du-front-national/

 

SNJ CGT : Les dirigeants de France TV complices de la montée du Front National

30 mars

censure

 

 

Les dirigeants de France TV complices de la montée du Front National

 

SNJ CGT

 

Communiqué de la SNJ CGT

 

Consternation et sidération à la lecture des rapports du CSA sur les temps de paroles politiques en cette période électorale ! France 3, la chaîne de service public « préférée des Français », a tendu le micro au Front National de façon éhontée : sur la période examinée par le CSA, qui court du 10 février au 21 mars, les chiffres montrent une surreprésentation du Front National et un déséquilibre total pour les autres partis.

Jusqu’à 48% des temps de parole pour le FN ! Sur France 3, le FN bénéficie de 29% des temps de parole au 14 mars. On a compté jusqu’à plus de 48% la semaine précédente !!!

Mais comme il faut bien respecter l’équité jusqu’au 21 mars, un pseudo équilibre se fait la dernière semaine, in extremis, pour aboutir sur toute la période à 17% pour le FN, mais 3,9% pour EELV – 4,85 pour le Parti de Gauche – 4,79 pour l’UDI, carrément rien pour le MoDem, le NPA, le Parti radical – 33,84 pour le PS et 30,12 pour l’UMP.

A l’issue du 1° tour des municipales, le FN, qui a déposé en tout 585 listes, représente 4,7% des voix dans les villes de plus de 1000 habitants. »

Alors monsieur le président de FTV, messieurs les directeurs et sous-directeurs de l’information, messieurs les rédacteurs en chef etc… nous osons espérer que la réapparition du Front National au niveau municipal dans le pays vous interpelle, comme elle choque une majorité des citoyens et des républicains.

Le problème, c’est que vous portez une lourde responsabilité dans ces résultats, en ayant omis de veiller au pluralisme dont vous devez pourtant être les garants. Vous trahissez par votre désinvolture le travail des journalistes de terrain qui, eux, se soucient au quotidien de l’équilibre et de l’éthique de leurs reportages.

Vous méprisez les citoyens en ne leur offrant pas une information permettant de faire des choix politiques éclairés, vous bafouez la mission de service public qui nous est dévolue.

Nous, salarié-e-s de France TV et aussi téléspectateurs payant la redevance, nous vous exprimons notre colère, notre honte d’être de fait assimilés à une chaîne qui fait le lit de l’extrême droite, en ayant accordé une visibilité au FN disproportionnée par rapport à son implantation municipale. Nous vous demandons des explications et attendons un changement rapide de cap. »

SNJ CGT

URL de cet article 24997

http://www.legrandsoir.info/les-dirigeants-de-france-tv-complices-de-la-montee-du-front-national.html

Publié dans Lutte des classes

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IKRAM GHIOUA : LE MINISTRE MAROCAIN DES AFFAIRES ETRANGERES HUMILIE A L'AEROPORT CHARLES-DE-GAULLE

Publié le par Tourtaux

LE MINISTRE MAROCAIN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES HUMILIÉ À L'AÉROPORT CHARLES-DE-GAULLE

Le diplomate du roi déshabillé

Par
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Malgré son passeport diplomatique et son statut de ministre, Salah-Eddine Mezouar a été fouillé par la police françaiseMalgré son passeport diplomatique et son statut de ministre, Salah-Eddine Mezouar a été fouillé par la police française

Les autorités marocaines imbues de leur personne, éprouvent du plaisir à réduire le peuple sahraoui à l'esclavagisme en le privant de ses droits à la liberté et à l'indépendance.

Salah-Eddine Mezouar, ministre des Affaires étrangère marocain, s'exécute avec une facilité déconcertante. A la première injonction, il a ôté ses chaussettes, ses chaussures, sa ceinture en attendant le reste...le chef de la diplomatie marocaine a subi, mercredi dernier, la pire des humiliations lors d'un transit à l'aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle. Malgré son passeport diplomatique et son statut de ministre, Salah-Eddine Mezouar a été fouillé par la police française de fond en comble et soumis à un contrôle minutieux comme un vulgaire malfrat.
Un manque d'égard envers un pays qui est loin d'être considéré comme un Etat souverain. Un fait qui vient de prouver pour ceux qui doutent encore que les mots respect et indépendance n'existent pas dans le lexique marocain. La police française ne doit certainement pas ignorer à ce point le règlement et les lois qui protègent les diplomates.
Mais il est clair que cette humiliation, si elle n'est pas intentionnelle, elle est forcement l'expression d'un mépris envers un Royaume qui ne sait pas se faire respecter. Quand on a l'échine à ce point flexible, on peut tout accepter et tout faire....même se débarrasser de ses effets vestimentaires.
Les relations entre le Royaume et l'Hexagone sont déjà tendues depuis un mois «à la suite des plaintes en France pour tortures à l'encontre du patron des services secrets marocains Abdellatif Hammouchi. Les autorités marocaines, courroucées, ont suspendu leur coopération judiciaire avec la France et en dépit de tentatives d'apaisement de Paris, la mesure n'a pas encore été levée», selon la presse française.
Cet incident diplomatique ne pouvait pas mieux tomber pour renforcer l'écart entre Rabat et Paris, malgré les excuses du chef de la diplomatie française.
Le Maroc qui n'a jamais manqué d'insulter l'intelligence des autres a chuté aussi bas. On lui reconnait ni indépendance, ni respect, encore moins une souveraineté, un lexique qui manque dans le langage des Marocains. Les autorités marocaines plutôt imbues de leur personne, éprouvent du plaisir à réduire le peuple sahraoui à l'esclavagisme en le privant de ses droits à la liberté et l'indépendance.
Ce que vient de subir le diplomate marocain est encore loin de ce que son pays fait endurer à des milliers de Sahraouis chaque jour.
C'est ce même pays qui ne cesse de jouer à la victime tout en provoquant des embarras, aussi bien sur le plan diplomatique que sécuritaire! C'est aussi ce pays qui entreprend sournoisement et souvent des incidents pour faire diversion, notamment quand il s'agit de l'Algérie relativement à sa position en faveur de l'indépendance du Sahara occidental. Aujourd'hui, le Maroc se trouve réellement dans le rôle de la victime et il ne l'a pas cherché.
Cette gifle, le Royaume s'en souviendra longtemps, surtout qu'elle émane d'un pays avec lequel le Maroc entretenait d'excellentes relations jusqu'à il y a un mois et que la France n'a jamais cessé de considérer comme un acquis!
Le diplomate marocain doit donc passer par les mêmes mesures de sécurité comme tout autre personne ordinaire, sans aucune considération. Le ministre devait donc enlever «sa veste, ses chaussures, ses chaussettes et sa ceinture», au vu et au su de tous, un châtiment, s'il n'est pas mérité, il est du moins une justice rendue à l'égard du Sahara occidental.
La France se veut quand même rassurante, après que le mal eut été fait, contrairement à ce que rapporte la presse marocaine. «Nous travaillons avec les autorités marocaines pour pleinement rétablir la coopération bilatérale, notamment dans le domaine judiciaire», a déclaré Nadal, assurant que «les relations entre Paris et Rabat sont bonnes, confiantes, très amicales. La coopération bilatérale reste très forte et n'est pas affaiblie par les événements récents.»
Par ailleurs, le président de l'UMP, Jean-François Copé, qui a fait part de son «incompréhension», vraisemblablement par compassion à la victime ou par amitié au Royaume, demande à Laurent Fabius et à Manuel Valls, ministre de l'Intérieur de «faire toute la lumière sur cet incident profondément regrettable qui intervient dans un contexte déjà lourd alors que le Maroc et la France sont unis par des liens d'amitié profonds et indéfectibles».
En tout cas, le ministre marocain, Salah-Eddine Mezouar, n'oubliera pas de sitôt qu'il a été «la risée» dans l'histoire de la diplomatie marocaine.

 

 

Publié dans L'Afrique en lutte

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ZIAD MEDOUKH : C'EST ICI NOTRE TERRE, NOTRE PALESTINE !

Publié le par Tourtaux

 

C’est ici notre terre

Ziad Medoukh

C’est ici notre terre, nous ne partirons pas, nous resterons attachés à cette terre sacrée de Palestine, quelles que soient les mesures de l'occupation! Nous y poursuivrons notre existence jusqu'à la li...
berté et l'indépendance, jusqu'à la fin de l'occupation israélienne, jusqu'à l'instauration d'une paix juste et durable ...

C’est le message de tout un peuple palestinien existant et résistant, message adressé au monde entier, et en particulier à la force de l’occupation israélienne, chaque année, le 30 mars, journée de la terre et de la résistance en Palestine.

Notre peuple commémore cette journée. C’est la journée de l'attachement à ses racines et à son histoire, cette histoire profondément marquée par la résistance et l'affrontement à l'occupant qui continue de lui voler ses champs et ses arbres, ses maisons et sa terre.

Les Palestiniens qui vivent dans les territoires de 1948, ceux des territoires de 1967, sans oublier ceux de l’exil, montrent par cette commémoration les liens qui les unissent tous.

Le 30 mars 1976, des dizaines de Palestiniens, civils et paysans, ont été tués par les forces de l'occupation alors qu'ils manifestaient pacifiquement contre la confiscation de leur terre par l'administration israélienne. Et depuis, pour rendre hommage à ces victimes, pour montrer l'attachement des Palestiniens à cette terre, ceux-ci commémorent chaque année cette répression sanglante.

38 ans après, et dans une conjoncture difficile et particulière en Palestine, marquée par la poursuite de la souffrance des Palestiniens en Cisjordanie , dans la bande de Gaza, et partout en Palestine, avec le mur, la colonisation, les attaques et les agressions israéliennes permanentes, le blocus, et les lois racistes contre les Palestiniens de 1948, mais surtout, devant l’absence de perspectives pour l’avenir, les Palestiniens sont plus que jamais déterminés à réaliser leurs revendications nationales.

Ils vont poursuivre leur résistance, sous toutes ses formes, afin de vivre libres sur leur terre.

Par cette résistance et par cet attachement à leur terre, ils visent la création d'un Etat libre et indépendant où l'on peut vivre une paix juste et durable.

A cette occasion, nous confirmons notre attachement à nos racines, à notre terre. Elle est ici. Elle est ici notre patrie. Nous ne partirons pas, en dépit des mesures atroces de l'occupation, en dépit de toutes les difficultés, de toutes les souffrances. Nous allons continuer à donner notre sang pour elle, notre terre de Palestine.

Ici, notre terre,

Ici, nos racines,

Ici, notre histoire,

Ici, notre vie, notre avenir,

Et ici, notre Palestine!
Photo de Ziad Medoukh.
Photo de Ziad Medoukh.


Publié dans Palestine

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VOICI COMMENT LE HEZBOLLAH A VENGE LES MARTYRS DES ATTENTATS TERRORISTES

Publié le par Tourtaux

«Nous connaissons vos noms et nos hommes vous atteindront. Nul ne doit supposer qu’il est en mesure de nous livrer une bataille et de la trancher. Ce sont nous qui tranchons la bataille et déterminons sa fin». C’étaient les propos du secrétaire général du Hezbollah, sayed Hassan Nasrallah, le 16 aout 2013. Un long temps s’est écoulé depuis ce discours. Les groupes takfiris opérant dans les rangs des rebelles syriens ont poursuivi leur folie sanglante. Des kamikazes à bord de voitures piégées ont perpétré des massacres contre les civils libanais dans plusieurs régions libanaises.

Les partisans de la Résistance ont réitéré leur attachement à leur choix. Celui de la résistance. Rapidement, le cercle des condamnations de ces crimes s’est élargi, sur la scène libanaise, syrienne et arabe. Mais aucune mesure n’a été prise par des forces pesantes sur le terrain, pour cesser cette folie. Au contraire, certains ont insisté à fournir les alibis et les justifications auxVoici comment le Hezbollah a vengé les victimes des attentats terroristes. terroristes. Ce fait a contraint le commandement du Hezbollah à multiplier ses efforts afin de régler le problème.

En effet, la décision du parti était claire depuis le début: Sur la scène libanaise, les poursuites et la punition étaient du ressort de l’Etat. Le service de renseignements de la résistance devait, dans ce contexte, soumettre aux autorités toutes les données à sa disposition, pour faire avancer les enquêtes en cours. Alors que sur le territoire syrien, la décision consistait à coopérer avec l’armée syrienne et les forces de l’ordre afin d’atteindre les fiefs des terroristes et de repérer la structure de ces organisations, les véritables responsables, les planificateurs et exécuteurs des attentats et ce en vue de les arrêter ou de les tuer si leur arrestation s’avère impossible. Suite à la confirmation des renseignements sur la présence des centres pour la préparation des voitures piégées et la planification d’attentats terroristes dans la région du Qalamoun, d’autres renseignements ont dévoilé  les mouvements des opérateurs et des exécuteurs entre plusieurs régions, tel Nabek, Deir Ateya et Yabroud, arrivant à Flita et à son voisinage, à Rankous et au jurd de Ersal.

Une large opération de collecte de renseignements a été lancée pour atteindre l’objectif principal.

Chaque fois que des villages tombaient aux mains du Hezbollah et de l’armée syrienne, de nouvelles informations s’accumulaient. Les aveux des rebelles arrêtés en Syrie et puis au Liban ont complété le puzzle.
Le plan comprenait deux parties:

-œuvrer afin de bloquer les préparatifs opérationnels arrivant à avorter le transport des véhicules piégés vers le Liban. Cette opération a nécessité des efforts drastiques mais ses objectifs, toujours non dévoilés, ont été réalisés.

-la deuxième partie du plan consistait à dévoiler l’identité des parties impliquées dans les attentats, à partir du moment de la prise des décisions, le transport des véhicules, l’emplacement des explosifs dans ces derniers, arrivant enfin à la poursuite des kamikazes.

La période de post-Yabroud

Suite à la reprise de Yabroud lors d’une opération militaire compliquée et les effondrements survenus dans les rangs des rebelles, le service des renseignements du Hezbollah, en coopération avec les autorités syriennes, a tenté de limiter le mouvement des personnes concernées par le dossier. Des informations confirmées ont fait état d’endroits supplémentaires de préparation des voitures piégées hors de Yabroud, surtout suite à la décision des groupes terroristes d’accélérer le rythme des opérations suicides au Liban, au lendemain de la chute de Yabroud, dans le but de dire que la chute de cette ville ne mettra pas fin aux attentats. L’empressement de ceux-là a conduit à plusieurs erreurs, vu le blocage des passages frontaliers et la faiblesse des méthodes de coordination: est alors survenue la tentative d’envoi de deux nouvelles voitures piégées. L’une est tombée en panne près d’une école dans le village de Fekha. La seconde est arrivée à l’autoroute de Hermel, avec des pneus perforés. Lorsque le kamikaze a cherché une personne qui l’aide à réparer les pneus, il interrogea le martyr Khalil el-Khalil qui lui  indiqua une adresse et puis le poursuivit après avoir communiqué avec le martyr Abdel Rahman el-Kadi. Les deux hommes ont pourchassé et intercepté le terroriste. C’est alors  qu’il s’est fait exploser, entrainant le martyre de ses deux détracteurs. La région a été sauvée d’un massacre. Le conducteur de la première voiture s’est enfui laissant sa voiture piégée près d’une école. Les services de renseignements de l’armée l’ont retrouvé et ont fait exploser la voiture.

L’entrepôt des explosifs de Hoch el-Arabe

Dans le même moment, les unités de la résistance poursuivaient toujours les fugitifs de Yabroud. Le Hezbollah est parvenu à détecter la méthode de la communication et de la coordination entre les groupes terroristes. Un lieu de rencontre des terroristes a été identifié. Ce lieu est situé dans la région de Hoch-el-Arabe, entre Rankous, Maaoula et Assal el-Ward. Il s’est avéré que les terroristes avaient mis la main sur une villa de deux étages,  située dans une large ferme entourée d’une muraille et de plusieurs maisons habitées par des miliciens.

Une force spéciale de la résistance s’est rendue sur les lieux et surveillé pendant plusieurs nuits les mouvements des miliciens, la nature géographique et le nombre des habitations. Des cartes détaillées ont été établies ainsi que des images vidéo aidant à discuter de la prochaine démarche. L’arrestation des terroristes opérant dans la villa était difficile pour plusieurs considérations. La décision fut prise. Il fallait les liquider sur place. Les données ont été examinées. Le lieu de la cible est éloigné de plus de 10 km du dernier barrage de l’armée syrienne. En plus, la région regorgeait de plusieurs ruelles et passages utilisés par les rebelles. En effet le nombre de ces hommes avait augmenté suite à leur fuite de Yabroud. Une force d’appui devrait être prête, si un accrochage est décidé.

Sur la base de ces faits, la décision de faire sauter la villa a été prise. Après plusieurs jours de surveillance, les combattants de la résistance ont dressé une carte détaillée du bâtiment visé, des chemins qui l’entourent et du plan à suivre en cas d’accrochage.

L’identité des terroristes qui opéraient durant la journée dans cette villa et la quittaient chaque nuit, fut confirmée. Il s’est en effet avéré, que la villa renfermait un entrepôt de voitures piégées et de chambres où on préparait les bombes.

Le châtiment

Vendredi 21 mars, la décision d’exécuter l’opération fut prise. Elle consistait à planter les explosifs à l’extérieur du bâtiment, de manière à ne pas susciter la suspicion, mais à permettre de détruire complètement le bâtiment. La nature des explosifs fut choisie ainsi que les combattants qui devaient exécuter l’opération.

Samedi soir, la force spéciale de la résistance a avancé, divisée en quatre groupes : de surveillance, de communication, d’ingénierie et de couverture par le feu afin de faciliter le retrait de ses membres.

Dans le même moment, une équipe de terroristes est passée sur le même trajet. Durant des instants, un affrontement fut sur le point d’éclater. Mais les rebelles se sont éloignés, convaincus de l’absence d’étrangers.

L’exécution

La force spéciale de la résistance s’est approchée de la muraille et l’a franchie vers le jardin de la villa. Les explosifs ont été plantés dans le jardin, dans les façades, près de l’entrée principale et aux portes du bâtiment. Dans les délais prévus. L’équipe de protection était à l’éveil, puisqu’une distance de 40m les séparait d’un groupe de rebelles, postés dans une maison proche. Les bombes ont été camouflées afin de prévenir leur découverte et puis vérifiées. La force s’est retirée d’une centaine de mètres. Une autre équipe est restée proche de l’objectif. Cette dernière devait s’assurer de deux questions: l’entrée de toutes les personnes visées dans la villa et l’inexistence de civils dans les lieux. Le matin, comme affirment les informations sûres, les terroristes ont commencé à arriver à la villa. L’équipe de surveillance les a comptés un à un et confirmé leur présence. Tous. Elle s’est ensuite éloignée vers la ligne du retrait. Elle a fait sauter la villa. L’explosion fut énorme. La villa complètement détruite. Les corps des terroristes ensevelis sous les décombres. Plusieurs minutes plus tard, l’opération rapide du retrait a débuté, suivant une autre tactique puisqu’elle se déroulait en plein jour, prenant en compte l’afflux d’un grand nombre de terroristes dans le lieu. Mais la résistance avait choisi d’autres chemins pour le retrait de sa force, au moment où des unités loyalistes blindées et de l’armée syrienne de l’air étaient prêtes à intervenir en cas de besoin.

Abou Trab: comme si nous étions devant les Israéliens

Un des membres de la force spéciale de la résistance a raconté à ses collègues que l’opération lui avait rappelé celles menées contre les forces d’occupation israéliennes et leurs collaborateurs au Liban sud. En effet, ce combattant est originaire d’un village du Caza de Marjeyoun. Un village pris d’assaut par l’ennemi qui a fait sauter la maison du résistant. Les parents de ce dernier y ont péri. Abou Trab a raconté que la résistance a alors décidé d’attaquer les postes de l’ennemi dans cette région du Liban sud. «J’étais membre du l’unité qui a transporté de grands engins explosifs et puis effectué un dur périple afin de franchir les embuscades israéliennes. Les forces ennemies étaient protégées par un système technologique compliqué de surveillance, planté dans les passages vers la zone occupée. Ces passages étaient surveillés par des radars, supervisés par les postes militaires israéliens, dotés d’engins thermiques de vision nocturnes et équipés en des dizaines de tanks Merkava. En dépit de ces précautions, nous sommes arrivés au poste militaire d’Abbad, supervisant le village de Houla, où nous avons exécuté une énorme opération qui a fait plus de 15 tués et blessés dans les rangs de la force israélienne.
Cette dernière regroupait des officiers de l’unité militaire d’ingénierie, experte dans la détection des engins explosifs».

Abou Trab a déploré la répétition des attentats dans la Banlieue sud. Il s’est rappelé d’une de ses proches, tuée dernièrement dans les attentats contre la Banlieue. «Lorsque nous nous sommes rendus à Qalamoum pour exécuter l’opération contre les terroristes, j’ai senti que je luttais contre les mêmes criminels. Ceux qui préparent les voitures du meurtre. Nous  connaissions leurs identités et leurs visages. Quand nous avons décidé de les punir, notre objectif n’était pas de se venger. Nous n’avons pensé qu’aux personnes impliquées dans les actes terroristes. Ce jour-ci, je me suis personnellement assuré de leur arrivée au lieu et de leur entrée, un à un, dans le bâtiment où ils fabriquaient les cadeaux de mort dédiés à nos enfants. Je me suis assuré de l’absence d’innocents ou même de passants dans le lieu», a-t-il dit.

Article paru dans le quotidien libanais Al-Akhbar traduit par l'équipe du site

29-03-2014 | 16:14

 

 

Publié dans LIBAN

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ELECTIONS MUNICIPALES - DECLARATION DE L'OCML VOIE PROLETARIENNE, MARS 2014

Publié le par Tourtaux

 

Elections municipales – Déclaration de l'OCML Voie Prolétarienne, mars 2014

 

Déclaration

 

 

Les élections municipales font les titres des médias depuis des mois. C’est un événement important pour tous les partis bourgeois, de l’extrême-droite à la gauche. Mais pour nous, les ouvriers et les classes populaires, y a-t-il un enjeu et lequel ?

 

Les municipalités sont l’échelon inférieur de l’appareil d’Etat. Les maires et conseillers municipaux sont donc les politiciens les moins éloignés du peuple, et ils gèrent un ensemble de domaines qui touchent la vie de tous les jours : l’immobilier, les écoles maternelles et primaires, les centres de santé, de vacances, de sports, les espaces verts, la voirie, la sécurité (police municipale pour les PV, et caméras pour rien !).
Mais une municipalité croule sous les obligations légales – gérer tout ce qu’elle a obligation de gérer en bonne capitaliste. Elle a un tuteur en la personne du préfet qui peut, à tout moment, casser un arrêté municipal, contester une initiative devant le tribunal administratif. Et avec la crise, les municipalités sont de plus en plus pris en tenaille entre l’Etat central qui se désengage, et les besoins des familles prolétaires qui augmentent.
Alors, les élus municipaux font comme les autres politiciens : ils promettent le changement, et quand ils ont, eux, le fauteuil et le fromage, rien ne change. Le clientélisme, pour un logement, une place en crèche, un emploi dans la commune, ou le copinage et la corruption pour décrocher un contrat de travaux, continuent, dans l’alternance.

 

Ce qui est vrai au niveau national l’est aussi au niveau municipal. Les partis de « gauche », qui dénoncent les privatisations et le règne de la finance, confient la gestion des installations sportives ou des cantines à des sociétés privées. Ils dénoncent la précarité et les conditions de travail, mais emploient le maximum de précaires et gèrent le personnel avec le maximum de flexibilité et de mobilité comme n’importe quel DRH, y compris avec le harcèlement ou la répression. Ils critiquent le patronat et la finance, mais font tout pour attirer les « investisseurs » sur leur commune. Ils se disent du côté des travailleurs, mais sacrifient les intérêts des prolos au profit de la petite-bourgeoisie aisée et de ses « minorités visibles ».

 

Pour le vote lui-même, les travailleurs auront différentes attitudes et, à nos yeux, ce n’est pas si grave. D’abord, dans nos villes et nos quartiers, nombreux sont les travailleurs qui n’ont pas de droit de voter. Malgré les promesses répétées du PS depuis 30 ans, les élections locales (encore moins les autres) ne sont toujours pas ouvertes aux résidents étrangers comme cela est déjà le cas dans plusieurs pays européens.
Ensuite, nombreux seront celles et ceux qui, ne voyant plus d’alternative dans l’alternance, ne sont même pas inscrits sur les listes électorales, ou sont inscrits et s’abstiennent. Nous ne saurions leur jeter la pierre.
Nous ne voterons pas pour les représentants de la cogestion capitaliste, à visage humain ou pas. Les conditions locales particulières mèneront peut-être certains à un vote plus ou moins radical à l’extrême-gauche, dans le but d’exprimer une voix populaire. Mais c’est au final sans importance véritable : l’avenir est dans la construction du camp des prolétaires par le soutien actif et concret aux travailleurs en lutte pour l’emploi, le refus des expulsions de mal-logés et des Roms, le soutien au logement social plutôt qu’à l’accession à la propriété, le rejet des mesures sécuritaires répressives, la défense du droit de vote aux étrangers.

 

Notre combat, c’est le combat contre une société de profiteurs. En politique, nous sommes contre les professionnels et experts sur lesquels on se décharge de toute responsabilité collective par un vote. Nous sommes pour les conseils populaires de gestion directe, par quartier et par commune. Ces conseils ne rassembleront pas des citoyens (français) mais des travailleurs (résidents). Leurs délégués sont révocables à tout moment.
Notre combat, c’est celui d’une politique indépendante de l’Etat capitaliste. Cette indépendance politique se construit dans nos syndicats de lutte de classe, dans nos associations, dans un parti.
Nos combat de classe, pour le droit au logement, à des crèches, pour les droits des femmes, pour la santé et l’éducation, pour des papiers pour tous, en défense de la Palestine et des prisonniers révolutionnaires comme Georges Abdallah, etc, passent par des mobilisations collectives, dans des unions locales, dans des associations indépendantes financièrement de l’Etat et des municipalités, avec un accès gratuit aux salles municipales.
Notre combat est aussi celui des personnels communaux, pour que leurs syndicats soient des organisations de lutte des prolétaires, et pas des organisations d’encadrement des travailleurs dirigés par des cadres municipaux comme c’est le cas dans beaucoup de municipalités Front de Gauche avec la CGT, ou dans celles de droite ou PS, avec FO.

La classe ouvrière doit diriger en tout !
Pour résister au quotidien et en même temps construire une perspective nouvelle et révolutionnaire, construisons notre indépendance de classe !

Publié dans Lutte des classes

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