Mardi 10 novembre 2009

Les conducteurs RATP et SNCF reconduisent la grève sur le RER B

[ 10/11/09  - 18H08 - AFP  ]

© AFP - Fred Dufour
© AFP - Fred Dufour

Les conducteurs RATP et SNCF de la ligne B du RER ont reconduit leur grève pour la journée du mercredi 11 novembre, les cheminots ayant prévu de tenir leur prochaine assemblée générale jeudi en fin de matinée, a-t-on appris mardi de sources syndicales.

"Les salariés ont voté la reconduite de la grève lancée à l'initiative de FO et de Sud-Rail, il n'y a aucune avancée, la direction ne fait pas de propositions par rapport à nos revendications", a dit Michel Buisson, délégué Sud à la SNCF. "La prochaine assemblée générale aura lieu jeudi à 11h00", a-t-il ajouté.

Un peu plus tôt, Sud-RATP avait annoncé avoir également reconduit la grève pour mercredi sur la portion du RER B exploitée par la RATP. "La direction joue le pourrissement, il n'y aucune négociation, donc ça continue", a déclaré à l'AFP Philippe Touzet, délégué central Sud-RATP.

Des prévisions de trafic seront données ultérieurement par les deux entreprises publiques de transport qui se partagent l'exploitation de la ligne.

La grève affecte le RER B depuis lundi à l'appel de Sud, FO et la CGT à la RATP et de Sud et FO à la SNCF. Un conflit a également touché lundi le RER A, mais le préavis n'était pas reconductible.

Les syndicats grévistes dénoncent les conditions du passage à l'interopérablité, c'est-à-dire la suppression du changement de conducteur en gare du Nord entre la SNCF et la RATP.

Les revendications portent sur les effectifs et "des plannings moins serrés entre deux trains". A la RATP les conducteurs réclament aussi l'intégration d'une prime dans leur salaire.

Mardi matin, deux trains sur trois en moyenne circulaient sur les tronçons RATP (sud de Denfert-Rochereau) et un train sur deux sur ceux assurés par la SNCF (au nord de gare du Nord).

La RATP n'assurait aucun trafic entre la gare du Nord et Denfert-Rochereau via le RER B, emprunté quotidiennement par quelque 800.000 personnes.

Les lignes 4 et 6 du métro, également sur un axe nord-sud, ont été renforcées.

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Syndicalisme
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Mardi 10 novembre 2009

Chili: les fonctionnaires se joignent aux enseignants en grève
Des centaines de milliers d'agents de la fonction publique se sont joints lundi aux enseignants en grève depuis deux semaines au Chili, paralysant collèges et services administratifs, en une fin de mandat socialement agitée pour la présidente Michelle Bachelet.
Des centaines de milliers d'agents de la fonction publique se sont joints lundi aux enseignants en grève depuis deux semaines au Chili, paralysant collèges et services administratifs, en une fin de mandat socialement agitée pour la présidente Michelle Bachelet.

AFP - Des centaines de milliers d'agents de la fonction publique se sont joints lundi aux enseignants en grève depuis deux semaines au Chili, paralysant collèges et services administratifs, en une fin de mandat socialement agitée pour la présidente Michelle Bachelet.

Plus de 80.000 enseignants réclament un accord sur le règlement de ce qu'ils appellent une "dette historique" de plusieurs milliards de dollars: leur perte d'avantages de statut quand le régime Pinochet délégua les collèges publics aux municipalités, dans les années 70.

Le gouvernement estime que le mouvement s'essouffle et que plus de 15% des professeurs ont repris le travail, mais 1,3 million d'élèves étaient encore privés de classe lundi, à un mois des examens de fin d'année.

Le gouvernement récuse la notion de dette historique et souligne que les rémunérations des enseignants ont augmenté de 300% depuis la fin de la dictature (1973-90), qui négligea l'enseignement public.

Les agents de ministères, de la santé publique, des impôts notamment, ont pour leur part lancé lundi une grève de 48 heures, la troisième en un mois, pour demander une augmentation de 8%, rejetant l'offre de 2,5% du gouvernement.

Les centres de santé publique étaient affectés par le mouvement, à l'appel d'organisations représentant 400.000 agents. Seules les urgences médicales étaient prises en charge, ainsi que les dossiers administratifs urgents pour "raisons humanitaires" dans l'état-civil.

Les conflits sociaux, liés pour partie à la récession -11 mois de croissance négative-, s'accumulent en fin de mandat de la socialiste Michelle Bachelet, même si le jugement des Chiliens lui reste très favorable, avec une approbation historique à 75-80%. Mais le candidat de droite Sebastian Pinera est favori de la présidentielle de décembre, à laquelle Mme Bachelet ne peut se représenter.

Par Tourtaux - Publié dans : Les Amériques - Communauté : Syndicalisme
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Mardi 10 novembre 2009

L'usine ABB occupée par les salariés

La grogne continue à Chassieu, chez le géant de la robotique automobile ABB. A l'appel de la CGT, des dizaines de salariés se sont mis en grève hier matin et ont décidé d'occuper leur entreprise pour protester contre la vague de licenciements prévue par leur direction. Au total, 540 postes doivent être supprimés en France, dont 96 sur le site de Chassieu.

Au printemps dernier, l'annonce de ce plan social avait suscité la mobilisation des personnels et quelques débordements. La direction d'ABB France avait alors porté plainte contre X pour « séquestration, injures et dégradations ». Dans le cadre de cette affaire, six délégués syndicaux, dont cinq de Chassieu, étiquetés CGT et CFDT, avaient été entendus fin octobre par les gendarmes de Montluel (Ain). « Les personnels luttent aussi aujourd'hui contre cette volonté de criminaliser l'action revendicative », a indiqué hier l'union départementale de la CGT du Rhône. W

E. F.

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Syndicalisme
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Mardi 10 novembre 2009

Prise de position pour le 49ème congrès confédéral issue de la réflexion collective de notre syndicat.

Document d'orientation du congrès local de notre syndicat en 2007 et de deux réunions les 16 et 31 octobre 2009.

Rapport financier :

Non. C'est un vote politique : nous tenons à rappeler notre désaccord total sur la question de la gestion des cotisations à travers CoGéTise et la déresponsabilisation des bases syndicales.

Rapport d'activité :

Non. Notre opposition a été tellement vive tout au long de ce mandat tant sur la question des orientations syndicales que sur la manière de conduire les luttes qu'il serait grotesque de voter pour ou même de nous abstenir.

Rapport d'orientation:

Tout d'abord nous tenons à réaffirmer que nous nous battons pour que la CGT n'ait de cesse de se réclamer d'un syndicalisme de lutte de classe et de masse, nous nous battons pour que ce "repère revendicatif" ne soit jamais effacé.

C'est un repère intellectuel, idéologique qui doit encadrer toute notre action et éviter ainsi un glissement vers un syndicalisme de gestion commune et d'accompagnement. C'est pourquoi nous marquons notre opposition de manière catégorique au document d'orientation proposé. Loin de nous l'idée de désigner les "bons" et les "mauvais" militants (de quel droit pourrions-nous le faire ?), par contre pour nous la réflexion collective et la force collective doivent sans conteste être basés sur un syndicalisme qui se revendique de classe et de masse. Nous avons le regret de le dire, le document du 49ème congrès a tout oublié de cette notion. C'est une notion primordiale pour construire des luttes.

La pédagogie qui doit être celle d'un document de référence comme celui du 49ème congrès est à l'opposé des questions essentielles qui doivent conduire les salariés à s'organiser. On oublie le combat politique autour des questions suivantes :

-Pourquoi le combat syndical doit-il s'organiser autour de l'axe majeur de lutte de classe et de masse ?

-Pourquoi ce combat politique est-il  nécessaire ?

-Pourquoi l'objectif de bloquer le pays par la grève générale et reconductible afin d'imposer les revendications des travailleurs est-il incontournable ?

-Pourquoi parler d'un syndicalisme reposant sur les adhérents plutôt qu'un syndicalisme de syndicats ?

-Pour nous c'est affaiblir la réflexion syndicale issue de réflexions individuelles multiples mises en débat dans la structure locale. Pourquoi oublier que l'idée majeure de l'émancipation de la classe laborieuse doit être mise en œuvre par les travailleurs eux-mêmes au travers de leurs organisations syndicales d'entreprises, d'établissements ?

-Pour la CGT cela a toujours été une force et cela doit le rester.  Pourquoi dans ce document n'y a-t-il rien sur l'interdiction de tous les licenciements ?

-Comment pourrait-on faire croire que des plans de reprise d'entreprises, les liens tissés avec le patronat au travers de commissions diverses, de déclarations communes peuvent sauver l'emploi ? C'est comme si nous faisions croire qu'il peut y avoir de bons et de mauvais capitalistes.

L'objectif de ce congrès ne pourrait-il pas être, au vu de l'urgence, axé sur la généralisation d'un mouvement de grève et la reconduction de celle-ci pour faire entendre raison au pouvoir et aux patrons ? Dans ce document, au-delà de l'enrobage d'ailleurs pas toujours net il n'y a rien ou presque sur les réformes successives dont la stratégie d'appauvrissement du peuple et de grande richesse pour quelques nantis n'est plus à démontrer. La loi Hôpital Patients Santé Territoire, le démantèlement et la casse de la sécurité sociale, l'emploi précarisé, dans le privé comme dans le public. L'ouverture du capital du secteur public – la poste, EDF-GDF, la SNCF – c'est la privatisation et donc des profits énormes, des ponts d'or pour les trusts.

De très fortes résistances existent et se manifestent contre l'explosion des statuts et des conventions collectives. C'est à partir de ces bases communes que les salariés se mobilisent. Nous ne devons rien lâcher et sous aucun prétexte. Il est très malvenu que notre organisation vienne brouiller les cartes en avançant le statut unique du travailleur salarié, la sécurité sociale professionnelle, la convention collective unique. Comme pour la question de la représentativité, le gouvernement et le patronat sautent sur l'occasion offerte et ce prétexte tout trouvé pour accélérer sa politique de démantèlement. Prenons l'exemple des retraites pour lesquelles  l'abandon des 37,5 années de cotisations a été gravissime pour les salariés. Aujourd'hui aucun salarié, du public comme du privé, ne peut dire qu'il part avec plus de droit et de pouvoir d'achat qu'avant les réformes de 1992 et de 2003; et pourtant la confédération reste sur une position analogue, non lisible et ne s'appuyant pas sur l'acquis des luttes.

Prenons aussi l'exemple de la sécurité sociale : ne serait-il pas préférable de revendiquer la gestion pleine et entière de la sécurité sociale par les salariés et leurs représentants c'est-à-dire acquérir la maîtrise plutôt que de partir sur une sécurité sociale professionnelle qui sera l'outil du patronat et de la mobilité ? Se réapproprier la sécurité sociale doit être un axe majeur, ensuite nous pourrons parler d'une extension, d'une nouvelle branche de la sécurité sociale, etc….

La nocivité des contacts, au travers de commissions diverses, les relations qui se tissent, les négociations bidons avec le Medef comme avec le gouvernement n'est plus à démontrer.

La CGT, notre confédération doit mettre fin d'urgence à un certain nombre de ces contacts qui ne servent qu'à cautionner l'action contre les travailleurs, qu'à faire croire à une forme de démocratie dite participative.

Ce combat contre les capitalistes et les exploiteurs passe par une orientation indissociable de l'action de masse et de classe et c'est la mise en œuvre de celle-ci doit mobiliser nos forces militantes et notre réflexion.

Ce document n'est pas amendable, il ne peut être que rejeté.

Partir des bases acquises et s'arc-bouter sur celles-ci pour étendre les droits, il n'y a pas d'autre solution et ce n'est pas celle choisie par la confédération d'un désaccord et le fossé grandissant avec les syndicats, les syndiqués, les salariés. La force de la CGT doit plus que jamais reposer sur ses syndicats de base, ses militants de terrain et ils ne sont plus entendus.

C'est pourquoi nous arrivons à cette extrémité.

Source : http://eldiablo.over-blog.org/

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Lundi 9 novembre 2009

Bernard Thibault face à "l'échec" des adhésions

L'Expansion.com -  09/11/2009 14:35:00 
Charles Platiau / Reuters
Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT
 

Les 650 000 adhésions à la centrale syndicale ont été considérées comme "un échec" par le secrétaire général de la CGT.

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault considère comme un "échec" le nombre d'adhérents à la centrale syndicale -650.000 revendiqués- et souhaite que ce constat "occupe une place centrale" lors de son 49e congrés, qui se tiendra du 7 au 11 décembre à Nantes.

"On atteindra peut-être les 45.000 adhésions (nouvelles, ndlr) pour cette année lors du congrés. Mais ce rythme n'est pas à la hauteur de nos ambitions" a déclaré M. Thibault dans une interview au Monde daté de mardi.

En 2003, la CGT s'était fixé pour objectif de parvenir à un million d'adhérents.

Le dirigeant syndical invoque la liberté syndicale et met en cause le patronat qui "ne veut pas que le syndicalisme se développe dans les entreprises". Mais il souligne aussi que la "CGT a une responsabilité" dans ce moindre résultat: "Nous sommes implantés dans les secteurs où l'emploi recule et absents des secteurs où l'emploi se développe".

"J'espère que ce constat occupera une place centrale au congrès pour faire évoluer nos structures", ajoute-t-il.

M. Thibault rappelle par ailleurs que la candidature individuelle de Jean-Paul Delannoy, responsable de la région Nord, qui fait partie de l'opposition interne au leader de la CGT, "n'a pas été présentée suivant les règles statutaires" et "ne sera donc pas prise en compte".

"Jean-Paul Delannoy veut incarner une autre orientation pour la CGT. Ce débat sera réglé au congrés" souligne M. Thibault.

"Contrairement à lui, je suis persuadé que les salariés n'ont aucun doute sur la CGT, sa démarche, ses analyses et ses revendications. Sinon, on ne comprendrait pas pourquoi nous avons été les seuls à progresser aux dernières élections prud"homales", ajoute-t-il.

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Lundi 9 novembre 2009
Pontoise : Réunion publique sur l’avenir de l’hôpital ce mardi soir
(9/11/2009 18:00)

Le comité de défense de l’Hôpital René Dubos de Pontoise organise une réunion publique, intitulée « Ensemble, redonnons (de) la santé à l’hôpital public » ce mardi soir. Le débat se déroulera en présence de Christophe Prudhomme, médecin urgentiste, membre de la Fédération CGT, Françoise Nay, vice-présidente de la Coordination Nationale des Hôpitaux et Maternité de proximité, Dominique Gillot, administratrice de l’hôpital de Pontoise et ancienne secrétaire d’Etat à la santé et  Dominique Lesparre, vice président du Conseil général, qui représentera le Comité de défense de l’hôpital d’Argenteuil.

Réunion publique « Pour défendre notre hôpital »
Mardi 10 novembre à 20h30
Maison des associations
7 pl. du Petit-Martroy
Pontoise
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Lundi 9 novembre 2009

Un grand merci à Magali Cheret pour la photo, comme elle le dit si bien : "Voilà la grande, mais très grande manif de l'UNI devant Colonel Fabien cet après midi !"

L'UNI (droite universitaire) manifeste devant le Colonel Fabien : ils sont 23 !!!!
Messieurs la guerre froide est finie, il faut vivre avec votre temps, le communisme n'est pas mort !
L'UNI (droite universitaire) manifeste devant le Colonel Fabien : ils sont 23 !!!!
Nicolas Maury
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Lundi 9 novembre 2009
Merci "Dialogues" http://www.dialogues.asso.fr/,  l'association de MM Peyrelevade et Simonpoli pour "le dialogue social"...

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Le 9 novembre 2009, 15 représentants syndicaux partent en formation en vue d'obtenir une VAE (validation des acquis de l'expérience) reconnaissant les compétences développées au cours de leur mandat. AXA est la première entreprise en France à lancer ce type de programme.


Dans quel cadre ?
En mai dernier, Serge Morelli, ancien DRH d'AXA France a signé une « charte sur la reconnaissance du parcours syndical dans le développement de la carrière et l'évolution professionnelle » avec 5 organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, UDPA-Unsa). Cette charte s'inscrit dans la politique du groupe de favoriser le dialogue social dans l'entreprise, à côté d'autres dispositifs comme le chèque syndical, l'accord sur le droit syndical, le forum économique et social ou la mise en place de bureaux de vote sur les deux principaux sites d'Axa France pour les élections prud'homales.

Qui est concerné ?
Ce dispositif s'adresse aux représentants syndicaux déjà en fonction et aux salariés qui souhaitent s'engager dans un parcours syndical. En particulier, il est accessible aux DSC (délégué syndical central), DCSE (délégué coordinateur syndical d'établissement), CSPT (coordinateur syndical du personnel de terrain), secrétaire du CCE (comité central d'entreprise), secrétaire du CE (comité d'entreprise), CSN (coordinateur syndical national) et CSNA (coordinateur syndical national adjoint). Une durée minimale de 6 ans de mandat est requise. Au total, une centaine de personnes sont concernées.

En quoi consiste cette formation ?
Cette formation s'inscrit dans le cadre du DIF (droit individuel à la formation), elle est dispensée par Sciences-Po en partenariat avec l'association Dialogues. Au programme, deux grands thèmes : management et contenu syndical. Côté management, des enseignements portent sur le management de projet, la communication orale, l'optimisation du temps… Côté contenu, il s'agit d'enseignements sur l'économie, la stratégie ou encore l'histoire du mouvement syndical.

http://www.meteojob.com/emploi-actualites/8000/8057/axa---premiere-promotion-de-vae-syndicale.html
Source : Front Syndical de Classe
Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 9 novembre 2009

Pourquoi 62% des Hongrois regrettent la Hongrie socialiste


62% des Hongrois jugent que l’ère Kadar (1957-1989) a constitué l’époque la plus heureuse de leur pays. Ils n’étaient que 53% dans le même sondage en 2001.

 


BL/EDT pour vivelepcf d’après une correspondance locale. Repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


La filiale hongroise de l’institut de sondage allemand gfk-Hungaria a réalisé en mai 2008 un sondage sur la perception par la population du passé de leur pays. De façon encore plus marquée qu’en 2001, les sondés considèrent que la période antérieure au  changement de régime (1989) a été la « plus heureuse » de l’histoire. L’expression de cette nostalgie concerne plus particulièrement la période comprise entre 1956/8 et 1985/9, lorsque János Kádár était chef du gouvernement et premier dirigeant du parti socialiste ouvrier (PSOH) au pouvoir.


Dans le détail, l’enquête ne permet pas de visualiser les opinions exprimées en fonction de l’appartenance sociale. Toutefois, nous observons que la popularité de la période « kadarienne » diminue avec le niveau de diplôme (54% pour les diplômés de l’université et des grandes écoles, 58% chez les bacheliers, 62% chez les diplômés des lycées professionnels et 67% chez ceux qui ont arrêté leurs études avant le lycée) et avec la taille de la ville (maximum de popularité atteint dans les villes de 2 à 5000 habitants et minimum relatif à Budapest). Cette indication est suffisante pour tirer quelques enseignements sur le sentiment des classes populaires : alors que les cadres des grandes entreprises, diplômés des écoles de commerce et des universités de droit, se concentrent à Budapest, les petites villes de province abritent une population d’ouvriers et d’employés, mal payée et mal protégée, mais aussi de retraités et de chômeurs survivant dans une situation très difficile. Nous pouvons aussi supposer que les petits commerçants et artisans (dont les activités étaient restées privées du temps du socialisme) font partie des sondés favorables à ce qu’il est convenu d’appeler en Hongrie l’ « ancien régime ».


De façon assez logique, cette popularité croît avec l’âge des sondés : 80% chez les plus de 50 ans, 72% chez les 40-49 ans, 55% chez les 30-39 ans et seulement 24% chez les 15-29 ans qui n’ont pas ou à peine connu cette époque directement. Autre résultat intéressant de ce sondage : le « score exceptionnel » obtenu par les deux dernières décennies qui sont considérées par 60% des personnes interrogées  comme la plus malheureuse du XXe siècle (12 points de plus qu’en 2001), loin devant la période Kádár et l’avant-guerre (13% chacune) !

L'augmentation de la sympathie pour la période Kádár depuis 2001 n’a rien d'étonnant. Le « miracle hongrois », tant célébré par la Commission Européenne avant l’élargissement de mai 2004, a pris fin il y a plusieurs années. La prospérité économique relative qu’avait connu le pays dans les années 1990 reposait sur le flux ininterrompu des investissements occidentaux. Celui-ci contribuait au développement de certaines activités dans la capitale et dans quelques grandes villes, grâce à des délocalisations industrielles (automobile, pharmacie, informatique) et l’installation de sièges sociaux (IBM). L’essoufflement de cette dynamique est dû aux nouveaux horizons des délocalisations industrielles, encore plus lointains (Roumanie, Slovaquie, Turquie), mais aussi au rapatriement du profit par les premiers investisseurs. De plus, l’abondance passagère de capitaux étrangers a eu un prix : celui de la privatisation et de la liquidation rapide du secteur industriel socialisé et celui de l’alignement sur les législations les plus libérales en ce qui concerne la protection maximale du revenu du capital, la faiblesse de l’imposition des entreprises, la ruine des systèmes sociaux solidaires et le démantèlement du droit du travail.


Les conditions de vie du plus grand nombre, déjà sévèrement détériorées par le changement de système en 1989, se sont à nouveau dégradées après 2001. Le gouvernement « libéral-socialiste » a opté de manière brutale pour une politique de rigueur. Une série de mesures visant les dernières entreprises publiques (transports), les hôpitaux (fermetures de site, privatisations, forfait hospitalier), les universités (autonomie, réduction des crédits, envolée des droits d’inscriptions) et les administrations des ministères (vente du parc immobilier, réduction du personnel) a été très durement ressentie. Dans le même temps, les impôts sur la consommation (TVA à 25%, la plus forte d’Europe) et sur le revenu (peu ou pas de progressivité) sont maintenus à des taux élevés. Enfin, les Hongrois doivent subir chaque année une hausse d’environ 10% du prix du gaz, de l'électricité et des transports. Avec une croissance plus lente, les profits n’en continuent pas moins de remplir les poches de quelques capitaines d’industrie occidentaux et hongrois, dont le premier ministre « socialiste » lui-même. On estime que le revenu médian est toujours inférieur de 30% à celui de 1989, en prenant en compte la valeur des avantages matériels comme le logement et l’accès gratuit à de nombreux services. Une grande fraction de la jeunesse, notamment étudiante, ne songe qu’à une réussite individuelle et à partir en Occident.


Le regret de la période précédente où la vie était perçue comme meilleure et surtout plus sûre est observable dans la plupart des pays de l’est. En ex-RDA, on a inventé le concept « d’Ostalgie ». Un sentiment anticapitaliste et un attachement à la « solidarité nationale » sont très aussi répandus. 


Mais ce phénomène n’a pas de traduction politique. L’idéologie dominante s’efforce, efficacement pour l’instant, de couper cet état d’esprit et le regret des acquis de l’ancien système de toute référence au socialisme.


Le parti socialiste - héritier direct de l'ancien PSOH  pour la structure et les cadres – s’est radicalement détourné de son passé. Au pouvoir, il s’est appliqué, d’une manière brutale et voyante, à démanteler les acquis sociaux du régime précédent, se montrant adepte d’un « libéralisme » échevelé.


Le système politique a (judicieusement) laissé au parti conservateur (droite) le rôle de défendre les quelques meubles restants (santé, universités). Il capte une partie de la protestation sociale, avec un discours souvent nationaliste et tout en développant un discours anticommuniste outrancier.


Le Parti communiste ouvrier hongrois s’efforce de s’impliquer dans le développement du mouvement social. Depuis 2 ans, le PCOH a fini de se désolidariser complètement du PS. Il n’appelle plus à voter pour lui au 2e tour et le caractérise comme un parti capitaliste comme les autres, sans identifier l’ensemble de ses adhérents à sa direction. Mais son influence et sa visibilité restent modestes, hormis sans doute quelques localités. Le PCOH fait face à une intense répression allant jusqu’à la menace d’emprisonnement de tout son bureau politique.


Une campagne internationale de solidarité a été lancée (voir appel).


Pour les communistes français, il ne s’agit pas d’utiliser les résultats de sondages comme celui-ci en Hongrie, pour réhabiliter des modèles de socialisme comme le « socialisme à la hongroise » où l’économie mixte était particulièrement développée. Mais ils permettent de contrer l’un des axes de la propagande anticommuniste, propagée notamment par l’UE et d’alimenter notre réflexion sur notre visée socialiste, sous un autre jour que le discours de la « repentance », des « valises de plomb de l’Histoire », développée par la direction du PCF depuis plusieurs années



source: http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net:80/article-20-ans-apres-la-chute-du-mur-de-berlin-4-pourquoi-62-des-hongrois-regrettent-la-hongrie-socialiste-38856981.html
Blog : http://syndicats.over-blog.com/
Par Tourtaux - Publié dans : Europe - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Lundi 9 novembre 2009


François Cluzet, (comédien) qui a dénoncé hier dimanche dans le journal de 13h de FR 2, l'incarcération de Salah Hamouri dans les geoles d'Israel, se voit aujourd'hui accusé par le BNVCA (bureau national de vigilance contre l'antisémitisme) de désinformation et d'incitation à la haine .(vidéo)

Journal de 13h le dimanche 8 septembre 2009 france2 : François CLUZET parle de Salah HAMOURI

Par Tourtaux - Publié dans : Politique - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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