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ARCELORMITTAL FLORANGE : CA SENT L'SAPIN POUR L'ELEPHANTEAU MONTEBOURG LARGUE PAR SES POTES DE LA GOUVERNANCE PS. LE MAIRE SOCIALISTE DE FLORANGE SEPTIQUE !!

Publié le par Tourtaux

Florange, un camouflet pour Montebourg

Par Fabienne Cosnay

Publié le 1 décembre 2012 à 17h40 Mis à jour le 2 décembre 2012 à 09h57

Florange, un camouflet pour Montebourg

© REUTERS

 

Désavoué par Matignon, le ministre "reste à son poste de combat".

 

La phrase. Jean-Marc Ayrault a salué samedi l'action d'Arnaud Montebourg, "qui n'a pas ménagé sa peine" pour tenter de trouver une solution pour le site sidérurgique de Florange. Le Premier ministre souligne que les efforts du ministre du Redressement productif ont contribué "à créer un rapport de forces favorable à la conclusion de l'accord" entre le gouvernement et ArcelorMittal. Pour lire le communiqué en PDF, cliquez ici.

 

Au gouvernement "tout le monde a la pêche"

© Maxppp


Le contexte. Ce communiqué de Matignon intervient quelques heures après des propos de Jean-Marc Ayrault désavouant le ministre du Redressement productif. Sur le fond, d'abord. Arnaud Montebourg, qui plaidait pour une nationalisation temporaire du site, a été lâché par Matignon. Jean-Marc Ayrault n'a pas retenu cette option, vendredi soir. Le Premier ministre a estimé que le repreneur annoncé par Arnaud Montebourg n'était pas "crédible", faute d'avoir reçu "un plan de financement bouclé" et "solide". Quelques heures seulement avant cet épilogue, le tonitruant ministre déclarait pourtant que la nationalisation n'était "pas un faux espoir" mais une "solution sérieuse, crédible, durable".

>>> A Florange, les syndicats sont écoeurés

 

Sur la forme, ensuite. Le Premier ministre a tout simplement "zappé" Arnaud Montebourg, lors de son discours, vendredi soir alors que le ministre n'a pas ménagé ses efforts dans le dossier Florange. "Le seul ministre cité fut Pierre Moscovici : quand on connaît la tension qui règne entre les deux locataires de Bercy, cela sonne comme un camouflet", souligne samedi le journaliste Thomas Wieder dans Le Monde.


La réaction de Montebourg. Reste à savoir quand Arnaud Montebourg a été informé de cette position gouvernementale, lui qui avait vu une "unité nationale" se construire autour de son projet de nationalisation. En privé, selon Rue89, Arnaud Montebourg ne décolère pas. Samedi soir, sur TF1, le ministre est resté droit dans ses bottes. Le ministre a d'abord écarté toute idée de démission. "J'ai décidé de rester à mon poste de travail et de combat".

Sans jamais évoquer Jean-Marc Ayrault, Arnaud Montebourg s'en est remis au président. "Si j'avais dû me sentir désavoué je n'aurais pas été seul car plus de 63% des Français soutenaient cette proposition qui est une forme d'arme pour la puissance publique pour se faire respecter", a-t-il déclaré, affirmant avoir été reçu samedi par François Hollande qui l'a assuré que l'option de la nationalisation n'était pas enterrée.

 

 

Florange : "toujours les mêmes qui perdent"

Par Sophie Amsili et Alcyone Wemaere, avec Frédéric Michel à Florange

Publié le 30 novembre 2012 à 23h03 Mis à jour le 1 décembre 2012 à 12h51

Florange : "toujours les mêmes qui perdent"

Des salariés de Florange © MaxPPP


Les responsables syndicaux et le maire de Florange demandent des précisions sur l'accord.


Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé vendredi soir qu'un accord avait été signé avec ArcelorMittal pour sauvegarder les 630 emplois menacés à Florange. Les mines étaient défaites et graves samedi matin à Florange : "c'est le pire scénario que l'on pouvait imaginer", a ainsi expliqué un sidérurgiste au journaliste d'Europe1 présent sur place. Les syndicats n'ont pas accueilli la nouvelle avec plus d'enthousiasme.

 

>> LIRE AUSSI : Florange : ni plan social, ni nationalisation

"C'est toujours les mêmes qui perdent"

La CGT écoeurée. "Comment aujourd'hui, après Gandrange, peut-on faire confiance à un homme qui n'a jamais tenu ses promesses?", a fait mine de s'interroger le porte-parole de la CGT, Lionel Buriello, au micro d'Europe1 samedi matin. "Faire confiance à un mec comme Mittal, je ne comprends pas", a t-il poursuivi. "La nationalisation, on y croyait vraiment et puis voilà : le coup de Trafalgar ! Ils font confiance à un capitaliste, c'est toujours les mêmes qui perdent", a ajouté le syndicaliste.

 

Mittal et la flamme de la discorde

lakshmi mittal, arcelormittal © REUTERS

 

Une "trahison" pour la CFDT qui exige une réunion tripartite. Edouard Martin, leader CFDT de Florange, s'est dit "déçu" par cet accord. "On a un sentiment de trahison parce qu'on a l'impression de revivre Gandrange en 2008", l'aciérie qui avait fermé malgré la promesse du président Nicolas Sarkozy, explique-t-il sur iTélé. "On est déçu parce qu'on n'a aucune confiance en [M. Mittal], poursuit Edouard Martin, Nous redoutons que [ce soit] une reculade pour mieux sauter demain." La CFDT "exige une réunion tripartite gouvernement-syndicats-direction"et "un échéancier des investissements". Le syndicat "exige" également que l'ensemble des salariés, y compris les sous-traitants et les intérimaires du site, aient une activité" et "que les travaux de rénovation des hauts-fourneaux démarrent tout de suite".

 

Les "canards boiteux" répondent à Jouyet

© MaxPPP


FO "soulagé" mais "prudent". "Aujourd'hui on a fait faire marche arrière à M. Mittal, il a compris qu'il pouvait pas faire ce qu'il voulait à Florange. C'est une victoire pour nous sans conteste", s'est félicité pour sa part Walter Brocoli au micro d'Europe 1. "On est heureux, soulagés pour la région, pour la vallée, pour tous les salariés qui se sentaient malheureux." Frédéric Souillot, secrétaire fédéral de FO Métaux se montre plus prudent : "Je suis satisfait qu'ArcelorMittal fasse fonctionner la totalité du site tout en faisant Ulcos (le projet de "sidérurgie propre", ndlr) mais j'aimerais connaître ce qu'il y a exactement dans l'accord."

"Monsieur Mittal ne nous a pas habitué à tenir ses engagements"

Le maire de Florange "sceptique". Le maire socialiste de Florange, Philippe Tarillon, s’est lui aussi dit "sceptique". Il a qualifié l’accord "d’acceptable dans son principe" mais se demande où sont "les assurances que cette parole sera tenue". "Sur le papier, les choses sont positives : il n'y a pas de plan social, il n'y a pas de fermeture d'installation (...) ceci étant je comprends la réaction des syndicats car Monsieur Mittal ne nous a pas habitué à tenir ses engagements", a-t-il encore déclaré sur Europe1 samedi matin.

 

http://www.europe1.fr/Economie/Florange-toujours-les-memes-qui-perdent-1331385/

 

 

Publié dans Lutte des classes

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LA SANTE A CUBA : MALGRE L'EMBARGO ETASUNIEN DEPUIS PLUS D'UN DEMI SIECLE, HAUSSE DU TAUX DE SURVIE CHEZ LES ENFANTS ATTEINTS DE MALADIES MALIGNES

Publié le par Tourtaux

Santé : Hausse du taux de survie chez les enfants atteints de maladies malignes

mardi 20 novembre 2012

Le département d’Oncohematologie de l’Hôpital pédiatrique Octavio de la Concepción et Pedraja, dans la ville de Holguin, a atteint un taux de survie élevé chez les patients atteints de maladies malignes, malgré l’embargo étasunien contre Cuba.

Malgré le blocus ...

 

La Dr Yenilet Escalona Vives, spécialiste au département d’Oncohematologie, a déclaré à l’AIN qu’ils sont parvenus à guérir le 80% des cas atteints de leucémie, y compris ceux de trois provinces : Las Tunas, Granma et Holguin. Le maintien de la qualité des soins dont ces enfants-là ont besoin demande des efforts énormes aux médecins et d’autres travailleurs afin de surmonter les contraintes de la politique d’étranglement économique imposée à Cuba depuis plus d’un demi-siècle.

Bien que cette cruelle politique touche tous les patients souffrant de maladies cancéreuses, comme les lymphomes, les tumeurs cérébrales et les leucémies, ce sont les enfants qui souffrent le plus des conséquences.

L’impact résultant du blocus économique, commercial et financier contre l’île, empêche l’achat de certains médicaments requis dont le facteur recombinant 7 pour les troubles de saignement.

Il est impossible d’intégrer davantage des technologies telles que le cytomètre en flux pour faire la détection des maladies résiduelles minimales et des études moléculaires et immunologiques pour le diagnostic certain des lymphomes et des leucémies.

Le manque d’équipements médicaux et de médicaments empêche la mise en place de protocoles de traitement avancés développées par des pays comme l’Italie et l’Allemagne, ajouta-t-elle.

La conversation avec la jeune médecin a été suivie de près par Elaine Limonta, mère d’un enfant de 12 souffrant de leucémie. Elle a mis l’accent sur les soins et le dévouement de l’équipe médicale qui s’occupe de l’enfant malade.

Elle a aussi critiqué la politique qui maintient le blocus contre Cuba, qu’elle considère comme un génocide, cruelle et inhumaine d’autant qu’elle nuit en particulier les enfants comme son fils.

 

http://s147752339.onlinehome.fr/cubadev/spip.php?article858

Publié dans Cuba

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FRALIB : A LA DEMANDE DES SYNDICATS LA BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE BOYCOTTE LA MARQUE DE THE LIPTON

Publié le par Tourtaux

LA BNF BOYCOTT LA MARQUE DE THÉ LIPTON A LA DEMANDE DES SYNDICATS

LIPTON-FRALIBL’intersyndicale CGT, CFDT, FSU, SUD Culture de la Bibliothèque nationale de France a obtenu le remplacement de la marque de thé Lipton à la cantine du site de Tolbiac.

En septembre 2010, la société Unilever a décidé de fermer l’usine Fralib fabriquant les sachets de thé Lipton près de Marseille. En délocalisant sa production en Pologne elle met au chômage 182 salariés et devra désormais faire revenir ces produits par camion en Europe occidentale.
Depuis deux ans et l’annonce de la fermeture, les ouvriers de Fralib luttent pour défendre leurs emplois, occupent l’usine et ont obtenu l’annulation par la justice des deux premiers plans sociaux proposés par Unilever, qui étaient entachés d’irrégularités. Unilever rejette systématiquement toutes les propositions permettant de sauvegarder l’emploi. La multinationale refuse en outre la cession de la marque Eléphant qui permettrait aux salariés de reprendre leur usine sous la forme d’une société coopérative ouvrière de production.
Puisque la marque Lipton était proposée à la cantine de la BnF, il nous est apparu inacceptable qu’une société aussi peu respectueuse du droit à l’emploi, du code du travail et de l’environnement, puisse ainsi réaliser des ventes dans un établissement public comme la BnF. L’intersyndicale CGT, CFDT, FSU, SUD Culture de la BnF a donc demandé le remplacement de la marque Litpon par une autre marque.

 

Site du syndicat cgt BNF / http://the-argument.fr/cgtbnf/wp/

 

http://cgt.fralibvivra.over-blog.com/article-la-bnf-boycotte-la-marque-de-the-lipton-a-la-demande-des-syndicats-112944342.html

Publié dans Lutte des classes

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NOUVELLES DE CHAMPAGNE-ARDENNES ET DE PICARDIE

Publié le par Tourtaux

 

Electrolux : l'intersyndicale fait le point

Après avoir effectué un déplacement à Stockholm, lundi, pour se rendre au siège d'Electrolux Monde, les sept représentants de l'intersyndicale de l'entreprise revinoise ont tenu un meeting, hier en début d'après-midi, à l'heure de la reprise des équipes.

Durant cette entrevue qui a duré deux heures, les sept salariés revinois assistés d'un membre du cabinet Syndex et d'un expert d'Ardam s'étant impliqué dans le projet ARdennES ont exposé en détail au board leur plan en «déroulant» les grandes lignes de ce programme.

Les membres de l'intersyndicale ont, ensuite, rappelé leurs exigences avant l'échéancier futur.A savoir : la présence de Jonas Samuelson aux trois prochaines réunions plénières et l'absence d'investissements dans l'usine concurrente d'Olawa en Pologne durant la période de trois mois que cette phase de discussions nécessitera.

Ils sont parvenus à faire dire à Jonas Samuelson que si le projet ARdennES était jugé viable et applicable à côté du maintien à Revin de la production de la «Top», la mesure de délocalisation en Pologne annoncée le 22 octobre serait alors remise en cause.

Les ex-Plysorol privés de mutuelle

Plysorol 2012 2Ils ont assisté, la mort dans l'âme à la liquidation judiciaire de leur entreprise. Avec un actionnaire qui refuse de mettre la main à la poche, le Plan de sauvegarde de l'emploi leur est interdit. Des indemnités de licenciements qui peinent à être versées. Sans oublier le solde de tout compte dont ils n'ont pas encore vu la couleur.

Depuis le 6 septembre dernier, les ex-salariés de Plysorol vont de désillusion en désillusion. Le fond, ils l'ont touché hier en découvrant qu'ils ne bénéficiaient plus d'aucune couverture médicale depuis le 1er novembre.

«Dans le cadre d'un licenciement économique, l'ex-employeur a l'obligation légale de maintenir durant neuf mois la mutuelle des salariés». Le code du travail est très clair sur le sujet : on parle portabilité. «Sauf que Bitar refusant de financer le PSE, les caisses sont vides».

Les ex-Plysorol qui occupent le site de Magenta depuis la liquidation de l'entreprise ont alors accepté qu'une partie du stock, estimé à plus de un million d'euros soit vendue. Mais à condition que le bénéfice de la vente soit réaffecté au financement des mutuelles. Il en a été de même pour les deux sites de Vendée et de Normandie.Une décision actée, le 24 septembre lors d'un Comité central d'entreprise.

«La vente effectuée par les salariés de Plysorol couvre la totalité du montant à payer puisqu'environ 350 000 euros ont été facturés et payés par les clients avant livraison». Nouveau coup de théâtre le 26 novembre, confirmation qu'aucun versement n'a été effectué. «Depuis le 1er novembre, les salariés ne sont plus couverts alors que certains se sont engagés dans des frais médicaux».

Avec des indemnités déjà largement rognées, la nouvelle a fait l'effet d'un véritable coup de massue parmi les 94 salariés du site de Magenta. Le jour même, une lettre de mise en demeure est parvenue au liquidateur judiciaire. «Nous exigeons la régularisation de la situation avant le 30 novembre. Dans le cas contraire, nous demanderons à un avocat de saisir la justice».

Retour sur les chiffres du chômage

Pole EmploiLe nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A s’établit à 67 330 en Champagne-Ardenne, fin octobre 2012. Ce nombre augmente de 3,7 % (+ 2 387) par rapport à la fin septembre 2012 (+ 12,7 % sur un an).

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A augmente de 4,4 % pour les hommes (+ 15,5 % sur un an) et augmente de 2,8 % pour les femmes (+ 9,7 % sur un an).

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A de moins de 25 ans augmente de 4,6 % (+ 13,4 % sur un an).

Le nombre de ceux âgés de 25 à 49 ans augmente de 3,8 % (+ 10,6 % sur un an) et le nombre de ceux âgés de 50 ans et plus augmente de 2,6 % (+ 18,1 % sur un an).

Par département, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A varie de + 1,0 % à + 5,2 % en octobre 2012 par rapport à fin septembre :

Aube (+ 4,2 %) soit 16 241 chômeurs

Ardennes (+ 1,0 %) soit 15 930 chômeurs

Marne (+ 5,2 %) soit 26 898 chômeurs

Haute-Marne (+ 3,1 %) soit 8 261chômeurs

Si l'on élargit les chiffres aux autres catégories (B, C), c'est-à-dire aux inscrits à Pôle emploi ayant une activité partielle, la hausse dans les Ardennes fut de 1,2 % fin octobre par rapport à fin septembre, soit un total désormais de 22 723 personnes.

Sachant, hélas, que le taux global demeure supérieur dans le département par rapport à la moyenne nationale.

A noter, enfin, toujours par rapport à ces chiffres sur la situation fin octobre, que, dans les Ardennes, la hausse a été la plus forte chez les moins de 25 ans (+ 5,2 %) et les plus de 50 ans, mais qu'en revanche, on observe un très léger recul (- 0,2 %) du nombre de chômeurs de longue durée (plus d'un an).

Enfin, si elles restent en très fort recul sur un an, un petit regain est observé au niveau des offres d'emploi (+ 0,7 %) sur les trois derniers mois.

Les chiffres du chômage arrêtés à la fin octobre affichent une affligeante remontée dans la Marne.On atteint des niveaux pas vus depuis au moins 1999.Le nombre de personnes inscrites à Pôle Emploi en catégorie A, celles «n'ayant exercé aucune activité durant le dernier mois», s'élève désormais à 26 898, une augmentation de 5,2% en un mois (1 329 inscrits en plus) et de 12,2% en un an. Pour trouver un chiffre plus important dans le département il faut remonter à avril 1999 (26 938 inscrits alors). Au niveau de la Champagne-Ardenne, c'est depuis juin 1999 (68 995 inscrits) qu'autant de chômeurs n'avaient été recensés après les 67 330 inscrits à fin octobre.

Si l'on mesure la précarité globale, soit les catégories A, B, C, les personnes «sans emploi ou exerçant une activité réduite mais en recherche d'emploi», les chiffres sont encore plus affolants ! Depuis que ces données sont calculées ainsi par les autorités, soit janvier 1996, jamais les inscrits n'avaient été aussi nombreux dans la Marne : 41 836 personnes (+1,5% par rapport à septembre et +11,7% en un an).

En Champagne-Ardenne, le constat est identique avec, pour la première fois, la barre des 100 000 inscrits franchie, à 101 043 personnes exactement (+1,6% en un mois et +10,4% sur un an).

L'intérim, un indicateur de la précarité

En France, en cinq ans, le nombre d’intérimaires équivalents temps plein est passé de 688 000 (janvier 2007) à 596 000 (août 2012), une baisse de plus de 13 %, alors même que le nombre de chômeurs passait, sur la même période, de 3 341 000 à 4 515 500 (catégories A, B et C), soit une augmentation de 35 %. Pour les seuls demandeurs d’emploi de catégorie A (ceux qui n’ont pas travaillé dans le mois), la hausse est de 37 %.

Les chiffres de l'emploi intérimaire sont souvent considérés comme indicatifs de la santé de l'emploi. Ils ont en effet tendance à évoluer en avant-poste des chiffres généraux de l'emploi. Regardés sur une période longue, de janvier 2007 à août 2012, par exemple, ils suivent clairement la courbe de la croissance économique française (avec un rebond de 2010 à 2011, et une nouvelle baisse depuis le début de l'année).

Cependant, on peut aussi considérer ces chiffres de manière différente. La baisse de l'emploi intérimaire (-13 % sur 5 ans) est très décalée par rapport à l'augmentation des chiffres du chômage (+37 % sur la même période, chiffres Pôle emploi). Plus flexible que les contrats traditionnels, l'intérim pourrait ainsi être une manière de gérer les effectifs avec tout ce que cela implique en termes de précarité (pas d'accès au crédit, par exemple).

Selon le baromètre PRISME de novembre (PRISME regroupe plus de 600 entreprises de toutes tailles qui représentent 90% du chiffre d’affaires des Professionnels de l’intérim, des services et métiers de l’emploi), l'effectif intérimaire a baissé de 15 % entre octobre 2011 et octobre 2012 en France. Cette baisse est de 15,8 % en Picardie et de 20,9 % en Champagne-Ardenne. Sur les 10 premiers mois de l'année, la baisse est de 14,1 % en Picardie et de 15,5 % en Champagne-Ardenne.

Globalement, les transports et le commerce reculent respectivement de 9,8 % et 10,6 %, quand les services et le BTP enregistrent des replis de 12,4 % et 12,6 %. L’industrie est le secteur le plus touché, avec une chute de 18,2 %. Les cadres et professions intermédiaires reculent de 12,1%, et les employés de 12,6 %. Les ouvriers qualifiés et non qualifiés accusent des baisses plus nettes (15,7 % et de 16,2 %).

Laon : Grève et manifestation aux Finances publiques

Des agents des différences services des Finances publiques du département est venue, hier matin, manifester dans la cour de la direction départementale des finances publiques à Laon. Leur courroux ? «L'annonce d'une nouvelle réduction des effectifs puisque nous allons de nouveau perdre des postes en 2013, explique l'intersyndicale, soit pour l'Aisne, dix-sept postes en moins, toutes catégories confondues. On ne sait pas encore quel service va être touché…»

«Parce que rien n'a changé pour les conditions de travail, la crise et la demande accrue de service public rendent les relations avec les usagers plus tendues. Aucun service n'est épargné et les mesures de simplification, annoncées le 8 novembre, ne changeront rien à la dégradation des conditions de travail des agents et des conditions d'accueil du public. Il n'y a pas de changement également pour les parcours des fonctionnaires : carrières bloquées, avancements ralentis, promotions réduites, ce sont bien les agents de la DGFiP qui continuent à payer le prix fort de la réduction des moyens du service public».

Hier, le taux de gréviste - près de 25 % au niveau du département - montre le soutien des agents à cette action. La crise économique touche tout le monde y compris les agents des finances, ce qui a provoqué un taux de participation moins élevé que d'habitude.


Andra : mais pourquoi est-elle si gentille ?


Le poids financier de l'Andra n'est plus à démontrer. L'Agence nationale de gestion des déchets nucléaires apporte un soutien non négligeable aux communes sur lesquelles ses centres de stockage sont implantés. Le monde associatif n'est pas en reste.

Chaque année, depuis 1992, l'Andra parraine des dizaines d'associations locales présentes dans les villes et villages à proximité des deux sites d'enfouissement, mais aussi à l'échelle du département de l'Aube. Son plus onéreux acte de sponsoring étant le soutien de l'Atac (Estac) en 2001 : 182 000 € pour l'équivalent d'une saison.

Depuis dix ans, elle verse en moyenne près de 40 000 € chaque année. En 2012, ce sont près de 60 000 € qui ont ainsi été accordés.

L'Andra a su se rendre indispensable grâce à sa présence continue dans le tissu associatif local. D'autant plus que cette action, comparable à du mécénat, contribue à redorer son image, écornée par les critiques liées au nucléaire et à l'enfouissement de déchets nucléaires radioactifs. Soigner son image a un coût.

 

«Initialité ingénierie et territoires» est présidée par le maire PS d'Hirson et administrée par un collège d'élus, de dirigeants et d'institutionnels français et belges. Elle connaît les affres de l'observation judiciaire depuis un an et demi. Comme dans le dossier Thiérache développement dont elle est l'émanation, la difficulté comptable a surgi lorsque les actions engagées par la société n'ont pas été couvertes par les fonds européens sollicités. Et là encore, les lignes de trésorerie accordées ont généré de conséquents frais bancaires.

Mêmes causes donc, même effets avec, si l'on en croit des sources proches d'Initialité, un passif de 2 millions d'euros aujourd'hui (-1, 3 fin 2009). C'est de cela que les juges consulaires devaient débattre hier, en poursuivant le redressement judiciaire de la SEM ou en prononçant sa liquidation pure et simple.

Liquider ? Une hypothèse que les collectivités membres du syndicat mixte Thiérache développement redoutent depuis la publication, le 12 novembre dernier de l'avis de la chambre régionale des comptes de Nord Pas-de-Calais Picardie. Comme ce fut le cas pour le SMTD, l'autorité de contrôle a été saisie par le préfet, contraint d'observer que les budgets primitifs 2012 et le compte administratif 2011 d'Initialité n'avaient pas été adoptés. Là où le bât a blessé pour les élus du Nord et de l'Aisne parties prenantes de cette société, c'est lorsqu'ils ont appris de la Chambre des comptes que le syndicat mixte Thiérache développement, en faillite, pouvait éventuellement être comptable des dettes d'Initialité… «Le syndicat mixte est actionnaire de la SEM à hauteur de 60 %», rappellent les magistrats. Les deux entités sont liées depuis 2008 et le patrimoine du syndicat a été mis à disposition de la SEM, «sans qu'aucune convention ne soit établie». Résultat : «Le risque de comblement de passif ne peut être écarté.» À tel point que 60 % de la situation nette négative d'Initialité au 31 décembre 2011 (l'équivalent de 780 000 euros) doivent être «provisionnés» par le syndicat moribond.

Le jugement sera rendu vendredi 7 décembre prochain.


www.lechatnoir51.fr

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IL NE FAUT SINGER NI LA REVOLUTION DE 1789, NI LA COMMUNE DE PARIS, NI LE FRONT POPULAIRE... IL FAUT INVENTER !

Publié le par Tourtaux

IL NE FAUT SINGER NI LA RÉVOLUTION DE 1789, NI LA COMMUNE DE PARIS, NI LE FRONT POPULAIRE...
IL FAUT INVENTER !

« Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d'ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce. »
(Karl Marx, Le 18 brumaire de Louis Napoléon Bonaparte)
IL NE FAUT SINGER NI LA RÉVOLUTION DE 1789, NI LA COMMUNE DE PARIS, NI LE FRONT POPULAIRE... IL FAUT INVENTER ! « Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d'ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce. » (Karl Marx, Le 18 brumaire de Louis Napoléon Bonaparte)

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