SYNDICAT CGT DE LA CULTURE DE LA MAIRIE DE PARIS : INCROYABLE MAIS VRAI ! UN ATELIER BEAUX ARTS DE LA VILLE DE PARIS BIENTOT TRANSFORME EN DECHARGE MUNICIPALE

Publié le par Tourtaux

Mercredi 11 février 2015    

 

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                                         Reste à savoir qui va nettoyer

Certains appelleraient ça une performance. D’autres carrément du foutage de gueule. Ce qui est sûr en tout cas c’est que l’atelier Beaux Arts de la rue de la Glacière dans le XIIIème va se transformer en une véritable décharge. On sait au moins qu’elle sera municipale.

C’est une idée qui a germé dans le cerveau toujours fécond de l’artiste quand il se veut contemporain voire (un peu) à l’avant-garde. A l’occasion des prochaines portes ouvertes de l’établissement municipal, les 13 et 14 mars va en effet être organisé un superbe spectacle visuel : « les chutes » un happening comme on dit chez les professionnels de la profession qui consiste à jeter dans un escalier des sacs remplis d’on ne sait quoi. « Il s’agira pour chaque étudiants de lancer un sac de chantier, toutes les dix minutes entre le 3ème et le 2ème étage dans la salle Martin Bissière » prévient la direction de l’école. « Cette action doit pouvoir être envisagée comme un acte artistique » les professeurs pourront à présent en parler aux étudiants

Qu’est ce qu’il y aura dans ces sacs ? Ce sera au choix des performers. Certains pourront mettre de la peinture en boite, d’autres de l’huile en bouteille, d’autres encore des gravats, des plumes, voire plus si affinité. « Moi je vais mettre une poule vivante » s’exclame une étudiante qui a laissé planer le doute sur son exécution. A défaut  de galinacées, elle pourra toujours mettre leur fiente dans son sac artistique. Il parait qu’on en trouve pas mal du côté de l’Hôtel de Ville en ce moment. A mois que ce ne soit la ouate qu’elle préfère (lire ici).

 

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                                                              L'imagination artistique est sans limite

 

Pour trouver ces sacs de chantier, pas de panique tout est prévu « le sac s’achète au BHV dans le sous sol côté emballage. Ils sont vendus par lots. Les élèves peuvent se regrouper pour l’achat » précise l’administration

Chaque lancé de sac sera « filmé et enregistré » précise la Direction des affaires culturelles. « ces actions doivent faire en sorte d’obtenir, un impact visuel ou une transformation du contenu » espèrent les concepteurs. En gros, les sacs doivent pouvoir s’éventrer et tout saloper autour. Une sorte de body painting comme on n’en fait plus.

Mais attention, côté sécurité on est prudent chez nos artistes « il faut que l’espace qui reçoit le sac ne soit pas accessible aux visiteurs ». Et oui, il manquerait plus que de finir assommé après avoir été repeint de la tête aux pieds. Bon, on ne sait pas ce que donnera ce curieux mélange . Enfin si, on commence un peu à s’en douter. « Il faut prévoir une équipe de nettoyage » anticipe déjà le direction.

On ne sait si le bureau des pratiques artistiques ( ?) tutelle des ateliers beaux arts municipaux a prévu de lancer un marché pour embaucher une équipe pour nettoyer ce Tchernobyl artistique, mais vu les restrictions budgétaires en vigueur à la Ville de Paris, on doute qu’il puisse y arriver. Alors les femmes de ménage vont-elles s'en charger ? Ce serait une curieuse conception de l’art qui ne sert qu’à asservir un peu plus le prolétariat non ? Plus dure alors serait la chute.

 

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