Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

POSITION DU PARTI COMMUNISTE UKRAINIEN FACE AUX DERNIERS EVENEMENTS DE LA VIE POLITIQUE DU PAYS : "AUJOURD'HUI, UN CLAN D'OLIGARQUES A REMPLACE A KIEV LE CLAN PRECEDENT"

Publié le par Tourtaux

 
  
« Aujourd'hui, un clan d'oligarques a remplacé à Kiev le clan précédent », pour le secrétaire du Parti communiste d'Ukraine

Pyotr-Simonenko-copie-1.jpg

 

« Aujourd'hui, un clan d'oligarques a remplacé à Kiev le clan précédent »

 

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

A Zaporija, une ville industrielle de l'est de l'Ukraine de 800 000 habitants, le leader des communistes ukrainiens, Petro Simonenko, a tenu une conférence de presse le 11 mars dernier. Il y a rappelé la position du Parti communiste face aux derniers événements de la vie politique du pays et il a expliqué quelle pourrait être une issue à la crise.


Petro Simonenko a dit que les événements actuels en Ukraine n'est que le résultat de l'enchaînement de ce qui s'est passé depuis trois mois, avant tout de ce contre quoi les communistes avaient bien mis en garde :

Maidan est le produit de la lutte entre le clan « blanc-bleu » (NdT : couleurs du Parti des régions de Ianoukovitch) et celui « orange » pour le trône de président. Cette lutte s'est accompagnée de massacres et d'homicides.

Ensuite, Maidanest aussi le produit du refus de prendre en compte la position du Parti communiste, qui avait pourtant été explicitée à la fin de l'année dernière. Celle de la nécessité de décider démocratiquement de toutes les questions fondamentales pour la société par un référendum.

Le Parti communiste veut sauver l'Ukraine comme État un et indivisible.

Actuellement, les problèmes de l'Ukraine ne se décident pas en Ukraine, ils se discutent et se révoltent au-delà de ses frontières, en Amérique, en Occident et en Russie.

Dans le pays sévissent les bandes armées illégales. Ces bandes mettent tout à sac, volent, incendient, occupent les bâtiments des administrations ainsi que des entreprises, privées comme publiques.

Tout cela se produit dans l'ensemble du pays. Cette situation est dangereuse pour l'Ukraine.

Les forces de police et l'armée sont paralysées. L'Ukraine a connu une féroce censure, même si à Maidanon parle de liberté d'expression et de démocratie. Le Parti communiste, avec ses arguments, ont été bannis des médias. Une campagne farouchement anti-communiste est mise en avant.

Aujourd'hui, un clan d'oligarques a pris le pouvoir et remplacé le clan précédent. La prise du pouvoir s'accompagnera une nouvelle fois d'une redistribution du patrimoine public vers les oligarques. Les oligarques dévorent l'Ukraine. En Ukraine, une dictature national-fasciste s'impose, soutenue par le capital oligarchique.

Parmi les problèmes pratiques qui doivent être résolus immédiatement au parlement, les communistes proposent :

  • annuler la réforme des retraites et de la santé ;

  • introduire un moratoire sur l'augmentation des prix et des tarifs ;

  • introduire une pénalité de 0,5 % pour tout jour de retard de paiement des salaires ;

  • respecter pleinement les dispositions légales de défense des vétérans d'Afghanistan, des victimes de Tchernobyl, des « enfants de la guerre » (NdT : la génération de ceux nés pendant la Seconde guerre mondiale et les années suivantes) et des autres groupes socialement vulnérables ;

  • enfin la restitution à l'Ukraine des fonds de l'ex-Sberbank (Caisse d'épargne) soviétique.

Toutes ces mesures permettraient de défendre les droits de nos citoyens.

A propos de l'organisation du développement extérieur de l'Ukraine, le député communiste Alexander Zoubchevski, en donnant l'exemple de Zaporija a montré de façon convaincante tous les dégâts potentiels que pourrait faire l'association avec l'UE.

Dans la phase actuelle, dans la région de Zaporija, seules deux entreprises fonctionnent bien : « Zaporijstal » et « Motor Sich » (NdT : respectivement une aciérie et une fabrique des moteurs pour avions, où sont employés plus de 40 000 personnes), et elles travaillent bien grâce aux relations économiques avec la Russie et les autres pays de la CEI.

Dans le cas où l'Ukraine s'orienterait vers l'occident, ces entreprises fermeraient leurs portes. Car en Occident, notre production n'a aucun intérêt. Alors, le chômage ne ferait qu'augmenter, et les nouveaux prêts du FMI ne déboucheraient que sur une paupérisation ultérieure de la population.

 

Dimanche 23 mars 2014

 


Publié dans Ukraine

Partager cet article

Repost 0

CGT 59 : COMMUNIQUE DE PRESSE : EN SOUTIEN AUX ASSFAM MANIFESTATION LE 25 MARS A PARTIR DE 11H DEVANT LA DIRECTION TERRITORIALE D'AVESNES

Publié le par Tourtaux

Dépité ! Dégoûté ! Écoeuré !

 communiqué de presse :

 

« Dépité ! Dégoûté ! Écœuré !


…sont les mots qui viennent quand Didier parle de son expérience professionnelle d’Assistant familial (personne qui accueille à son domicile un jeune mineur dans le cadre d’une mesure de  protection de l’enfance) pour le département du Nord. Lors de l’embauche tout était idyllique, il fera partie d’une équipe pluridisciplinaire, il travaillera en concertation avec les différents professionnels  dans l’intérêt du jeune confié afin de permettre un retour en famille.


En réalité,  il lui a fallu se battre au quotidien pour faire face à la souffrance de l’enfant, se battre pour qu’un réel projet éducatif se mette en place, se battre pour que les difficultés du jeune soient prises en compte, que les orientations soient faites en temps et en heure…pour au bout du compte ne jamais être entendu. Les interlocuteurs changent sans cesse, il faut à chaque fois répéter  l’histoire du jeune, ses difficultés. Et lorsque enfin les professionnels « qualifiés » se rencontrent pour évoquer la situation, être écarté sans ménagement, l’Aide sociale à l’enfance considérant que son rôle consiste uniquement à offrir au jeune le gîte et le couvert.


Et en même temps les congés sollicités sont accordés au dernier moment , les frais de déplacement remboursés  après de multiples interventions  et courriers à l’ensemble de l’échelle hiérarchique.


Didier a  décidé de jeter l’éponge - lire sa lettre de démission – mais continue à se battre pour dénoncer la maltraitance qu’il a subie.


Le syndicat CGT organise une manifestation le 25 mars à partir de 11 heures devant la Direction Territoriale  d’Avesnes pour le soutenir et dénoncer la maltraitance des services du Département envers l’ensemble de la profession »


Le secrétariat général – le groupe de travail ASSFAM


Ce contenu a été publié dans cgt 59. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article

Repost 0

SAYED HASAN NASRALLAH : L'OCCIDENT ET LE MONDE ARABE VEULENT EN FINIR AVEC LA CAUSE PALESTINIENNE

Publié le par Tourtaux

Sayed Hasan Nasrallah : L’Occident et le Monde Arabe veulent en finir avec la cause palestinienne

 

Extrait du discours du 16 février 2014, à l’occasion de la commémoration annuelle des dirigeants martyrs du Hezbollah


 

Sélection & fichiers sous-titres : TheKeysToEternity 


Traduction en français : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

 

 

 

« Il est nécessaire de mettre en lumière la (grave) menace israélienne qui plane sur la Palestine : sur la Palestine en tant que terre, existence, histoire, entité, avenir, sur les lieux saints musulmans et chrétiens, sur le peuple Palestinien vivant en Palestine, sur le peuple Palestinien réfugié de la diaspora, Ce sont là des principes fondamentaux que les gens évoquaient depuis des décennies, mais qui ont aujourd’hui disparu.


(Malheureusement), aujourd’hui, les peuples de chaque pays (arabe) se préoccupent (exclusivement) de leur propre pays. Et plus encore, certains de ces pays sont maintenant le théâtre d’affrontements sanglants et de luttes armées très violentes.


Aujourd’hui, nous avons malheureusement atteint un stade critique déplorable où plus personne ne veut parler de la Palestine. Et plus personne ne veut parler de l’ennemi, à savoir Israël.


Je m’attends évidemment à ce que certaines personnes s’exclament à mon propos : ‘‘O Sayed [Nasrallah] ! De quoi parles-tu donc ? Ne vois-tu pas tout ce qui se passe dans le monde ?’’ De telles protestations sont un indice éloquent du stade auquel nous sommes parvenus. C’est très précisément le stade auquel l’Amérique et Israël voulaient mener les peuples, les gouvernements et les Etats de la région après toutes les victoires et tous les accomplissements réalisés par l’Axe de la Résistance – la Palestine, le Liban, la Syrie, l’Iran.


Ce qu’ils veulent, c’est que nous fassions marche arrière, que nous oubliions. Ce qu’ils veulent, c’est que la Palestine et le combat contre l’ennemi (sioniste) soient retirés non seulement de la sphère des priorités, les Américains et les Israéliens ne veulent pas seulement que la Palestine et le combat contre l’ennemi prennent une place secondaire vis-à-vis d’autres priorités, qu’ils cessent d’être une priorité, mais qu’ils soient complètement exclus du domaine de nos préoccupations – que nous ne nous sentions plus du tout concernés.


Bien plutôt, (ils veulent) que cette cause sorte de nos esprits, de nos cœurs, de nos sentiments. (Ils veulent) que nous en arrivions à un point où lorsque quelqu’un évoque la Palestine – ce soir, je vais m’exprimer de manière très explicite –, que si quelqu’un évoque la Palestine, les gens lui rétorquent : ‘‘Laissez-nous en paix, toi et ta Palestine.’’ C’est à ce stade qu’ils veulent mener les peuples arabes et musulmans – le Liban, l’Egypte, l’Irak, la Jordanie et tous les pays.


Ils veulent que nous en arrivions à un stade où même au niveau du cœur et des émotions, c’en soit fini, que la Palestine soit pour nous comme si elle était sur une autre planète, non pas (seulement) sur un autre continent, mais (vraiment) dans un autre monde. Et cela même au niveau des émotions et des sentiments.


Bien entendu – entre parenthèses –, cela fait porter encore plus de responsabilités sur les Palestiniens – j’aurais peut-être l’occasion d’en parler (plus avant) au fil de mon propos.


Nous devons reconnaître qu’en la matière, ils sont parvenus à réaliser leurs objectifs dans une très large mesure. Mais il est encore temps de prendre conscience (du danger). Il est encore temps d’agir, nous avons encore des opportunités d’actions et de choix qui nous permettraient de prendre conscience de la gravité de la situation (et d’y faire face).


Qu’est-ce qui pourrait donc nous expliquer clairement cet engagement américain exceptionnel et les pressions formidables qui sont exercées par le Secrétaire d’Etat américain John Kerry afin de parvenir maintenant, d’ici quelques mois, à une résolution définitive de la question palestinienne ? Pourquoi maintenant ? Est-ce là une question pertinente, qui mérite d’être posée, oui ou non ?


Oui, certains responsables israéliens se sont élevés et ont attaqué John Kerry, etc., mais ce sont des absurdités, nous y sommes habitués maintenant, (c’est une mascarade) visant à le faire apparaître comme un médiateur neutre, qui est attaqué par tous les côtés. Certainement pas.


Actuellement, l’administration américaine, aux côtés de l’administration sioniste, déploie des efforts considérables pour liquider (définitivement) la cause palestinienne. L’heure est venue. Pourquoi les circonstances actuelles sont-elles propices ?


Tout simplement parce que le monde arabe a complètement disparu.


Auparavant, le monde arabe avait du moins une certaine présence, plus ou moins. Certains se manifestaient et avançaient l’Initiative de paix, l’Initiative de paix arabe, évoquant des conditions, des principes, des limites. Mais à présent il n’y a plus de monde arabe. Aujourd’hui, il n’y a plus de monde musulman.


Maintenant, chaque pays ne se préoccupe que de lui-même.


Personne n’a de temps à consacrer à la Palestine, pas même un seul instant. Personne n’a le temps de faire pression sur les Américains dans l’intérêt des Palestiniens, ou de faire pression sur les Israéliens. Au contraire, la situation actuelle des pays arabes fait peser la pression sur les Palestiniens eux-mêmes. Car chacun veut maintenant régler ses propres problèmes internes aux dépens de la cause palestinienne, et ils offrent des concessions aux Américains vis-à-vis de la cause palestinienne, afin de préserver leur régime (en place), de rester au pouvoir ou même de parvenir au pouvoir dans tel ou tel pays.


Malheureusement, même les peuples sont dans un autre monde.


Malheureusement, les Palestiniens eux-mêmes sont dans une situation très difficile : leurs divisions, leurs conditions, le gouvernement de Ramallah, le gouvernement de Gaza… Les Palestiniens sont soumis à divers types de pressions internationales et arabes, (en plus) de pressions matérielles sur le terrain – assassinats, emprisonnements, état de siège…


Eh bien, telle est la situation, tels sont les défis.


Israël considère ces circonstances comme une opportunité.


Ce soir, je ne prononce pas une oraison funèbre [sur la cause palestinienne]. Je dis (seulement) : c’est là une vérité (indéniable).


Israël et les Américains se disent mutuellement : c’est là l’occasion (rêvée) de liquider la cause palestinienne. Ils veulent profiter de cette opportunité et imposer leurs conditions aux Palestiniens, afin de parvenir à une résolution (du conflit) qui satisfasse (pleinement) les intérêts américains et israéliens.


Je ne suis pas en train de prononcer une oraison funèbre, car il est encore temps de faire échec à ce projet – je reviendrai là-dessus à la fin de mon propos.


[…]


Le dernier point sur lequel je veux conclure – j’avais dit que j’y reviendrais lorsque j’ai parlé de la Palestine, d’Israël, etc. –, bien que nous ayons des vues différentes sur cette question, je tiens cependant à dire aux Libanais, aux Palestiniens – à nos frères en Palestine sur qui pèsent naturellement de très lourdes responsabilités jusqu’à présent, dans les camps de réfugiés... – je m’adresse à nos frères au sein des (différentes) factions palestiniennes, aux savants, aux comités populaires (et je leur dis) : il ne faut pas se contenter de publier des communiqués condamnant (les pourparlers de paix actuels). Vous devez réunir vos forces : vous devez parler les uns avec les autres, analyser attentivement la situation car il y a des personnes qui cherchent à exploiter les Palestiniens afin de parvenir au résultat que j’ai évoqué précédemment – et je ne vais donc pas me répéter.


Je m’adresse aux Libanais, aux Palestiniens, aux Syriens, je m’adresse à tous les peuples arabes, à tous les partis et à toutes les forces arabes, à tous les hommes d’honneur du monde et de cette région, à tous ceux qui se soucient véritablement de la Palestine, du Liban et de la Syrie (et je leur dis) : si vous voulez qu’Israël perde ces opportunités – celles que nous avons évoquées précédemment – et si vous voulez préserver cette région d’un conflit (fratricide) qui durerait des dizaines d’années, (alors) mettez fin à cette guerre contre la Syrie.


Mettez fin à la guerre contre la Syrie.


Faites sortir les combattants (djihadistes) de la Syrie. Permettez aux Syriens de se réconcilier entre eux, comme ils le font actuellement dans plus d’une région.


Bien entendu, nous mettrions également fin à notre présence en Syrie ce jour-là.


Cependant, si nous voulons faire face à la situation comme il se doit, si nous voulons contenir toutes ces opportunités (pour l’ennemi) et ces menaces (qui pèsent sur nous), nous devons – tous autant que nous sommes – nous devons mettre fin à la guerre contre la Syrie et à l’intérieur de la Syrie, afin de protéger la Palestine, le Liban, la Syrie et la Nation (musulmane).


Nous espérons que (le monde arabo-musulman) saisira cette chance.


A l’occasion de la commémoration des dirigeants martyrs (du Hezbollah) – j’ai été un peu long, mais c’est pour compenser ma longue absence –, nous promettons à ces grands et nobles martyrs que nous conserverons leur esprit, leur pensée, leur organisation, leur sincérité, leur fidélité, leur sang, leurs sacrifices, leur patience, leurs souffrances et leurs espoirs, comme tous les martyrs, et que nous suivrons leurs traces jusqu’au bout, afin que ce pays, ce peuple, cette nation (islamique) soient toujours si Dieu le veut dans une position forte, digne et capable.


Que Dieu fasse miséricorde à nos martyrs et aux vôtres, tous autant qu’ils sont.


Que la paix de Dieu soit sur vous, ainsi que sa miséricorde et sa grâce. » 

 

Publié dans LIBAN

Partager cet article

Repost 0

PARIS : POUR NOUS, MANANTS, CHOMEURS, PLASTICIENS, INTERIMAIRES, PRECAIRES ET AUTRES INTERMITTENTS, L'OCCUPATION DU CARREAU DU TEMPLE CONTINUE !

Publié le par Tourtaux

Nous, manants, chômeurs, plasticiens, intérimaires, précaires et autres intermittents
Nous, occupants du Carreau du Temple, avons ouvert ce dimanche 23 mars un tout autre bureau de vote, solidaire et démocratique, ici-même au 3 rue Dupetit-Thouars, Paris 3e

Nous invitons les électeurs, chômeurs, précaires, intermittents, intérimaires, avec ou sans papiers, à venir exprimer leurs revendications et à nous soutenir toute la journée au Carreau du Temple et devant.

Nous avons besoin de lieux pour partager, ne pas rester isolés, nous organiser et fabriquer ensemble et la Ville de Paris a décidé de placer les lieux sous blocus policier....
 
Nous n'avons toujours pas de réponse de la mairie à nos demandes d'un lieu pour organiser la mobilisation en cours contre la précarisation et pour de nouveaux droits collectifs

Ce n'est pas nous qui empêchons l'installation de l'exposition d'art prévue dans ces locaux, l'entière responsabilité en incombe a la mairie, qui en ce jour de premier tour d'élection municipale, loin d'affirmer une quelconque sympathie pour les luttes, se dissocie des manants, chômeurs, plasticiens, intérimaires, précaires et autres intermittents.


Riposte Now !

les occupants du Carreau



CIP-idf
http://www.cip-idf.org/



Pour recevoir irrégulièrement des infos de la CIP :
http://www.cip-idf.org/cgi-bin/mailman/listinfo/liste.info 

Pour s'abonner à une liste de débat centrée sur  le chômage, l'intermittence et la précarité et y poster des mels : 
Pour ne pas se laisser faire, agir collectivement, partager les infos et les expériences,
chaque LUNDI de 15h à 18h, des PERMANENCES ont lieu au Café de la Commune Libre d’Aligre, 
3 rue d’Aligre, Paris 12ème.
Tel : 01 40 34 59 74

• sur le régime d’assurance-chômage des intermittents du spectacle ( http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6167 )
adressez questions, remarques, analyses à cap@cip-idf.org 
adressez témoignages, analyses, questions à permanenceprecarite@cip-idf.org


 

L’occupation du Carreau du

Temple continue !

Riposte now !

 A 10h Assemblée générale

 au 3 rue Dupetit-Thouars, Paris 3e, M° République ou Temple

rdv à rejoindre et faire circuler en urgence (sms tel mel twiter)
voir la page actualisée autant que faire se peut sur l'occupation en cours

Si le blocus policier persiste, comme hier deux ag auront lieu, une dedans un dehors devant le Carreau, c'est indispensable de ne pas laisser l'action en cours isolée et sous blocus vite vite vite vite, c'est maintenant

8h30

Les occupants sont (autant que faire se peut) frais et dispos, determines et contents du boulot soutien et relais exterieur. Rendez-vous à 10h devant le carreau du Temple, coté mairie du 3ème !

1h20
L’organisatrice de l’expo-vente vient de quitter les lieux, de même pour le camion qui devait décharger…
Intimidation : un huissier est venu dresser constat du blocage de l’expo.

0h30
Plusieurs personnes ont pu entrer au Carreau du Temple avec de la nourriture et d’autres nécessités.C’est bath de vivre des revanches, de constater à plusieurs reprises que, comme la « protection sociale », un blocus policier… se troue.
Intimidation : lors de cette action, un des présents a un moment été arrêté avant d’être relâché.

 

00h13
Du dehors
La Mairie de Paris veut opposer des précaires à des précaires.
Les intermittents et chômeurs… occupant le Carreau du temple du dehors, ne comprennent pas la position de la Ville de Paris. Notre occupation retarde une exposition prévue au Carreau du Temple qui concerne après demain des artistes exposants qui selon l’organisatrice seraient « précaires » puisque ils auraient tout investi pour venir. 
Nous disons que cette organisatrice devrait s’adresser à la Ville de Paris. Nous demandons depuis le début un lieu pérenne pour s’organiser, un lieu communal pour la lutte des précaires. Dans une ville aussi riche que la ville de Paris il est incroyable qu’un tel lieu nous soit refusé. 
Mais la Ville de Paris nous a fait des fausses propositions. Nous n’avons pas besoin de la Ville de Paris pour aller au Rond Point, à Confluence... Les lieux proposés pour 1 ou 10 jours ne sont pas pérennes. Un théâtre en cours d’expulsion par son bailleur privé n’est pas un lieu communal.
La Ville de Paris doit prendre ses responsabilités pour régler ce conflit qui la concerne.

Nous, riposte now , occupants du carreau du Temple, acceptons de recevoir la directrice de l’événement drawing now, sous réserve qu’elle soit accompagnée d’une délégation d’au moins 2 personnes du mouvement riposte now, occupants du dehors. Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous !.

Aux derniers instants de la soirée de samedi, la Ville refuse que les personnes employées pour le montage de l’expo prévue dans les lieux entrent dans les locaux pour participer à l’assemblée en cours. Ils proposent que seule l’organisatrice de l’événement entre, ce qui est refusé par l’AG.

36 eme heure d’occupation
Nous sommes toujours là, dedans et dehors

Nous, occupants du carreau du temple, chômeurs, précaires, intermittents, intérimaires avec ou sans papiers, sommes déterminés à attendre, dans la dignité, la réponse de la mairie.

Nous demandons l’ouverture de ce lieu pour tenir une AG avec tous les travailleurs de l’exposition « Drawing now » dont le montage doit commencer cette nuit, et tous ceux qui nous soutiennent à l’extérieur.

Nous devons mettre en place collectivement une riposte à l’accord signé la nuit dernière, sans réelles négociations avec l’ensemble des concernés.

Il est inadmissible qu’aucune de nos propositions n’ait été entendue.

Depuis le début de cette occupation, nous lisons, comprenons, analysons le texte de cet accord afin de dénoncer la désinformation médiatique qui l’entoure.

Ce que nous défendons nous le défendons pour tous.

Signé Riposte Now

La com honteusement antisociale et mensongère du gouvernement : Selon la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, « cet accord est la preuve que l’on peut consolider notre modèle social, renforcer les droits des salariés, tout en faisant des économies ».



CIP-idf
http://www.cip-idf.org/



Pour recevoir irrégulièrement des infos de la CIP :
http://www.cip-idf.org/cgi-bin/mailman/listinfo/liste.info 

Pour s'abonner à une liste de débat centrée sur  le chômage, l'intermittence et la précarité et y poster des mels : 
Pour ne pas se laisser faire, agir collectivement, partager les infos et les expériences,
chaque LUNDI de 15h à 18h, des PERMANENCES ont lieu au Café de la Commune Libre d’Aligre, 
3 rue d’Aligre, Paris 12ème.
Tel : 01 40 34 59 74

• sur le régime d’assurance-chômage des intermittents du spectacle ( http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6167 )
adressez questions, remarques, analyses à cap@cip-idf.org 
adressez témoignages, analyses, questions à permanenceprecarite@cip-idf.org

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article

Repost 0

LE TERRIFIANT RESEAU MONDIAL DES BASES MILITAIRES US SUR LEQUEL S'APPUIE OBAMA POUR FAIRE REGNER LA TERREUR SUR LES PEUPLES ET LES DEPOUILLER DE LEURS RICHESSES NATURELLES

Publié le par Tourtaux

Le réseau mondial des bases militaires US

Les fondements de la terreur des peuples ou les maillons d'un filet qui emprisonne l'humanité

Base militaire

Cet article analyse la situation des bases militaires US dans le monde en 2007

 

Le contrôle des activités humaines, économiques, sociales et politiques mondiales est assuré de plus en plus par les États-Unis d’Amérique (USA) dont la volonté de domination s’exprime dans une stratégie d’interventions directes et indirectes continues pour orienter la conduite des affaires mondiales en fonction de leurs propres intérêts. Le Rapport Global 2000 publié en 1980 présentait l’état du monde en faisant état des menaces qui pourraient peser sur ces intérêts. 20 ans plus tard, les Étatsuniens, pour justifier, dans le contexte de leur propre sécurité, leurs interventions sous toutes les latitudes, montent la plus grande supercherie que l’on puisse imaginer, «une guerre mondiale contre le terrorisme» ou, en d’autres mots, une guerre contre ceux ou celles qui osent ne pas vouloir être ou devenir leurs esclaves.

Les quatre éléments majeurs de la stratégie de conquête et de domination du monde par les Étatsuniens sont le contrôle de l’économie mondiale et des marchés financiers, la main mise sur toutes les ressources naturelles (matières premières et ressources énergétiques) névralgiques pour la croissance de leurs avoirs et de leur pouvoir par le biais des activités des corporations multinationales, la mise en tutelle des 191 gouvernements  membres de l’Organisation des Nations Unies et, enfin, la conquête, l’occupation et la surveillance de ces éléments grâce à un réseau de bases ou d’installations militaires qui couvrent l’ensemble de la Planète (continents, océans et espace extra-atmosphérique). Il s’agit d’un Empire dont il est bien difficile d’en déterminer la juste ampleur.

Il est cependant possible d’en décrire la configuration générale à partir des informations rendues publiques dans les rapports annuels présentés devant le Congrès étatsunien sur les dépenses militaires nationales et le réseau des bases militaires situées à l’étranger et aussi dans une série d’analyses de la configuration de cet ensemble dans plusieurs régions du monde.

Cet article a pour objectif de présenter un bref aperçu du réseau mondial des bases militaires possédées ou contrôlées par les Étatsuniens, les effectifs, les traits de la répartition spatiale de ces installations, les coûts annuels de leur déploiement, les éléments qu’elles surveillent et les projets actuels d’expansion de ce réseau. Nous examinerons, dans une seconde partie, le mouvement mondial de résistance populaire à ces projets. Nous analyserons, dans un autre article, les réseaux d’autres puissances nucléaires tels que ceux du Royaume Uni, de la France et de la Russie.

1. Les bases militaires

Les bases militaires sont les lieux d’entraînement, de préparation et de stockage des équipements de guerre des armées nationales dans le monde.  Elles sont peu connues, car les visiter est à toutes fins pratiques interdit pour le grand public. Bien qu’elles empruntent plusieurs configurations selon les fonctions spécifiques qu’elles sont appelées à assumer elles peuvent être classées en quatre grandes catégories : Les bases aériennes (Air Force) (photos 1 et 2), les bases terrestres (Army), les bases navales (Navy) et les bases de communications et de surveillance (Spy).

 

Photo 1. Base aérienne de Diego Garcia située dans l’océan Indien

Image:Diego Garcia (satellite).jpg

Photo 2. Diego Garcia. Vue de deux B-52 et de six Kc-135.

II. Plus de 1000 bases ou installations militaires

La plupart des sources de renseignements sur cette question (notamment C. Johnson, le Comité de Surveillance de l’OTAN, l’International Network for the Abolition of Foreign Military Bases,etc.) révèlent que les Étatsuniens possèdent ou occupent entre 700 et 800 bases militaires dans le monde.

Conçue par Hugh d’Andrade et réalisée par Bob Wing la carte 1 intitulée : «U.S. Military Troops and Bases around the World», «The Costs of «Permanent War» publiée en 2002 permet de constater la présence de militaires étatsuniens dans 156 pays, de leur présence sur des bases étatsuniennes dans 63 pays, des bases récemment construites (depuis le 11 septembre 2001) dans sept pays et un total de 255 065 effectifs militaires. Cette présence qui se traduit par un total de 845 441 installations diverses couvre, dans les faits, des terrains d’une superficie de 30 millions d’acres. Selon Gelman, en se basant sur les données officielles du Pentagone de 2005, les USA possèderaient 737 bases à l’étranger. Avec celles du territoire métropolitain et de leurs propres territoires les bases couvriraient une superficie totale de 2 202 735 hectares, ce qui ferait du Pentagone l’un des plus grands propriétaires terriens de la planète (Gelman, J., 2007).

 

Carte 1. Les militaires étatsuniens dans le monde. Les coûts de la «guerre continue» et quelques données comparatives

Source : RÉCIT national de l’univers social , carte adaptée du Monde diplomatique.

 

Les données du Peace Pledge Information 2003 indiquent qu’entre 2001 et 2003 le réseau étatsunien comprenait 730 installations et bases dans plus de 50 pays et faisait appel à un personnel militaire américain dans des douzaines d’autres pays (carte 2). D’autres sources mentionnent que les USA possédaient en 2004 plus de 750 bases réparties dans 130 pays et ce sur tous les continents. Un grand nombre d’entre elles étaient situées sur des îles. Selon C. Johnson, l’Empire américain en possèderait ou louerait plus de 1 000 au total à l’étranger (Johnson, 2007). En bref, les bases et les troupes étasuniennes occupent et contrôlent presque la totalité des espaces terrestres et marins de la planète. Encore quelques pays semblent leur échapper comme la Syrie, l’Iran, la Corée du Nord, Cuba et le Venezuela, une situation qu’un Empire, on peut s’en douter, ne pourrait tolérer trop longtemps

 

Carte 2Les bases militaires étatsuniennes dans le monde (2001-2003)

Click here for Peace Pledge Union website

La carte du Réseau mondial NO BASES (carte 3) révèle ce qui suit :

-           Des bases en opération qui se situent en Amérique du Nord, dans quelques pays latino-américains, en Europe de l’Ouest, au Moyen-Orient, en Asie centrale, en Indonésie, aux Philippines et au Japon.

-           Des bases désaffectées

-           De nouveaux sites sélectionnés

-           Des bases d’espionnage

-           Des bases d’espionnage satellite

-           Les pays avec des bases étatsuniennes

-           Des bases dont l’acquisition est en négociation

-           Les pays sans bases américaines

 

Carte 3.  Les bases militaires étatsuniennes:  Cliquez ici pour voir la carte

 

Voir également: http://www.forusa.org/fellowship/documents/GlobalMapFeb2007.pdf
 

 

La surface terrestre est structurée en un vaste champ de bataille

 

Ces bases ou installations militaires de diverses natures sont réparties sur une grille de commandement divisée en cinq unités spatiales et quatre unités spéciales (Unified Combattant Commands) (Carte 4). Chaque unité est placée sous le commandement d’un général. La surface terrestre est donc considérée comme un vaste champ de bataille qui peut être patrouillé ou surveillé constamment à partir de ces bases.

 

Carte 4.  Le monde et les territoires sous la responsabilité d’un commandant ou structure de commandement

Map-the World With Commander' Area of Responsibility

 

Les territoires sous commandement sont (nous avons conservé leur appellation en anglais) le Northern Command (Peterson Air Force Base, Colorado), le Pacific Command (Honolulu, Hawaii), le Southern Command (Miami, Floride – Carte 5), le Central Command (MacDill Air Force Base, Floride), le European Command (Stuttgart-Vaihingen, Allemagne), le Joint Forces Command (Norfolk, Virginie), le Special Operations Command (MacDill Air Force Base, Floride), le Transportation Command (Scott Air Force Base, Illinois) et  le Strategic Command (Offutt Air Force Base, Nebraska).

 

Carte 5. Le Southern Command

L’OTAN peut compter sur 30 bases

 

L’OTAN, en tant qu’alliance militaire et désormais aussi politique, possède son réseau de bases, soit 30 au total qui sont principalement situées en Europe de l’Ouest : Whiteman aux U.S.A., Fairford, Lakenheath et Mildenhall au Royaume Uni, Eindhoven en Hollande, Brüggen, Geilenkirchen, Landsberg, Ramstein, Spangdahlem, Rhein-Main en Allemagne, Istres et Avord en France. Morón de la Frontera et Rota en Espagne, Brescia, Vicenza, Piacenza, Aviano, Istrana, Trapani, Ancora, Pratica di Mare, Amendola, Sigonella, Gioia dell Colle, Grazzanise et Brindisi en Italie, Tirana en Albanie, Incirlik en Turquie, Eskan Village en Arabie saoudite et Ali al Salem au Koweit,

III. Un personnel militaire sous toutes les latitudes

Selon les données de l’encyclopédie libre Wikipedia (données de février 2007), le système de défense étatsunien métropolitain (on estime à 6000 le total des installations militaires aux USA eux-mêmes) et mondial fait appel à un personnel de 1.4 million de personnes dont 1 168 195 aux États-Unis et dans leurs territoires d’outre-mer. Selon la même source ils en déploient 325 000 à l’étranger dont 800 en Afrique, 97 000 en Asie (en excluant le Moyen-Orient et l’Asie centrale), 40 258 en Corée du Sud, 40 045 au Japon, 491 sur la base de Diego Garcia dans l’océan Indien, 100 aux Philippines, 196 à Singapour, 113 en Thaïlande, 200 en Australie et 16 601 sur des navires de guerre.

En Europe, on compte encore la présence de 116 000 militaires étatsuniens dont 75 603 en Allemagne. En Asie centrale, environ 1 000 militaires sont stationnés sur la base aérienne de Ganci (Manas) au Kirghizistan et 38 se trouvent à Kritasanisi, en Géorgie, dont la mission est d’assurer l’entraînement des soldats géorgiens. Au Moyen Orient, on dénombre 6 000 militaires dont 3 432 au Qatar et 1 496 à Barhein. En Occident, en dehors des USA et de leurs territoires, on en retrouve 700 à Guantanamo, 413 au Honduras et 147 au Canada.

Les carte 3, quant à elle, présente le personnel en devoir selon un découpage en sept grands ensembles. Le nombre total du personnel de la Défense cantonné aux États-Unis eux-mêmes et dans leurs territoires est de 1 139 034.militaires. Dans les autres régions de l’hémisphère occidental on en compte 1 825, en Europe 114 660, en Afrique subsaharienne 682, en Afrique du  Nord , au Moyen Orient et en Asie du Sud 4 274 et dans l’Est asiatique, en Ex-URSS 143 et dans le Pacifique 89 846.

IV. Les coûts d’exploitation de ce réseau mondial

Les dépenses militaires des USA sont passées de 404 à 626 milliards de dollars – valeur équivalente du dollar de 2007 (données du «Center for Arms Control and Non-Proliferation» de Washington) entre 2001 et 2007 et devraient dépasser les 640 milliards en 2008 (figure 1 et http://www.armscontrolcenter.org/archives/002244.php ). Elles correspondaient en 2006 à 3,7% du PIB et à $935.64 per capita.

 

Figure 1. Les dépenses militaires des USA depuis 1998

At 2007 prices, 1998 military spending was $364.35bn. 2008’s is approximately $643.9bn

 

Selon les données de la carte 1 (The Costs of «Permanent War and By the Numbers») le budget de la Défense proposé en 2003 de 396 milliards de dollars a atteint dans les faits les 417.4 milliards et correspondait déjà à une augmentation de près de 73% par rapport à celui de 2000 qui atteignait les 289 milliards et plus de la moitié du budget total discrétionnaire des États-Unis. Depuis 2003 ces dépenses viennent s’ajouter à celles de la guerre d’occupation de l’Irak qui atteignent aujourd’hui (fin mars 2007) un total cumulé de 413 milliards de dollars selon le National Priorities Project.

Les estimations des besoins du budget de la Défense qui ont été présentées en mars 2006 dans le Livre Vert de la Défense correspondaient à la somme totale de près de 440 milliards de dollars pour l’année fiscale 2007. Le personnel demandé était de 1 332 300 militaires et autres employés, mais il est noté que ces données ne comprenaient pas les crédits nécessaires pour la guerre mondiale contre le terrorisme. Il s’agissait donc du budget régulier.

A. Goldstein du Washington Post, dans le cadre d’un article sur les faits saillants du budget national de 2007 intitulé «2007 Budget Favors Defense» écrivait à ce sujet: «Dans l’ensemble, le budget de l’année fiscale 2007 aura pour effet d’effectuer les changements que l’Administration s’était évertuée à apporter au cours des cinq dernières années, soit d’augmenter les capacités militaires et de défense contre les menaces terroristes sur le sol des États-Unis tout en restreignant les dépenses dans plusieurs secteurs d’activités comme ceux de l’éducation et du transport ferroviaire.».

V. Des bases pour le contrôle des ressources énergétiques fossiles

Les USA ont entrepris, après les événements du 11 septembre 2001, une guerre globale contre le terrorisme, d’abord en Afghanistan et ensuite en Irak et s’acharnent contre les pays qui n’obéissent pas fidèlement à l’ordre qu’ils veulent imposer à l’ensemble de l’humanité et, notamment, l’Iran, la Corée du Nord, la Syrie et le Venezuela. Ils surveillent de près les gouvernements qui ne sont pas nécessairement favorables à l’expansion de leur emprise sur les ressources de leurs territoires. Ils sont particulièrement préoccupés par les mouvements de résistance à leurs interventions en Amérique du Sud, ce qui a amené le Président Bush à effectuer récemment une tournée éclair dans plusieurs pays tels que le Brésil, l’Uruguay, la Colombie, le Guatemala et le Mexique «pour promouvoir la démocratie et le commerce», mais surtout pour essayer de neutraliser ces mouvements et de bâtir un contrepoids suffisant pour en freiner l’expansion

Il en est ainsi en Asie centrale. Selon Iraklis Tsavdaridis, Secrétaire du Conseil mondial de la Paix (WPC), la présence des bases militaires des U.S.A. ne doit pas être perçue comme servant un objectif purement militaire. Les bases sont là pour promouvoir les intérêts économiques et politiques du capitalisme des États-Unis. Par exemple, les entreprises et le gouvernement étatsuniens ont déjà manifesté un vif intérêt pour construire un corridor sécuritaire pour le pétrole et le gaz naturel du bassin de la mer Caspienne en Asie centrale en passant par l’Afghanistan, le Pakistan et la mer d’Arabie (carte 6). Cette région ne contiendrait que 6% des réserves de pétrole connues et 40% des réserves de gaz. La guerre d’occupation de l’Afghanistan et la construction de bases militaires des U.S.A. en Asie centrale sont considérées comme une occasion propice pour faire de ce pipeline une réalité».

Les USA sont en guerre en Afghanistan et en Irak pour cette raison fondamentale et ils veulent poursuivre ces opérations jusqu’à l’atteinte de leurs objectifs.  Selon les données de l’Encyclopédie libre Wikipédia, les troupes étatsuniennes déployées dans ces pays totalisent près de 190 000 militaires. L’Opération «Enduring Freedom», en Irak seulement est menée avec près de 200 000 effectifs en incluant les 26 000 soldats des autres pays qui participent à la «mission». Une vingtaine de milles pourraient se joindre aux autres contingents dans les prochains mois. En Afghanistan, on dénombre la présence de 25 000 militaires au total (cartes 6 et 7).

 

Carte 6.  Le pétrole et les guerres au Moyen Orient

 

Carte 7. Les bases américaines situées en Asie centrale

 

Carte 8. Les gisements de pétrole en Amérique latine

VI. Des bases militaires pour le contrôle des ressources renouvelables stratégiques

Selon la liste dressée par l’encyclopédie libre Wikipédia, les bases militaires étatsuneinnes à l’étranger, héritage de la Guerre froide, étaient situées principalement en Europe de l’Ouest dont 26 en Allemagne, huit en Grande Bretagne et huit en Italie. À ces bases on pouvait ajouter neuf installations au Japon.

Au cours des dernières années et ce, dans le contexte de la guerre contre «la terreur» les USA ont initié la construction de 14 nouvelles bases autour du Golfe persique  un plan de construction ou de renforcement de 20 bases (106 installations au total) en Irak pour des dépenses totales de 1 100 milliards de dollars dans ce seul pays (Varea, 2007) et l’utilisation d’une dizaine de bases en Asie centrale. Ils ont aussi entrepris ou poursuivi des négociations avec plusieurs pays pour installer, acquérir, agrandir ou louer d’autres bases et, notamment, avec le Maroc, l’Algérie, la République du Mali, le Ghana (Ghana WEB. 2006), le Brésil, l’Australie (Nicholson, B., 2007), la Pologne, la République tchèque (Traynor, I., 2007), l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Kirghizstan, l’Italie (Jucca, L., 2007) et la France avec un accord pour s’installer à Djibouti (Manfredi, E., 2007). Toutes ces démarches s’inscrivent dans la perspective de mettre en place une série de bases dans un corridor est/ouest entre la Colombie, le Maghreb, le Proche Orient, l’Asie centrale jusqu’aux Philippines que les Étatsuniens ont appelé «arc d’«instabilité» (Johnson, C., 2004) ainsi que de d’assurer un accès facile et permanent aux ressources hydriques et biologiques de grande valeur comme celles du bassin amazonien (Delgado Jara, D., 2006 et cartes 9 et 10).

 

Carte 9. Les richesses biologiques de l’Amérique latine

 

Carte 10. Les ressources en eau douce en Amérique latine

VII. Les mouvements de résistance

À l’instar de l’opposition traditionnelle organisée et conduite par les organisations pacifistes et anti-guerre dans le monde au cours des 40 dernières années la redéfinition du réseau des bases militaires étatsuniennes commandées par un redéploiement des forces armées en fonction de la localisation des ressources stratégiques traditionnelles et des ressources renouvelables de grande valeur suscite de nombreuses manifestations d’opposition et de résistance. On a pu l’observer récemment en Espagne, en Équateur, en Italie, au Paraguay, en Ousbékistan, en Bulgarie et dans plusieurs autres pays. Ces manifestations se sont ajoutées aux mouvements de résistance de longue date développés en Corée du Sud, à Puerto Rico, à Guam, aux Philippines, à Cuba, en Europe, au Japon et ailleurs.

Un mouvement mondial de résistance à la présence de bases militaires à l’étranger a pris naissance et s’est développé au cours des dernières années. Il s’agit de NO BASES ou du Réseau international pour l’abolition des bases militaires étrangères

Ce réseau a pour objectif de poursuivre le processus de désarmement et de démilitarisation de la planète et principalement celui du démantèlement des bases militaires étrangères. Il regroupe les organisations qui font la promotion de la paix établie par la démocratie participative et la justice sociale. Le Réseau No Bases organise des campagnes d’éducation et de sensibilisation du public en mobilisant, en ce sens, les forces vives de la société civile. Il travaille aussi aux travaux de réhabilitation des sites militaires abandonnés comme c’est le cas, notamment, en Europe de l’Ouest.

Jusqu’en 2004, ces campagnes ont eu avant tout une portée locale et nationale. Le Réseau permettra désormais de s’étendre à l’échelle du Globe, car comme le souligne le Réseau lui-même «il est très important de développer des liens plus forts et  plus étroits entre les campagnes ayant un impact local et celles qui mobilisent un pays tout entier ou celles qui peuvent  avoir une portée mondiale. Les groupes locaux à travers le monde peuvent s’inspirer et tirer des bénéfices en partageant de l’information, des expériences et des stratégies».

Le Réseau ajoute : «Le fait de prendre conscience qu’on n’est pas seul dans la lutte contre les bases étrangères est un facteur qui renforce et motive les acteurs. Les activités et campagnes dont la coordination est mondiale permettent de faire connaître davantage la portée et l’importance de la résistance à la présence militaire étrangère à travers le monde. Dans la conjoncture actuelle où l’on assiste à un processus plus intense de militarisation et de recours à la force dans le monde on éprouve un besoin urgent et pressant d’établir et de renforcer le réseau international des militants, des organisations et des mouvements qui portent une attention particulière à la présence militaire étrangère et qui travaillent à l’établissement d’un système de justice et de paix».

Pour le Réseau, les guerres en Afghanistan et en Irak et la militarisation et la surveillance accrue des gouvernements et des activités de la société civile par les États-Unis constituent un momentum favorable au renforcement des mouvements de résistance: «Lors d’une rencontre internationale anti-guerre tenue à Jakarta en mai 2003, quelques semaines après le début de l’invasion de l’Irak, une campagne globale contre les bases militaires a été proposée comme une action à prioriser pour les mouvements globaux anti-guerre, de justice et de solidarité».

Depuis lors, cette campagne a pris de l’ampleur. Une liste d’adresses courriels a été établie (nousbases@lists.riseup.net  et nousbases-info@lists.riseup.net) qui permet la diffusion des expériences des membres du mouvement et des échanges d’informations et de discussions. Cette liste est formée maintenant de 300 personnes et  d’organisations en provenance de 48 pays.

Un site Internet permet aussi d’informer adéquatement l’ensemble des membres du Réseau. De nombreuses rubriques fournissent une information précieuse sur les activités qui se déroulent un peu partout dans le monde.

Le Réseau est de plus en plus actif et participe, ainsi, aux Forums sociaux continentaux ou mondiaux et organise des conférences et colloques. Il a participé au Forum social européen à Paris en 2003, et à Londres en 2004, au Forum social des Amériques en Équateur en 2004 et à celui de la Méditerranée en Espagne en 2005. L’un des rassemblements majeurs fut celui qui s’est tenu à Mumbai, en Inde, en 2004 dans les cadres du Forum social mondial. Plus de 125 participants en provenance de 34 pays ont posé les fondements d’une campagne globale coordonnée. Des priorités d’action ont été établies comme celle de fixer un jour donné pour une Action globale visant à souligner les enjeux entourant la présence des bases militaires à l’étranger. Enfin, il importe de mentionner que le Réseau a tenu quatre séances de discussions au Forum social de Porto Alegre en 2005 dont l’une a porté sur le financement des activités du Réseau.

Il convient de rappeler que le Réseau s’inscrit nettement dans le mouvement pacifiste global. Il a permis de faire comprendre davantage à ce mouvement l’importance de la problématique de la présence des bases militaires à l’étranger et qu’il importe que les organismes de justice et de paix lui portent une plus grande attention.

La pertinence du débat entourant la présence des bases militaires à l’étranger n’est plus à démontrer. Les fonctions attribuées à la base de Guantanamo qui échappent au contrôle du droit international, les enjeux autour des projets d’expansion de la puissance militaire des USA au Moyen Orient et en Asie centrale, la vive opposition populaire aux visées étatsuniennes dans la région andine en Amérique du Sud (carte 11) de même que celle que l’on observe au Japon autour des bases de Henoko et d’Okinawa, etc. nous interpellent et exigent une action globale concertée contre cette occupation inscrite dans le concept de la «Permanent War».

 

Carte 11. Mouvements sociaux de résistance en Amérique latine

La conférence internationale de Quito et de Manta, Équateur, mars 2007

Une conférence mondiale du réseau pour l’abolition des bases militaires étrangères a eu lieu à Quito et à Manta, Équateur, du 5 au 9 mars 2007.  La conférence a eu pour objectif de souligner les impacts politiques, sociaux, environnementaux et économiques des bases militaires étrangères et de faire connaître les principes des mouvements anti-bases, et construire formellement le réseau, ses stratégies, structure et plans d’action.

Les objectifs principaux de la conférence furent:

- Analyser le rôle des bases militaires étrangères et d’autres formes de présence militaire dans la stratégie de domination globale et ses impacts sur la population et l’environnement;

- Partager des expériences, de solidarité avec les luttes de résistance contre les bases militaires étrangères dans le monde;

- Atteindre un consensus sur des mécanismes d’objectifs, de plans d’action, de coordination, de communication et de prise de décision pour un réseau global pour l’abolition de toutes les bases militaires étrangères et d’autres formes de présence militaire;

- Établir des luttes et des plans d’action globaux qui renforcent les luttes de gens du pays et assurent leur coordination à l’échelle internationale.

 

Conclusion


Cet article a permis de constater combien l’emprise de la puissance militaire des États-Unis dans le monde est considérable et ne cesse d’augmenter. Les Étatsuniens considèrent la surface terrestre comme un terrain à conquérir, à occuper et à exploiter. La division du monde en unités de combat et de commandement illustre fort bien cette réalité. Dans ce contexte, il nous semble que l’humanité se trouve ainsi contrôlée voire attachée à des chaînes dont les maillons constituent les bases militaires.

Le processus de redéploiement des installations militaires en cours doit être analysé de façon minutieuse si l’on veut comprendre les stratégies d’intervention de Washington dans toutes les régions du monde. Ce processus est conduit sous la gouverne de la force, de la violence armée, de l’intervention à travers des accords de «coopération» dont les velléités de conquête sont sans cesse réaffirmées dans le design des pratiques du commerce et des échanges. Le développement économique est assuré par la militarisation ou le contrôle des gouvernements et des sociétés et des ressources immenses sont sacrifiées pour permettre ce contrôle dans la plupart des régions dotées de richesses stratégiques pour consolider les bases de l’Empire.

La mise sur pied du Réseau international pour l’abolition des bases militaires étrangères s’avère un moyen extraordinaire pour lutter contre le processus de militarisation de la Planète. Ce réseau est indispensable et son développement ne pourra se faire sans une adhésion ou un engagement de tous les peuples du monde. Ce sera extrêmement difficile de les mobiliser, mais les liens créés par ce réseau seront favorables à des luttes concertées à l’échelle mondiale.

En terminant, il convient de revoir les termes de la Déclaration finale de la 2ième Conférence internationale contre les bases militaires étrangères qui s’est tenue à La Havane en novembre 2005, déclaration formulée par les délégués de 22 pays ). Celle-ci cerne les enjeux majeurs entourant l’avenir de l’humanité et constitue un Appel à la solidarité internationale pour le désarmement et la paix.

 Jules Dufour

Le 9 avril 2007

 

 Jules Dufour, Ph.D., est Président de l’Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU) /Section Saguenay-Lac-Saint-Jean, membre du Cercle universel des Ambassadeurs de la Paix, membre du Conseil national de Développement & Paix.

 

Références

COMITÉ DE SURVEILLANCE OTAN. 2005. Las bases militares : un aspecto de la estrategia global de la OTAN. Intervencion del Comité Surveillance Otan en la Conferencia Internacional realizada en La Habana 7-11.11.2005. 9 pages.

DELGADO JARA, Diego. 2006. Bases de Manta, Plan Colombia y dominio de la Amazonia. Militarizacion de la Hegemonia de EE. UU. En América latina. 17 pages.

EQUIPO DE COMUNICACIÓN CONFERENCIA NO BASES. 2007. La gente del mundo no quiere bases militares extranjeras. 
GELMAN, J. 2007. Terratenientes. Rebelion. 26 de Febrero de 2007,  http://www.rebelion.org/noticia.php?id-47353

Ghana to host US Military Base? February 26, 2006. 

JOHNSON, C.,  America’s Empire of Bases. January 2004.

JOHNSON, C.  America’s Empire of Bases. Janvier 2004 .

JOHNSON, C. 2005. The Sorrows of Empire. Militarism, Secrecy, and the End of the Republic. Henry Holt, April 2005, Paperback. 389 pages.

JOHNSON, C., 2007.. 737 U.S. Military Bases = Global Empire.  February 19, 2007

JUCCA, L., 2007. Italians protest over U.S. base expansion. Sat Feb 17, 2007.

MANFREDI, E. 2007. Djibouti : Hôtel Corne d’Afrique, grande base américaine. Le GRAND SOIR.info. Édition du 23 mars 2007.

NEW INTERNATIONALIST. 2004. The Bases of Resistance, December 2004, Issue 374.

NICHOLSON, B. 2007. Secret New Us Spy base to Get Green Light. February 15, 2 007.

TRAYNOR, I. 2007. US EXPANDS, Builds New Military Bases in Europe.  The Guardian, anuary 22, 2007.

TSAVDARIDIS, I., 2005. Military Bases around the world and in Europe – the role of the USA and NATO. Novembre 2005. Stop USA / STOP United States of Agression.

VAREA, C., Las bases Militares de EEUU en Iraq. 4 mai 2006. Nodo50.

 

SITES INTERNET

An Internet Guide to United States Military Bases Around the World :

http://www.libsci.sc.edu/bob/class/clis734/webguides/milbase.htm

APPEL A UN RASSEMBLEMENT INTERNATIONAL en Mars 2007, Équateur, Pour  l’abolition de toutes les bases militaires

Bases y Ejercicios Militares de EE.UU. El Comando Sur.

BUILDING A GLOBAL ANTI-MILITARY BASES MOVEMENT
Campana. Un mundo sin bases militares . Asemblea de Organizaciones y Movimientos contra la guerra, la OTAN y el Neoliberalismo (Madrid), Nodo50.

Challenges to the US Empire, http://www.globalpolicy.org/empire/challenges/challengesindex.htm.

Washington veut installer une base militaire en Algérie. Le Quotidien d’Oran, 20 juillet 2003.

Empire? http://www.globalpolicy.org/empire/index.htm

International Conference against Foreign Military Bases. Final Declaration.

[Fsmed-general] for all that are against foreign military bases:
http://www.grups.pangea.org/pipermail/fsmed-general/Week-of-Mon-20060206/001002.html

FUENTES DE AGUA EN AMÉRICA LATINA :
http://www.visionesalternativas.com/militarizacion/mapas/mapahegem.htm

Abdulhafeth Khrisat, Impérialisme américain et politique militaire, ,  Université Mu’tah

Interview with Chalmers Johnson, Part 1. An Empire of More Than 725 Military Bases.

Liste des bases militaires américaines dans le monde.

Major Military Bases World-Wide,
http://www.globalsecurity.org/military/facility/sites.htm

Military Bases Around The World, http://www.fsmitha.com/com/bases.htm

Military Bases around the world and in Europe – the role of the USA and NATO , Iraklis Tsavdaridis, Secretary of the World Peace Council (WPC) 8th November 2005, From the Greek Committee for International Detente and Peace (EEDYE), Presented on November 8, 2005 at the International Conference on Foreign Military Bases in Havana/Cuba organized by MOVPAZ :

http://stopusa.be/campaigns/texte.php?section=FABN&langue=3&id=24157

Military of the United States : http://en.wikipedia.org/wiki/United_States_armed_forces

MOVIMIENTOS SOCIALES DE RESISTENCIA EN AMÉRICA LATINA

No a la instalacion de una base de la OTAN en Zaragoza :
http://www.ecologistasenaccion.org/article.php3?id_article=6261

OTAN – Le grand jeu des bases militaires en terre européenne :

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=DIN20060509&articleId=2414

Protestas contra bases militares de EEUU en Espana :
http://spanish.peopledaily.com.cn/spanish/200104/02/sp20010402_46341.html

RIQUEZA DE LA BIODIVERSIDAD EN AMÉRICA LATINA

US Military Troops and Bases Around the World :
http://www.globalpolicy.org/empire/intervention/2003/0710imperialmap.htm

U.S. Military Troops and Bases Around the World /united for peace & justice:
http://www.unitedforpeace.org/article.php?id=884

US Military Expansion and Intervention :
http://www.globalpolicy.org/empire/intervention/index.htm

YACIMIENTOS PETROLEROS EN AMÉRICA LATINA :

http://www.visionesalternativas.com/militarizacion/mapas/mapapetrol.htm

 

Source :

Publié dans USA

Partager cet article

Repost 0