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LA SYRIE COUPEE D'INTERNET : LE MINISTRE SYRIEN DE L'INFORMATION ACCUSE LES TERRORISTES

Publié le par Tourtaux

La Syrie rayée de la carte d'Internet

Créé le 29/11/2012 à 20h11 -- Mis à jour le 29/11/2012 à 20h16
Courbe du trafic internet en Syrie, interrompu à 12h26 locale, le 29 novembre.

Courbe du trafic internet en Syrie, interrompu à 12h26 locale, le 29 novembre. RENESYS

TECH - Le pays se trouve isolé, à la fois pour les trafic entrant et sortant...

A 12h26 locale jeudi, l'Internet s'est éteint pour des millions de Syriens. «Les 84 blocs d'adresses IP en Syrie ne peuvent plus être atteints, privant de fait le pays d'internet», a expliqué la société informatique américaine Renesys. De l'extérieur, des sites syriens comme tishreen.info sont également inaccessibles.

Ce n'est pas la première fois que cela se produit dans le pays. En général, les pannes précèdent des repressions violentes des forces gouvernementales. Mais jusqu'à présent, les blackouts, indentifiés sur Twitter par #SyriaBlackout, ne duraient que quelques heures.

Pour l'instant, on ignore l'origine de la panne. «C'est la première fois que le phénomène est à ce point centralisé. Nous essayons de déterminer son origine, savoir si quelqu'un a délibérément débranché la prise ou s'il s'agit d'un problème technique», a expliqué à Wired le patron de SecDev, qui travaille avec les groupes d'opposition.

Le gouvernement syrien a imputé cette panne à des «terroristes», terme par lequel il désigne les rebelles tentant de renverser le président Bachar al Assad.

 

Les lignes téléphoniques fixes également touchées

 

Comme en Egypte, le régime syrien a vraisemblablement la capacité, via un contrôle des FAI et un réseau très centralisé, d'éteindre les canaux principaux et d'isoler le pays. Mais la situation est différente en Syrie. La présence en ligne du gouvernement est bien plus importante que celle des autres pays du Printemps arabe. En clair, même si Internet aide les rebelles à se coordonner, il sert aussi d'outil de propagande à Assad et le bloquer trop longtemps n'était pas, jusqu'ici, dans son intérêt.

Alors que les rebelles ont gagné du terrain ces dernières semaines, la situation est moins claire sur le front des communications téléphoniques. Selon des habitants, les lignes fixes et mobiles ne fonctionnent plus que sporadiquement.

En Egypte, plusieurs initiatives, de Google et de Twitter, notamment, avaient permis d'offrir une solution de fortune aux internautes, qui pouvaient communiquer avec le monde extérieur via ligne fixe ou satellite. Contacté par 20 Minutes pour savoir si une telle solution serait déployée pour la Syrie, les deux entreprises n'ont pas encore répondu.

P.B.

http://www.20minutes.fr/monde/syrie/1052910-syrie-rayee-carte-internet

Syrie coupée d'Internet: les autorités accusent les terroristes (médias)

Dossier: Situation politique en Syrie

21:29 29/11/2012
MOSCOU, 29 novembre - RIA Novosti
Le ministre syrien de l'Information Omran al-Zaabi a accusé jeudi les terroristes d'avoir coupé la Syrie d'Internet, rapportent les médias syriens.

"Ce n'est pas vrai que l'Etat a débranché l'Internet. Les lignes d'internet ont été la cible d'une attaque des terroristes qui les ont coupées dans plusieurs régions", a indiqué M.Al-Zaabi cité par la chaîne de télévision Al-Ikhbariya.

La société américaine de veille du trafic internet Renesys a rapporté jeudi que les 84 blocs syriens d'adresses IP inscrits dans la table de routage globale étaient inaccessibles depuis 10h26 UTC (12h26 à Damas), ce qui signifie que la Syrie est complètement coupée d'Internet.

 

http://fr.rian.ru/world/20121129/196771353.html

Publié dans Lutte des classes

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EQUATEUR : LES DIX AXES D'UNE REVOLUTION EN MARCHE

Publié le par Tourtaux

La Havane. 22 Novembre 2012

ÉQUATEUR
Les dix axes d'une révolution
en marche

 

Laura Bécquer Paseiro


LE président Rafael Corresa est candidat à un nouveau mandat de quatre ans aux élections prévues le 17 février prochain après avoir été investi officiellement par son parti Alianza Pais (AP). Ainsi, le mouvement qui sert de plateforme politique à la Révolution citoyenne, le concept proposé par Correa en 2007, entend assurer la continuité du processus social que vit ce pays d’Amérique du Sud. L’Allianza Pais a également annoncé le nom du candidat à la Vice-présidence : Jorge Glas qui était, jusqu’à présent, le ministre des Secteurs stratégiques.

Ils travailleront de concert au projet visant à combattre la pauvreté dans leur pays à travers la redistribution des richesses, comme ils l’ont affirmé lors de la Convention nationale de leur parti.

Devant des milliers de partisans, le président a déclaré que des progrès ont été accomplis en ces cinq dernières années, mais qu’il reste encore beaucoup à faire, et que « seul le pouvoir politique en fonction des grandes majorités nous permettra de changer cette réalité afin que cet État bourgeois au service d’un petit nombre, devienne un véritable État populaire aux services des plus pauvres ».

En plus des cinq axes du projet initial, le chef d’État a ajouté cinq axes supplémentaires. Il s’agit de dix objectifs (ou révolutions) qui s’inscrivent dans le cadre du programme social en marche dans ce pays.

Révolution constitutionnelle et démocratique : après l’approbation puis la mise en vigueur de la Constitution de Montecristi, « adoptée à une majorité écrasante par le peuple équatorien en 2008 », et qui a jeté les bases pour la construction d’un nouveau pays, il s’agira de lancer la rédaction des lois en suspens sur les Terres, l’Eau et la Communication.

Révolution économique, productive et du travail : diversifier le modèle de production et changer le modèle d’accumulation de la production. « Notre système est complètement différent de celui que nous avons trouvé à notre arrivée au gouvernement. Notre pays n’est plus gouverné en fonction du FMI mais en fonction des besoins de la citoyenneté, à partir de l’État », a signalé le président.

Les troisième et quatrième objectifs concernent la Révolution sociale et éthique, ainsi que la lutte contre la corruption à tous les niveaux.

Le chef d’État a souligné qu’à tous ces programmes s’ajoute également une Révolution souveraine, dans le cadre de l’unité de la Grande Patrie. Ce point vise à renforcer la gestion des organismes d’inclusion latino-américaine comme l’Union des Nations d’Amérique du Sud (UNASUR) et la Communauté des États Latino-américains et des Caraïbes (CELAC).

Révolution environnementale : s’engager sur la protection de l’environnement. Améliorer les carburants, promouvoir l’usage d’appareils plus efficaces, des moyens de transport alternatifs non polluants, pour une révolution urbaine, écologique et culturelle. « Nous ne voulons plus d’une urbanisation marginale, qui a fait tant de mal, surtout aux plus pauvres du pays », a dit Correa.

Réforme de la Justice : approfondir les changements institués au sein du système judiciaire après l’approbation du référendum de mars 2011. Autrement dit : « inaugurer véritablement la justice ».

Les axes de la Révolution citoyenne sont en marche vers la libération sociale, qui passe par la transformation radicale des vieilles structures sociales et économiques de la société équatorienne.

 

http://www.granma.cu/frances/notre-amerique/22novi-Les%20dix.html

Publié dans Les Amériques

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PAS EN NOTRE NOM !!!

Publié le par Tourtaux

Pas en notre nom !!!

jeudi 29 novembre 2012 - 18h:19

Robert Fisk

Nous, Occidentaux, avons créé le précédent quand il s’agit de « dommages collatéraux », à présent, les Israéliens nous sortent la même vieille excuse.

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Les amis et la famille de Hamdi al-Falah lui font leurs derniers adieux lors de son enterrement dans la ville d’Hébron en Cisjordanie occupe, le 20 novembre. Al-Falah a été assassiné par l’armée israélienne durant une manifestation de solidarité avec Gaza deux jours avant - Photo : Mamoun Wazwazi/APA

Trop c’est trop. Maintenant nous avons même le Ministre de « l’Infrastructure Nationale » Uzi Landau – un de mes larbins favoris dans le gouvernement israélien – qui parle de « dommages collatéraux » et justifie le bombardement de la station de radio du Hamas. Elle pourrait servir pour transmettre des instruction militaires, dit-il.

N’est-ce pas exactement ce que notre cher « Lord Blair de Kut al-Amara »* – maintenant, je suppose qu’il faut dire « Lord Blair de la Terre Promise » – a dit après que l’ONU eut bombardé la station de télévision serbe à Belgrade, et que l’ONU, elle aussi, déraillait sur les « dommages collatéraux ».

Nous, Occidentaux, avons installé le précédent dans l’ex-Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak – trains, ponts, stations de TV, fêtes de mariages, immeubles d’appartements civils, j’en passe : et maintenant les Israéliens peuvent nous suivre à la trace et produire, chaque fois que nécessaire, la même vieille liste d’excuses que nous avions inventée pour l’ONU. Marrant comme ils s’en tirent tous. Lord Blair, dont les 92 vols en classe affaires pour la Terre Sainte ont produit une paix au-delà de toute paix, est maintenant en train de dire que c’est dans l’intérêt de chacun d’avoir une trêve – son visage n’a-t-il pas quelque chose d’un squelette ou est-ce mon imagination ? Et une trêve, je suppose que nous l’aurons, mais 100 Palestiniens et trois Israéliens morts trop tard. Mais tout cela en vaut-il la peine ? Le meurtre par Israël du dirigeant militaire du Hamas Ahmed al-Jaba’ri n’était-il pas conçu pour fournir une excuse au bombardement de tous ces nouveaux missiles acquis par le Hamas ?

Le vieux et sage hibou israélien Uri Avnery (89 ans) pense que c’est justement le piège dans lequel le Hamas est tombé en lançant sa grotesque attaque de roquettes « Portes de l’enfer » pour venger la mort de Jaba’ri. Toute l’opération « Pilier de Défense » visait à détruire l’armement du Hamas – pas les roquettes, largement inefficaces, en elles-mêmes.

N’est-ce pas la raison pour laquelle Israël a donné à son opération le nom qu’elle a ? En dépit de notre répétition constante de « Opération Pilier de Défense », des amis Israéliens me disent que la traduction correcte de l’hébreu pour cette guerre en difficulté est « Opération Colonne de Nuage ». Ce qui semble beaucoup plus logique. Puisque cela vient du Livre de l’Exode (13 :21) - « Et le Seigneur les précéda tout le jour, dans une colonne de nuage, leur montrant le chemin. »

Je me demande si le ridicule William Hague [Min. des Aff. Etr. Britannique depuis 2010] s’est rendu compte qu’il accomplissait l’Oeuvre de Dieu quand il a donné son appui à ce bain de sang.

Ce qui m’amène à un autre petit problème. Une des nouvelles directives de la guerre est la suivante:Israël tue des « terroristes » à la pelle tout en faisant énormément de « dommages collatéraux » sur des innocents – et le monde enrage à nouveau contre Israël. Pourtant, le régime syrien ne tue-t-il pas des Syriens innocents par milliers chaque mois ? Où sont les manifestations de masse, le vent de la vengeance contre Bachar al-Assad ? Quelle hypocrisie ! Mais bien sûr, c’est en soi une hypocrisie. Nous connaissons le bon vielles règles de Hama en Syrie [http://fr.wikipedia.org/wiki/Hama] ; personne ne nous demande de les suivre. Et comparer la brutalité d’Israël avec celle du régime Assad c’est jouer le bon vieux jeu de Lord Blair : nous n’avons pas été parfaits en Irak, mais nous n’avons pas été aussi mauvais que Saddam.

Non. Israël se revendique des mêmes valeurs que l’Occident supposé moral. Il dit qu’il combat le « terrorisme » en notre nom autant qu’au sien. Il dit qu’il combat comme nous. Il joue selon nos règles occidentales. Nous sommes tous des Israéliens maintenant ; c’est ce que nous sommes censés dire. Le Hamas est notre ennemi, comme il est celui d’Israël. Et donc – car c’est la conséquence logique - nous aussi devons être contaminés par les crimes de guerre des pilotes israéliens. Selon moi, c’est là la raison pour laquelle nous protestons contre Israël. L’Opération Pilier de Défense ne doit pas être perpétrée en notre nom.

Note : * Bataille de la Campagne de Mésopotamie (14-18) lourdement perdue par les Britanniques assiégés par les Ottomans.

* Robert Fisk est le correspondant du journal The Independent pour le Moyen Orient. Il a écrit de nombreux livres sur cette région dont : La grande guerre pour la civilisation : L’Occident à la conquête du Moyen-Orient.

22 octobre 2012 - The Independent - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.independent.co.uk/voices...
Traduction : Info-Palestine.eu - Marie Meert

 

http://www.info-palestine.net/spip.php?article12920

Publié dans Palestine

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DIX AFRICAINS FUSILLES POUR L'EXEMPLE PAR LA FRANCE COLONIALISTE

Publié le par Tourtaux

LES CRIMES DE LA FRANCE COLONIALISTE

La répression sauvage mais la lutte continue

« …les indigènes de l’Atacora n’avaient pas épuisé toute leur capacité de résistance dans les combats livrés au début de l’année dernière et l’agitateur GABA qui trouva la mort en Avril 1917 eut aussitôt un continuateur et un vengeur dans la personne de son frère OROGOROGOU dès le mois de décembre cet indigène faisait circuler un coussin de guerre , ordonnait des sacrifices, multipliait des allées et venues..Informé de ces menées le commandant SCALIER fit arrêter les plus notoires de ses partisans et de ses complices et, décidé à faire un exemple, terrible, il ordonna l’exécution sommaire et sans jugement de dix d’entre eux qui furent passés par les armes près du pont de TANGUIETA le 11 Avril dernier à sept heures du matin… » ( Extrait d’une lettre du Gouverneur Général à DAKAR au Ministre des Colonies à Paris en date du 15 -8-1918)

En 2012, cela fait 94 ans que cet acte odieux a été exécuté. Puis la nuit de l’oppresssion est tombée sur l’Atacora et sur les valeureux combattants de la liberté. Avec l’indépendance, la nuit de la trahison est tombée sur leurs corps à côté du pont de TANGUIETA. Notre amitié avec le peuple français ne peut pas se fonder sur le reniement aux valeurs universelles du respect de la vie et de la liberté. Je voudrais que vous ayez une pensée pour ces assassinés du pont de TANGUIETA et pour tous ceux qui ont été assassinés dans leur combat pour la liberté et l’indépendance de notre pays.


http://benin-temoignages.hautetfort.com/archive/2012/11/18/les-crimes-de-la-france-colonialiste.html

Publié dans L'Afrique en lutte

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TUNISIE : A SILIANA, A L'APPEL DU SYNDICAT UGTT, C'EST A COUPS DE CAILLASSES QUE LA REVOLTE DES PAUVRES AFFRONTE LES FLICS QUI LES TIRENT AUX FUSILS DE CHASSE FAISANT DES DIZAINES DE BLESSES

Publié le par Tourtaux

 

Emeutes à Siliana, le chaudron social tunisien explose

Thierry Brésillon

Journaliste
Publié le 29/11/2012 à 14h34

Affrontements violents mardi à Siliana (Nawaat.org)

 

La ville de Siliana (à l’ouest de la Tunisie, à 127 kilomètres de Tunis) a vécu mardi et mercredi deux journées de manifestations violemment réprimées par la police, qui a blessé des dizaines de personnes à l’aide de chevrotines.

Une manifestation pacifique avait été organisée mardi par la centrale syndicale tunisienne UGTT, réunissant des milliers de citoyens. Les revendications en étaient : le départ du gouverneur Ahmed Ezzedine Mahjoub (Ennahdha) jugé incompétent et la mise en place de projets de développement dans la région.

Ahmed Chafii, le secrétaire général adjoint de l’UGTT à Siliana, explique les motivations de sa centrale au site indépendant tunisien Nawaat.org :

« On n’arrive plus à dialoguer avec le gouverneur, on veut son départ. On veut surtout la création de l’emploi et la mise en place de projets de développement dont la priorité serait la construction d’infrastructures. A Siliana, on a 6600 chômeurs (enregistrés) dont 4000 ont des diplômes de l’enseignement supérieur Nous voulons aussi la libération des manifestants détenus depuis le 26 avril dernier et qu’il y ait justice ».

Sur Nawaat.org, la journaliste Lilia Weslaty donne la toile de fond économique et sociale de ces événements.

Le site Nawaat.org poursuit le récit des événements :

« Devant le gouvernorat, la situation a dégénéré à la suite de jets de pierres. Les forces de l’ordre ont réagi contre les manifestants en utilisant des bombes de gaz lacrymogène, mais aussi des balles de plomb -utilisées pour la première fois en Tunisie- de la société italienne NobelSport. »

Incidents de Tunisie mardi, source : Nawaat.org

David Thomson, correspondant de France 24, et Hamdi Tlili, son fixeur tunisien, ont été blessés par un tir de chevrotine, dans les jambes pour l’un, dans le dos pour l’autre.

« Ça fait deux ans que je couvre des manifestations en Tunisie et je n’ai jamais vu un usage de la force aussi disproportionné. Il n’y avait aucune retenue. La ville de Siliana est en feu ! ». C’est ce que David Thomson a déclaré à Radio Kalima, une radio indépendante en Tunisie.

Selon des sources hospitalières, 265 manifestants ont été blessés suite aux affrontements qui ont éclaté entre forces de l’ordre et manifestants.

 


Victimes des tirs de chevrotine de la police à Siliana (Tunis14.tn)

 

Ils souffraient d’impacts de chevrotine de petit calibre, de contusions, de fractures et de coupures. Dix-neuf personnes ont été éborgnées ou aveuglées par les tirs et ont été transférées à la clinique ophtalmologique de Tunis

Selon le quotidien gouvernemental La Presse, à l’hôpital de Siliana, « En manque total de médicaments contre la douleur type Doliprane, Adol, Dialgesic ».

Accusations réciproques

Dans l’ensemble Ennahdha met en cause une provocation organisée par l’UGTT et les partis de gauche, notamment Chokri Belaid (Front populaire).

Selon le site tunisien DirectInfo, Ennahdha a affirmé, mercredi, que les habitants de Siliana ont été contraints, sous la menace et la peur, à observer une grève générale.

Dans un communiqué publié en réaction à l’escalade des tensions à Siliana durant les trois derniers jours, le Mouvement Ennahdha appelle

«  au calme, à déterminer la responsabilité de chacun et à donner à l’administration et aux autorités régionales et centrales la possibilité de stopper les affrontements et de réaliser les revendications légitimes du gouvernorat  ».

Le Mouvement met en cause «  des parties étrangères au gouvernorat qui ont dévié les revendications légitimes au développement et à l’emploi pour attaquer l’Etat et ses symboles, rejeter le dialogue avec les responsables régionaux et conduire les événements vers des affrontements sanglants avec les forces de l’ordre  ».

 


Affrontements violents mardi à Siliana (Tunis14.tn)

 

Cette théorie du complot est développée sur d’autres sites d’info tunisiens, avec des détails comme le fait que les pierres jetées sur les policiers auraient été « importées » de l’extérieur... Selon le gouverneur de Silana :

« La municipalité est en train de travailler dur à nettoyer les rues des pierres importées, oui je dis bien importées et non pas des pierres de Siliana »

A l’opposé, le leader Le local de la centrale UGTT dit avoir été agressé par des personnes appartenant à Ennahdha.



L’élu d’opposition Iyad Dahmani (TunisVision)

Pour sa part, Iyedh Dahmani, député d’opposition, élu de Siliana a entamé mercredi une grève de la faim

 

http://blogs.rue89.com/tunisie-libre/2012/11/29/emeutes-siliana-le-chaudron-social-tunisien-explose-229065

Tunisie : violents affrontements dans la ville de Siliana

LE MONDE | 29.11.2012 à 12h43 • Mis à jour le 29.11.2012 à 12h43 Par Isabelle Mandraud
 

Pierres contre chevrotine. Les blessés se comptent par dizaines à Siliana, une ville agricole située à 120 kilomètres au sud-ouest de Tunis, théâtre de violents affrontements depuis deux jours entre les habitants et la police, qui a ouvert le feu avec des fusils de chasse. Une troisième journée de grève générale devait être organisée, jeudi 29 novembre, à l'appel de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), la puissante centrale syndicale. Dans un communiqué, mercredi, le gouvernement d'Hamadi Jebali, le premier ministre issu du parti islamiste Ennahda, a déclaré suivre la situation "avec préoccupation".

Des manifestants brûlent des pneus, mercredi 28 novembre, à Siliana.

Le conflit s'est noué entre le gouverneur de la région nommé il y a plusieurs mois, Ahmed Ezzine Mahjoub, et une partie de la population, harassée par les difficultés quotidiennes et par une situation économique difficile. Il témoigne aussi d'une tension de plus en plus évidente entre l'UGTT, qui a joué un rôle central dans le soulèvement contre l'ancien régime de Zine El-Abidine Ben Ali, et les islamistes parvenus depuis au pouvoir. "Ennahda impose des gouverneurs qui travaillent comme des militants, sous les ordres du parti", dénonce Sami Tahri, membre du bureau exécutif de l'UGTT.

Lundi, les premiers heurts ont commencé après une nouvelle altercation entre les autorités locales et une syndicaliste. Une étincelle de plus qui a enflammé Siliana, "privée de moyens", où le chômage concerne près d'un jeune sur deux. Les habitants réclament également la libération de quatorze personnes détenues depuis plus d'un an, pour des violences commises en avril 2011, et toujours en attente de jugement.

"Les gens ont patienté longtemps et ils se sont soulevés", résume Ahmed Chaffaï, secrétaire général de l'Union régionale du travail. L'intervention du gouverneur sur une chaîne de télévision nationale, où il a laissé entendre que la contestation

était organisée "avec des pierres importées", n'a pas contribué à apaiser les esprits.


"PLUS DE "DÉGAGE !", CE GOUVERNEUR NE BOUGERA PAS"


Face aux barrages enflammés dressés dans les rues et aux jets de pierres des manifestants, la police, qui a reçu le renfort de la garde nationale, a alors riposté avec des gaz lacrymogènes et des fusils de chasse utilisés... faute d'armes non létales ! Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que ce type d'armes, est employé. Devant l'ambassade des Etats-Unis, attaquée à Tunis le 14 septembre, Le Monde avait pu constater que le sol était jonché de chevrotine.

Selon le syndicaliste Ahmed Chaffaï, le nombre de blessés à Siliana s'élevait, mercredi soir, à 271, dont 17 transférés vers Tunis après avoir reçu des plombs en plein visage. Des photos ont circulé sur les réseaux sociaux. Des journalistes ont été également touchés, dont le correspondant de France 24, David Thomson, blessé aux jambes. "L'hôpital de Siliana était débordé", témoigne-t-il.

Les protestataires, qui réclament la démission immédiate du gouverneur, maintiennent la pression. "Quinze fois, j'ai appelé le ministère de l'intérieur pour dénoncer la situation, en vain. Devant ce manque de dialogue, je n'ai pas d'autre choix que de me mettre en grève de la faim", annonce Iyed Dahmani, député du parti Al-Jomhouri (opposition). "Ça me rappelle Redeyef", poursuit-il, en citant le mouvement de protestation du bassin minier de 2008, précurseur du soulèvement, deux ans plus tard, contre l'ancien régime.

"Les habitants ont crié "dégage" au gouverneur, mais que ce soit bien clair, il n'y aura plus de "dégage", ce gouverneur ne bougera pas, quitte à ce que je quitte le pouvoir avant lui", s'est agacé le premier ministre Hamadi Jebali, sur une radio tunisienne. Le gouvernement tente d'éviter l'essor d'un mouvement commencé il y a plusieurs mois déjà. En octobre, à Sidi Bouzid, berceau de la révolution, le nouveau gouverneur avait dû être remplacé après des semaines de tensions.


http://www.lemonde.fr/tunisie/article/2012/11/29/tunisie-violents-affrontements-dans-la-ville-de-siliana_1797753_1466522.html

Publié dans Lutte des classes

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