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CRIMEE-RUSSIE : QUE CELA PLAISE OU NON AUX POURFENDEURS DE LA RUSSIE, L'ENTREE DE LA CRIMEE AU SEIN DE LA FEDERATION DE LA RUSSIE EST UNE NOUVELLE REALITE GEOPOLITIQUE

Publié le par Tourtaux

Crimée-Russie: la plupart des pays reconnaissent l'adhésion (Tchourkine)

Dossier: L’avenir de la Crimée

Crimée-Russie: la plupart des pays reconnaissent l'adhésion (Tchourkine)
18:21 06/04/2014
MOSCOU, 6 avril - RIA Novosti

L'entrée de la péninsule de Crimée au sein de la Fédération de Russie est un fait géopolitique accompli et la plupart des pays le reconnaissent de facto ou de jure, a déclaré le représentant permanent de la Russie auprès de l'Onu Vitali Tchourkine sur les ondes de la chaîne de télévision russe NTV. 

"C'est une nouvelle réalité géopolitique: la Crimée est entrée au sein de la Fédération de Russie et je ne vois pas la nécessité d'une campagne énergique, la plupart des pays reconnaissant ce fait de facto ou de jure", a répondu M.Tchourkine interrogé par un journaliste par les démarches à entreprendre en vue de la reconnaissance de l'adhésion de la péninsule par la communauté internationale. 

"Certains pays expriment une vive protestation contre [ce fait]. Mais le redressement de cette situation demande du temps. A mon avis, il faut aborder cette question avec calme et continuer d'expliciter notre vision des choses", a conclu l'ambassadeur. 

Un changement de pouvoir s'est opéré le 22 février en Ukraine. La Rada suprême a démis le président Viktor Ianoukovitch de ses fonctions, nommé le président du parlement Alexandre Tourtchinov chef de l'Etat par intérim et réformé la Constitution. M.Ianoukovitch a qualifié ces événements de "coup d'Etat". Moscou conteste également la légitimité des décisions de la Rada.

 

© REUTERS/ Thomas Peter

La Crimée, république autonome à majorité russophone située dans l'est de l'Ukraine, n'a pas reconnu les nouvelles autorités de Kiev. Elle a proclamé son indépendance vis-à-vis de l'Ukraine et la réunification avec la Russie au terme d'un référendum du 16 mars où 96,7% des habitants de la péninsule ont appuyé cette décision.   

La Russie et la Crimée ont signé le traité sur le rattachement de la république de Crimée et de la ville de Sébastopol à la Fédération de Russie le 18 mars dernier, provoquant une levée de boucliers en Occident, notamment aux Etats-Unis.

 

Publié dans Russie

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ESPAGNE : BRISONS LE SILENCE SUR CE QUI SE PASSE

Publié le par Tourtaux

Brisons le silence sur ce qui se passe en Espagne

Astrid Menasanch Tobieson, dramaturge

 

Sous couvert de l’inattaquable excuse de la sécurité, le gouvernement de Mariano Rajoy considère préventivement le manifestant comme dangereux. Il est ainsi automatiquement regardé comme une menace à la loi grâce au nouveau projet législatif de « Sécurité citoyenne » adopté par le conseil des ministres le 29 novembre dernier.


 


Des policiers arrêtent des manifestants lors d’un défilé contre la réforme du droit à l’avortement, le 20 décembre 2013 à Madrid (Andres Kudacki/AP/SIPA)

Metteur en scène et dramaturge, Astrid Menasanch Tobieson travaille entre la Suède et l’Espagne. Elle est membre du groupe de théâtre Sta ! Gerillan. La lettre ci-dessous était initialement adressée aux journalistes suédois et a été publiée le 19 décembre. Avec l’autorisation de l’auteure, la traductrice a pu la retranscrire en français.

Mathilde Rambourg

La lettre d’Astrid Menasanch Tobieson

Bouleversée, je vous écris sous le coup de l’indignation. L’Espagne, dans peu de temps, empruntera le chemin qui mène d’une démocratie ouverte à ce qui risque de devenir une démocratie fasciste et autoritaire.

Je vous écris après les événements qui se sont produits dans le quartier de Kärrtorp à Stockholm (où un groupe néonazi ultraviolent a attaqué une manifestation antirasciste il y a quelques jours).

Je vous écris à propos de qui se trame en Espagne. Je crois en tout cas que la Suède et l’Espagne se ressemblent en un point : l’avancée du fascisme devant l’indifférence de la société. Le 19 novembre, le gouvernement espagnol a approuvé un projet de loi dont le but est d’en finir avec les manifestations et les contestations au régime actuel. La méthode est classique : instaurer le silence grâce à la répression.

Avortement non, sécurité citoyenne oui ?

Le 29 novembre dernier, le Conseil des ministres du gouvernement conservateur espagnol a approuvé le projet de loi « Sécurité citoyenne » qui réforme le code pénal. Le texte, qui réduit les droits et libertés civiles (mais pas celle de faire l’apologie du franquisme) est unanimement rejeté par les mouvements sociaux, les syndicats, l’opposition, les organisations professionnelles comme celles des juges pour la démocratie, l’association unifiée des gardes civils ou la fédération des journalistes d’Espagne.

Alors que le Parti socialiste espagnol a demandé à ses alliés européens de se mobiliser contre le projet de loi réduisant les droits d’accès des femmes à l’avortement, certains se demandent pourquoi il n’a pas entrepris la même démarche sur la loi « Sécurité citoyenne ». Blandine Grosjean

Je vous demande maintenant de l’aide, je vous demande d’informer. Le samedi 14 décembre à Madrid s’est déroulé une des 6 000 manifestations qui se sont organisées cette année en Espagne. Je le répète : une des 6 000.

Ces dernières années, le réseau de protection sociale a été ébranlé : privatisation des théâtres, tentatives de privatiser les hôpitaux, droit du travail ébranlé et transformé depuis sa base, licenciements innombrables, familles chassées de leur domicile, éducation civique suspendue dans les écoles, etc. Et afin de clore une longue liste, le vendredi 20 décembre, le gouvernement a approuvé la réforme du droit à l’avortement.

Ce que l’on a désigné comme une crise économique est, depuis le début, avant tout une crise démocratique. La couverture médiatique en Suède et en France sur la situation en Espagne a été très faible, et son analyse d’un point de vue social, inexistante.

La manifestation qui s’est tenue au pied du Congrès de Madrid le samedi 14 décembre, avait pour but de protester contre une nouvelle proposition de loi : la « ley de Seguridad Ciudadana », loi de Sécurité citoyenne.

Un groupe Facebook : 30 000 euros

Cette loi, qui contient 55 articles et punit autant d’actes différents, prévoit des amendes pour le manifestant, allant de 100 à 600 000 euros. Les infractions ?

  • Pour commencer, toutes les manifestations non-déclarées et prenant place devant le Congrès ou autre édifice appartenant à l’Etat – comme celle qui s’est déroulée samedi 14 à Madrid – seront interdites et la sanction ira jusqu’à 30 000 euros par participant. Cela sera le cas lorsque plusieurs personnes seront considérées comme un groupe.
  • L’interdiction des manifestations non-déclarées s’appliquera également aux réseaux sociaux. Se rassembler en tant que groupe sur Internet, autour d’une opinion, sera sanctionné de 30 000 euros. Créer un groupe, sur les réseaux sociaux ou dans un lieu public, autour de symboles ou de drapeaux, sera interdit : 30 000 euros d’amende.
  • Si dans une manifestation, un citoyen manifeste avec une capuche ou avec le visage couvert : 30 000 euros d’amende.

 


Capture d’écran du Huffington Post espagnol qui montre huit photos prises en 2013, qui ne pourront être diffusées en 2014 (Huffingtonpost.es)

  • Refuser de décliner son identité devant un policier : 30 000 euros.
  • Empêcher un policier de remplir sa fonction : 30 000 euros, ce qui, dans la pratique, signifie que les sit-in comme ceux qui initièrent le mouvement du 15-M en Espagne [ « Les Indignés », ndlr], seront strictement interdits.
  • Déshonorer le drapeau espagnol : 30 000 euros [en France, cet acte est passible de 1 500 euros d’amende, ndlr].
  • Réaliser un dessin satirique, prenant pour sujet, par exemple, un politique, sera interdit.
  • Utiliser des pancartes critiquant la nation espagnole : 30 000 euros.
  • Filmer ou photographier un policier en service : 30 000 euros.
Note de la traductrice

Les dénonciations faites par des policiers bénéficient de la présomption de véracité. Par conséquent, c’est celui qui fait l’objet de l’accusation qui devra démontrer la non-véracité de ce qui est avancé par les agents. Le système d’accusation fonctionnait ainsi également sous la dictature franquiste.

Selon l’écrivain Javier Marias, c’est une négation de la justice : cela revient à condamner directement l’accusé car il sera incapable de démontrer qu’il n’a pas pas commis l’acte dont on l’accuse puisque l’on part de la base que si, il l’a fait. Il sera d’autant plus difficile à l’accusé d’apporter des preuves à cause de la loi qui interdit de photographier ou de filmer des agents de l’ordre.

Et la liste n’est pas exhaustive. Dans tous les cas, le témoignage d’un policier ou d’un agent de sécurité sera suffisant pour infliger une amende au citoyen.

D’aucuns peuvent par conséquent se demander : l’Espagne fait-elle face à un mouvement de manifestations violentes ? Eh bien non. Le chef de la police Ignacio Casido a déclaré que ces 6 000 manifestations sont jusqu’à ce jour le mouvement le plus pacifique de l’histoire de l’Espagne.

Il n’y a pas si longtemps, l’Espagne était encore une dictature. Il n’y a pas si longtemps non plus que la guerre civile a eu lieu. Tous les débats sont politiques. Informer d’un événement est un acte politique. Ne pas le faire est un acte politique. Le silence est, au plus haut point, un acte politique. Le choix de garder le silence se fige dans la mémoire des générations. Cette loi néofasciste qui va être votée n’est pas sans lien avec la montée des fascismes en Europe. Cela nous concerne tous.

Je m’adresse à tous les journalistes, aux éditorialistes en France. Vous qui détenez l’espace médiatique. Je vous demande sincèrement de briser le silence vis-à-vis du régime qui est en train de s’imposer en Espagne.

Je vous demande de commencer à informer. Je vous demande de soutenir la liberté d’expression avec vos articles et vos apports au débat, je vous demande d’y apporter des analyses rigoureuses et profondes. Informez ! Informez sur tout !

Publié dans Europe

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BEZIERS : DISCOURS DU COMMUNISTE AIME COUQUET LORS DU 1er CONSEIL MUNICIPAL : RESISTANCE ! RESISTANCE !

Publié le par Tourtaux

BÉZIERS 1er CONSEIL MUNICIPAL : RÉSISTANCE ! RÉSISTANCE !

Publié le 05/04/2014 à 10:36 par bezierspcf Tags : lutte front de gauche pcf beziers robert menard béziers

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 Discours d'Aimé Couquet prononcé en tant que président de la séance d'investiture du nouveau Conseil municipal de Béziers, jeudi 4 avril 2014 : 

 

Mesdames, Messieurs,

 

Ce n'est pas de gaieté de cœur que je préside cette séance d'installation du nouveau Conseil Municipal et l'élection du Maire, pour deux raisons principales.

 

La première est personnelle. J'avais 39 ans quand j'ai été pour la première fois élu à la municipalité au service de la population. 31 ans déjà ! Le temps passe mais on peut toujours compter sur moi pour faire entendre dans cette assemblée, à ma façon, la voix des travailleurs, des familles modestes, de tous ceux qui ont à souffrir des dégâts de cette société capitaliste de plus en plus inhumaine.

 

La deuxième raison est politique. C'est l'installation à Béziers d'un nouveau Maire qui tout en flirtant avec Jean-Marie et Marine Lepen, veut cacher son obédience avec le Front National. Si ce n'est pas le cas, je lui propose, pour plus de clarté, de se désolidariser des membres de sa liste encartés au Front National qui par son histoire et sa composition n'est pas un parti politique comme les autres.


Il est vrai que son OPA sur le beffroi a été facilité par un ras le bol général des Biterroises et des Biterrois envers les 19 ans de gestion de la ville par l'UMP. De plus, leurs responsables, au gré des élections successives ont jeté des passerelles entre les électeurs du FN et de l'UMP. Retour du boomerang, cette fois-ci ce sont les électeurs de droite qui ont franchi dans l'autre sens les passerelles, pour aller rejoindre tout naturellement l'extrême droite. S'est ajouté à la réalité du déclin de la ville, les méfaits des gouvernements successifs de droite et PS-Écologistes. Sur ce terreau, en faisant jouer certaines peurs moyen-âgeuses, le candidat de l'extrême droite camouflée, a eu la capacité d'apparaître comme un homme neuf.

 

Mais, républicain, je respecte, les 47% d'électeurs Biterrois qui lui permettent de devenir, à la majorité relative, le 1er magistrat de notre ville. Cela ne m'empêchera pas, dans l'opposition, d'être très vigilant et d'intervenir publiquement, comme je sais le faire, pour défendre avec mes amis, les intérêts des habitants. D'ailleurs, à cet effet, Monsieur le futur-Maire, j'ai une proposition à vous faire. Pendant la campagne électorale, vous avez fait de la baisse des impôts locaux votre cheval de bataille. Vous l'avez considérée comme indispensable et urgente. Voilà une occasion de tenir votre promesse. Dès la prochaine séance du Conseil Municipal, sera certainement inscrit à l'ordre du jour, le vote des taux des taxes communales foncières et d'habitation. Il ne vous reste plus qu'a proposer leur baisse.

 

Enfin, j'ai mal au cœur. C'est grave que dans la ville des Cathares, de Casimir Peret, de Jean Moulin, des Joseph Lazare et Paul Balmigère, où les habitants ont toujours montré leur ouverture d'esprit, bien accueilli les immigrés, ont toujours lutté et résisté aux envahisseurs, nous nous retrouvions dans cette situation.

 

Ami, entends-tu le vol des corbeaux sur nos plaines,
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?

 

Ohé, partisans, ouvriers, paysans, C'est l'alarme.

 

Résistance ! Résistance !

 

Béziers, le 4 avril 2014, Aimé COUQUET


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MIDI LIBRE 05/04/14

 

Publié dans Politique

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TABLE RONDE 2014.04.06 DORTIGUIER TAHHAN SUR LE REMANIEMENT MINISTERIEL

Publié le par Tourtaux

 

Table ronde 2014.04.06 Dortiguier Tahhan sur le remaniement ministériel

 

 

Publié dans Politique

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L'EMPIRE US NE VA PAS APPRECIER : DANIEL ORTEGA, LE PRESIDENT PROGRESSISTE DU NICARAGUA A CONCLU UN ACCORD AVEC LA RUSSIE POUR MODERNISER L'ARMEE

Publié le par Tourtaux

Nicaragua: moderniser l'armée à l'aide de la Russie (Ortega)

Daniel Ortega
11:24 06/04/2014
MEXICO, 6 avril - RIA Novosti

Le Nicaragua modernisera son armée à l'aide de la Russie, les deux pays ayant conclu une série d'accords de coopération, a déclaré le président de ce pays latino-américain Daniel Ortega lors d'une rencontre avec des responsables militaires.  

Le Nicaragua et la Russie ont signé pendant la présidence de Dmitri Medvedev (2008-2012) plusieurs accords portant sur la coopération économique, sociale et militaire, a rappelé le président. "Ces accords doivent favoriser la stabilité, la sécurité, et la paix dans notre pays ainsi que contribuer au renforcement et à la modernisation de notre armée", a souligné Daniel Oertega. 

Selon le portail El 19 Digital, M.Ortega a expliqué que le matériel de combat dotant l'armée vénézuélienne, vieux de plusieurs décennies, était déjà désuet.

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, avait antérieurement annoncé que la Russie envisageait d'augmenter le nombre de ses bases militaires à l'étranger, ajoutant que les négociations appropriées étaient menées avec le Vietnam, Cuba, le Venezuela, le Nicaragua, les Seychelles et le Singapour. Le vice-ministre de la Défense, Alexandre Antonov a ensuite précisé que la Russie et les pays d'Amérique latine n'examinaient que la logistique des navires russes dans une série de ports d'outre-Atlantique. 

Les autorités nicaraguayennes ont de leur côté expliqué que la constitution du pays n'autorisait pas le déploiement de bases militaires étrangères sur son territoire.

 

Publié dans Les Amériques

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