Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 14:48
INFO REPRISE SUR LE SITE DE JEAN LEVY
 
Dimanche 29 janvier 2012

 

 

F4

Le Nouveau Bastille-République-Nations 

N°14 de janvier vient de paraître

 

 

BRN n°14 est paru

 

Au sommaire, notamment :
 
•    Editorial : la dette, aubaine pour les financiers. Et si on s'inspirait du mouvement "je ne paie pas" ?

•    La zone euro s'enfonce plus que jamais dans l'austérité et la récession.

•    Le traité imposant la gouverance européenne pourrait être signé le 30 janvier. Sa ratification est aléatoire.

•    L'UE met en place une stratégie d'"étranglement" de l'Iran

•    De l'euro-gauche à l'eurodroite, la Hongrie est désignée comme le mouton noir pour non-respect des dogmes bruxellois

•    Et les brèves...

0094 bastille14 1

 

 

 

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 14:03
Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 12:14

Le gouvernement vient de prendre des mesures d'urgence contre la progression du chômage, pas forcément appréciées par les agents de Pôle emploi. L'une de ces mesures consiste pourtant à embaucher sur un an un millier de personnes en contrats à durée déterminée pour faire face à l'afflux de chômeurs.

«Nous sommes en période électorale. On fait du saupoudrage. Depuis la fusion, on prend des CDD et quand ils sont formés, on ne les garde pas», regrette une représentante syndicale à l'agence de Laon.

Autre mesure : les chômeurs sans emploi depuis plus de deux ans doivent être tous reçus par Pôle emploi pour se voir proposer «soit une formation, soit un emploi, soit un processus de resocialisation, soit un contrat aidé marchand ou non marchand».

Les agents ne demandent qu'à recevoir les demandeurs d'emploi. Encore faut-il avoir le temps. Il est prévu qu'un agent ait un suivi mensuel de 60 personnes. En réalité, chaque agent doit s'occuper de 250 personnes, «quand ce n'est pas 300 ou 350», poursuit la représentante syndicale.

La déléguée parle de souffrance au travail pour ses collègues. «On leur demande toujours plus, on leur demande de faire du chiffre, pas de faire du travail de qualité

Les prestations intéressantes, comme les ateliers, sont désormais sous-traitées à des organismes extérieurs. Les locaux ne sont plus adaptés à l'affluence. «Nous sommes toujours en situation de relogement. Il y a eu un projet en zone industrielle mais il a été abandonné. Nous travaillons les uns sur les autres. Parfois, nous n'avons pas de bureau pour travailler. On fait pour le mieux mais on n'en voit pas le bout. Jamais nous n'avons connu une situation aussi difficile. On se demande quel va être notre avenir.»

 

http://www.lechatnoir51.fr/article-souffrance-au-travail-a-pole-emploi-l-exemple-de-laon-98156301.html

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Pour la grève générale !
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 13:19
Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 11:47

Pour protester contre le déménagement dans les locaux de l'hôpital de l'Ordre des infirmiers, les infirmières se sont mises en grèves pendant une heure.

Créé en 2010, les infirmières n'ont jamais été demandeuses d'un tel Ordre. «Seules 14 % ont participé aux élections et aujourd'hui seulement 66 000 sur 510 000 sont à jour de leur cotisation» sur le plan national. Quant au décret qui devait rendre l'inscription automatique à l'Ordre national des infirmiers (Oni), il ne serait plus d'actualité.

En «cessation de paiement», l'Oni doit donc prendre des mesures d'économie qui, localement, se traduisent par un abandon de ses locaux et un déménagement à l'hôpital. «L'Ordre serait hébergé à l'œil, aux frais de la Sécurité sociale au centre hospitalier : locaux mis à disposition, frais d'électricité, de chauffage… […] C'est tout simplement scandaleux et inacceptable, alors que l'hôpital subit lui-même un plan de retour à l'équilibre», estime l'intersyndicale.

les infirmières étaient entre autre postées devant les bureaux de sorte d'en empêcher l'accès aux déménageurs.

 

http://www.lechatnoir51.fr/article-greve-des-infirmieres-a-l-hopital-de-charleville-mezieres-98154534.html

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Syndicalisme
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 13:09
Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 12:25

Le conflit qui oppose le syndicat CGT, locataire de la dite bourse, «à titre gratuit» depuis un siècle et la mairie UMP de Saint-Quentin enfle depuis 2004. En octobre 2004, la CGT a proposé à la municipalité de créer une maison des syndicats. Sans succès.

Selon l'union départementale CGT, celui que le syndicat nomme «maire-ministre» peut difficilement justifier la libération urgente des 700 m2 de la bourse du travail, au motif qu'il conviendrait d'agrandir l'espace occupé par les services de justice au palais de Fervaques, à Saint-Quentin.

Le juge des référés à Laon s'est prononcé l'année dernière. Une astreinte a couru jusqu'à atteindre la rondelette somme de 11 000 euros. La cour d'appel d Amiens s'est également prononcée en désignant un médiateur chargé de rapprocher les parties. La mission s'est achevée, en fin d'année dernière, sans que maire et syndicat ne parviennent à trouver un point d'équilibre.

«Nous sommes toujours obligés de constater que la solution de relogement que la Ville nous propose, rue Anatole-France, ne nous permettrait pas d'exercer correctement notre mission. Aucune salle de ce bâtiment ne permet d'accueillir plus de 25 personnes», confie la secrétaire de l'union départementale CGT. Sans parler de la surface des lieux, inférieure d'un tiers à celle disponible dans la bourse du travail.

Expulsion ou pas ? Le jugement de la cour d'appel d'Amiens sera connu le 15 mars. Le jour de la fin de la trêve hivernale.

 

http://www.lechatnoir51.fr/article-la-cgt-sera-t-elle-expulsee-de-ses-locaux-a-saint-quentin-98156894.html

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Syndicalisme
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 13:03
UN MAFIEUX AU CŒUR DE LA BEAC : Rigobert Roger ANDELY
 
SYNTHÈSE SUR LES MALVERSATIONS FINANCIÈRES AU BUREAU EXTÉRIEUR DE PARIS ET AUX SERVICES CENTRAUX À YAOUNDÉ
A L’ATTENTION DES CHEFS D'ETAT DE LA CEMAC
Visez les sommets, ils ne sont pas encombrés
UGIRT CONSULTING Ltd
36, rue de Lausanne – CH1201 Genève, Suisse
Tél : +41 22 715 20 73 . Fax +41 22 715 20 74
www.ugirt.ch
P ar DOOH COLLINS Francis
EXPERT EN INTELLIGENCE ECONOMIQUE


A
SON EXCELLENCE MESSIEURS LES CHEFS D’ETATS DE LA CEMAC
-
S on Excellence Monsieur Paul BIYA, Président de La République du Cameroun ;
- S on Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de La République du Congo ;
- S on Excellence Monsieur Theodoro OBIANG NGUEMA MBASOGO Président de La République de Guinée Equatoriale ;
- S on Excellence Monsieur Idriss DEBY ITNO, Président de La République du Tchad ;
- S on Excellence Monsieur François BOZIZE, Président de La République de La Centrafrique ;
- S on Excellence Monsieur Ali BONGO ONDIMBA, Président de La République du Gabon ;
________________________________

EXCELLENCE MESSIEURS LES CHEFS D’ETATS,
Il est de mon devoir en ma qualité d’Expert en Intelligence Economique de Vous retracer la vérité sur les Malversations au Bureau Extérieur de Paris et aux Services Centraux à Yaoundé.
L
a Banque des Etats de l’Afrique Centrale est depuis quelques temps fragilisée par des scandales l’ayant complètement décrédibilisée auprès des institutions financières internationales et des populations de la CEMAC. Cette situation est relative à l’enchaînement d’actes de criminalité économique qui ont abouti à une perte de fiducie.
EXCELLENCE MESSIEURS LES CHEFS D’ETATS,
L
e montant des détournements établis avec certitude au 24 octobre 2009 est : 16.548.969.100 FCFA. On dénombre 858 chèques et 6 virements frauduleux au profit de 101 bénéficiaires, 1306 retraits en espèces frauduleux et 38 bénéficiaires de titres de transport aériens frauduleux.
Ces chiffres se répartissent entre les deux banques comme suit :
Compte SOCIETE GENERALE (2004-2007)
-
C hèques et Virements : 8.213.667.382 FCFA
- R etraits Espèces : 5.807.906.565
- T itres de Transport : 156.995.764
T OTAL : 14.178.569.711 F.CFA
C
ompte BNP PARIBAS (2008)
-
C hèques et Virements : 2.311.025.020 FCFA
- R etraits Espèces : 64.611.765
- T itres de Transport : 2.082.690
T OTAL : 2.377.719.475 FCFA
E
XCELLENCE MESSIEURS LES CHEFS D’ETATS,
La Fiducie et la morale de la rectitude sont les socles d’une Banque Centrale, il faut rapidement les rétablir pour ramener la crédibilité auprès des institutions financières internationales.
FAITS : REUNION EXTRAORDINIARE DU COMITE D’AUDIT DE LA BEAC DU 19 AU 24 OCTOBRE 2009, YAOUNDE-CAMEROUN
D’après le Comité d’Audit du 19 au 24 octobre 2009 :
- L es initiatives prises en juillet 2008 par le Gouverneur et le Directeur Général de l’Exploitation (M. ANDZEMBE et M. ABAGA NCHAMA) ont mis en lumière les malversations du Bureau Extérieur de Paris. L’audit procéder au Bureau Extérieur de Paris par le Cabinet MAZARS pour la période de 2004 à 2008, a permis de déceler des détournements d’une valeur de : 16.548.969.100 FCFA.
- L a responsabilité de M. Roger KEMADJOU, Délégué du Gouverneur, au cours des années 2006 et 2007, il a fait des demandes d’approvisionnement pour le compte bancaire du Bureau Extérieur de Paris qu’il a signées à un rythme anormal. Il s’agit d’approvisionnements injustifiés.
- L a responsabilité de M. SEMBO BACKONLY, Adjoint du Délégué du Gouverneur qui dit, je le cite, confirme dans sa note "Il ne faut pas que l’on perde de vue le détournement de plus de 25 milliards de Francs CFA n’a été possible que, parce qu’au niveau du siège, au niveau du Gouvernement de la Banque, il y a eu ces approvisionnements. Ce sont ces approvisionnements inconsidérés, injustifiés et importants qui ont permis le détournement". Il continue en disant "je reste le seul témoin, à pouvoir, apporter toute la lumière sur cette affaire". (ci-joint : note de M.SEMBO BACKONLY à l’attention des membres du conseil de discipline tenu au Services Centraux, le 29 juillet sur l’affaire du Bureau Extérieur de Paris).
- L a responsabilité de Mme Marie France ROBERT, M. Armand WILLI, M. NDZAMBA, M. TIAKO, tous du Bureau Extérieur de Paris.
- L a Responsabilité de M. GATA NGOULOU, Secrétaire Général de l’époque qui a approuvé selon un rythme anormal les approvisionnements en cause.
- L a responsabilité de M. MOUTSINGA, Directeur de la Comptabilité et du Contrôle Budgétaire qui a bénéficié de manière frauduleux des chèques tirés sur le compte bancaire du Bureau extérieur de Paris. IL n’a pas transmis au conseil d’administration certaines observations des commissaires aux comptes de l’époque qui demandaient le provisionnement de suspens apparaissant dans la comptabilité du BEP. Il a exécuté, sans aucune vérification, des mises à disposition de fonds au profit du Bureau Extérieur de Paris.
- L e Comité d’Audit BEAC confirme, le défaut de surveillance des opérations (M. MMALEPOT, M. ISSOIBEKA, M. ANDELY) et de réaction aux alertes des Commissaires aux Comptes sur les suspens (M.MAMALEPOT, M. GATA NGOULOU, M. MOUTSINGA)
- L e Vice-Gouverneur, Monsieur Rigobert Roger ANDELY, qui est en poste depuis plusieurs années, a signé plusieurs avis d’approvisionnement. Il doit donc répondre du bien fondé de ces approvisionnements frauduleux. Pour des mesures conservatoires et de Fiducie, on doit lui retirer la signature, la déontologie bancaire l’exige.
- L e Comité d’Audit de la BEAC du 19 au 24 octobre 2OO9 à Yaoundé confirme la liste des personnes ayant bénéficiées de manières frauduleux des chèques et virements du Bureau Extérieur de Paris et des signataires des approvisionnements injustifiés.
S’agissant de responsabilité, Monsieur Armand NDZAMBA, présenté comme le cerveau de
l’organisation, n’en est en réalité qu’un simple complice.

L
e Comité d’Audit de la BEAC vient d’établir les responsabilités de chacun des participants d’où il ressort clairement que tous les responsables de la Banque Centrale de l’époque sont coupables et doivent répondre de leurs actes. Il est aussi établi que M. DOLOGUELE, Président de la BDEAC serait complice à un degré divers de ce détournement.
Le rapport d’audit sur le Bureau Extérieur de Paris du 24 octobre 2009 et la Déclaration du Conseil d’Administration de la BEAC sur les Malversations au Bureau Extérieur de le Banque à Paris du 26 octobre 2009, confirment que le Gouvernement de la Banque de l’époque, à savoir MM. MAMALEPOT, ANDELY et GATA NGOULOU, sont des commanditaires de ces détournements
SERVICES CENTRAUX A YAOUNDE
L
es Malversations aux services centraux sont d’une ampleur encore plus grave que ceux du Bureau Extérieur de Paris. Les coûts des grands projets, des projets immobiliers et des locations sont souvent
supérieurs de plus de 50% par rapport aux normes sectorielles (normes bancaires).
RECOMMANDATIONS
De manière pratique, seule une décision unanime, percutante et adaptée des CHEFS D’ETAT de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale est à même de donner le signal d’un redressement.
E
n effet, ils doivent signifier qu’ils :
- O rdonnent la poursuite de l’audit dans les Directions Centrales pour la période 1998 à 2009 : Emission Monétaire, Informatique, Secrétariat Général, Comptabilité, Investissement et Ressources Humaines ;
- O rdonnent la poursuite de l’audit dans le Bureau Extérieur de Paris pour la Période de 1998 à 2006 ;
- O rdonnent qu’il y ait des confrontations entre les différents membres du Gouvernement de la BEAC, les Cadres présumés coupables ;
- O rdonnent également que des poursuites soient engagées contre tous les présumés coupables ;
- O rdonnent l’audit des grands projets BEAC (Vsat, SyscoBEAC, Système des Paiements); les locations d’avion : Airleasing, etc.... ; projets immobiliers pour les périodes de 1998 à 2009.
La Banque des Etats de l’Afrique Centrale est un organe central d'orientation de la politique économique de la CEMAC. Elle cristallise à cet effet tous les efforts d'intégration régionale et constitue sans aucun doute, l'organe de référence pour la convergence et le développement harmonieux des pays de l'Afrique Centrale.
A
insi, les péripéties qu'elle traverse aujourd'hui, altèrent les efforts d'intégration déployés par les Hautes Autorités, visant à parvenir entre autres à la libre circulation des personnes et des biens et à un véritable marché commun.
L es scandales du placement financier auprès de la Société Générale et les détournements ourdis au Bureau Extérieur à Paris, ainsi que l'inadéquation des Réformes Institutionnelles implémentées à la BEAC se sont avérés préjudiciables à l'image et à l'attractivité économique de la Zone CEMAC. Les différents Audits commandités par les Hautes Autorités de la CEMAC retraceront intensivement les différentes dérives et les responsabilités subséquentes des différentes parties prenantes.
Cependant, les facteurs de déstabilisation résultent :
- d es conséquences de la mauvaise gouvernance érigée en mode de gestion ;
- d u biais introduit par la structure déséquilibrée des Réformes Institutionnelles ;
- e t, de la lutte de positionnement des représentants des Etats membres dans la Hiérarchie de la BEAC.
I .-DU SCANDALE DU PLACEMENT FINANCIER AUPRES DE LA SOCIETE GENERALE
Les différents Audits réalisés par les organes de Contrôle de la BEAC et les cabinets externes ont révélé que la perte enregistrée dans ce placement de 25 millions d'euros soit environ 16 milliards de FCFA, procède du non respect des Statuts ainsi que du manque d'expertise des agents et des responsables de la Banque Centrale.
E
n effet, bien que la signature de ce contrat avec cette banque française ait respecté le processus en vigueur, la BEAC n'a pas appréhendé tous les contours de ce produit financier. Elle ne disposait pas non plus de la capacité de contrôle el d'analyse des risques requis pour ce genre d'opérations.
Cet investissement financier entaché de plusieurs irrégularités, a en outre été engagé sans consultation des services juridiques de la Banque Centrale et dans le sillage de la survenance de la crise qui affectait les marchés financiers.
La décision du Gouverneur de procéder à la signature de ce contrat de placement a été prise de manière collégiale par l'Instance en charge de la définition des stratégies d'investissement de la Salle des Marchés, le 1l décembre 2007.
Ce jour-là, le Gouverneur M. MAMALEPOT (Gabonais), le Vice-gouverneur M. ANDELY (Congolais) et le Secrétaire Général M. GATA NGOULOU (Tchadien) et tous les Directeurs techniques concernés avaient participé à ce Comité, recommandant le placement de 500 millions d'Euros auprès de la Société Générale. Néanmoins, Gouverneur endosse toute la responsabilité en tant que garant de du bon fonctionnement de la BEAC. Cependant, la mauvaise gestion de l’information et l'exploitation à des desseins inavoués de cet incident ont voulu faire allusion à une malversation financière.
La lutte de positionnement intérieure à la Banque Centrale s'est alors déportée au niveau des médias rivalisant d'ardeur dans les accusations sans fondement et la description erronée des faits. Cette cacophonie a de ce fait écorné la réputation et l'image de marque de la BEAC, alors que d'autres banques centrales ayant subi les mêmes mésaventures ont fait preuve d'une certaine sérénité dans le traitement des effets de la crise internationale dans leurs bilans.
D
epuis la constatation de cette perte, la Banque Centrale s’est plutôt engluée dans les atermoiements du scandale du Bureau de Paris, omettant d'engager les voies de recours destinées à recouvrer l'investissement perdu à l'aide des cabinets spécialisés.
I I.-DES RESPONSABILITES SUR L’AFFAIRE DU BUREAU DE LA BEAC A PARIS
L
a responsabilité des malversations financières commises à Paris relèvent de la complicité, voire de l'implication directe des Autorités Hiérarchiques de la BEAC de l'époque. Elles ont été à l'origine des approvisionnements inconsidérés des comptes du Bureau de Paris et de l'occultation des opérations adjacentes de suivi et de contrôle tant interne qu'externe.
Le Gouverneur M. MAMALEPOT, le Vice-Gouverneur M. ANDELY et le Secrétaire Général M. GATA NGOULOU ont contribué par ce fait et, à travers une participation directe ou indirecte il la mise en place de la mafia qui s'est servie des comptes de Paris pour subtiliser des ressources importantes de la Banque Centrale.
Ils se sont assurés la connivence des autres agents de la BEAC, à l'instar du Directeur de la Comptabilité M. MOUTSINGA (Gabonais), du Représentant de la BEAC à Paris (Camerounais) et de son Adjoint (Centrafricain). Pour une fluidité dans les opérations, ils ont usé de la collusion du Comptable (Gabonais) de cette structure qui deviendra rapidement la cheville ouvrière de toutes ces opérations.

L
e Secrétaire Général de cette époque, M. GATA NGOULOU, dont dépendait hiérarchiquement le Bureau de Paris ne peut en aucun cas avoir ignoré les approvisionnements massifs de 200 millions F CFA chacun, qui étaient par la suite prélevés par le réseau mafiosi.
Les ponctions en liquide qui se sont situées à plus de 6 milliards F CFA, étaient destinées à camoufler la piste d'audit conduisant aux Hauts responsables de la Banque. La mission d'Audit a dénombré 91 opérations d'approvisionnements signées par M. GATA durant la période couverte par les investigations.
Face à cette situation dont les différents Rapports d'Audits édifient déjà sur les responsabilités, il reste à envisager les pistes de sortie de crise. Il faut sauver l'essentiel: l’image et la notoriété de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale en tant que principal levier de coopération et d'intégration dans la CEMAC.
D
e manière pratique, seule une décision unanime, percutante et adaptée des Chefs d'Etat de la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale est à même de donner le signal d’un redressement.
En effet, les Chefs d’Etat de la CEMAC doivent signifier qu'ils ont pris la mesure de la gravité de la situation et décidé de prendre le taureau par les cornes pour éviter de telles dérives dans le futur. Tous ces Responsables doivent ainsi être poursuivis et sanctionnés.
I
II.-DE L'INADAPTATION DES REFORMES INSTITUTIONNELLES DE LA BEAC
L
a réforme Institutionnelle de la BEAC visait un double objectif :
- a ssurer une participation équitable des Etats membres de la CEMAC dans les organes de gestion des Institutions et Organes de la CEMAC, notamment le Gouvernement de la BEAC ;
- a méliorer la gouvernance et le sens de responsabilité au sein de la BEAC.
Dans ces grandes lignes, le principe de la Rotation a été quasiment adopté, dans le but de permettre à tous les Etats d'assumer tour à tour, la Direction de tous les Institutions et Organes de la CEMAC. La mise en oeuvre de ce principe exige au niveau de la CEMAC et de la BEAC, l'approfondissement des Réformes de structure et la définition du protocole de Rotation.
De plus au niveau de la BEAC, le bilan des mesures prises est aujourd'hui loin de correspondre aux attentes des Hautes Autorités de la CEMAC. En réalité, les Réformes institutionnelles ont plutôt, introduits un biais dans la structure fonctionnelle de la Banque Centrale. Elles ont poussé à une quasi-paralysie du fonctionnement de la Banque Centrale.
C
ertains membres du nouveau gouvernement de la BEAC ne respectent pas la discipline du groupe et agissent comme les Ambassadeurs de leurs pays.
C es Réformes ont par ailleurs contribué au dépouillement quasi-complet du champ de compétences du Secrétariat Général de la BEAC, dont le poste revient au Tchad. Ce dénuement du Secrétariat Général qui s'est traduit par une concentration abusive d'activités au niveau de la Direction Générale de l’Exploitation, constitue aujourd'hui un goulet d'étranglement pour le fonctionnement efficient des services de la Banque.
C
ette Direction Générale rassemble sous son autorité, tous les éléments nécessaires au fonctionnement de la BEAC au mépris des standards internationaux sur la bonne gouvernance d'une Banque Centrale. Elle agit et influe à sa guise sur toute la chaîne de dépenses de la BEAC, en l'absence d'un véritable contrôle.
Cette situation découle du bafouage de la règle de séparation d'activité prônée au niveau international.
En outre, les Réformes de 2007 ont abouti à un bicéphalisme à la tête de la BEAC. Elles ont concédé la compétence générale en matière de gestion aussi bien au Gouverneur qu'au Vice-Gouverneur. Ce faisant, elles ont établi les ingrédients d'un conflit de compétences permanent.
Ainsi, lors de la Conférence extraordinaire du 30 janvier 2009 à Libreville, les Hautes Autorités de la CEMAC ont exigé la revue des Statuts de la BEAC, afin de parfaire certaines dispositions et d'éviter la cristallisation de l'inertie et des frustrations au sein de la BEAC.
C
ette réfection de l'équilibre fonctionnel pourrait induire entre autres :
- l a décision claire des chefs d'Etat pour l'instauration de la Rotation intégrale, en donnant mandat au Comité chargé des Réformes de définir un protocole et les modalités de mise en oeuvre;
- L 'extension des pouvoirs du Secrétaire Général de la BEAC à tous les métiers transversaux, en sus des dispositions actuelles portant sur 1a programmation et le Contrôle des moyens budgétaires. Cette rectification devrait se traduire par l'extension de ses compétences sur des fonctions relatives à la Formation, la gestion du personnel et l'informatique;
- l a circonscription de la compétence générale en matière de gestion uniquement au niveau du Gouverneur, afin d’empêcher l'apparition des conflits de compétences ainsi que le cloisonnement nationaliste au sein de la BEAC;
- l ’instauration du contrôle annuel de la BEAC par la Chambre des Comptes de la Cour Régionale de Justice, après son renforcement par des inspecteurs chevronnés provenant par exemple de la BEAC ou de la COBAC.
P ROPOSITION DE RESTRUCTURATION DE LA BEAC
I
l est de mon devoir en ma qualité d’Expert en Intelligence Economique de Vous retracer la vérité sur l’organisation actuelle de la BEAC qui recèle de nombreuses défaillances, qui ont conduit à des actes anormaux de gestion, à des détournements de fonds de la communauté.
E
n effet, La Banque des Etats de l’Afrique Centrale est depuis quelques temps fragilisée par des scandales financiers l’ayant complètement décrédibilisée auprès des institutions
financières internationales et des populations de la CEMAC. Cette situation est relative à
l’enchaînement d’actes de criminalité économique qui ont abouti à une perte de fiducie.
B ien qu’il soit établi que l’indépendance d’une Banque Centrale est nécessaire pour l’efficacité de ses actions, la responsabilité d’une bonne gestion monétaire et au-delà celle d’une Banque Centrale, relève exclusivement des Hautes Autorités. Elle recouvre une gouvernance sans faille, requérant un processus adapté de choix des dirigeants pour prendre en mains la destinée d’une institution aussi importante pour le développement économique des Etats de l’Afrique Centrale.
I
l faut vite revenir au standard de gestion, d’organisation et de procédures d’une Banque
Centrale, comme la Banque de France ou la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de
l’Ouest.
EXCELLENCE MESSIEURS LES CHEFS D’ETATS,
L
es causes des déconvenues de la BEAC proviennent de la suppression intentionnelle des procédures fondamentales de contrôle interne et de gestion d’une Banque Centrale.
I - CAUSES DES DECONVENUES DE LA BEAC.
O
n peut dater de 1998 le véritable règne, sans partage, de M. MAMALEPOT qui jusque-là s’était concentré à la consolidation de la BEAC. A partir de cette année, il introduisit une réforme des structures qui lui donna tous les pouvoirs et amena à ses côtés, pour le servir, dans tous les sens du terme : M. GATA NGOULOU à qui il octroya la régence de l’institution et M. Maurice MOUTSINGA dont il donna des prérogatives et rôles assimilables à ceux d’un trésorier payeur général.
I
l faut rappeler que M. GATA NGOULOU, était Secrétaire Général et M. MOUTSINGA, était Directeur de la Comptabilité et du Contrôle Budgétaire.
Le Gouverneur M. MAMALEPOT, en donnant la régence de la BEAC au Secrétaire Général et des prérogatives de trésorier payeur général au Directeur de la Compatibilité et du Contrôle Budgétaire; a crée par cette décision une grave incompatibilité dans la Déontologie Bancaire.
M. MOUTSINGA, engageait des opérations de trésorerie et en même temps avait la responsabilité de les comptabiliser: Ce dénie de procédures bancaires, on ne le trouve dans aucune Banque qui respecte la Déontologie Bancaire.
O
n constate que la manoeuvre frauduleuse du Gouverneur et ses deux complices était intentionnelle : il s’agit de Crime économique.
D ans le même temps, M. Rigobert Roger ANDELY devint Vice-gouverneur et certains cadres-maison accédèrent aux postes de direction, à l’image de M. Rufin MALIKO à l’Emission monétaire et M. Grégoire BODEMAN aux Ressources Humaines. Avec ce groupe, M. MAMALEPOT construisent, de manière certaine, les acteurs majeurs de ce qui produira la catastrophe actuelle. L e second geste de rupture se manifesta par l’élimination de l’apport d’un cabinet spécialisé dans le processus de recrutement des cadres de la Banque Centrale. Dès lors, l’étude des profils des candidats à l’entrée à la BEAC fut délaissée. Pourtant, elle était seule à permettre de procurer un personnel adapté aux exigences et à l’état d’esprit nécessaire pour la prise en charge des domaines d’activité spécifiques d’une banque centrale. Les conséquences d’une telle dérive furent terribles: indiscipline, comportement frauduleux, délaissement des procédures et corruption.
EXCELLENCE MESSIEURS LES CHEFS D’ETATS,
Vous devez entrevoir rapidement les pistes de sortie de crise. Il Vous faut sauver l’essentiel: l’image et la notoriété de la BEAC en tant que principal levier de coopération et d’intégration dans la CEMAC.
E
n ma qualité d’Expert en Intelligence Economique, je vous propose l’ébauche de solution suivante.
I I - EBAUCHES DE SOLUTION
D
e manière pratique, seule une décision unanime, percutante et adaptée des CHEFS D’ETAT de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale est à même de donner le signal d’un redressement.
E
n effet, ils doivent signifier qu’ils :
- p rennent l’engagement de changer le mode de recrutement des cadres en faisant appel à un cabinet extérieur comme par le passé ;
- a doptent un organigramme respectant les procédures d’une Banque Centrale, d’ailleurs la Banque de France, la BCEAO sont organisées de la sorte. UGIRT, Vous joins une proposition d’organigramme du Gouvernement de la BEAC ;
- d écident de changer certains membres du Gouvernement de la BEAC, à savoir : le Gouverneur, le Vice Gouverneur, les trois Directeurs Généraux et de choisir désormais les dirigeants sur les critères objectifs basés sur la compétence en matière économique et financière, de préférence parmi le personnel de la BEAC ;
- d écident de la création d’un poste de Vice Gouverneur attribué à la Guinée Equatoriale, de la sorte l’organigramme de la BEAC comportera au niveau de son Gouvernement: un Gouverneur à compétence Générale ;
- u n Vice Gouverneur, chargé des relations financières internationales, des études et de la recherche ;
- u n Vice Gouverneur, chargé de l’exploitation, du patrimoine, de la comptabilité du contrôle budgétaire et de l’informatique ;
- u n Secrétariat Général, chargé du personnel, de l’élaboration budgétaire et de la gestion ;
- u n Directeur Général, chargé des relations financières, des études et de la recherche ;
- u n Directeur Général, chargé de l’exploitation, du patrimoine, de la comptabilité, du contrôle budgétaire et de l’informatique.
Ces deux Directeurs Généraux seront chacun sous l’autorité respective du Vice Gouverneur compétent.
- U n Directeur Général, chargé du contrôle général, rattaché directement au Gouverneur, ce Directeur Général sera assisté d’un Directeur Général Adjoint et deux Inspecteurs Généraux, chargés de la restructuration du contrôle général et de la formation des inspecteurs de la BEAC.
Le Directeur Général Adjoint et les deux Inspecteurs Généraux viendront de la Banque de France.
- C réent les postes ci-dessous pour renforcer les capacités techniques et de contrôle de la BEAC, le personnel qui sera affecté à ces postes viendra de la Banque de France ;
- D irecteur Général Adjoint, chargé du contrôle Général ;
- D eux Inspecteurs Généraux, chargé de la Restructuration du contrôle Général et de la Formation des Inspecteurs ;
- A djoint au Directeur de l’Emission Monétaire ;
- A djoint au Directeur du Personnel ;
- A djoint au Directeur Informatique ;
- A djoint au Directeur de l’Investissement.
R ECOMMANDATIONS
E
XCELLENCE MESSIEURS LES CHEFS D’ETATS,
E
n ma qualité d’Expert en Intelligence Economique, Je voudrais, Excellence les CHEFS D’ETAT, afin de respecter les équilibres au sein de la BEAC, vous proposer la répartition du Gouvernement de la BEAC, ci-dessous :
- u n Gouverneur à compétence Générale : GABON
- u n Vice Gouverneur, chargé des relations financières internationales, des études et de la recherche : CONGO
- u n Vice Gouverneur, chargé de l’exploitation, du patrimoine, de la comptabilité, du contrôle budgétaire et de l’informatique : GUINEE EQUATORIALE
- u n Secrétariat Général, chargé du personnel, de l’élaboration budgétaire et de la gestion : TCHAD
- u n Directeur Général, chargé des relations financières, des études et de la recherche : CAMEROUN
- u n Directeur Général, chargé de l’exploitation, du patrimoine, de la comptabilité, du contrôle budgétaire et de l’informatique : RCA
- u n Directeur Général, chargé du contrôle général : GUINEE EQUATORIALE
- u n Directeur Général Adjoint, chargé du contrôle : FRANÇAIS
- d eux Inspecteurs Généraux, chargés de la restructuration du contrôle général et de la formation des inspecteurs de la BEAC : FRANCAIS.
Relire sur ce site l’article : h ttp://www.mampouya.com/article-la-republique-est-en-danger-92009778.html

 

Nous Sommes le Congo
Cessons d'Avoir Peur
Pour Construire un Etat de Droit
Par Tourtaux - Publié dans : L'Afrique en lutte - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 12:56

Sur le blog du ptb de Mons-Borinage ( http://ptbmonsborinage.blogspot.com/ ):

Amitiés de toute l'équipe du ptb de Mons- Borinage.

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 11:11

a-paleckis px250 Victoire pour le dirigant communiste lituanien, Algirdas Paleckis, relaxé après une campagne judiciaire anti-communiste ciblant sa « défense des crimes de l'URSS »

Communiqué du département international du Front populaire socialiste Lituanien

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


Ce 18 janvier 2012, le premier tribunal de district de Vilnius a décidé de relaxer le président du Front populaire socialiste Algirdas Paleckis dans son procès portant sur sa « négation de l'agression soviétique en 1991 ».

C'est une immense victoire ! Une victoire pour tous ceux qui luttent pour la vérité historique et pour la liberté de conscience.

La classe dominante en Lituanie et les médias à leur solde ont commencé à exercer des pressions sans précédent sur la magistrature afin de lancer un appel auprès d'un Tribunal de plus grande instance. La bourgeoisie locale et la classe d' « analystes politiques » à leur service connaissent une nouvelle vague d'hystérie anti-socialiste et anti-communiste. Naturellement, après 20 années d'hégémonie dans la vie politique et l'historiographie, est en train d'émerger en Lituanie une force politique socialiste qui brave courageusement l'ensemble du système capitaliste.

Si l'appel va jusqu'au bout, la classe dominante prouvera une fois de plus que ses belles paroles sur les « droits de l'Homme », la « démocratie » et l' « État de droit » ne sont que propos de mauvaise foi.

Le Front populaire socialiste exprime sa reconnaissance à tous ceux qui ont manifesté leur solidarité tout au long de ce procès – cela fut particulièrement important pour nous durant cette année 2011, où nous avons subi des pressions politiques, économiques et morales de la part de l'appareil d’État visant la force montante que représente notre parti – le Front populaire socialiste. Nous vous sommes également reconnaissants pour vos messages de félicitations lors de notre victoire, même si nous n'avons encore gagné qu'une bataille. Toutefois, comme le dit le dicton : « On n'arrête pas le flot d'une rivière... ».

Nous avons résisté. Et nous sommes parvenus à attirer l'attention d'une bonne partie de la société Lituanienne (et pas seulement) sur les aspects refoulés des événements qui se sont tenus en 1991. Désormais, les citoyens pourront en venir eux-mêmes à leurs propres conclusions.

A notre victoire commune, camarades !

Vive la solidarité entre partis Marxistes !

Vive le socialisme !

 

 

                                                                                                  Dimanche 29 janvier 2012

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 10:44

 INFOS AMIANTE : Douai - Picardie - Ardèche - Martigues - Lys-Lès-Lannoy - Aquitaine - CPA - Saint Auban - Essais nucléaires


 

LA VOIX DU NORD
23.01.2012


Aulnoye-aymeries et ses environs

 

Pour l'ALDEVA et les victimes de l'amiante : « pas question de rembourser un seul centime »

 

L'assemblée générale de l'association locale de défense des victimes de l'amiante (ALDEVA Sambre-Avesnois) s'est déroulée, ...


Samedi matin à Leval, dans un contexte bien particulier. En effet, après la décision de la cour d'appel de Douai, le 27 novembre dernier, de revoir à la baisse l'indemnisation des victimes de l'amiante, ce sont près de 350 de ces victimes qui sont priées de rembourser des sommes pouvant aller jusqu'à 50 000 E . Mais cette semaine, Christian Hutin, député-maire de Saint-Pol-sur-Mer, président du groupe d'études « amiante » de l'Assemblée nationale qui rassemble des élus de plusieurs tendances a demandé « la remise gracieuse des remboursements ». Une démarche à laquelle souscrivent bien volontiers les responsables de l'ALDEVA : « pas question de rembourser un seul centime».


Serge Vasseur, leur secrétaire, a parlé « d'un combat à mener, d'une lutte de tous les instants », avant de fustiger les patrons : « il ne s'agit pas de toucher le pactole mais de réparer ce que les patrons ont causé (...) Ne pas donner une somme mais compenser une perte (...) On répare la maladresse patronale pour protéger l'ouvrier. » L'association qui compte aujourd'hui 80 adhérents a obtenu de belles avancées. Son président Jacques Thurette insista pour sa part sur la nécessité de mettre en exergue, « la faute inexcusable de l'employeur », dans ce cas la somme forfaitaire allouée est multipliée par deux.

 

Mais c'est l'intervention de l'avocat parisien François Lafforgue puis les demandes d'entretiens individuels qui permirent d'apporter des réponses aux adhérents. Créé pour indemniser les victimes, c'est-à-dire les salariés mais également les riverains qui habitaient à proximité d'un site exposé à l'amiante, le FIVA manque singulièrement « de visibilité ». Quant au dispositif ACAATA, l'allocation de cessation anticipée des travailleurs de l'amiante, il permet de partir en préretraite, à partir de 50 ans, avec 65 % du salaire.

 

« Mais d'autres préjudices apparaissent » a ajouté l'avocat parisien. « L'anxiété est bien réelle et on note un bouleversement dans les conditions d'existence, avec l'impossibilité de donner son sang, de contracter un emprunt, avec une espérance de vie réduite tandis que la victime doit s'imposer un suivi médical rigoureux avec de nombreuses consultations chez le médecin et le passage de multiples scanners. » D'autres témoignages ont émaillé cette assemblée placée sous le signe de la mobilisation. •

 

J.-M. V.


COURRIER PICARD

22 Janvier 2012

 

MAIGNELAY-MONTIGNY

Amiante: il arrête de se nourrir pour obtenir réparation


S'il n'obtient pas gain de cause, Gérard Douay devra oublier ses 18 mois d'indemnités et travailler jusqu'en2015.

 

publicitéDans les années 70, Gérard Douay a travaillé 54 mois au contact de l'amiante, ce qui lui donne le droit à une retraite anticipée. Mais c'est un long combat.

 

Lorsqu'elle a décidé de faire la grève de la faim, il y a dix jours, Michèle Douay voulait dénoncer les souffrances rencontrées par les chômeurs (notre édition du 19 janvier ou notre site Internet). Pour la soutenir, son mari l'avait rejoint dans son action, dénonçant dans un même temps les difficultés qu'il rencontre pour obtenir sa compensation pour avoir travaillé au contact de l'amiante. Après avoir dû être conduite à l'hôpital jeudi dernier, Michèle se nourrit à nouveau. Lui persiste. «Dans nos deux cas, il y a un point commun : l'oubli complet de la notion d'être humain », dénonce Gérard.

Il a le soutien unanime du conseil municipal de Maignelay


En 1983, il apprend que l'amiante avec laquelle il est en contact depuis plusieurs années représente un danger. Il est alors employé de Revco, en Seine-et-Marne. Entreprise qui, au fil des années, deviendra Revocoat, puis Axon, installée à Saint-Just-en-Chaussée.

 

Cette dernière fait les choses comme il faut. «En 1999, j'ai été inscrit officiellement sur la liste des personnes ayant droit à une indemnité », poursuit Gérard. En 2006, la caisse de retraite concernée lui indique qu'il a le droit de partir en retraite 18 mois plus tôt que prévu, à 58 ans et demi. «Ce qui amène au 15 juin 2012 », précise-t-il.

 

L'an passé, comme cela lui avait été demandé, il prend à nouveau contact. «On m'a demandé mes bulletins de salaires de 1979 à 1983... » Sans en comprendre l'intérêt - il avait déjà fourni une attestation de son employeur - Gérard s'exécute.

 

«En fait, ils voulaient savoir sur quel site de l'entreprise j'avais travaillé », soupire-t-il. C'est là que les choses se compliquent. Les entreprises concernées par l'amiante sont répertoriées dans un arrêté ministériel. «Et si la mienne y figure, c'est uniquement avec l'adresse de Saint-Just. Celle de Seine-et-Marne n'apparaît pas. » Or c'est sur ce site qu'il a été confronté à la matière dangereuse. Selon lui, cette simple erreur administrative bloque son dossier.

 

«Mon entreprise a fait tout ce qu'elle a pu pour m'aider, jusqu'à me fournir des papiers datant des années 80... » Aujourd'hui, après plusieurs mois passés au téléphone et à envoyer des courriers - «on fait tout pour nous décourager » - le dossier de Gérard devrait être analysé par une commission spécifique. Le 8 février, croit-il savoir.

 

En cas de réponse négative, il devra donc aller au terme de ses annuités. Et si, aujourd'hui, il n'a pas de symptômes liés à l'amiante, ceux liés à neuf jours sans se nourrir commencent à se faire sentir.

 

JULIEN BARBARE


LE DAUPHINE LIBERE


SANTÉ PUBLIQUE

 

Le gouvernement prévoit de modifier la réglementation

Drôme Ardèche : le long combat combat des victimes de l’amiante

En ce début d’année afin d’assurer davantage de sécurité aux travailleurs

 

Indemnisations : des disparités entre les juridictions

 

 

Un rapport de l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles a été remis au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé le 22 septembre 2011. Suite à celui-ci, le gouvernement prévoit de modifier la réglementation dans le courant du premier semestre 2012. Les principales mesures viseront notamment l’abaissement de la valeur limite d’exposition et le contrôle de l’empoussièrement en milieu professionnel. Objectif : protéger les travailleurs.

 

 

 

ARDÈCHE

 

Le tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) de Privas, mauvais élève en matière d’indemnisation des victimes de l’amiante ?

 

Me Julie Andreu, l’avocate de la Caper Ardèche (Comité amiante prévenir et réparer), l’affirme. Pour cela, celle-ci dispose de points de comparaison, puisque le cabinet Teissonnière, dont elle fait partie, défend les victimes de l’amiante un peu partout en France.

 

D’après l’avocate, « le Tass de Privas est catastrophique d’un point de vue indemnisation… » La juriste n’en démord pas, les sommes obtenues en Ardèche sont en deçà de celles accordées généralement dans d’autres tribunaux français. « Un fond existe, le Fiva*, avec différents barèmes indicatifs. Nous plaidons des indemnisations à hauteur de ces sommes. On ne peut allouer moins. » Elle va plus loin, déclarant que les différences vont souvent du simple au double : « Un homme de 59 ans ayant5 % d’incapacité a obtenu du tribunal de Privas 7000€ aulieu des 16000 que préconisait le Fiva. Du coup, cela dissuade les victimes d’agir en justice. Elles vont préférer le fonds automatique plutôt que d’intenter une procédure contre leurs employeurs.D’un point de vue financier, c’est plus intéressant pour eux. »

 

Cela dit, l’avocate ne dépeint pas un tableau entièrement noir : « Il faut admettre que le tribunal reconnaît sans difficulté la faute inexcusable des employeurs, ce qui n’est pas le cas partout. Pourtant, ce n’est pas gagné d’avance car à Privas comme ailleurs, nous nous retrouvons face à des sociétés qui se défendent avec des avocats.»

 

« Le tribunal n’est pas ici pour être gentil, radin ou bienveillant » André Tour, magistrat honoraire qui préside le Tass de Privas depuis 2001, conteste cette analyse de la situation et s’interroge : « Comment peut-on comparer des préjudices différents ? Il convient d’apprécier le degré d’incapacité, l’âge de la victime. On tient compte aussi de tous les éléments ayant trait à l’environnement familial, etc. Il n’y a pas deux dossiers identiques. »

Apprécier le degré d’incapacité, cela signifie pour André Tour se pencher sur chaque cas, et faire appel à un expert. « Il connaît le problème de l’amiante et donne un avis éclairé. » Ce dernier insiste en outre sur les conditions dans lesquelles chaque décision est prise. « Le Tass est composé d’un magistrat et de deux assesseurs : l’un représentant les salariés et l’autre les employeurs. À chaque fois, on délibère à trois. Le tribunal n’est pas ici pour être gentil, radin ou bienveillant. » Et d’ajouter : « Neuf fois sur dix, la cour d’appel de Nîmes confirme nos jugements. Cela arrive même qu’elle dise qu’il n’y a pas faute inexcusable de l’employeur. » Enfin, le magistrat honoraire pointe du doigt l’évaluation “mathématique” faite par le Fiva, qui se base uniquement sur l’âge et le degré d’incapacité de la victime pour déterminerle montant de la réparation.

Virginie SANCHEZ


BOURGSAINTANDÉOL


Les années passent, mais les paillettes d’amiante continuent de tuer en silence les travailleurs exposés quotidiennement par le passé à ces poussières meurtrières.


Habitante de Bourg Saint- Andéol, Jeannette Rousset sait de quoi il en retourne. Son époux, Alain, a été emporté par la maladie le 11 septembre 2011. Il avait 56 ans. L’homme a travaillé pendant 20 ans comme métallier-serrurier chez Parelec, une entreprise sous-traitante d’EDF en cessation d’activité depuis. Sa mission, poser des portes coupe-feu dans les centrales nucléaires françaises.

 

« Il les a toutes faites », raconte Jeannette.

 

« On pensait que toutes les précautions avaient été prises »

 

À cette époque, il ne se doutait pas du risque qu’il encourait. « Il ne portait pas de masque mais ne touchait pas d’amiante, indique son épouse. En revanche, je sais qu’il était obligé de se faire décontaminer dans un sas lorsqu’il était exposé aux radiations. »


Elle marque une pause avant de poursuivre : « Après, on ne sait pas tout ce qui se passe à l’intérieur des centrales, on ne nous dit pas tout. »

Finalement, c’est un peu par hasard, après un banal accident de pêche qui le conduit à plusieurs reprises à l’hôpital, qu’Alain Rousset apprend en 2006 de la bouche d’un médecin lyonnais qu’il est atteint du mesothéliome, le cancer de l’amiante.

 

« Mon mari était étonné, se souvient Jeannette. Le docteur lui a demandé s’il avait été en contact avec des portes coupefeu.

 

Il lui a dit “ne cherchez pas plus loin, elles contenaient des poussières d’amiante”. On ne s’y attendait pas car tout au long de ces 20 années dans l’entreprise, il a passé des radios, visites médicales, fait des prises de sang, et rien n’avait jamais été détecté. On pensait que toutes les précautions avaient été prises. On a su par la suite que d’autres comme Alain étaient atteints de cancers dont ils étaient décédés, mais on n’en parlait pas à l’époque. »

Dès lors, leur combat est double : vaincre la maladie mais aussi faire reconnaître la responsabilité de son employeur. « Cela nous semblait important, même si la procédure n’allait pas lui rendre la santé », explique la quinquagénaire. Sur ce point, la famille Rousset, aidée par Jean-François Maurin, de la Caper Ardèche, obtiendra gain de cause.

  


« J’ai toujours dit à mon mari de secouer ses bleus dehors »

Depuis, Jeannette, dont les sentiments oscillent entre colère et peine, s’efforce à sa mesure de faire passer son message. « Je parle même de cette maladie aux gens en bonne santé. Je leur dis, vous savez, il existe des associations qui peuvent vous aider. Il faut lutter même si malheureusement, ce cancer qui ne se guérit pas, ne se détecte pas au scanner. »


Dans sa démarche de sensibilisation, la Bourguésane souhaite toucher les hommes, qui s’avèrent être souvent les victimes, mais aussi leurs épouses : « Celles-ci avalaient la poussière d’amiante des vêtements de travail. En ce qui me concerne, j’ai toujours dit à mon mari de secouer ses bleus dehors », se souvient-elle tout en rangeant dans son tiroir une pile de chemises à élastiques.


Virginie SANCHEZ


 

AUBIGNAS

Le procès Basaltine devrait voir le jour courant 2012

En 2006, quatre ex-employés de Basaltine d’Aubignas, adhérents de l’association Caper Ardèche (Comité amiante prévenir et réparer), ont porté plainte car ils auraient été exposés à l’inhalation de poussière d’amiante. Aujourd’hui, la procédure suit son cours.


Marie-Odile Bertella-Geoffroy instruit le dossier Le président de l’association sait que dans ce genre d’affaire, la patience est de mise. «L’enquête de gendarmerie se poursuit», indique JeanFrançois Maurin. C’est Marie-Odile BertellaGeoffroy, juge d’instruction au pôle de santé publique du tribunal de grande instance de Paris, qui a été saisie de l’affaire dans laquelle Jean-François Maurin entend bien faire reconnaître le préjudice d’anxiété et de troubles des conditions de l’existence.

« Depuis 2003, 30 décès dus à l’amiante ont été reconnus en Ardèche »


Pour lui, l’amiante est un combat de tous les jours alors pas question d’abdiquer. Si Jean François Maurin, le président de l’association Caper Ardèche (Comité amiante prévenir et réparer), est si vigilant, c’est qu’il sait que l’amiante continue à tuer les salariés exposés à ces poussières vingt à trente années en arrière.


« En Ardèche, depuis 2003, trente décès dus à l’amiante ont été reconnus comme tels. Le plus jeune avait 47 ans », se souvient ce dernier.


« Il subsiste des contradictions contre lesquelles on se bat continuellement » Outre la constitution de dossiers en vue de faire reconnaître la faute inexcusable de l’employeur par le tribunal des affaires de sécurité sociale de Privas, le président de l’association essaye aussi de convaincre les personnes, qui rebutent à savoir si elles sont malades ou pas, à se faire suivre.


À ce jour, il est également occupé à mener de front la longue bataille vers la reconnaissance d’une demande de suivi post-professionnel. L’objectif : « Que les scanners et les visites chez le pneumologue soient payés. »


La mise en conformité début 2012 de la France en matière d’amiante ? JeanFrançois Maurin l’attend depuis longtemps. « C’est très bien, la seule chose, ne peut-il s’empêcher d‘ajouter, c’est qu’il subsiste toujours des contradictions contre lesquelles on se bat continuellement. » Et de citer l’exemple du décret pris en octobre dernier : « Avant, les propriétaires disposaient d’un second délai de 36 mois pour faire enlever l’amiante dans les habitations, mais désormais, le délai de la deuxième prorogation pour l’achèvement de travaux est laissé à l’appréciation du préfet, qui peut s’appuyer sur l’avis du Haut conseil de la santé publique. »

V.S.
L’ASSOCIATION La Caper 07 compte 130 adhérents parmi lesquels 39 sont d’anciens ouvriers de l’entreprise Basatine. L’association Caper Ardèche a été créée en 2003.incipe, le procès devrait voir le jour courant 2012, même si aucune date n’a pour le moment été arrêtée.

 


 

LE DAUPHINE LIBERE

 


Aldeva : « on n’en a pas fini avec l’amiante »

ANDANCETTE

L'Aldeva (Association locale de défense des victimes de l’amiante), basée à Andancette, apporte une aide et un accompagnement juridique aux victimes de l’amiante. Créée en 1996 par une centaine d'anciens ouvriers de l’usine drômoise PontMousson, spécialisée dans la fabrication de tuyaux et de plaques en amiante-ciment, l’association apporte aujourd’hui son soutien dans une cinquantaine de dossiers. « Nous avons suivi près de 300 dossiers », explique son vice-président Bernard Robin.

 

« Toutes ces personnes de Drôme, d’Ardèche, de Loire ou d’Isère ayant travaillé en contact avec l’amiante, sont décédées ou souffrent encore de maladies comme le cancer broncho pulmonaire primitif, les plaques pleurales, l’asbestose ou le mésothélium pleural. »

Le vice-président pointe, aussi, les préjudices d’anxiété et de bouleversement dans les conditions d’existence. À ce titre, l’association va intenter une procédure en conseil des
prud’hommes contre la société Pavailler de BourglèsValence (fabrication de fours de boulangerie), et concernant 30 dossiers de personnes non encore malades, mais ayant travaillé sur des sites amiantés.

« La justice n’a pas fonctionné correctement »

Aldeva a défendu tour à tour des personnes ayant travaillé pour la société rambertoise Dalami (dalles amiantées) ou RDI à Annonay. À maintes reprises, selon M. Robin, « la justice n’a pas fonctionné correctement ».

Le viceprésident pointe « le refus des sociétés concernées de payer les indemnités ». Notamment Saint Gobin (45 morts,60 malades environ à l’usine d’Andancette) : après 7 ans de procédure jusqu’en cour de cassation, « personne n’a perdu et personne n’a gagné, puisque les indemnités ont été payées par le compte spécial de la sécurité sociale ! »

Chaque année en France, près de 3 000 personnes décèdent des suites de maladies imputées à l’amiante, et selon l’Andeva, 100 000 en mourront dans le futur. Bernard Robin est inquiet : « Cela fait beaucoup pour une maladie professionnelle, et on n’en a pas fini avec l’amiante. ».

  



LA
PROVENCE.COM

Mardi 24 janvier

Plaignants d'Agintis: gain de cause aux Prud'hommes

Le conseil de Martigues a arbitré en faveur des 13 ex-salariés de l'entreprise

Une nouvelle fois, le consil des Prud'hommes de Martigues vient de' rendre un jugement favorable à des plaignants d'un dossier "amiante", Ce sont 13 ex-salariés de l'entreprise vitrollaise de tuyauterie industrielle Agintis (ex-Situb), partis en préretraites amiante en 2004 qui, vendredi, ont obtenu gain de cause.

"Nous venons de franchir le cap du 1OOOe dossier instruit" (MAURICE HUC)

"Après Albemaie/Arkema Port-de-Bouc en février 2011 et Naphtachimie/Arkema Lavéra en septembre 2011, c'est au tour d'une entreprise sous-traitante, Agintis à être condamnée pour n'avoir pas su protéger ses salariés. Cela aura été à ce jour notre dossier le plus dur à traiter", commente Maurice Huc, président de l'Association de défense des victimes des maladies professionnelles Ouest Etang de Berre, basée à Martigues et qui était à côté des plaignants.

"Notre première réunion avec ces salariés et Me Teissonnière remonte à novembre 2008", complète le président pour étayer son propos.

Le jugement était attendu pour le 26 avril 20Il. Mais il aura fallu recourir au-départage pour aboutir. Les Prud'hommes de ,Martigues ont dû faire appel au juge du tribunal d'instance qui y siège pour trancher. L'audience de vendredi a ainsi condamné la CGEA (Assurances de garantie de salaires) au paiement de dommages et intérêts pour compenser les préjudices invoqués (modification d'existence subi et anxiété), pour un montant de 17 000 à 22 000 euros.

"l'Appel de la part d'Agintis rleste possible, souligne Maurice Huc. Ailleurs en France, on est allé jusqu'à la Cour de cassation dans ce type d'affaire. Noàtre ambition reste la même : aboutir à force que tous ces jugements soient rendus en faveur des salariés, à une jurisprudence nationale, pour que les personnes qui ont travaillé en contact avec l'amiante quittent leur emploi décemment".

Très active dans ce domaine, l'Adevimap s'apprête à 'fêter" ses dix ans : "En ce mois de janvier 2012, nous venons symboliqu"ment de franchir le cap du 1000è dossier instruit, annonce Maurice Huc. Rien que sur ces entreprises de l'Etang de Berre/Fos et de la région marseillaise, nous avons monté à ce jour 190 dossiers pour contentieux amiante".

Et de prévenir que, concernant spécifiquement Agintis, le dépôt d'une deuxième demande d'instruction de dossiers est imminent aux Prud'hommes martégaux, pour un nombre de plaignants équivalent.


Patrick MERLE

 


 

NORD ECLAIR

28 janvier 2012

 

PRUD'HOMMES DE LANNOY

Amiante : une seule défaite pour Alstom


Les ex-Stein ont bien du mal à comprendre la décision rendue par le conseil des prud'hommes de Lannoy.


Le combat judiciaire entre Alstom et les anciens salariés de l'usine Stein à Lys-lez-Lannoy se poursuit devant la justice prud'homale. Le conseil de Lannoy a rendu hier ses premiers jugements : un seul des 30 plaignants a eu gain de cause.

On « fêtera » les dix ans de la fermeture de l'usine Stein à Lys-lez-Lannoy avant que les combats judiciaires menés par ses anciens salariés ne se terminent. Certes, le plus symbolique a été gagné. La justice pénale a condamné Alstom, propriétaire de l'usine jusqu'en 2001, pour mise en danger de la vie d'autrui. Chez Stein, l'amiante était partout.

Mais les anciens salariés veulent aussi faire reconnaître un préjudice auprès de la justice du travail. La première audience au conseil des prud'hommes de Lannoy remonte à décembre 2009. Hier après-midi, une première série de jugements a été rendue publique. Une cinquantaine d'ex-Stein et une avocate d'Alstom sont venus en prendre connaissance.

Colère des ex-Stein
Drôle de surprise pour chaque camp : sur trente jugements, un seul est favorable à un salarié ! L'avocate d'Alstom s'est refusé à tout commentaire : on ne saura pas si son client fera appel de l'unique jugement défavorable pour lui. Par contre, les ex-Stein ont laissé exploser leur colère.

« Comment des personnes identiques peuvent-elles être traitées différemment pour le même problème ? » Bon nombre sont désormais retraités, mais les « camarades » n'ont rien perdu de leur énergie. Ils promettent des actions pour sensibiliser l'opinion, après avoir pris le temps de se concerter.


« Les Stein ne sont pas morts ! C'est le combat de tout le monde, enjoint l'ancien délégué syndical CGT, René Prez. On a encore notre sort entre nos mains. Pourquoi aux quatre coins de la France, le problème de l'amiante est reconnu et pas dans le Nord ? On serait des sous-hommes, des "untermenschen" ? » À vrai dire, la justice ne raisonne pas comme ça. Les conseillers prud'homaux n'étant pas tombés d'accord, c'est un magistrat professionnel qui a tranché. Et manifestement, il a été sensible à l'argumentation sur la forme des avocats d'Alstom (lire encadré). Mais au bout du compte, parmi cette première série de trente jugements, Alstom a quand même été condamné une fois. L'unique « gagnant » d'hier, aujourd'hui domicilié dans le sud de la France, n'était pas là pour le voir. Mais la justice lui a reconnu deux préjudices liés à l'exposition à l'amiante : un préjudice d'anxiété et un préjudice pour bouleversement des conditions de vie et d'existence. Alstom doit lui verser 32 000 E. Lors des prochaines séries de jugements, ils seront peut-être plus nombreux dans son cas.

 


 

LA VOIX DU NORD
28.01.2012, 05:29- La Voix du Nord

Incompréhension des anciens d'Alstom face à une décision des prud'hommes

Ils ont travaillé des années au contact de l'amiante et leur combat pour faire valoir .leur cause semble sans fin. Hier, les anciens salariés de l'usine Alstom de Lys-lez-Lannoy (près de Roubaix) ont pris connaissance aux prud'hommes d'une décision concernant trente d'entre eux. Une victoire, sur le principe, mais qui laisse un goût amer. Partis en préretraite amiante, ils réclamaient une compensation de leur préjudice économique (la différence entre leur pension et ce qu'ils auraient touché en restant actifs) et de leur préjudice d'anxiété (la crainte de tomber malade).

Après de multiples rebondissements (Alstom contestant la compétence des prud'hommes dans cette affaire un dossier encore prévu en cassation), un nouvel épisode surprenant est intervenu hier. Le juge départiteur a considéré comme irrecevables les procédures intentées par 29 des 30 plaignants. Alstom avait soulevé six points de droit. Le plus important, et qui a motivé l'exclusion de la procédure de la majorité des salariés, tient au fait qu'ils aient pour la plupart été transférés par Alstom à la société SIE, qui cessa rapidement son activité.

Les salariés soulignent que leur « empoisonnement à l'amiante » est le fait d'Alstom, qu'ils aient changé d'entreprise ou pas. Ils contestent donc ce distinguo sur lequel le tribunal administratif s'était du reste prononcé il y a quelques années et rappellent qu'Alstom a été condamné au pénal pour mise en danger d'autrui. C'est donc à cette entreprise d'assumer le préjudice. Face à cette décision, ils ont l'intention de faire appel. Mais pour un salarié, Alstom a malgré tout été condamné à verser 32 000 euros. Le jugement dans deux autres séries de dossiers, regroupant plus de soixante-dix anciens salariés plaignants, doit être rendu fin février. • M. G

 


 

SUD OUEST

23/01/2012

 

par Jean-Pierre Tamisier

 

Amiante : les victimes toujours déterminées


Seize ans après sa création, l'association des victimes de l'amiante, qui tenait assemblée samedi, est toujours aussi engagée.


Jacques Sarrailha : « Chaque année nous voyons arriver de nouveaux adhérents ».

 

 «Chaque année nous voyons arriver de nouveaux adhérents. », se félicite et se désole en même temps Jacques Sarrailha, le président de l'Adetrava, association de défense des victimes et travailleurs de l'amiante, créée en 1996.

 

« Nous oscillons entre 590 et 620 membres, selon les années. En raison des membres qui, une fois indemnisés ne viennent plus et des personnes dont la maladie liée à l'amiante est constatée depuis peu et qui viennent vers nous. »

 

 

 

Parce que le dossier de l'amiante et de ses conséquences sur ceux qui ont travaillé durant des années dans un environnement plein de ses nocives poussières est loin d'être refermé.

 

 

 

L'assemblée générale de l'Adetrava qui se tenait samedi dernier salle Georges-Brassens à Lormont, en a été une nouvelle preuve.

 

 

 

« Les gens étaient inquiets en raison de ce qui s'est passé dans le nord de la France ou des personnes ont dû rembourser les indemnisations qui leur ont été versées, souligne Jacques Sarrailha. Notre avocat, Me Michel Ledoux a toutefois bien expliqué les choses. En réalité, les personnes à qui le remboursement a été demandé avaient déjà été indemnisées par la sécurité sociale. Cela ne concerne donc pas tout le monde. »

 

 

 

Des problèmes en pagaille

 

 

 

Pour autant, les problèmes ne manquent pas. Jacques Sarrailha ne cache pas qu'il grince des dents chaque fois qu'il voit certain grand patron, « décorés de la Légion d'honneur et de la médaille du mérite », qui ont fait carrière dans des industries où l'amiante était florissant, « Mais qui n'ont rien fait, au contraire, pour que le problème soit reconnu. »

 

 

 

Comme depuis 1996, le combat quotidien de l'Adetrava se mène toujours devant le tribunal et auprès de la Sécurité sociale. « Je reconnais qu'à Bordeaux, nous avons cependant toujours reçu une attention particulière et obtenu grâce à cela des résultats que d'autres associations, ailleurs en France, attendent encore. », conclue Jacques Sarrailha.


NOUVELOBS.COM
21-01-2012

 

Amiante : affaire jugée mais pas classée


LE PLUS. Quatre anciens dirigeants du Comité Permanent Amiante vont devoir répondre à la justice, accusés d'avoir fait du lobbying pour les industriels et d'avoir retardé l'interdiction de l'amiante, qu'on savait pourtant mortelle. Il a toujours fallu beaucoup de temps pour agir face à ce scandale, comme en témoigne David Desforges, avocat spécialisé dans le droit de l'environnement.

Par David Desforges Avocat


Edité par Amandine Schmitt Auteur parrainé par Morgane Bertrand

Tout est lent en matière d’amiante. Tout. L’action pathogène de l’exposition aux fibres meurtrières. L’incubation de la maladie. La réaction des employeurs. La réglementation des activités par l’Etat. L’intervention des décisions de justice. L’indemnisation des victimes. Tout est lent. Lorsque la maladie frappe, la mort aussi tarde à venir.

Une chronologie édifiante

1924 : premier cas d’asbestose rapporté par la littérature médicale britannique.

1931 : publication au Royaume-Uni des Asbestos Industry Regulations, réglementation de l’industrie de l’amiante, entrée en vigueur le 1er mars 1932.

1950 : décret du 31 août inscrivant l’asbestose au tableau n° 30 des maladies professionnelles (France).

1977 : arrêté du 29 juin portant interdiction du flocage de revêtements à base d'amiante dans les locaux d'habitation.
 
1982 : création du Comité Permanent Amiante (CPA).

1996 : décret du 24 décembre relatif à l’interdiction de l’amiante, pris en application du code du travail et du code de la consommation.

2001 : mise en place du fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante par le décret du 23 octobre 2001 relatif au fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante institué par l'article 53 de la loi no 2000-1257 du 23 décembre 2000 de financement de la sécurité sociale pour 2001.

2004 : arrêt d’assemblée du Conseil d’Etat du 3 mars (n° 241.153) confirmant la condamnation de l’Etat pour faute lourde en matière de prévention des risques liés à l’exposition professionnelle à l’amiante.

2012 : mise en examen de 4 anciens dirigeants du CPA pour "homicides, blessures involontaires et abstentions délictueuses".

Ni point d’orgue, ni point final à ce lent scandale, ces mises en examen, la procédure qui devrait s’ensuivre et la décision qui sera prononcée – tardivement sans doute quel qu’en soit le dispositif – permettent de suggérer à ce stade de l’histoire et en guise d’analyse, l’enchaînement des circonstances.

1950-1977 : l’inertie conjoncturelle

Que s’est-il passé de 1950 à 1977 ? Rien. Rien parce que cette génération fut celle de la reconstruction et de 30 années de croissance presque ininterrompues. Rien encore parce qu’à cette époque la France construisait, bâtissait, érigeait et que dans cette France de l’après-guerre, l’amiante était l’un des matériaux "naturels" de ces grands travaux. La sécurité au travail n’était pas la préoccupation du moment. Peut-être, paradoxalement, parce que tout le monde avait un travail. En ce qui concerne l’amiante, c’était le temps d’une inertie portée par une conjoncture exceptionnellement favorable.

1977-1997 : l’inertie orchestrée
En 1977, la réglementation se durcit. La conjoncture aussi. La France entre sans le savoir dans l’ère du chômage de masse. Il y est toujours. La filière amiante s’organise. C’est légitime. La réglementation, ne doit pas, ne peut pas entraver l’activité du secteur. Le discours est d’ailleurs rôdé. Quand le bâtiment va, tout va. L’amiante c’est de l’emploi. L’emploi, c’est la croissance. Il ne faut donc pas toucher à l’amiante.

Quelle profession n’a pas déjà développé auprès des pouvoirs publics ce syllogisme en forme de menace ? La restauration hier. Le nucléaire aujourd’hui. L’automobile souvent. A l’époque, la France est le premier transformateur d’amiante en Europe. Le CPA va donc s’efforcer de promouvoir une utilisation raisonnée de l’amiante. Ce faisant, il minore le risque pour retarder l’avènement d’une réglementation plus contraignante. C’est le temps de l’inertie orchestrée.

L’Etat en blouse blanche
Et pour mieux appuyer son propos, le CPA s’attache les services d’une institution irréprochable : l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles), association loi 1901, gérée par un conseil d'administration paritaire constitué de représentants des organisations des employeurs ou des salariés. Organisme généraliste en santé et sécurité au travail, l’INRS est soumis au contrôle financier de l’État. Il est alimenté par les cotisations Accidents du travail et maladies professionnelles des entreprises qui cotisent au régime général de la Sécurité sociale. Dans la nébuleuse des organismes-conseil, l’INRS est une signature impartiale. L’Etat en blouse blanche, ou presque. Les lessiviers ont eux aussi recours à cette imagerie scientifique pour vendre leurs enzymes gloutonnes. Et ça marche.

Tout a été trop lent, mais tout a déjà été dit aussi. L’Arrêt d’Assemblée du Conseil d’Etat de 2004 est dépourvu d’équivoque : "compte tenu des données scientifiques alors disponibles", un risque "connu et grave", le "caractère hautement cancérigène de la substance", un "nombre de maladies professionnelles et de décès liés à l’exposition à l’amiante [qui] ne cessait d’augmenter depuis le milieu des années cinquante". En 2005, un rapport sénatorial enfonce encore le clou, douloureusement.

50 ans de faute collective


J’ai dans mon bureau un ouvrage rédigé par un groupe d’associations syndicales. Son titre (illustré d’une tête de mort sur fond de photographie en noir et blanc de la tour centrale de l’université) : "Jussieu : amiante, danger de mort". Cet ouvrage a été publié en 1968. Les travaux de désamiantage ont été engagés en 1995. Pour trois ans. Le chantier ne sera pas achevé avant 2015. Le montant des travaux s’élèvera à 1,8 milliards d’euros pour un budget initial de 183 millions. La Cour des comptes s’en occupe. Son rapport de 2011 sur le sujet est accablant. 1968-2015, presque 50 ans.
 
La mise en examen des quatre anciens dirigeants du CPA ne nous apprendra rien que nous ne sachions déjà. Elle ne nous donnera pas non plus à voir que nous n’ayons déjà observé. Au contraire. L’Etat a fauté. C’est jugé. En se penchant maintenant sur les personnes, la justice va aussi examiner cette faute dans son mode opératoire et sans doute mettre au jour une mécanique qui risque de rappeler singulièrement d’autres affaires.

 


 

 

LA PROVENCE
lundi 23 janvier 2012

Alpes : avec près de 80 décès, le bilan de l'amiante est une vraie tragédie

Depuis l'année 2001, 77 personnes ayant travaillé à l'usine de Saint-Auban sont mortes de contamination


Devant une salle archi-comble, Me Julie Andreu qui défend les intérêts du Caper 04, a informé de nombreux salariés sur le préjudice de l'anxiété.

L'usine ! C'est de cette façon qu'on qualifie ici, au coeur du carrefour Bléone-Durance, le grand bâtiment qui s'est appelé tour à tour Péchiney, Saint-Gobain, Elf, Atochem, Total, puis Arkema aujourd'hui…. "Car on y a tous travaillé, explique toujours avec émotion, René Villard, président du Comité amiante prévenir et réparer (Caper) des Alpes-de-Haute-Provence.Elle nous a fait vivre et on y a vécu en donnant le fruit de notre travail, mais le Code du Travail n'a pas été respecté vis-à-vis de l'amiante et certains sont morts de cette exposition fautive. On est à 77 décès dus à l'amiante depuis l'année 2001, création du Caper 04." Rien d'étonnant, donc, qu'il y ait du sérieux, de la retenue, de l'attention et une colère sourde alliée à de l'anxiété chez les 229 membres du comité de défense de ces salariés de l'usine, qui depuis plus de dix ans voient disparaître des camarades, après de longues années de soins et de souffrances.

1er janvier 1997

Me Julie Andreu, du cabinet Teissonière à Marseille, qui représente les intérêts du Caper auprès des tribunaux et des cours d'appel et de cassation a longuement décortiqué tout le processus enclenché depuis la création du Comité, rappelant la date fatidique d'interdiction d'utilisation de l'amiante en France : le 1er janvier1997 ! "Tout ce que l'on demande, c'est l'application du Code du Travail. Il y a eu exposition fautive parce que l'employeur savait que l'amiante était dangereux. Mais on nettoyait au balai avec des protections dérisoires, alors que depuis 1977 (vingt ans auparavant) il y avait en place une réglementation sévère. Il y a eu vingt ans de non-respect du Code du Travail et ce dossier doit donc aboutir en raison de la reconnaissance de la "faute inexcusable" de l'employeur. Mais aussi déboucher - enfin ! - sur un procès au Pénal qui sera le premier en France, après dix ans de plaidoiries. La plainte au Tribunal administratif devrait arriver fin 2012 au Tribunal correctionnel avec des mises en examen."

On plaide la contamination

La salle des fêtes de Château-Arnoux pleine à craquer d'un public encore combatif mais souvent usé par des années de travail pénible à l'usine, a applaudi avec chaleur Julie Andreu, visiblement touchée par son attachement à une cause noble. "La retraite amiante anticipée auxquels ces anciens salariés ont droit n'est pas un cadeau, explique-t-elle. Elle est accordée parce que ce tous ces travailleurs ont travaillé sur un, voire plusieurs sites inscrits "amiante". Ils y ont droit pour "exposition fautive". C'est ce qu'on plaide, car être contaminé c'est synonyme de peur, même si on n'est pas encore malade. Ces gens ont désormais une épée de Damoclés au-dessus de leur tête et ils ont donc des projets de vie bien différents. Nous venons d'obtenir gain de cause devant la cour d'appel de Paris pour ces deux préjudices que sont l'anxiété et "les troubles dans les conditions de l'existence". "C'est la branche "accidents du travail et maladies professionnelles" de la Sécurité sociale, alimentée par tous les employeurs de France, qui paie. Mais ici Arkema est fautif et c'est lui qui doit payer !"

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Rendez-vous le 13 avril aux Prud'hommes à Digne

Le vendredi 13 avril portera-t-il chance aux 103 dossiers ayant trait au "préjudice de l'anxiété", déposés le 14 octobre 2011 au tribunal des Prud'hommes de Digne ? On sait que la conciliation avec Arkema n'ayant rien donné à ce sujet, l'heure des plaidoiries viendra à cette date. À ce sujet, Me Julie Andreu a bien recommandé aux salariés devant fournir des attestations sur leurs conditions de travail de bien détailler leur quotidien dans l'entreprise. "On est très agaçants avec les pièces et les attestations, dit-elle. Mais on gagne !"

Jean-Pierre TISSIER

 


 

 

Victimes des essais nucléaires : une prise en charge difficile


La prise en charge des victimes des tirs aériens se fait difficilement :


En mai 2011, 487 demandes d'indemnisation ont été déposées par des personnes malades (313) ou par des ayants droit de victimes décédées (174). Seuls 145 dossiers avaient été traités depuis septembre 2010, car le décret d'application de la loi du 5 janvier 2010 ne date que du 11 juin 2010 et le Comité d'indemnisation nommé le 3 août 2010.


Le 20 octobre 2011, soit deux mois et demi après, 632 demandes ont été formulées (dont 528 militaires) et 407 dossiers ont été traités. Certains relèvent du Comité (278 cas) et d'autres d'une décision ministérielle (183 cas).
Pour ceux examinés par le Comité, 131 cas ne répondent pas à un ou plusieurs critères du décret, 140 cas ont été estimés avoir moins de 1% de probabilité d'avoir un lien avec l'exposition aux rayonnements et 7 dossiers ont fait l'objet d'une expertise. Seuls 4 victimes sur les 278 cas examinés par le Comité d'indemnisation ont été indemnisées.


Sur les 183 cas soumis au ministre, seuls 2 cas ont été indemnisés.


Six cas acceptés (indemnités variant de 16 000 à 60 000 euros) sur 407 dossiers cela fait seulement 1,5%.

(information de Jean-Claude Zerbib transmise par François Dosso)



Source : Danielle GAUTIER


 

 

 

 

 


Par Tourtaux - Publié dans : Santé - Communauté : Syndicalisme
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 10:35
Narbonne

CGT : "Avant de re-industrialiser, sauvons l'existant"

Le 28/01/2012 à 06h00

Communiqué commun des syndicats CGT Comurhex et des cheminots narbonnais :

 

La crise a mis au coeur de la campagne présidentielle les questions d'emploi, de désindustrialisation en France. Pour nos syndicats, il nous semble qu'il est urgent de passer des paroles aux actes. Alors que tous les candidats, de gauche comme de droite parlent de ré-industrialisation, du "produire Français" comme un enjeu majeur, chaque jour qui passe apporte son lot d'annonces de nouvelles fermetures, de suppressions d'emplois dans le secteur industriel.

C'est le cas sur notre bassin d'emploi, devenu 1er département en terme de pauvreté selon l'INSEE, département en pleine désertification industrielle pénalisante pour le tissu économique, laissant sur le carreau beaucoup de salariés, notamment les jeunes.

A la SNCF, la direction annonce 35 suppressions d'emplois sur Narbonne, qui viennent s'ajouter aux 60 survenues depuis 2 ans. C'est un nouveau coup porté à l'emploi mais aussi aux perspectives de développement tant pour les transports de marchandises que voyageurs localement.

La Comurhex, filiale d'Areva est l'une des dernières entreprises importantes du Narbonnais. Sous prétexte de crise et catastrophe au Japon, la Direction met un plan drastique de rigueur en détricotant l'ensemble des acquis sociaux, en gelant les salaires et ne remplaçant pas les départs à la retraite (provoquant une diminution des effectifs). La Comurhex représente sur le Narbonnais 280 emplois directs et autant en sous traitance et entreprises extérieures sur la zone de Malvezy. Cette zone a déjà subi de nombreuses disparitions d'entreprises comme Micron-couleur (groupe Total) affaiblissant le site. Le transport par fer des matières dangereuses lié à la pérennité de la ligne SNCF Narbonne - Bize est lui aussi un sujet d'inquiétude pour faire prospérer le tissu industriel local.

Ce constat est affligeant. Avant d'avoir des ambitions louables de réindustrialiser, il nous semble primordial de maintenir l'outil industriel existant. Les incantations ne peuvent plus suffire. Nous appelons le Député Maire Socialiste Jacques Bascou, les partis politiques, les élus, les populations à prendre leurs responsabilités et intervenir sur cette question dans le débat public. Les syndicats CGT des cheminots, de la Comurhex ainsi que l'Union Locale CGT sont à disposition pour toutes prises de contact.

 

http://www.lindependant.fr/2012/01/28/cgt-avant-de-re-industrialiser-sauvons-l-existant,111562.php

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Syndicalisme
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 10:21

Des fins de contrats qui inquiètent la CGT

Ambiance morose à l'hôpital de Wattrelos depuis l'annonce de la fin de contrats d'agents de service. Ambiance morose à l'hôpital de Wattrelos depuis l'annonce de la fin de contrats d'agents de service.

Le syndicat CGT du centre hospitalier de Wattrelos ne cache pas son inquiétude suite à l'annonce de trois fins de contrats dans les services. Un signe avant-coureur avant un plan de rigueur plus drastique et la fermeture de certains services ?



MARJORIE DUPONCHEL > marjorie.duponchel@nordeclair.fr
Les bons voeux plein d'espoir échangés il y a deux semaines se sont déjà évaporés au centre hospitalier de Wattrelos. Il y a quelques jours, les agents apprenaient la non reconduction de trois contrats d'agents de service, dont deux à la fin du mois. « Il s'agit d'agents qui réalisent le bio-nettoyage dans les services d'urgences, l'hôpital de jour et en cuisine, affirme Yannick Sobaniak, secrétaire général de la CGT des hospitaliers de Wattrelos. Il est aussi prévu de ne pas remplacer un agent qui prendra sa retraite en novembre au service médecine. Nous sommes inquiets pour nos conditions de travail, mais surtout pour l'avenir de notre hôpital. » Avant hier, la CGT a déposé un projet de « danger grave et imminent ». La direction va donc devoir réunir le Comité d'hygiène, de sécurité, et des conditions de travail (CHSCT).
La suppression de trois postes d'infirmières en médecine semble également en discussion, même si Dominique Walle, directeur adjoint de l'hôpital, tient à relativiser la situation : « Il ne s'agit pas de licenciements, mais de CDD arrivant à terme et que nous souhaitons ne pas renouveler. Notre situation est difficile, c'est un fait connu, et nous explorons toutes les pistes pour faire des économies sans décision brutale, mais le plan de retour à l'équilibre est absolument engagé. »


Manque de dialogue social
Si la CGT connaît parfaitement la situation difficile de l'hôpital de Wattrelos (un déficit de 800 000 E devrait être annoncé pour 2011), elle regrette que les solutions soient imposées sans concertation. « L'Agence régionale de santé (ARS) presse notre direction de réduire le déficit et cela passe forcément par la masse salariale. Mais cela ne peut se faire sans concertation ! Ici, c'est l'omerta, nous apprenons les décisions par bruits de couloirs, alors qu'on nous promettait une réorganisation concertée des services... » regrette M. Sobaniak.
Dominique Walle affirme que les syndicats ont été informés des projets d'actions à l'occasion d'un comité technique d'établissement.
Mercredi dernier, une mobilisation d'une centaine d'agents devant le service administratif de l'hôpital a néanmoins permis aux représentants syndicaux d'être entendus : « On nous a promis plus de dialogue social, mais c'est tout. Un rendez-vous doit être confirmé avec l'ARS en février. Le maire de Wattrelos, président du conseil de surveillance, a entendu notre inquiétude, mais cela suffira-t-il ? »

Manque d'investissements
Au-delà des non reconductions de contrats, ce qui préoccupe le plus le syndicat de l'hôpital, c'est le manque d'investissements : « Notre service de soins continus polyvalents (réanimation), créé en lien avec Roubaix, pourrait disparaître en 2015, faute d'équipements. Il nous manque un scanner, mais personne ne veut le financer. Idem pour les lits de soins de suite qu'on financera s'il y a un retour à l'équilibre. Mais on sait bien que résorber le déficit en deux ans, ce sera impossible ! » Dominique Walle, qui plaide aussi pour que des investissements soient réalisés à Wattrelos, précise que les lits du service de soins continus étaient « prêtés » par l'hôpital de Roubaix dans l'attente de pouvoir les accueillir : « On savait que ce serait provisoire. Roubaix a également ses soucis financiers et doit augmenter son activité... » La CGT s'inquiète aussi au sujet de la reconstruction de la résidence Saphir sur le principe du PPP (partenariat public-privé) : Quel impact sur le prix de journée ? Comment les résidants vont-ils payer ? « Là non plus, pas de réponse », regrette M. Sobaniak. Face à l'inquiétude montante dans les services de l'hôpital, la CGT en appelle d'abord au dialogue social et fait le constat que l'arrivée du nouveau directeur coïncide avec les premières suppressions de postes. Une réunion des agents CGT des hôpitaux de Roubaix-Tourcoing et Wattrelos aura lieu dans quelques jours pour déterminer la suite à donner à la mobilisation.w

http://www.nordeclair.fr/Locales/Wattrelos/2012/01/28/des-fins-de-contrats-qui-inquietent-la-c.shtml

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Syndicalisme
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