Vendredi 10 juillet 2009

Martine Aubry appelle au rassemblement des partis de gauche

Par Reuters
 

PARIS - Martine Aubry a écrit aux responsables d'autres partis de gauche, à l'exception notable du NPA, pour leur proposer de réfléchir ensemble à un projet commun lors des élections régionales de 2010.

Le premier secrétaire du Parti socialiste appelle à une "nouvelle démarche de rassemblement", un mois après son score décevant aux élections européennes (16,48%). Le PS détient actuellement 20 régions sur 22.

Ces élections "sont un enjeu majeur pour la gauche", rappelle Martine Aubry dans cette lettre publiée vendredi, quelques jours après un séminaire à Marcoussis (Essonne) où les socialistes ont tenté de tirer les leçons des européennes.

"Le Parti socialiste est prêt à travailler dans chaque région avec l'ensemble des partis de gauche et les écologistes, sur un projet commun et une réflexion commune sur notre stratégie électorale", explique Martine Aubry.

"Nous devons accorder à ce dialogue tout le sérieux nécessaire en nous donnant le temps qu'il faut, mais sans en perdre : pour nous, notre rassemblement doit s'engager dès les élections régionales", ajoute-t-elle.

La lettre de deux pages a été adressée à Marie-George Buffet (Parti communiste), Jean-Michel Baylet (Parti radical de gauche), Jean-Pierre Chevènement (Mouvement des citoyens), Cécile Duflot et Daniel Cohn-Bendit (Verts) et Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche).

Le Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot, qui a toujours refusé toute alliance avec le PS, ne fait pas partie des récipiendaires.


"MAISON COMMUNE"

"Pour gagner, nous devons surmonter les divisions de nos mouvements et ou de nos partis. Nous devons changer", écrit Martine Aubry aux responsables de gauche.

"Nous devons, d'une seule voix, convaincre les Français que nous incarnons, ensemble, une alternative solide et durable pour bâtir un autre modèle de développement, un nouveau modèle de société, un nouveau monde", ajoute la maire de Lille.

Pour Martine Aubry, les habitants de ce qu'elle appelle la "maison commune" de la gauche doivent garder en ligne de mire la prochaine élection présidentielle dans trois ans.

"Notre objectif est de participer à l'élaboration d'un projet commun de la gauche en 2012, mais aussi de mettre en oeuvre une stratégie politique électorale commune pour l'emporter. Nous pensons que la 'maison commune' doit accueillir tous les citoyens qui se reconnaissent dans cette démarche de changement", écrit-elle.

Cet appel sera-t-il entendu ?

Europe-Ecologie, arrivé juste derrière le PS aux élections européennes avec 16,28% des voix, a déjà dit n'avoir pas l'intention de s'allier avec les socialistes au premier tour, comme l'a notamment suggéré le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault.

"Que le PS arrête de nous casser les pieds (...) Qu'il arrête avec ce paternalisme d'un autre temps", lance Daniel Cohn-Bendit dans un entretien paru vendredi dans Le Figaro.

Le leader écologiste pose les règles du jeu pour les régionales : "Si nous arrivons en tête dans certaines régions, même si ce sera très difficile, il est évident que l'accord de second tour se fera en fonction du résultat du premier tour".

Alors qu'Europe-Ecologie a devancé le Parti socialiste dans huit régions le 7 juin, Daniel Cohn-Bendit dit vouloir garder la tête froide.

"Les voix des européennes ne nous appartiennent pas. Pour les régionales, nous devons repartir à zéro", dit-il.

Autre allié potentiel sollicité par Martine Aubry, Jean-Luc Mélenchon a quitté le PS pour fonder le Parti de gauche et a privilégié une alliance avec le PCF aux européennes, où il a remporté 6,05% des voix. Le Parti de gauche projette une alliance avec le NPA qui a recueilli 4,88% aux européennes.

Thierry Lévêque et Elizabeth Pineau, édité par Gilles Trequesser

Source : http://portail.free.fr

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Vendredi 10 juillet 2009

Reims  

Transports urbains / Clash entre la maire et la CGT


Les salariés des Tur ne devraient pas tarder à repartir au combat…

Adeline Hazan, a décidé d'annuler hier soir une réunion prévue cet après-midi avec la CGT Tur. Une réaction après un tract diffusé mettant en cause le vice-président de Reims métropole, Alain Lescouet.

 

LA tension à peine retombée avec la CGT Ville, Adeline Hazan va devoir maintenant faire face à la colère des syndicalistes CGT des Tur. La maire de Reims, présidente de Reims Métropole a en effet décidé hier soir d'annuler le rendez-vous prévu cet après-midi à 15 heures avec les représentants des salariés des Transports urbains de Reims.
« Diffamation et injures »
A l'origine de cette annulation de dernière minute, un communiqué des élus CGT des Tur contre Alain Lescouet, vice-président de Reims Métropole en charge des transports. « Je viens de prendre connaissance du tract diffusé à l'encontre d'Alain Lescouet », indique Adeline Hazan. « J'estime que les propos employés vont très au-delà d'un dialogue normal entre syndicats et élus. Certaines phrases pouvant même être perçues comme de la diffamation et/ou des injures au sens pénal du terme. Dans ces conditions, je n'estime pas opportun de maintenir la réunion prévue le vendredi 10 juillet avec le syndicat CGT des Tur ».
Le fameux tract fait des jeux de mots avec le nom d'Alain Lescouet « le Secoué ». Il compare également l'élu avec les cyclistes qui pédalent à l'EPO : « Lui, il fonctionne avec sa seringue estampillée du laboratoire Mars ». Il émet enfin à demi-mots des doutes sur la probité de l'élu. C'est d'ailleurs sans doute ce dernier aspect qui n'a pas plu à la présidente de Reims Métropole.
Du côté de la CGT des Tur ces effets sur la forme n'ont rien de bien méchant. « Ce que nous voulons dénoncer dans ce document, c'est l'attitude de Monsieur Lescouet qui n'a jamais voulu nous écouter, qui prend toujours la défense de Transdev », explique Jérôme Briot, délégué CGT des Tur. « Lors du dernier conseil communautaire de lundi, il a affirmé qu'il n'y avait plus de problème de maintenance des bus alors qu'il y a encore quelques semaines les freins d'un bus ont lâché ».
Les élus CGT entendaient bien demander à Adeline Hazan, lors de leur entretien prévu cet après-midi, de prendre position sur ces questions. « On devait venir avec un expert économique et un technicien pour tout lui expliquer, mettre les choses à plat » souligne Jérôme Briot. « Alain Lescouet a toujours servi de paravent. Aujourd'hui elle le soutient et reprend la main. Ce qui est effarant, c'est de voir qu'elle ne nous a en fait jamais aidés alors qu'on l'a à plusieurs reprises inter- pellée. En vain ».
Pour ce qui est des prochains jours, le syndicaliste ne veut préjuger de rien. Mais cela s'annonce visiblement très très tendu.
Grégoire AMIR-TAHMASSEB
Source : L'Union

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Vendredi 10 juillet 2009

Ay  

PTPM / Aÿ envisage un recours en justice


Le maire d'Aÿ, Dominique Lévêque, a toujours été aux côtés des salariés de la PTPM.

Pas question pour la commune de lâcher les salariés de PTPM. Le maire envisage un recours en justice contre le groupe Trèves.

 

HIER soir, le conseil municipal d'Aÿ et le conseil communautaire de la CCGVM ont adopté le principe d'un recours éventuel devant la Cour de justice ad hoc concernant la PTPM.
La commune d'Aÿ envisage en effet de porter le contentieux PTPM en justice.
Une dette morale
Au-delà de la victoire des salariés qui ont obtenu, vendredi dernier, de la justice la suspension de la procédure du plan social (l'union du 4 juillet), qui prévoyait la fermeture du site et le licenciement de 133 personnes en septembre prochain, le maire d'Aÿ entend maintenir la pression auprès du groupe Trèves, même si ce dernier a fait appel de la décision.
« La commune a été lésée dans cette affaire », estime Dominique Lévêque. « La commune a financé la construction d'une usine relais dans les années quatre-vingt-dix. Certes, PTPM a remboursé la dette, mais il subsiste une dette morale qui, elle, n'a pas été remboursée. Le groupe Trèves a une obligation morale envers la commune. Si la PTPM ferme, on parle d'une entreprise en moins sur la commune, de salariés au chômage… ».
L'avocat de la municipalité, Me Devarenne, travaille actuellement sur l'affaire « pour trouver des failles dans le dossier », ajoute le maire d'Aÿ.
«

Actuellement, rien n'est décidé. L'avocat nous dira si la procédure a des chances d'aboutir ou non. Par cette décision, nous entendons montrer au groupe Trèves que nous ne restons pas inactifs. »
Hier, dans l'éventualité d'une fermeture définitive du site, la municipalité a également fait valoir son droit de préemption sur le site de la PTPM.
« En tant qu'élu, j'avoue que je suis pessimiste sur les chances de survie du site. Il nous faut donc avoir un coup d'avance. »
Source : L'Union

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Vendredi 10 juillet 2009


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Vendredi 10 juillet 2009

Mepris et intimidation à RFI:l’intersyndicale dénonce les « méthodes d’intimidation » de la direction

avec www.rfiengreve.info

mis en ligne mardi 7 juillet 2009 par rfiengreve


AVEC WWW.RFIENGREVE.INFO

Selon l’intersyndicale FO-CGT-SNRT CGT de RFI, Isabelle Poiraudeau, directrice de l’information de RFI, a appelé les 43 cadres, chefs de service et producteurs de la radio qui avaient lancé lundi un appel à « sauver RFI », dans lequel ils critiquaient notamment l’attitude de la direction (nos informations du 30 juin).L’appel de la directrice de l’information était destiné à « tenter de les faire revenir sur leur signature », ajoute l’intersyndicale. Elle dénonce des « méthodes d’intimidation de la part de la direction », jugées « indignes ».

RFI est entrée dans sa 8ème semaine de grève,mouvement de protestation déclenché par l’intersyndicale pour protester contre le plan social de la direction.

Hier, le SNJ de Radio France a apporté son soutien aux grévistes.II demande, comme l’intersyndicale, la nomination d’un médiateur pour sortir du conflit social.

Le comité central d’entreprise de France Télévisions a lui aussi soutenu cette demande, estimant que « le combat que mènent les salariés de RFI pour l’existence même de cette radio de service public est exemplaire ».

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Vendredi 10 juillet 2009

Depuis cette nuit, environ 190 salariés de l’usine SKF de Fontenay bloquent le plus grand site français du fabricant suédois de roulements à billes. Ils protestent contre le projet de fermeture du site du Sud-Vendée annoncé pour la fin de l’année. Depuis 5 h ce matin, un filtrage des camions est effectué à l’entrée de l’usine d’Indre-et-Loire qui emploie 1 300 personnes. Une partie du personnel du site tourangeau a débrayé par solidarité. L’action devrait durer toute la journée, voire plus. « Nous avons prévu des sacs de couchage », annonce Claude Migné, représentant CGT.

 

Par ailleurs, l’intersyndicale pourrait être reçue à la préfecture de La Roche-sur-Yon le 16 ou le 17 juillet. À la demande des représentants du personnel et du maire de Fontenay, Hugues Fourage, le préfet pourrait faire office de médiateur pour relancer les discussions avec la direction de SKF. Le dialogue a été rompu le 5 juillet à la suite de l’interruption du comité d’entreprise par des élus vendéens, avec en tête le président du conseil général, Philippe de Villiers. Jean Tournoux, le PDG de SKF France, pourrait participer à cette table ronde prévue en préfecture.

Source : http://lacgtarrive.over-blog.com/
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Vendredi 10 juillet 2009
Les évènements se déroulant à la section PCF de Mantes la jolie depuis plusieurs mois réflètent certainement à grandeur locale ce qui va se passer avec le PCF national.
De graves désaccords secouent l'ensemble des militants de cette section . Lorsque je suis 'tombée dedans" juste après les mobilisations contre le CPE qui ont vu ma prise d'adhésion au parti, j'ai pu constater l'éclatement déjà probant de cette section au demeurant sympathique et regroupant des militants de tous niveaux, mais d'un engagement à mes yeux exemplaire.
Evidemment, j'arrivais au moment des élections présidentielles pilotées par les collectifs anti libéraux et il fallait que j'y retrouve mon latin au milieu des militants venant du monde syndical,associatif et politique. Malgré tout , mon idéal communiste bien ancré au fond de mon pêtit cerveau, je prenais part aux réunions et décidant de voter pour la candidature de MGB à chaque fois qu'un vote se présentait. Je dois dire que les avertissements des uns et des autres à propos du peu de cohérence sur la candidature de MGB pour représenter un double consensus ne me faisaient ni chaud ni froid. Je voulais une coco en tête de liste, cela allait de soit.
Dans cette jungle de propos de gauche j'arrivais à tracer mon chemin vers l'idéal communiste que j'avais certainement toujours eu au fond de moi. Ni les verts, ni les alternatifs, ni les autres ne comptaient.
Bon, ensuite, la cata du score électoral qui à mon avis ne réflétait pas le score du PCF, on en a assez parlé depuis.
Je faisais donc partie des délégués à l'assemblée préparatoire au congrès de 2008, avec mon peu d'expérience mais mes idées toujours bien accrochées. Et là, je faisais connaissance de la fédé des yvelines, qui tout de suite m'a parue réformiste. Je réalisais alors que les délégués qui m'accompagnaient étaient dans cette tendance, à leurs propos et à leurs réactions vis à vis des intervenants qui s'exprimaient afin de préserver leur parti.
Je n'avais eu besoin que de quelques mois pour me rendre compte que le grand parti de mon grand-père partait à la dérive et que ses dirigeants n'avaient qu'en tête de jeter bébé et l'eau du bain. En clair, jeter tous les idéaux et les bannières, sensées faire peur au bon peuple et se jeter à corps perdu dans un rassemblement de la gauche avec le PS.

Les collectifs anti libéraux avaient déjà fait du mal en passant par là.

A la section, bien entendu, la majorité des militants ne voulaient pas entendre parler de ça, comme nombre de communistes. Mais, chez nous, le loup était dans la bergerie et je m'en suis vite aperçue également. Un groupe de gauche à tendance écolo humaniste que je ne mommerai pas était  souvent dans les luttes auprès des cocos, pratiquant une sorte d'entrisme qui ne ferait pas rougir les trotskystes.
Ce groupe est à l'origine de la division de la section et c'est à n'y rien comprendre car comment un si petit groupe local pouvait arriver à anéantir la section de Mantes, regroupant au moins 200 adhérents ?
Eh bien, certainement parce que des cocos encartés font partie de cette association et sont plus préoccupés par sa survie qu'à celle du parti.

Le congrès apporta également son lot de combat et de débat mais la volonté de réformer le parti de la part des dirigeants nationaux était la plus forte. Les textes du congrès nous font mal en ce moment même, servant les intérêts des mêmes, ils sont tellement persuadés qu'ils ont raison, que plus rien ne peut les toucher !!

Voilà le contexte qui se précise lors des élections municipales et cantonales qui suivirent les présidentielles. Je décidais de soutenir mon camarade Marc Jammet, élu communiste de Mantes la jolie qui était celui qui représentait le mieux nos engagements. Je le soutenais également lors des dernières cantonales partielles de Mantes. Ce camarade, élu par les cocos de la section de Mantes à 89% à été débouté par la fédé qui a préféré présenter un candidat communiste avec une suppléante du groupe cité plus haut. Marc Jammet se présentait donc en tant que dissident en finançant sa campagne et obtenait le score de 5.5 %
Le mal était fait, la fédé, dans la ligne directrice du parti avait décidé d'anéantir les cocos fidèles aux idéaux du front populaire et qui ne partaient pas pour l'alliance front de gauche.

Le front de gauche, parlons-en : nous savions pertinnement que MGB et Mélenchon l'avaient en tête dès les présidentielles et que ce front de gauche serait amené à remplacer le PCF.
Croyez-vous que ce front de gauche ai suscité l'enthousiasme lors des élections européennes ?
Le score énorme de 70% d'abstention prouve que non.

Croyez-vous que le front de gauche ou les rassemblements s'y référant lors des cantonales partielles récentes dans quelques villes ai suscité l'engouement ?

Que nenni,les abstensions le montrent également.

Allors arrêtez de tirer sur l'ambulance des candidats authentiques communistes qui osent encore braver l'adversaire avec leurs maigres bagages. Ce sont des révolutionnaires de leur époque et au lieu de les huer, nous devrions les acclamer.

Comment réagissent les militants de la section de Mantes après tous les propos tenus, les diffamations, les accusations, les méchancetés dites à droite et à gauche ?

Comment voulez-vous qu'ils réagissent ?

Ils sont écoeurés et nombre d'entre eux avec leur coeur pur de communiste, rendront leur carte comme moi,  mais je le ferai  avec moins d'amertume car cela fait plusieurs mois,( depuis le congrès), que je travaille sur la poursuite de mon engagement militant qui ne s'y retrouve pas dans un parti réformiste. J'ai travaillé mes idéaux, je les ai testés, et avec la complicité de camarades qui se reconnaitront, j'ai trouvé ma voie, celle d'un chemin communiste pur, non réformiste, celle de l'ancien PCF que je cherchais. J'ai donc rejoint le PRCF, pôle de renaissance communiste en France. J'ai rejoint à leur suite le front syndical de classe tout juste créé après le succès de la lettre pétition aux états majors syndicaux appelant au TOUS ENSEMBLE EN MEME TEMPS lors des manifs et dénonçant la dérive des dirigeants syndicaux, tout comme celle des dirigeants du parti.
Je suis libre penseuse et zapatiste, ce qui me fait analyser mon engagement communiste proche des libertaires.

Cette démarche personnelle, je la conseille à chacun de mes amis cocos décontenancés par cette boucherie qu'est en train de concocter la direction du parti au mépris de l'engagement des anciens qui l'ont fait ..ça , je ne peux l'admettre.

Des élus, des élus, à n'importe quel prix...voilà le leitmotiv du PCF et de ses "ouailles"..


Nous , nous voulons un grand parti révolutionnaire, fidèle à la lutte des classes, proche des citoyens, un parti fidèle aux idéaux marxistes pour lequel les militants ne descendent pas dans la rue qu'au moment des élections.

La faucille et le marteau, c'est bien, on en est fiers, et quand nos symboles s'envolent, nos idéaux les suivent.

Je pense que la section PCF de Mantes est moribonde...

Je pense que le PCF est moribond...

Merci aux fossoyeurs qui se reconnaitront.

Et à tous ceux qui ne liront pas ces lignes et qui en font partie, je dis : mais qu'avez-vous fait ?

Vous vous êtes vendus en même temps que nos valeurs.

Je vous en veux, pour tout ce que vous avez fait et pour tout ce que vous avez dit. Plus rien ne sera jamais comme avant à cause de votre comportement.


Je reste malgré tout une authentique communiste et nombreux sont ceux qui comme moi le sont en dehors du PCF.

Source : http://cocomagnanville.over-blog.com/article33639246-6.html
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Vendredi 10 juillet 2009
Voici un lien d'une vidéo ou trois employés nous expliquent qu'ils viennent d'être licenciés car ils ont refuser de travailler le dimanche !!

Le gouvernement et de plus en plus réactif !!!

http://www.youtube.com/watch?v=pRk1RSWAyUc&eurl=http%3A%2F%2Ftv%2Elepost%2Efr%2F2009%2F07%2F09%2F1613368%5F3%2Dlicencies%2Dpour%2Drefus%2Dde%2Dtravail%2Ddominical%2Ehtml&feature=player_embedded

Source : http://www.ernolsheim.over-blog.com
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Vendredi 10 juillet 2009

Pensées hors de saison : critique de la gauche européenne (Palestine Think Tank)

Hisham BUSTANI

La Gauche, un peu partout sur la planète, est en mouvement : en pleine progression dynamique dans certaines régions, en chute libre dans d’autres. En Amérique du Sud, elle poursuit sa courbe ascendante. Cela est également manifeste dans certaines régions éloignées d’Asie comme le Népal, où les Maoïstes ont réussi à renverser démocratiquement la royauté après des années de révolution armée. (1) Dans certaines régions de l’Inde, la gauche a conquis le pouvoir exécutif. De leur côté, la gauche militante de Colombie (FARC), celle des Philippines ( Parti Communiste Philippin ) et celle du Mexique (EZLN) sont toujours à la fois efficaces et influentes. Pour sa part, la gauche arabe semble repliée dans son cocon, marginale et peinant à se sortir d’une série de crises. (2)

En Europe, cependant, la gauche offre toutes les apparences d’une détérioration continue, beaucoup de ses plus grandes organisations (les partis travaillistes et sociaux-démocrates) ne sont plus de gauche : elles ont adopté des politiques d’économie libérale, rogné les acquis sociaux (santé, éducation, logement), réduit les libertés publiques et embrassé aveuglément la voie américaine – brutale incarnation du capitalisme néolibéral et de son entreprise de subordination du monde par la force. Ce bref essai fait part de quelques réflexions sur la gauche européenne, vue de mon propre point d’observation, à l’est du monde arabe.

L’Europe et sa gauche : deux expressions de la même crise

La crise de la gauche en Europe est une des expressions de la crise de l’Europe elle-même.

Quand on parle de la gauche européenne, il faut spécifier qu’on se réfère à ces groupes et partis encore axés sur un programme socialiste et une certaine justice sociale, c’est-à-dire aux partis communistes d’Europe et à ceux qui se situent à leur gauche. Les partis travaillistes et sociaux-démocrates ne sont plus de gauche, ni en théorie ni en pratique. Certains peuvent être même considérés comme entièrement de droite.

L’Europe était fière d’une longue histoire de libertés, de droits humains et d’états fondés sur le règne des lois, fière d’avoir été en première ligne dans la défense contre le Nazisme et le fascisme, fière d’avoir défait le Nazisme, le fascisme et l’idéologie humainement dégradante qu’ils représentaient, et fière aussi de son modèle économique : un modèle capitaliste, mais assorti de suffisamment de socialisme pour avoir atteint une certaine forme de bien-être social..

Toute cette histoire-là s’est écroulée sous les coups de boutoir des Anglo-américains vers toujours plus de néo-libéralisme. Le programme Reagan-Thatcher de dérégulation-privatisation a eu tôt fait de balayer de bout en bout le vieux continent, dès l’effondrement de l’Union soviétique et du bloc socialiste.

Alors, tandis que Washington se servait du 11 septembre comme prétexte pour anéantir les constantes relativement stables des libertés publiques et des droits humains, l’Europe s’est lancée tête baissée dans la même voie, en promulguant des lois « antiterroristes », en dressant des listes noires, en facilitant les « vols secrets » de la CIA et les enlèvements suivis de livraisons extrajudiciaires de personnes, en mettant à la disposition de cette même CIA des prisons également secrètes, et en opprimant les organisations politiques et les individus de la gauche intransigeante restés fidèles à un socialisme révolutionnaire et persistant à soutenir les luttes de libération dans le monde.

L’illusion de la neutralité des lois et de la « démocratie » de l’état

Un des principaux problèmes de la gauche européenne est qu’elle continue envers et contre tout à nourrir l’illusion que l’état européen, avec sa sécurité et ses corps tant exécutifs que judiciaires, est un état neutre, un état équidistant de toutes ses composantes.

Tout état est l’expression des intérêts d’une classe, l’expression d’un manque de neutralité en faveur de la classe dominante. Compte tenu de ces paramètres, la totalité du processus (des lois aux institutions) est déterminé en fonction des intérêts de cette classe, et le processus devient d’autant plus âpre que la classe dominante est fondamentalement néo-libérale et porteuse d’un projet d’hégémonie transnationale.

La gauche européenne ne veut pas admettre que l’état de droit s’est effondré en Europe et que la classe dont l’état représente les intérêts est en train de l’emporter sur tout cela. Les démocraties bourgeoises au sein desquelles la gauche européenne a fonctionné, en s’arrangeant pour se persuader qu’elles étaient de vraies démocraties ouvertes à des changements réels, n’étaient rien en réalité qu’un système de prévention du socialisme : moins coûteux pour l’état capitaliste que l’affrontement avec des troubles sociaux toujours susceptibles de s’enraciner au coeur de cet « autre pôle » : l’Union soviétique.

Celle-ci disparue, il n’était plus nécessaire de supporter un tel coût. Ces états basés sur les droits civils et le respect des lois ayant cessé d’être profitables, on est en train de s’en débarrasser à une vitesse extraordinaire : en France, de nouvelles lois sur le travail et la sécurité sociale ont jeté dans la rue d’énormes manifestations d’étudiants et de salariés, tandis que des propositions d’amendements constitutionnels en vue de privatiser le système d’éducation en Grèce ont provoqué les mêmes réactions. Au plan des libertés individuelles, les militants de gauche sont quotidiennement arrêtés, traînés devant les tribunaux et condamnés. Dans ce cas sont les procès à répétition faits au militant Bahar Kimyongür et à ses amis en Belgique (3), le procès fait à la Ligue Arabe Européenne (4) et à ses militants Dyad Abou-Jahjah et Ahmad Azzuz (5), les poursuites engagées contre le (nouveau) Parti Communiste Italien (nPCI) et contre les Comités de Soutien à la Résistance – pour le Communisme (CARC) en Italie (6) et la condamnation, au Danemark, des militants qui vendaient des T-shirts au logo des FARC et du FPLP (7 ).

Tous ces exemples prouvent l’accélération de l’intolérance de l’Europe à l’égard d’individus et d’organisations qui soutiennent les luttes de libération et contre l’oppression, qui sont opposés à l’interventionnisme militaire ou politique et à l’impérialisme.

La gauche militante au Pays Basque constitue une exception tranchée et fournit l’illustration de la brutale détérioration des choses en Europe : a – elle est une exception par rapport au reste de la gauche européenne en ce qu’elle maintient sans concessions son militantisme et son radicalisme, sans pour autant perdre son assise populaire, prouvant par là leur absence partout ailleurs. Et b – elle prouve l’intolérance de l’état « démocratique » européen envers tout mouvement dont l’action a pour but de provoquer des changements concrets dans les relations de pouvoir, les structures économiques et le cadre politique dans lequel elles s’insèrent. À l’opposé des autres gauches européennes, la gauche basque est restée militante et anti-système par son insistance à vouloir se détacher de l’état espagnol (les partis qui ont inscrit l’indépendance du Pays Basque à leur programme continuent de recevoir le soutien de 60% de l’électorat), par son insistance à affirmer que l’indépendance n’est possible que dans un modèle socialiste, et qu’à son tour le socialisme n’est possible que si le droit à l’autodétermination est garanti, et finalement, par sa persistance à ne pas condamner la « lutte armée », la considérant donc comme une option valable dans la poursuite d’un cadre démocratique garant du droit à l’autodétermination et à une possibilité réelle de défendre toutes les idées politiques, y compris la création d’un État Basque indépendant, si tel est le voeu de la majorité de ceux qui y vivent. Dans un état démocratique, le droit fondamental à l’autodétermination doit être hautement respecté et maintenu, mais les organisations basques de gauche qui poursuivent un tel but sont tout simplement mises au ban et criminalisées par l’état, au moyen de lois « anti-terroristes » et de toutes les actions offensives que celles-ci permettent, elles sont ostracisées par les organisations politiques « conformes » (y compris par celles dites de gauche).

Le droit, en société capitaliste, est un outil pragmatique, à l’usage sélectif et flexible de la classe dominante. À présent, il ne sert plus de garantie contre les explosions sociales comme ce fut le cas pendant la Guerre Froide et il n’est plus l’incarnation de la liberté et de l’égalité, comme il fut censé l’être au stade initial des révolutions bourgeoises.

Avec le déchaînement des lois « antiterroristes » et des listes noires, on est en train de réécrire le droit européen pour l’ajuster à l’ère nouvelle. La gauche européenne est incapable de s‘opposer à ce processus, puisqu’il est mis en oeuvre par ces mêmes institutions non-neutres (parlements locaux, Parlement Européen, Union Européenne) qu’elle estime constituer un terrain adéquat pour le « jeu démocratique ».

Il serait temps que la gauche européenne comprenne que « droit » et « démocratie » (tels que définis par ses antagonistes) sont des termes et des mécanismes fallacieux. Elle ne peut à la fois jouer à ce jeu truqué et exister en tant que gauche.

Les lois sont des outils mis au service d’un intérêt, d’une valeur ou d’un droit. Elles ne constituent pas une valeur en soi, non plus qu’elles ne sont justes du seul fait d’être énoncées dans un langage mesuré et d’avoir passé par les chicanes du formalisme. Les systèmes de lois reflètent généralement la volonté de la classe dominante ; elles sont l’expression – ou si on veut l’incarnation - de ses intérêts ; elles ne sont pas des évangiles. La gauche ne reconnaît aucune présence ultra-critique (divine par ex, NdT) à propos de n’importe quels textes ou institutions. Pourquoi, alors, se plie-t-elle, en Europe, aux nouvelles règles du jeu capitaliste néo-libéral formulées en termes de lois ?

Une gauche subconsciemment suprémaciste

Le deuxième problème de la gauche européenne est sa tendance à regarder de haut les autres gauches de par le monde et particulièrement dans ce qu’il est convenu d’appeler le Sud. Elle prétend imposer ses vues et sa compréhension à des luttes et à des solutions qu’elle n’apprécie peut-être pas bien, en contradiction évidente avec l’ABC de la dialectique et de l’objectivité.

Elle a déployé de grands efforts pour créer ou sponsoriser des groupes politiquement et idéologiquement subordonnés, remake, dans une mise en scène nouvelle et à moindre échelle, de l’expérience soviétique et des relations jadis entretenues par l’URSS avec les partis de gauche, communistes et autres, un peu partout sur la planète (expérience, on en conviendra, dévastatrice).

Est-il possible de dire qu’il y a des précipitations subconscientes de racisme et de chauvinisme dans les organisations et les individus de la gauche européenne ? Comment expliquer, sinon, sa très forte prise de position en soutien aux énormes manifestations « blanches » qu’ont suscitées, début 2006, les amendements projetés aux lois du travail, alors que la même gauche s’était contentée de considérer avec éloignement les « émeutes basanées » des faubourgs parisiens et autres lieux de France à l’automne de 2005, c’est-à-dire à peine quelques mois plus tôt ? Beaucoup de mes amis européens reconnaîtront qu’il y avait dans cette différence d’attitude un racisme latent.

Ceci est prouvé par un autre exemple encore : la gauche européenne tient à promouvoir sa propre façon de voir le conflit arabo-sioniste et sa « résolution ». Résultat de sa honteuse acceptation des précédentes implantations coloniales dans les vastes territoires peuplés de nations indigènes et néanmoins colonisés par l’Europe de l’Ouest qui sont devenus les États-Unis d’Amérique, le Canada, l’Amérique du Sud, l’Australie, l’Afrique du Sud (pourquoi du Sud seulement ?, NdT), etc., la gauche européenne a du mal à accepter que la seule solution à la colonisation est la décolonisation, et non pas la « naturalisation ».de la colonie. La solution inéluctable et nette à l’occupation nazie de la France fut l’élimination complète de cette occupation, sans tant de questions oiseuses. Il n’en est pas allé de même, à vrai dire, pour l’occupation de l’Afrique du Nord, à la fin de cette Deuxième Guerre Mondiale, comme on l’a bien vu avec l’Algérie (rappelons-nous la honteuse position du P. C. F. vis-à-vis de l’impérialisme français – (8) ), et comme on le voit encore présentement avec la Palestine.

Qu’elle préconise une solution « à deux états » ou une solution « à un seul état démocratique » (seules solutions envisageables à ses yeux), et que, ce faisant, elle néglige complètement les réalités objectives et les mécanismes de l’affrontement, la gauche européenne veut, dans les deux cas, fourguer de force aux Arabes la politique qu’elle désire, à savoir le maintien de la colonisation d’une terre arabe, au titre du « retour légitime du peuple juif dispersé sur sa terre d’origine ». Qu’importe que le caractère mythique du sionisme soit exposé et l’existence même d’un peuple juif vigoureusement remis en question par l’historiographie révisionniste de l’État d’Israël (9), pour les élites dominantes de l’Europe et pour une grande partie de sa gauche organisée, le problème de la Palestine n’est désormais plus une question de juste et d’injuste, ni de colonisation illégitime, ni d’enclave abusive dans la terre de quelqu’un d’autre, ni d’une lutte majeure et même classique avec l’impérialisme occidental et ses diverses manifestations. Non, la Palestine n’est plus, à présent, qu’un conflit « localisé », ne requérant que de bénignes mesures « localisées », des mesures administratives en quelque sorte, à prendre par le gouvernement d’un « état », dans une région mise en pièces par un colonialisme vivant et vibrant. En fut-il ainsi dans la bataille contre le fascisme espagnol il y a 75 ans ? Quoique différent sous certains aspects, ce cas illustre bien le problème. La guerre d’Espagne fut-elle considérée comme un conflit « localisé » ? Où est l’héritage des internationaux qui ont rejoint la révolution palestinienne il y a quelques décennies ? Une sorte d’amnésie semble avoir frappé la gauche européenne dès lors qu’on en vient à la configuration de base d’Israël, un « état » bâti par le capital étranger avec des colons étrangers, sur un sol qui ne leur appartenait pas et contre la volonté de sa population, expulsée en masse.

Les mêmes observations s’imposent dans le cas de la résistance irakienne, la gauche européenne y restant aveugle et sourde à moins que cette résistance ne soit taillée à ses mesures, plutôt qu’en fonction de l’évolution et de l’objectivité. Cette gauche semble dire : « Nous voulons une résistance qui soit progressiste, laïque, non-islamique, sans attaches avec le précédent régime, pour l’égalité des sexes, démocratique et sans ambiguïté quant à ses plans pour le futur. Oh, oui... et de préférence, pour le mariage des gays, sinon, désolés, il nous est impossible de dire que nous soutenons la résistance irakienne. » Eh bien, ce sont des choses que je souhaite aussi, mais à quoi nous sert-il de le souhaiter, si nous ne pouvons pas faire en sorte que cela soit ? La réalité des faits, c’est qu’il y a une occupation illégale et oppressive de l’Irak. Beaucoup d’analystes, dont je suis, pensent que l’Irak est un point de rupture pour Washington et son projet de domination globale, une sorte de Waterloo. Soit nous pouvons nous offrir le luxe d’attendre que la résistance évolue jusqu’à ce que nous la trouvions conforme à nos désirs, soit nous soutenons ceux qui, sur le terrain, combattent cette occupation.

La gauche européenne ferait bien de procéder à un sérieux examen critique de son attitude envers les forces populaires du Sud, qu’elle a la présomption de juger idéologiquement et politiquement inférieures.

L’absence de clarté politique

Le troisième problème de la gauche européenne est son manque de clarté politique.

1 - Sa position par rapport à « l’état » et par rapport aux « lois » est pauvrement définie et conduira à son propre étranglement par la corde des lois néo-libérales, si elle persiste à se positionner à l’intérieur du noeud coulant.

2 – En dépit du fait que la gauche européenne a des traditions de résistance armée (la gauche fut le fer de lance de la résistance armée au nazisme et au fascisme) sa très grande majorité a opté aujourd’hui pour le pacifisme et la non-violence, et est même devenue extrêmement hésitante à soutenir la résistance armée en Palestine, en Irak et au Liban. Comme si la lutte contre un impérialisme armé jusqu’aux dents – notamment de missiles aéro et naviportés – et dépourvu du moindre scrupule ou respect pour la légalité, pouvait être résolue sans violence ! À mon sens, le pacifisme, obiter dictum, est une forme militante de suicide, qui ne fait qu’abandonner de plus en plus de terrain à l’adversaire. De tels mécanismes de lutte ne mènent à rien. Le Nazisme et le fascisme ont-ils été en Europe vaincus pacifiquement ? Ou le lavage de cerveau capitaliste a-t-il réussi à transformer la lutte des classes en problèmes de « société civile », « droits de l’homme », « droits de la femme » ou « droits de l’enfant », bref, en un militantisme hors contexte ?

3 – La Palestine, comme je l’ai dit plus haut est aussi un test révélateur – une sorte de test au papier de tournesol – quand on en vient à poser le problème du manque de clarté politique, sur ce qui constitue un colonialisme d’appellation contrôlée, dans sa forme la plus contemporaine et la plus virulente.

Même les sociaux démocrates (qui ne sont plus « la gauche ») estiment que leur manque de clarté politique et l’abandon de leurs positions d’origine au bénéfice d’une politique néo-libérale sont les causes de leur déclin. Robert Taylor, rendant compte d’une conférence tenue récemment dans le Hertfordshire par les Sociaux Démocrates pour débattre de la crise qu’ils traversent (10), cite l’analyse du dirigeant du Labour Party danois, Wouter Bos, exposée par son auteur à cette même conférence, et qui tourne autour de la résurrection du slogan « Back to Future » (Retour au Futur), plaidant pour un retour à la « « morale des vieux pionniers de la Social Démocratie européenne ». Taylor poursuit : « [ Bos] n’est pas le seul penseur social démocrate en Europe à se demander si son parti n’est pas allé trop loin dans l’adoption du marché, de l’initiative privée, de la liberté du commerce, de la globalisation, de tout-le-pouvoir-aux-choix-personnels en guise de pensée sociale démocratique. Il nous faut reconsidérer les valeurs de base. » Les vieux thèmes de la gauche européenne – redistribution, égalité, protection du travail et justice sociale – doivent être remis à l’ordre du jour.

Taylor dit un peu plus loin que ce qui préoccupe surtout aujourd’hui les Sociaux Démocrates est « l’émergence inattendue de ce qui ressemble à une menace sérieuse en provenance de forces nouvelles sur leur gauche » autrement dit d’une vraie gauche, entité politique plus clairement définie que la Social Démocratie. Mais menacer les Sociaux-démocrates - quoique constituant un signe positif du déclin de leur catastrophique et abusif monopole de représentation de la gauche - ne suffit pas pour incarner une gauche réelle ayant pour but de mettre en question, de défier et d’affronter le capitalisme lui-même avec toutes ses structures de pouvoir, et non juste d’inquiéter l’une ou l’autre de ses sécrétions secondaires. Cependant, ceci conforte mon argument quant à la nécessité absolue de prises de positions politiquement claires si l’on veut atteindre ces buts.

En Europe, l’état « libéral » ressemble de plus en plus à un état policier, où les libertés s’érodent lentement mais sûrement, sacrifiées sur l’autel de la lutte contre le « terrorisme ». En même temps, il ne rencontre que très peu ou pas du tout de résistance organisée de la part d’une gauche qui n’en finit pas de descendre la pente savonneuse des mascarades démocratiques, tout en craignant la répression et la diabolisation de la part de ses adversaires. Il y a gros à parier que l’extrême droite, avec sa rhétorique populiste et dogmatique, sera, de tout ceci, le principal bénéficiaire, tandis que la gauche continuera de languir à la périphérie des enjeux publics.

La gauche a la fonction historique d’être révolutionnaire, claire, objective, critique et internationaliste. D’une façon ou d’une autre, la gauche européenne a abandonné ces valeurs en faveur d’improbables ONG et du jeu truqué et cooptatif d’un processus dit « démocratique », et elle l’a fait tant au niveau des états que de celui de l’Union Européenne. Au lieu de proposer une alternative révolutionnaire, elle s’aligne sur les choix de ceux qu’elle devrait combattre, elle joue selon les règles de leur jeu et n’a pas su, non plus, se débarrasser de son complexe de supériorité raciale à l’égard du Sud. Il serait temps que la gauche européenne se décide à affronter les réalités et la débâcle systémique en fonction d’un programme et d’une analyse révolutionnaire, qu’elle fasse sans tarder retour à un contexte clair et strictement défini. Faute de quoi il ne lui restera pas grand chose en guise d’horizon, avec la très grande possibilité qu’une extrême-droite populo-fasciste remplisse l’espace ainsi laissé vide par une opposition victime d’une sorte de mutation génétique, une opposition qui s’est muée en version soft d’un système brutal ou en souvenir timide d’un passé lointain, transformé en songe creux par l’impératrice Hégémonie.

Hisham Bustani

Le Dr. Hisham Bustani est un écrivain et un militant résidant à Amman. Il est un des membres fondateurs de l’Alliance des Peuples Arabes Résistants, et un membre de son Comité de Coordination. Il est membre également du Comité Exécutif du Forum de la Pensée Socialiste de Jordanie.

L’article a originellement paru en italien dans la revue progressiste Senza Censura (Italie), N°28, Mars-Juin 2009, pages 4-6.

Une version révisée a paru en espagnol, sur le site web Rebelión,
http://www.rebelion.org/noticia.php ?id=83413

Version anglaise
http://palestinethinktank.com/2009/06/26/hisham-bustani-thoughts-out-of-season-critiquing-the-european-left/

SOURCE : Kana’an eBulletin – Volume IX – Fascicule 1938
http://kanaanonline.org/ebulletin-en/?p=200

Traduction Catherine L. pour le Grand Soir : http://www.legrandsoir.info

N.d.T. : La gauche européenne ne se trompe pas et ne se nourrit pas d’illusions. Elle a choisi son camp le jour où elle s’est laissée acheter. Or, quand on signe un pacte avec le diable, il arrive toujours un moment où il faut payer. Ce moment est arrivé.

Ce qu’il ne dit pas et n’a peut-être pas vu, c’est que « le diable », en l’occurrence l’oligarchie US, n’ayant plus besoin de leurs services, compte bien se débarrasser de ces employés–là comme elle s’est débarrassée des autres, grands ou petits, Saddam, Ben Laden ou petits notables ripoux. Et comment s’en débarrasse-t-elle ? Comme d’habitude, en les accusant des crimes et délits qu’elle leur a fait ou laissé commettre. C’est la seule explication aux vagues d’« affaires » qui, ces dernières années, noient littéralement la « gauche » belge (plus ripoux qu’à Charleroi tu meurs) dans sa corruption.

La même chose a commencé en Angleterre et prend les allures d’une avalanche, touchant d’abord exclusivement le Labour, mais commençant tout doucement à s’attaquer aussi aux Tories. (La LRB a demandé au seul travailliste non mouillé – Chris Mullin – de tenir son « journal des affaires » pendant une semaine. Ça fait deux grandes pages. Édifiant.

Notes

(1) http://links.org.au/node/727

(2) http://www.monthlyreview.org/mrzine/bustani191107.html

(3) http://aboujahjah.com/?p=124

(4) http://www.arabeuropean.org

(5) http://www.aboujahjah.com/?p=118

(6) http://www.carc.it/index.php?option=com_content&view=article&id=64&Itemid=28

(7) Au Danemark, la société Fighters + Lovers vend des T-shirts portant notamment le logo des FARC . Une somme de 5 euros est reversée à la guérilla sur chaque vente. Le 13 décembre 2007, la société a été acquittée des charges de soutien à un groupe terroriste par la justice danoise, au motif que l’action du groupe armé ne visait pas à intimider les populations ou à détruire le système économique et politique colombien50. En appel, six des inculpés ont été condamnés pour aide à une organisation terroriste et un septième acquitté. Deux ont été condamnés à 6 mois fermes de prison, 2 autres à quatre mois avec sursis et les deux derniers deux mois avec sursis. Les FARC sont sur la liste des organisations terroristes tant aux États-Unis que dans l’Union européenne depuis 2005

(8) http://www.marxists.org/reference/subject/philosophy/works/fr/defeat-french-humanism.htm

(9) http://palestinethinktank.com/2008/09/02/gilad-atzmon-the-wandering-who/

(10) http://dissentmagazine.org/article/?article=1221

Source : http://www.legrandsoir.info/

Par Tourtaux - Publié dans : Politique - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Vendredi 10 juillet 2009

Moines tués : pas de secret-défense, assure Sarkozy

NOUVELOBS.COM | 10.07.2009 | 06:26

Le président français a dit que le secret-défense ne serait pas opposé aux enquêteurs dans les affaires du massacre des moines de Tibéhirine, en Algérie, et de l'attentat de Karachi, au Pakistan.

Les tombes des moines de Tibéhirine, près de Médéa en Algérie (Reuters)

 

Les tombes des moines de Tibéhirine, près de Médéa en Algérie (Reuters)

 

Nicolas Sarkozy a assuré jeudi 9 juillet que le secret-défense ne serait pas opposé aux enquêteurs dans les affaires du massacre des moines de Tibéhirine et de l'attentat meurtrier de Karachi.
"Il n'y aura pas de secret-défense sur cette affaire", a dit le président français au sujet du massacre des sept religieux français en Algérie en 1996. "Je n'ai accusé personne. Je veux que la vérité soit faite. Il n'y aura pas de secret-défense", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse au sommet du G8 à L'Aquila, en Italie.
Et "sur le terrible attentat de Karachi, pareil", a ajouté Nicolas Sarkozy. L'attentat de Karachi au Pakistan en mai 2002 avait fait 14 morts, dont onze Français travaillant pour la Direction des constructions navales (DCN).

"que la justice dise la vérité"


De nouveaux éléments ont été récemment mis au jour dans les affaires des moines de Tibéhirine et de Karachi, remettant en cause les thèses privilégiées jusque-là et notamment le rôle des forces de sécurité algériennes.
Nicolas Sarkozy a affirmé que ses rapports avec son homologue Abdelaziz Bouteflika n'en étaient pas affectés. "Pourquoi voudriez-vous qu'avec le président algérien mes relations s'en trouvent bouleversées? La justice est saisie, que la justice dise la vérité", s'est-il exclamé. "Moi, je m'en tiens quand même au communiqué, je crois numéro 44, du GIA en 1996 revendiquant l'assassinat des moines", a-t-il dit. (Nouvelobs.com avec AP)
Par Tourtaux - Publié dans : Politique - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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