Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

SYRIE : LETTRE OUVERTE DE SIMONE LAFLEURIEL ZAKRI A FRANCOIS HOLLANDE

Publié le par Tourtaux

 

Monsieur le Président,

De la part de Mme Simone LaFleuriel-Zakri, retraitée Education Nationale, historienne Monde arabe et écrivain.

Objet: Installation de rebelles libyens dans notre demeure d'Alep !

Permettez-moi très humblement de porter à Votre connaissance de la présence depuis quelques mois de groupes de combattants jihadistes étrangers très violents et très actifs pour terroriser la population assez modeste des quartiers est d'Alep.

Nous sommes particulièrement touchés bien que tous Français et pour mon côté d'origine bourbonnaise, mais mon mari est originaire d'Alep ! Nous avons à ALEP, une très ancienne demeure traditionnelle de famille inscrite ua patrimoine de la Vieille ville et unique pour un décor à peintures du 18e (l'autre décor étant au musée de Berne). Il y presque deux mois, un cousin réfugié dans cette demeure alors qu'il avait avec toute sa famille a été délogé avec une violence extrême par un groupe de quinze Libyens Jihadistes venus de Benghazi !

Ils disposent depuis de tout chez nous, menacent de mort les voisins, ont brisé (comme au Mali) devant les gens , de grandes statues africaines n, ont menacé d'exécution le cousin parce qu'ils avaient trouvé du whisky dans le frigo(sic) etc.Mais ce qui nous intriguent c'est que depuis leur arrivée et ayant trouvé que l'une de mes filles françaises était comme nous propriétaire, ils exigent -pour quelles raisons ? nous l'ignorons que nous contactions l'Ambassade de France (sic) afin d'obtenir une attestation certifiant notre nationalité et qu' ils ont par la France (sic) le droit de résider cette demeure !Sans doute parce que de Benghazi ils ont eu des contacts avec la diplomatie française, sous le mandat sarkoziste !Sont-ils perdus, retranchés dans cet est d'Alep ? Ils ne quittent guère notre demeure où personne ne peut entrer !

Ce matin, notre cousin Mr Abdkerazzac Zakri nous a contacté par téléphone et donne de leur part (sic) le nom de leur chef et le nom de la brigade : Chef de Al Liwaa al Tawid : Mohammed Al Hamoud Ibn Djounid !

Monsieur le Président, mon courrier est pour solliciter pour votre aide mais aussi pour que vous sachiez bien qui sont ces brigades jihadistes étrangères si nombreuses qui terrorisent Alep et se réclament de mon pays la France ! Le soutien sans précaution dès le début de mon propre pays : Notre France ! à ces Jihadistes qui se réclament d'AL Qaida comme le montre d'ailleurs facilement le site très marqué de cette Liwa al Tawid d'Alep sur internet, est absolument révoltant ! inacceptable ! Que nous, Français, soyons sous pression jusqu'à ici même en France, à Paris par ces individus sans aucune éthique et très dangereux est inacceptable comme l'est leur prétention d'installer un Califat islamique à ALep comme ils le répètent y compris dans les vidéos largement diffusées par nos médias !

Que jusqu' à chez moi ces tenants d' al Qaida prétendent instaurer leur loi et se targuent de l' appui de notre diplomatie est indicible en sa monstruosité !

Monsieur le Président, nous sommes des citoyens français et la politique étrangère de la France nous amène à ces extrémités ! N Sachez que n''étant pas musulmane, si j' avais comme souvent résidé chez moi à Alep à leru arrivée, j'aurai pu être égorgée en tant que chrétienne et comme ils le font couramment.Ils nous ont aussi mises en demeure pour retrouver notre demeure, de devenir musulmanes !

Nous espérons très vivement que vous saurez faire pression sur ces libyens bien connu de vos diplomates pour qu'ils retournent au plus vite chez eux !

Les Alepins souffrent déjà trop de leur présence et en ont assez de ces aberrations criminelles !

Nous vous remercions très vivement de l'aide que vous saurez nous apporter, au plus vite, à nous et mes proches et voisins de Syrie pour que ces créatures dénaturées disparaissent à jamais. 

Simone Lafleuriel ZAKRI

Article publié sur la voix de la syrie.com

Publié dans Syrie

Partager cet article

Repost 0

CORSE : MERCI MONSIEUR BARBIER !

Publié le par Tourtaux

Merci Monsieur Barbier !

Ex-bucheron, ex-muletier, accompagnateur en montagne et Corse voyou, Robert Cervoni répond à Christophe Barbier. Anti-Corse devant l’éternel… le chroniqueur de l’Express a tranché : le problème corse, ce sont les Corses !

 

 

Cher Monsieur Barbier,


Je viens de regarder votre chronique sur I-Télé  et je me décide à prendre la plume pour vous remercier.


Car je vais vous dire : moi je sais et je vais parler, comme disait M. Santelli à M.Vals il y a peu de temps. Je suis Corse (je m’en excuse) et donc génétiquement malhonnête : je plaide non coupable, je n’avais pas demandé à naître sur cette île de truands. La vie est mal faite, c’est le destin commun à la culture métèque méditerranéenne… Mais je travaille honnêtement, ce qui d’ailleurs me rend louche aux 299 999 autres voyous qui vivent sur cette terre Corse.


Je m’en remets à vous et à vos cercles parisiens pour parler et dénoncer ce que je sais, certain que vous relayerez ces informations en haut lieu et encore plus certain que votre intervention permettra à la France, enfin, d’éradiquer la violence congénitale en Corse.


Merci, Monsieur Barbier, d’être mon porte-parole et oserais-je le dire ! : notre porte-parole.


Car depuis plus de dix ans (et certainement ni l’Express ni les autres médias nationaux n’en ont eu connaissance, c’est bien regrettable vous l’avouerez !) la société civile corse regroupée au sein d’associations inconnues de vous (U Levante, Le Poulpe…) dénonce régulièrement le blanchiment d’argent sale à travers les investissements immobiliers rendus possibles grâce aux PLU (Plan local d’urbanisme) qui fleurissent en Corse comme les pâquerettes au printemps (je conviens que cette image bucolique n’a que peu de rapport avec le sujet, mais elle me plaît). Je parle ici de sommes imprononçables par le commun des mortels tant il y a de zéros derrière les premiers chiffres.


Beaucoup de ces PLU ont été pensés et édités au mépris des lois françaises (oui, » françaises » vous avez bien lu !) relatives aux différents zonages constructibles et inconstructibles ainsi qu’aux ratios de construction en rapport au nombre d’habitants dans une région donnée et aux prévisions de développement de cette même région (n’hésitez pas à relire la phrase, c’est d’une telle complexité ces lois !).


Certains élus corses sont véreux (vous m’excuserez de vous faire remarquer que vous en avez aussi chez vous ; je dis « chez vous » puisqu’à vous lire il y a « nous » d’un côté et « vous » de l’autre), d’autres sont plus honnêtes, de simples êtres humains qui reçoivent des pressions contre lesquelles il est difficile de lutter tout en restant en bonne santé et en espérant vieillir.


Les atteintes les plus courantes à ces lois concernent des projets immobiliers dans des zones remarquables pourtant classées inconstructibles de par la loi, comme la bande littorale (loi Littoral), les espaces remarquables, les terres agricoles, la notion de continuité de hameau…


Ces PLU ont été dument avalisés et accordés par les différents préfets qui se sont succédé sur l’île. Car ce sont bien les services de l’État à travers les préfets qui vérifient la légalité de ces PLU, sinon qu’en serait-il, je vous le demande !! Ces lois s’appliquent à l’ensemble du territoire français. Donc à la Corse (?).


Sauf que, dans les faits, ce n’est pas ainsi que ça se passe : ce sont les associations citoyennes (corses, je suis confus de vous le dire) qui dénoncent, attaquent et défèrent devant les tribunaux administratifs. Et, inlassablement, les tribunaux donnent raison à ces associations et rejettent les PLU attaqués en se référant simplement à la loi. Française. Bafouée par les services de l’État. Français.


Le dernier PLU attaqué au tribunal administratif par ce ramassis d’associations a été annulé il y a tout juste deux semaines, malgré la « vigilance préfectorale » qui lui avait donné son accord. Les pressions et les menaces sur ces associations (corses) sont considérables.


Alors je vous éclaire Monsieur Barbier, grand défenseur des principes régaliens de la République Française : l’explosion de la construction immobilière en Corse est le terreau du développement du grand banditisme. Cette montée en flèche n’a été rendue possible que par l’incurie de l’État qui frise la complicité… C’est une violence en col blanc qui ne dit pas son nom, une violence dont vous ne parlez jamais dans les journaux et qui engendre celle qui fait la une de vos médias, plus spectaculaire et vendeuse. Car on parle de milliards d’euros Monsieur Barbier et ça aiguise quelques appétits…


Mais j’ai une question qu’il me brûle de vous poser : lorsque vous parlez des Corses, à qui vous référez-vous ?


Je m’explique, il est vrai que ma question est confuse, pardonnez-moi : on parle si mal le français de ce côté de la Méditerranée !


La Corse : environ 300 000 habitants dont moins de la moitié est aujourd’hui d’origine « génétiquement » corse, pour reprendre votre expression qui rappelle quelques idéologies nauséeuses. Ce qui revient à dire que plus de la moitié des habitants de l’île est d’origine « génétiquement » non corse (j’ouvre une petite parenthèse pour vous dire que dans ma grande naïveté des questions ethnologiques, ethniques et anthropologiques, pour moi est Corse celui qui a fait le choix d’aimer cette terre, d’y vivre, d’y travailler et de participer à son développement dans le respect de sa culture. Mais je n’ai pas votre science de ces choses -à, loin s’en faut).


Dans ce lot de « génétiquement » non corses , il n’aura pas échappé à votre grande connaissance des affaires corses que, de par les avantages qu’elle offre à certaines branches de la fonction publique, notre île a le plaisir d’accueillir plus de policiers et de gendarmes (en proportion du nombre d’habitants) qu’il n’y en a dans les autres régions françaises (pour les gendarmes, 1 an passé en Corse = 2 ans ! )


Les englobez-vous dans « les Corses » ou en sont-ils exclus ? Je pense que vous les englobez car sinon comment expliquer le taux de non élucidation de tous ces meurtres et qui frise le taux zéro, si ce n’est par leurs silences génétiquement complices.


Car enfin, comment des professionnels du renseignement, payés pour cela, arrivant à savoir le moindre détail de la vie de M. X ou de Mme Y, comment donc se fait-il que ces professionnels n’arrivent pas à faire de liens entre tout ce qui se passe et est visible par tous ? Incompétence ? Pressions ? Atteintes violentes du virus corse appelé » « lascià corre » (littéralement laisser courir, laisser tomber) ?


Comment expliquez-vous la provenance des sources qui vous permettent à vous journalistes de pondre tous ces articles très détaillés (« La carte criminelle corse » du journal Le Monde entre autres) relatant et décortiquant tout cet imbroglio de meurtres, de commanditaires et de causes, donnant des noms avec forces explications ?


Certains articles sont de véritables copies des PV des forces de police ou de gendarmerie qui connaissent bien mieux que moi les détails de tout cela mais qui selon vous ne savent rien « parce que les Corses se taisent ».


Une réponse puisée au fond incommensurable de votre éminente connaissance de ces choses me réjouirait fortement, ainsi que d’autres.


J’ai été long, je m’en excuse. Mais ça faisait tellement longtemps que je ne parlais plus à quelqu’un qui m’écoute si attentivement. Parce que tout ce que je vous ai dit, avec d’autres nous l’avons déjà dit et répété à en perdre la voix à tous les préfets qui se succèdent tous les deux ans.

Quelle chance j’ai que vous m’accordiez votre attention !


Mille mercis Monsieur Barbier


Robert Cervoni


ex-bucheron, ex-muletier, accompagnateur en montagne et Corse voyou (pléonasme)

 

 

Robert Cervoni a également fait paraitre ce billet dans les commentaires du site de l’express dans lequel M. Barbier a fait paraître sa chronique

Publié dans Politique

Partager cet article

Repost 0

EXPLOIT DE LA COREE DU NORD QUI REUSSIT LE LANCEMENT DE SA FUSEE DANS L'ESPACE. LE TIGRE DE PAPIER US, SES LAQUAIS OCCIDENTAUX, LES MEDIAS CARPETTES ET BAN KI MOON ERUCTENT !

Publié le par Tourtaux

 

La Corée du Nord a lancé sa fusée sans réaction japonaise

Elle a survolé la mer jaune, où le premier étage s'est abimé au large de Byunsan, en Corée du Sud. Elle est ensuite passée au dessus d'Okinawa. D'autres débris sont tombés en mer de Chine et dans le Pacifique. Contrairement à ce que Tokyo avait annoncé, le Japon n'a pas essayé de l'abattre lors du survol de son territoire.


Le lancement de la fusée semblait retardé ces derniers jours, Pyongyang avait étendu la fenêtre du tir jusqu'au 29 décembre. Le lancement ce matin a pris les observateurs par surprise.


Selon les premières constatations de l'armée sud-coréenne, qui tient une réunion de crise sur l'autorité du Président Lee Myung-Bak, le tir semble réussi, et la fusée est bien sortie de l'atmosphère.


A 11h20, Pyongyang a déclaré par la voix de son agence officielle KCNA «le succès de la mise en orbite du satellite Kwangmyongsong-3»


Un satellite a-t-il été véritablement mis en orbite ? Il est trop tôt pour le dire. L'enjeu pour Pyongyang n'était certainement pas de conquérir l'espace, mais plutôt de démontrer que le pays est capable d'envoyer un missile sur le territoire des Etats-Unis. Et de devenir une puissance spatiale avant la Corée du Sud, qui elle même a renoncé il y a quelques jours au lancement de sa fusée "Naro". Tout cela à quelques jours du premier anniversaire de la mort de Kim Jong-Il, et alors que son fils et nouvel homme fort du pays, Kim Jong-Un, pourrait être élu "homme de l'année" par le magazine "Time" dans 48h.


A Tokyo le gouvernement a décidé une réunion de crise immédiate, mais l'absence de réaction militaire devra être expliqué par le premier ministre, à 4 jours des élections législatives. Les radars japonais avaient pourtant détecté le tir et les destroyer Aegis étaient prêts à intervenir. Voilà qui fait l'affaire des ultra conservateurs autour de Abe et Ishihara, à qui on promet une victoire écrasante.


A Séoul aussi, on est en pleine campagne électorale, et le tir nord-coréen fait également les affaires des conservateurs. Park Geun-hye, la candidate du Parti Saenuri, au pouvoir, et fille de l'ancien dictateur militaire, en tête dont les sondages mais dont l'avance faiblissait face à son adversaire de gauche Moon Jae-in, devrait en profiter pour rappeler sa fermeté face à Pyongyang, là où Moon, ancien collaborateur du président Roh, souhaite lui une main tendue inconditionnelle au Nord.


Article mis à jour à 11h35

Publié dans L'Asie en lutte

Partager cet article

Repost 0

SYRIE : QUI SONT CES FORCES POPULAIRES MOBILISEES CONTRE LES TERRORISTES DE L'ASL?

Publié le par Tourtaux

mardi, 11 décembre 2012 09:05

Syrie : et qui sont ces forces populaires mobilisées contre l'ASL?   

Syrie : et qui sont ces forces populaires mobilisées contre l'ASL?
IRIB- Lejan Chabiya est le nom des comités populaires qui se sont formés, pour défendre les villes et villages syriens, face aux assauts des hordes qaïdistes et leurs complice de l'ASL.

Ces forces populaires sont composées de Chiites, de Sunnites, d'alaouites et de Chrétiens et agissent, dans différentes localités du pays. C'est après la multiplication des attaques terroristes, des attentats à la bombe et des combats de rue, que les habitanst de différentes localités syriennes ont décidé de se mobiliser, face aux terroristes. "Lejan Chabiya" ne date que de six mois, et, déjà, ses succès sont nombreux. Les jeunes qui y ont adhéré, volontairement, sont formés, militairement et armés par l'armée nationale. Ils dressent des postes de contrôle et mènent des patrouilles, dans les villes, et empêchent les infiltrations terroristes. A Damas, ce sont ces mêmes comités, qui assurent la sécurité de la zone stratégique de Zeynabiya. Les jeunes courent les plus grands risques, pour protéger la population, dans la mesure où les terroristes les identifient et tentent, souvent, de les éliminer. Mais ils savent que d'eux dépend, en quelque sorte, l'avenir de l'Etat syrien. Leur présence permet à l'armée nationale d'avoir davantage de latitude, pour combattre les terroristes, sur le front de guerre.

 

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/230042-syrie-et-qui-sont-ces-forces-populaires-mobilisées-contre-l-asl

Publié dans Syrie

Partager cet article

Repost 0

LOUIS DENGHIEN : EN SYRIE, POUR QUI SONNE LE GLAS?

Publié le par Tourtaux

 

  mardi, 11 décembre 2012 16:09

Syrie : pour qui sonne le glas?, par Louis Denghien  

Syrie : pour qui sonne le glas?, par Louis Denghien
IRIB- L’annonce, lundi, de la prise par les rebelles de la base militaire 111 de Cheikh Souleimane,..

... à une douzaine de kilomètres, au Nord-Ouest d’Alep, près de Darret Ezza, est présentée comme un «coup dur» pour le gouvernement syrien, cette base étant, selon l‘AFP/OSDH, la «dernière place-forte de l’armée, à l’Ouest d’Alep« . La base en question était de fait assiégée depuis plusieurs semaines, et n’était semble-t-il occupée que par 150 à 200 militaires, dont la plupart ont pu se replier, ce qui relativise l’exploit des insurgés. Ensuite, dans le cours des opérations en Syrie, l ‘armée a déjà opéré des retours offensifs forçant les bandes à évacuer des positions conquises à grand renfort de trompettes médiatiques : on l’a vu tout récemment pour un champ de pétrole, à l’Est de Deir Ezzor.

 

Qui a pris Cheikh Souleimane ? Pas des Syriens !

Ensuite, dire que Cheikh Souleimane est la «dernière place-forte» du régime, à l’Ouest d’Alep, c’est se moquer du monde : outre que dans la province d’Idleb, à l’Ouest d’Alep, donc, l’armée est présente à Jisr al-Choughour, à Harem et dans les environs immédiats d’Idleb, outre qu’elle tient toujours le secteur d’Antareb, à un vingtaine de kilomètres à l’ouest de la capitale économique syrienne, elle a repris une partie de Maarat al-Numan (une soixantaine de kilomètres au sud-ouest d’Alep) et conserve la fameuse base voisine de Wadi Deif, attaquée, en vain, depuis des semaines, par les insurgés. Et l’armée dispose de nombreuses bases ou camps, d’importance variable, dans la région.

Ci-dessous, une vidéo rebelle montrant les vainqueurs de la base 111 évacuer des obus ; à la toute fin, on les voit brandir le drapeau noir d’al-Qaïda :

http://www.youtube.com/watch?v=AML5vKPg2i4&feature=plcp

Mais si victoire il y a, pour les rebelles, à Cheikh Souleimane, cela risque d’être, politiquement, une victoire à la Pyrrhus : en effet, et le patron de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, a été le premier à le reconnaître, ce n’est pas l’ASL mais les représentants d’al-Qaïda en Syrie, les djihadistes du Front al-Nosra, qui se sont emparés de cette base, consacrant symboliquement leur suprématie sur l’ASL plus ou moins contrôlée par les Turcs et les Occidentaux, au moins dans toute la partie nord de la Syrie. L’ASL était déjà, on l’a écrit plusieurs fois ici, une coquille vide ou une «fiction médiatique», bien avant l’émergence d’al-Nosra. Alors que dire aujourd’hui ? Au fait on ne parle plus guère de la naguère fameuse unité d’élite de l’ASL, la brigade al-Farouq qui avait fait les «beaux jours» de la lutte armée du côté de Homs. Cet effacement médiatiquement est-il le reflet de l’effacement militaire des bandes relevant naguère plus ou moins de l’ASL ?

Et non seulement les «vainqueurs» de Cheikh Souleimane sont des fanatiques islamistes, mais ils ne sont pas syriens : un reporter de l’AFP, présent, sur place, dit, aujourd’hui, qu’un grand nombre d’entre eux sont originaire d’autre pays arabes ou de républiques ex-soviétiques du Caucase. Des fanatiques disciples de Ben Laden et des étrangers venus même de nations non arabes, voilà donc les forces vives de la «révolution syrienne» à cette heure ! On (l’AFP) parlait plus haut de «coup dur» pour le gouvernement. Nous, nous pensons plutôt que c’est un nouveau coup dur pour l’image de la «révolution» en question…

Au fait, nos barbus n’ont trouvé à Cheikh Souleimane, de leur propre aveu, aucune des armes chimiques dont ils annonçaient la présence. À ce sujet, dernier avatar de la propagande occidentale contre l’État syrien, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a mis, une nouvelle fois, dimanche, les points sur les «i» : «Le gouvernement syrien n’a pas l’intention, et n’a jamais prévu, d’utiliser des armes chimiques contre les rebelles» et, dans ce domaine, la principale menace tiendrait à leur «probable acquisition par les activistes» (de l’opposition). Lavrov a ajouté qu’il avait transmis cette assurance du gouvernement syrien à ses «collègues» diplomates américains et européens. Ceux-ci ont-ils retiré leur boules Quiès pour la circonstance ? En tout cas, la Russie est toujours là, pour freiner les velléités et contrer les mensonges «transatlantiques».

 

Pour qui sonne le glas

Nous avons aussi écrit ici que si l’ennemi principal de Bachar al-Assad en Syrie était le Front al-Nosra et ses épigones djihadistes, eh bien cela confirmerait que Bachar ne peut plus perdre. Car on ne subjugue pas une nation développée, habituée à la coexistence des communautés et à un certain libéralisme sociétal – laïcité, place des femmes – avec des milliers de barbus véhiculant un projet de société digne des Khmers rouges (version islamiste). C’est tout simplement impossible.

En attendant, ce sont les Occidentaux, américains en tête, qui sont pris à leur piège : leur soi-disant croisade démocratique tourne chaque jour un peu plus à un cauchemar de la CIA (ou du Mossad) : ce califat ben-ladénien, introuvable jusqu’à présent, sauf peut-être au nord-Mali ou dans certains secteurs du Yémen, il pourrait naître au nord d’Alep et d’Idleb, aux portes de la Turquie de M. Erdogan qui dans sa haine anti-Bachar n’en espérait quand même pas tant. Pourrait car l’armée continue de défendre la région et de frapper les positions ennemies, et que les Kurdes sont à ses côtés dans cette lutte-là au moins.

À Washington, le désarroi vient de s’exprimer par plusieurs signes forts : ce mardi, la porte-parole du Département d’État, Victoria Nuland, vient d’annoncer que, contrairement aux informations circulant dans les médias, notamment le journal britannique The Sunday Times, les États-Unis n’ont pas l’intention d’armer l’opposition syrienne. Et la veille, la même Victoria Nuland annonçait officiellement l’inscription du Jabhat al-Nosra sur leur fameuse liste – à géométrie variable – des organisations terroristes, l’accusant – c’est piquant de la part d’une porte-parole de la diplomatie américaine – d’être «responsable d’attentats-suicides visant des sites gouvernementaux syriens» ! Attitude complètement schizophrène mais l’administration Obama est bien obligée d’ouvrir les yeux sur la nature du monstre qu’elle et ses alliés ont longtemps nourri, d’une façon ou d’une autre.

Et pourraient, malgré tout, continuer de nourrir : The Sunday Times affirmait, se référant à des confidences de responsables américains, affirmait que l’administration Obama préparait des livraisons clandestines de mortiers, et de lance-missiles anti-tanks à la rébellion, via des filières discrètes de pays du Proche-Orient. C’est ce que vient de démentir Miss Nuland. On peut ne pas la croire sur parole, mais ce démenti est à la hauteur de la gêne éprouvée par l’équipe Obama, qui en Syrie a de plus en plus un fil djihadiste à la patte.

Mais, d’une certaine façon, ce mois de décembre 2012 pourrait sonner le glas des illusions et des faux-semblants relatifs à la soi-disant révolution syrienne : les «amis de la Syrie» version Hillary Clinton vont devoir assumer leurs responsabilités, et éventuellement leurs très mauvaise fréquentations djihadistes. Ou alors reculer, quitte à masquer le recul derrière de grades déclarations de principe. En fait l’alternative pour Obama et ses caniches européens pourrait se résumer ainsi : gagner contre Bachar avec les hommes d’al-Qaïda, ou perdre sans eux ! Dilemme cornélien…

 

Enfants bourreaux

On comprend que Victoria Nuland et ses employeurs Obama et Clinton soient gênés aux entournures : le califat est en gestation dans les soi-disant «zones libérées» par les barbus. On s’y occupe déjà de définir un statut de la femme assez éloigné de celui que défendent ici Caroline Fourest ou Valérie Trierweiller.

Et on tue, de la façon la plus barbare et «rétro» qui soit. Les limites de l’horreur viennent d’ailleurs d’être reculée avec cette vidéo, diffusée abondamment sur la toile et reprise, notamment, par le grand média russe international Russia Today qui montre rien moins qu’un enfant décapitant avec une sorte de machette un prisonnier aux mains liées, sous les encouragement d’hommes armés qui se saisissent ensuite de la tête du supplicié en lançant joyeusement des «Allah akbar !» La scène, récente, n’est pas localisée. C’est un cran de plus dan l’escalade de l’horreur, franchi allègrement par ces sauvages que Hollande, Fabius et trop de politiciens européens affectent de considérer comme un mal nécessaire contre Bachar al-Assad. Bachar dont le principal et véritable crime, aux yeux de ces politiciens sans honneur ni vision, n’est pas tant de «réprimer son peuple» que d’être un allié de l’Iran. Alors, messieurs, il va vous falloir, chaque jour d’avantage, assumer vos alliés objectifs : on vous souhaite bonne chance, et des nuits sereines !

 

Voici le lien de cette vidéo, peut-être encore visible par les plus solides d’entre vous…

http://french.irib.ir/galeries/videos/item/229881-syrie-les-rebelles-poussent-les-enfants-%C3%A0-couper-la-t%C3%AAte-

des-soldats-%C3%A0-la-machette

 

http://french.irib.ir/analyses/commentaires/item/230120-syrie-pour-qui-sonne-le-glas-par-louis-denghien

 

Publié dans Syrie

Partager cet article

Repost 0