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CUBA : TOUS NOS EFFORTS SONT DIRIGES VERS LA PRESERVATION ET LE DEVELOPPEMENT A CUBA D'UNE SOCIETE SOCIALISTE DURABLE ET PROSPERE, SEULE GARANTIE DE L'INDEPENDANCE ET DE LA SOUVERAINETE NATIONALE

Publié le par Tourtaux

 C U B A

La Havane. 19 Décembre 2012 

 

Tous nos efforts sont dirigés vers la préservation et le développement à Cuba d’une société socialiste durable et prospère, seule garantie de l’indépendance et de la souveraineté nationale
Discours prononcé par le général d’armée Raul Castro Ruz, Premier secrétaire du Comité central du Parti et président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, lors de la séance de clôture de la 10e Période ordinaire de sessions de la 7e Législature de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire, au Palais des Conventions, le 13 décembre 2012, « Année 54 de la Révolution »

(Traduction de la version sténographique du Conseil d’État)

Camarades,

Quelques brèves paroles au terme de cette 7e Période ordinaire de sessions de l’Assemblée nationale, la dernière de la 7e Législature, compte tenu que le 3 février prochain, auront lieu les élections des délégués provinciaux et des députés au Parlement.

L’occasion est propice pour adresser ma reconnaissance au travail fécond réalisé par les membres de cet Organe suprême du pouvoir de l’État durant ce mandat.

Par ailleurs, il convient également de souligner la réussite de la réalisation des élections des délégués aux assemblées municipales du Pouvoir populaire, caractérisées par une participation massive de notre peuple, ce qui constitue une claire démonstration de soutien et de confiance envers sa démocratie socialiste.

Comme de coutume dans nos sessions de fin d’année, nous avons passé en revue le comportement du plan de l’économie nationale qui, même s’il n’a pas atteint les objectifs prévus, a préservé la tendance favorable de croissance du Produit interne brut – le dénommé PIB –. Par rapport à 2011, la majorité des activités enregistrent des résultats supérieurs, conformément à la politique mise en œuvre visant à renforcer le développement de la sphère productive, afin de maintenir les services sociaux gratuits pour tous les Cubains, des prestations qui ont conservé des niveaux identiques, grâce à une plus grande rationalité et une plus grande efficience.

Dans ce sens, une des principales insatisfactions concernant le plan réside dans le manque d’intégralité qui a caractérisé l’exécution du processus d’investissement qui, même si ce plan était supérieur de 15% à celui de 2011, n’a pas été respecté à 19%.

Les causes, je dois le dire crûment, ne sont pas nouvelles. Ce sont les mêmes déjà identifiées il y a plusieurs années : préparation préalable déficiente, retards dans les approvisionnements, basse productivité, et manque de main-d’œuvre, auxquels s’ajoutent évidemment le non-respect des calendriers programmés et le report de la mise en exploitation d’importants objectifs de production, ce qui compromet les revenus et les épargnes prévus dans la projection de l’économie, alors des ressources déficitaires dans d’autres secteurs sont immobilisées.

Il faut en finir avec l’immobilisme, la superficialité et l’improvisation qui persistent dans la majorité de nos investissements. Ceci devra être la conduite des cadres de direction à tous les niveaux de l’État, du gouvernement et du Parti, chacun au poste qu’il occupe.

LA NOUVELLE LOI FISCALE ENTRE EN VIGUEUR LE 1er JANVIER 2013

Par ailleurs, nous avons pu maintenir une corrélation positive entre la croissance du salaire moyen et la productivité, ce qui contribue au renforcement de l’équilibre financier interne. Bien que nous n’ayons pas atteint les revenus attendus du tourisme international, ni le nombre de visiteurs étrangers, nous avons établi un nouveau record, avec l’arrivée de 2 850 000 touristes, à savoir une croissance de 4,9% par rapport à l’année précédente.

La production de pétrole et de gaz s’est élevée. Par ailleurs, le remboursement progressif de la dette extérieure se poursuit, sur la base du strict respect des engagements financiers qui ont été pris ces dernières années, ce qui permet à l’économie cubaine de recouvrer sa crédibilité internationale.

Loin cependant d’une solution définitive, qui dépend en premier lieu d’une plus grande exigence et d’une plus grande rigueur des cadres de direction, et sans nier l’impact des problèmes structuraux existants dans l’actuel modèle économique, l’on obtient des résultats encourageants dans la réduction des créances et des dettes impayées, même si tous les organismes et les Conseils de l’Administration provinciales n’avancent pas avec la même efficacité.

Comme on l’a déjà expliqué, le plan de l’année prochaine prévoit une croissance du PIB de 3,7%, un chiffre acceptable si l’on tient compte de la crise économique mondiale persistante, de la recrudescence de la traque des transactions bancaires cubaines dans le cadre du blocus nord-américain, des restrictions prévalant sur les marchés financiers, et l’augmentation des prix des aliments et du combustible, pour ne citer que quelques facteurs.

La planification pour 2013 est qualitativement supérieure quant à son niveau de précision et d’harmonisation avec les différents acteurs de la sphère nationale ; elle présente une plus grande coordination entre les objectifs du plan, du budget et des politiques macro-économiques, ce qui nous permettra de passer progressivement à de nouvelles formes économiques et financières dans la conduite de l’économie, en renonçant aux actuelles méthodes essentiellement administratives.

L’Assemblée nationale a également approuvé la Loi du Budget pour l’année prochaine, avec un déficit de 3,6% du PIB, ce qui le situe à un niveau tolérable dans les circonstances actuelles, et permet d’assurer les principaux objectifs de la vie économique et sociale de la nation.

Un fait largement divulgué : la Loi fiscale, adoptée par cette assemblée en juillet dernier, entrera en vigueur le 1er janvier 2013. Elle sera accompagnée de son Règlement. Elle prévoit que le Parlement fixe annuellement dans la Loi du Budget le montant de l’impôt et les bases imposables, ainsi que les sujets des impôts, conformément aux priorités de développement du pays.

Il convient de préciser que les impôts répondent à des principes de généralité et d’équité, en accord avec la capacité économique des institutions et des personnes naturelles tenues de s’en acquitter.

Je répète aujourd’hui qu’il est nécessaire d’introduire dans les programmes d’enseignement, et de diffuser à travers les médias, les fondements de notre système d’imposition, afin de créer une conscience et de forger une culture de l’honnêteté et de civisme, qui empêche le développement de l’égoïsme au sein de notre société.

J’ai rappelé ces principes afin de contribuer modestement à la compréhension par les différents secteurs de la population que les impôts et autres contributions au budget national constituent un instrument fondamental de la politique économique du pays, car ils sont le principal moyen de redistribution du revenu national.

Ces derniers jours, les dirigeants du Parti, de l’État et du gouvernement, ainsi que les députés ont reçu d’amples informations sur le processus de mise en œuvre de la politique économique et sociale du Parti et de la Révolution, adopté par le 6e Congrès du Parti.

Tenant compte ce qui vient d’être exposé, il est inutile que je développe plus avant ces questions stratégiques. Je me limiterai donc à exposer certaines considérations générales.

Nous estimons que l’actualisation du modèle économique cubain, après les mesures initiales de suppression des interdictions et autres entraves au développement des forces productives, avance positivement et nous commençons à aborder des questions de plus grande portée, plus complexes et plus profondes, en partant du principe que tous nos efforts sont dirigés vers la préservation et le développement à Cuba d’une société socialiste durable et prospère, seule garantie de l’indépendance et de la souveraineté nationale, conquises par des générations de compatriotes au cours de plus de 144 ans de lutte.

Conjointement à l’élaboration de la conceptualisation théorique du modèle économique cubain, l’étude de la base du Programme de développement à long terme se poursuit dans les différentes sphères de la vie nationale ; de nouvelles méthodes s’implantent pour la formation des prix de gros et de détail ; la réorganisation et la promotion du commerce de gros ; la création expérimentale de coopératives non agricoles, tandis que se poursuit l’analyse des moyens à mettre en œuvre pour dépasser la dualité monétaire, d’un point de vue intégral.

À partir du premier trimestre prochain, des expériences seront menées dans certaines entreprises d’État – sélectionnées pour leur poids dans le développement de l’économie nationale. Ces expériences, qui constituent un approfondissement du système de perfectionnement d’entreprise en cours, permettront de tester des techniques modernes de gestion des entreprises et des services, avec une plus grande autonomie, et d’améliorer leurs résultats et leur efficacité. Ces méthodes seront étendues postérieurement aux autres entreprises du pays.

Par ailleurs, afin de faciliter le déploiement optimum des potentialités des entreprises sans négliger leurs missions principales, certaines mesures d’assouplissement concernant les objets sociaux, actuellement restreints, ont été adoptées. On analyse également le développement des chaînes de production qui, comme l’a expliqué le responsable de la Commission permanente de mise en œuvre et de développement, sera une façon d’élever la compétitivité des entreprises et de faire en sorte que la structure productive de l’économie soit plus équilibrée.

POUR GARANTIR LE SUCCÈS DE LA MISE EN ŒUVRE DES ORIENTATIONS, IL EST INDISPENSABLE DE BRISER LA COLOSSALE BARRIÈRE PSYCHOLOGIQUE ISSUE D’UNE MENTALITÉ ENRACINÉE DANS DES HABITUDES ET DES CONCEPTS DU PASSÉ

Aujourd’hui, confirmant l’esprit profondément démocratique du processus révolutionnaire, notre Parlement a décidé de convoquer une consultation populaire sur l’Avant-projet du nouveau Code du travail, qui actualise, conformément à la nouvelle scène sociale et économique, les politiques concernant le travail, les droits et les devoirs des travailleurs et des employés, aussi bien dans le secteur d’État que dans le secteur privé. À partir des résultats de cette consultation, nous serons à même l’année prochaine de présenter à l’approbation de l’Assemblée nationale le projet de Loi correspondant.

Le nombre de travailleurs indépendants a augmenté – il sont environ 400 000. Une tendance qui devrait se renforcer avec l’application de la mesure qui permet la location de locaux destinés à la restauration, avec le nouvel assouplissement des paiements par les entreprises d’État et les unités subventionnées au secteur privé, et l’attribution de licences pour l’exercice de nouvelles activités.

Par ailleurs, le dimanche 9 décembre, le Décret-Loi No 300 est entré en vigueur ; il est destiné à renforcer le processus de remise de terres en friche en usufruit, la surface accordée aux usufruitiers liés à des fermes d’État, aux unités de base de production coopérative (UBPC) et aux coopératives de production agricole, connues comme CPA, ayant été portée à 67,10 hectares.

Entres autres dispositions, afin d’améliorer les conditions de vie des usufruitiers, et de faire en sorte qu’ils s’installent sur ces terres et y travaillent avec leur famille, la construction de maisons a été autorisée au titre d’amélioration du fonds agricole.

17 mesures ont été également adoptées afin de supprimer les entraves à une gestion efficace des unités de base de production coopérative. Ces dispositions devraient permettra à toutes les formes de production agricoles, quel que soit le type de propriété, d’évoluer dans les mêmes conditions.

Toutes ces décisions et beaucoup d’autres qui seront adoptées progressivement ont pour objectif d’assurer l’augmentation soutenue de la production agricole du pays et de réduire les importations d’aliments, dont la facture, malgré la croissance naissante observée, n’a pas cessé de s’élever d’année en année, du fait des tendances à l’augmentation des prix sur le marché international.

En 2012, les actions visant à perfectionner le travail des Organismes de l’Administration centrale de l’État, de certaines entités nationales et des Conseils d’administration provinciale se sont renforcées, ceci dans le but de dynamiser leur fonctionnement et les rendre plus rationnelles et plus efficientes.

Nous avons déjà signalé que pour garantir le succès de la mise en œuvre des Orientations, il est indispensable de briser la colossale barrière psychologique, issue d’une mentalité enracinée dans des habitudes et des concepts du passé.

Dans cette bataille qui doit être menée en priorité par les cadres, un progrès a été accompli. Un système de formation et de requalification s’est mis en place à l’École supérieure des cadres de l’État et du gouvernement, ainsi que dans des écoles sélectionnées, les écoles du Parti dans les provinces, avec le concours des universités. Environ 3 700 dirigeants importants et des cadres de niveau national et local ont été formés en Administration publique et en Direction et Gestion d’entreprise.

Lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, les chiffres préliminaires du recensement de la population et du logement, réalisé du 15 au 24 septembre, ont été fournis ; les résultats définitifs ne seront connus qu’en juin de l’année prochaine. Cet exercice, d’une importance et d’une utilité capitales pour la planification du développement à long terme, s’est déroulé dans une atmosphère de participation, organisée et disciplinée, de notre peuple. Plus de 60 000 étudiants et près de 12 000 professeurs, entre autres, ont participé à sa mise en œuvre, et il convient qu’ils soient félicités à cette Assemblée.

Nous devons également exprimer nos remerciements à tous les compatriotes, notamment aux habitants de Santiago, de Guantanamo, et d’Holguin, qui ont su faire face à la furie de l’ouragan Sandy, à la perte de 11 vies humaines, à la destruction partielle ou totale de dizaines de milliers de logements, et à de graves dommages à l’infrastructure électrique et aux communications, et à l’agriculture.

La deuxième ville du pays, l’héroïque Santiago de Cuba, a été frappée directement par les vents de l’ouragan et par la violence destructive de la mer dans la nuit du 25 octobre. Le panorama était désolateur, mais passés les premiers instants de désarroi, avec le soutien matériel et la solidarité de tous les Cubains, la reconstruction a démarré dans les trois provinces orientales les plus touchées, une tâche qui exigera des années de travail et d’efforts.

Afin d’aider les sinistrés à réparer leur maison, le gouvernement révolutionnaire a décidé d’appliquer une bonification de 50% sur les prix des matériaux de construction, sans exclure les subventions, partielles ou totales, destinées aux personnes de faibles revenus ou dans l’incapacité de travailler, ainsi que l’attribution de crédits supplémentaires.

Par ailleurs, l’ouragan Sandy a provoqué des pluies torrentielles et des inondations dans le centre du pays, endommageant les cultures et l’infrastructure routière.

Dans cette amère situation, la solidarité internationale n’a pas manqué. Elle s’est exprimée sous de très diverses formes. Un geste pour lequel, au nom du peuple et du gouvernement cubain, nous exprimons notre plus profonde gratitude.

Comme en 2008, lors du passage de trois ouragans successifs, nous avons été contraints de différer la réalisation de l’Exercice stratégique Bastion, afin de concentrer tous nos efforts dans les tâches de reconstruction des dommages occasionnés par l’ouragan. Il a été prévu de le réaliser en novembre 2013, puis en 2016, reprenant à partir de 2020, la pratique de le réaliser tous les quatre ans.

NOUS RENOUVELONS UNE NOUVELLE FOIS AUX AUTORITÉS NORD-AMÉRICAINES LA DISPOSITION DE CUBA À UN DIALOGUE RESPECTUEUX

J’aborderai maintenant quelques questions de l’actualité internationale.

De la même façon que jamais nous ne renoncerons à la défense de notre indépendance et de notre autodétermination, alors que le deuxième mandat du président Barack Obama a débuté depuis quelques semaines, nous réitérons une fois de plus aux autorités nord-américaines la disposition de Cuba à un dialogue respectueux, basé sur l’égalité souveraine, concernant tous les problèmes bilatéraux. Par ailleurs, nos propositions de coopération sur des questions d’intérêt commun, sans conditions ou gestes préalables, sont toujours d’actualité.

Il reste une exigence absolue de notre peuple : la fin de l’incarcération injuste et prolongée de Gerardo, Ramon, Antonio et Fernando, ainsi que de la séparation arbitraire de René de sa Patrie et de sa famille, après avoir purgé une longue peine.

Une majorité croissante de la société nord-américaine et de l’émigration cubaine est opposée au blocus. La communauté internationale, à travers un vote quasi unanime, à l’Assemblée générale des Nations unies, réclame sa levée depuis 21 ans consécutifs. Le président réélu possède les facultés constitutionnelles pour faire un geste positif dans ce sens. Indépendamment de ce qui pourrait se passer, nous poursuivrons notre propre voie.

En octobre dernier, de nouvelles règlementations migratoires ont été annoncées, qui suppriment les restrictions et éliminent ou simplifient les démarches, sans renoncer au droit de nous défendre et de protéger nos ressources humaines. Ces modifications ont été favorablement accueillies par le peuple et par la majorité de l’émigration cubaine qui souhaite renforcer ses liens avec la Patrie et la famille, en opposition avec les politiques hostiles, les campagnes médiatiques mensongères, et l’encouragement à l’émigration illégale et risquée.

Récemment, le Conseil d’État a décidé de réduire le prix des appels téléphoniques entre les deux pays, ce qui devrait favoriser également la communication entre la population cubaine et l’immigration.

Il convient de préciser que cela ne signifie pas le moins du monde que nous renonçons à réclamer la restitution des fonds dérobés.

L’année prochaine, Cuba assumera la présidence de la Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC). Un fait qui représente en outre un grand honneur, une immense responsabilité à laquelle nous consacrerons nos meilleurs efforts et toutes nos énergies.

Malgré toutes les difficultés et tous les dangers, « Notre Amérique » poursuit ses objectifs d’indépendance, de souveraineté, de développement et d’intégration, sachant que sans justice sociale et une distribution plus égalitaire de la richesse, cela se révèlera impossible.

Par ailleurs, nous continuerons d’apporter, avec retenue et discrétion, tout notre soutien au processus de paix en Colombie.

Au milieu des menaces croissantes contre la paix dans le monde, conséquence de la doctrine interventionniste et agressive de l’OTAN, la décision de l’Assemblée générale des Nations unies d’accepter l’État de Palestine comme observateur est un encouragement. Les brutales représailles du gouvernement israélien, en violation ouverte des résolutions de l’ONU, doivent être condamnées énergiquement par la communauté internationale.

Avec un respect ému et une grande admiration, notre peuple a écouté samedi dernier, le président de la République bolivarienne du Venezuela, le camarade Hugo Chavez Frias, annoncer la nécessité de se soumettre à une nouvelle opération chirurgicale. L’intégrité et le courage de ses paroles ont été extraordinaires. Son honnêteté et son attachement à la vérité, qui l’ont toujours caractérisé, nous ont touchés, ainsi que la force, la profondeur, et l’altruisme de ses déclarations.

En cette heure cruciale pour le Venezuela et pour « Notre Amérique », nous serons comme toujours aux côtés du président Chavez et de la Révolution bolivarienne, qu’il dirige par mandat d’un peuple uni et révolutionnaire qui incarne collectivement ses idéaux.

Nous réitérons à Chavez, notre frère de combat, toute notre affection et notre solidarité et nous lui souhaitons, comme nous l’avons déjà fait, de sortir renforcé de cette nouvelle épreuve, afin de célébrer avec lui la victoire aux élections régionales du 16 décembre prochain, et de l’accompagner dans toutes les batailles que l’avenir nous réserve.

Pour conclure, camarades, peu de jours nous séparent du début de l’Année 55 de la Révolution, où nous fêterons le 60e anniversaire de l’attaque de la caserne Moncada et de la caserne Carlos Manuel de Céspedes. Avec la même détermination et la même fermeté que la Génération du Centenaire, faisons face aux défis de l’avenir, car comme Fidel le disait : « Si ce jour-là nous n’étions qu’une poignée d’hommes, nous sommes aujourd’hui un peuple entier décidé à conquérir son avenir. »

Mes félicitations à tous.

Je vous remercie.

 

 http://www.granma.cu/frances/cuba-f/19dic-Tous%20nos.html

Publié dans Cuba

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LA PAIX MONDIALE PLUS MENACEE QUE JAMAIS - LE NOUVEAU GOUVERNEMENT JAPONAIS S'ENGAGE DANGEREUSEMENT VERS LE MILITARISME

Publié le par Tourtaux

Le nouveau gouvernement japonais engage un dangereux tournant vers le militarisme

Japon carte symbole

Le retour au pouvoir du Parti libéral démocrate (Liberal Democratic Party, LDP) à l’issue des élections législatives de dimanche au Japon marque un changement radical non seulement dans la politique japonaise mais aussi internationale. Le nationalisme et le militarisme qui ont imprégné la campagne électorale montrent la détermination de la classe dirigeante japonaise à réaffirmer ses intérêts en Asie et mondialement par tous les moyens possibles, y compris par la force militaire.

Le dirigeant du LDP, Shinzo Abe, qui sera nommé premier ministre la semaine prochaine, a déjà indiqué vouloir adopter une ligne dure en réaction au conflit territorial avec Beijing sur les îles, connues sous le nom de Senkaku au Japon et de Diaoyu en Chine. En s’exprimant sur la chaîne de télévision publique NHK, Abe a déclaré que les îles Senkakus faisaient partie du « territoire inhérent du Japon » et averti que « notre objectif est de mettre fin au défi » lancé par la Chine.

Durant la campagne électorale, le LDP a préconisé la construction de structures permanentes sur les îles inhabitées, une décision qui aggraverait considérablement les relations avec la Chine. Une situation tendue existe déjà dans la Mer de Chine du Sud après que l’actuel gouvernement du Parti démocratique du Japon (DPJ) a « nationalisé » les îlots en septembre. La semaine dernière, l’armée japonaise a déployé des avions de combat pour intercepter un avion de surveillance maritime qui avait survolé l’espace aérien au-dessus des îles.

Les gouvernements, tant au Japon qu’en Chine, ont choisi d’attiser le nationalisme tandis que la crise économique mondiale affecte de plus en plus leur économie en suscitant une insatisfaction générale et la colère de l’opinion face à la détérioration du niveau de vie. Beijing a réagi à la « nationalisation » des îles Senkakus en donnant le feu vert à des protestations anti-japonaises à caractère ouvertement raciste.

L’économie japonaise vient, pour la cinquième fois en quinze ans, de plonger dans la récession. Les exportations japonaises ont été touchées par le cours élevé du yen et la contractions des marchés aux Etats-Unis, en Europe et en Chine. Après deux décennies de stagnation économique, il y a une frustration intense dans les cercles dirigeants devant la chute prolongée du pays et qui avait été illustrée l’année dernière lorsque la Chine avait éclipsé le Japon en devenant la deuxième économie mondiale.

En politique économique tout comme en politique étrangère, le nouveau gouvernement est déterminé à inverser le déclin aux dépens des rivaux du Japon et de la classe ouvrière japonaise. Abe a annoncé une politique monétaire agressive, identique à celle pratiquée par la Réserve fédérale aux Etats-Unis, pour réduire l’inflation et abaisser la valeur du yen, des démarches qui ne feront qu’accentuer les guerres monétaires internationales émergentes. Le LDP préconise aussi une forte hausse de la taxe sur la vente afin de rejeter sur les travailleurs le fardeau de la dette publique japonaise massive.

Abe incarne le programme agressif de ce qu’il a appelé le « nouveau LDP ». C’est un rejeton de l’establishment LDP. Son grand-père maternel, Nobushuke Kishi, avait été emprisonné sans jamais être inculpé de crime de guerre pendant l’occupation américaine d’après-guerre. Il devint plus tard premier ministre en insistant sur l’abolition de la soi-disant clause pacifiste de la constitution du pays. Tout comme son grand-père, Abe est en quête d’un changement constitutionnel pour « normaliser » et renforcer l’armée japonaise et mettre un terme à ce qu’il qualifie d’« histoire d’auto-torture » du pays – c’est-à-dire toute reconnaissance des crimes de guerre du Japon.

La situation actuelle ressemble étrangement aux années 1930. Le Japon qui était lourdement touché par la récession du commerce mondial, avait plongé dans une crise économique et politique grave. Le régime militariste désespéré à Tokyo cherchait à surmonter le malaise économique du Japon au moyen de guerres afin de s’approprier des marchés et des matières premières, par l’invasion de la Mandchourie en 1931 et de l’ensemble de la Chine en 1937. L’occupation militaire de la Chine avait considérablement exacerbé les tensions avec l’impérialisme américain qui avait poursuivi ses propres intérêts prédateurs en Chine en exigeant une politique de la « porte ouverte » favorisant sa position. Les intérêts concurrents avaient abouti à la guerre du Pacifique en 1941.

Le militarisme japonais allait de pair avec la répression impitoyable de la classe ouvrière sur le plan intérieur et les méthodes les plus brutales pour renforcer son occupation de la Chine et, plus tard, de l’Asie du Sud-Est, ainsi que son actuel régime colonial de la Corée et de Formose (Taïwan). La semaine passée a marqué le 75ème anniversaire du tristement célèbre massacre de Nanjing lors duquel des troupes d’occupation japonaises avaient massacré des centaines de milliers de civils et de soldats chinois. L’attitude qui règne au sein des cercles dirigeants japonais a été publiquement exprimée au début de l’année par l’ancien gouverneur de Tokyo, Shintaro Ishihara, qui dirige actuellement le Parti de la Restauration du Japon. Il a carrément nié le viol de Nanjing en disant qu’il ne s’était jamais produit.

Bien sûr, le monde a bien changé depuis que les Etats-Unis ont mis fin en 1945 à la guerre du Pacifique en larguant des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Les Etats-Unis cherchent à maintenir leur domination d’après-guerre en Asie au moyen du soi-disant pivot du président Obama dans la région Asie-Pacifique. Dans le cadre de cette campagne agressive pour saper l’influence de la Chine, Obama encourage le Japon à renforcer son armée et à adopter une attitude plus dure vis-à-vis de la Chine, une politique qui ne sera qu’accélérée sous Abe.

Les changements les plus importants ont eu lieu en ce qui concerne la position de la Chine dans le monde. Depuis plus de 30 ans, le Parti communiste chinois (PCC) liquide les acquis économiques et sociaux de la révolution de 1949, en restaurant les relations de propriété capitaliste et en faisant de la Chine la plus grande plateforme de main-d’œuvre bon marché du monde. Le nationalisme promu par le PCC en tant que la base visant à étayer son règne représente les intérêts de classe de la bourgeoisie montante et profondément frustrée de ce que ses ambitions sont contrecarrées par l’actuel ordre impérialiste dominé par les Etats-Unis. Le PCC ne dénonce les atrocités commises par le Japon pendant la guerre que pour justifier sa propre initiative de mettre fin à « l’humiliation nationale » de la Chine aux mains des grandes puissances aux dix-neuvième et vingtième siècles et pour se tailler sa propre sphère d’influence.

La classe ouvrière partout en Asie, et à l’échelle internationale, est confrontée à de grands dangers au moment où l’aggravation de la crise économique mondiale fait réapparaître les lignes de failles qui ont mené à la guerre dans le Pacifique. Une fois de plus, les classes capitalistes qui se font concurrence sont en train de plonger dangereusement dans un nouveau conflit encore plus dévastateur.

 

Peter Symonds

 

Article original, WSWS, paru le 19 décembre 2012

 

http://www.mondialisation.ca/le-nouveau-gouvernement-japonais-engage-un-dangereux-tournant-vers-le-militarisme/5316329

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DECLARATION DU PARTI COMMUNISTE SYRIEN

Publié le par Tourtaux

Lundi 17 décembre 2012

A la suite des travaux de sa session du 5 décembre 2012, le comité central du Parti communiste Syrien a publié la déclaration suivante, traduite de l'Arabe par la rédaction du Lien:


"Le Comité central du Parti communiste syrien a tenu une réunion élargie, présidée par son secrétaire général le camarade Ammar Bagdash, le 5 décembre 2012. Outre les membres du Comité central, ont assisté à la réunion les membres de la commission de contrôle du parti et les secrétariats des comités de zones. La réunion a débuté par une minute de silence pour rendre un hommage à la mémoire de la camarade Wissal Farha Bagdash, dirigeante du parti, et en signe de deuil pour les martyrs de la nation.

"Lors de l’examen de la situation politique, le comité central a mis l'accent sur l’évolution de la situation intérieure du pays. Les affrontements armés s’étendent entre les forces gouvernementales, qui combattent pour la voie nationale syrienne, se dressent contre les plans agressifs et expansionnistes de l’impérialisme et du sionisme, contre les forces rebelles composées de franges terroristes inféodées à l’impérialisme et aux organisations réactionnaires arabes, lesquelles visent à détruire la Syrie, en tant que forteresse des hommes libres dans le monde arabe, et en tant que poste important de la lutte libératrice mondiale anti-impérialiste.

"Malgré son ampleur et son intensification l'insurrection n'a pas atteint ses objectifs visant la chute du régime avec la destruction de la capacité de combat de l'armée de la République arabe syrienne qui courageusement a contenu les assauts répétés des rebelles sur la capitale Damas. Egalement Alep reste ferme et lève haut la bannière de la fierté nationale. Bien plus, le mépris des masses populaires Syriennes pour les rebelles est né et a grandi. Ces rebelles ont dévoilé de plus en plus clairement leur agressif et sauvage visage au cours des crimes qu’ils ont commis contre la population civile, en particulier dans les zones qui refusent de se placer sous leur giron. En raison de cet obstacle salutaire des masses populaires les forces rebelles armées terroristes multiplient leurs opérations en ciblant les rassemblements des habitants et des objectifs civils. Ce qui renforce la haine du peuple envers ces forces rebelles de façon exponentielle.

"Le Comité central estime qu’il n’aurait pas été possible à l'insurrection de parvenir à un niveau important sans le grand soutien qu’elle reçoit des Etats impérialistes et des régimes réactionnaires des pays arabes, du Golfe, de la Turquie « erdoganienne », ce poste avancé de l'OTAN dans la région, qui sans cesse attaque la Syrie. On ne saurait qualifier ces forces comme garantes du droit international, mais plutôt comme fomentatrices d’actes d'agression. La dernière illustration de l'orientation turque est le déploiement actuel du système de missiles « Patriote » de l'OTAN sur son territoire.

"La Turquie soutient également sans vergogne des opérations militaires émanant de son territoire contre la Syrie, et même en y participant, comme cela s'est produit dans la ville de Ras al-Ain. Il est connu de tous que la Turquie héberge sur son territoire des bases de rebelles armés, et est la principale base de renseignement de l’OTAN, qui dirige et coordonne les activités des rebelles en Turquie.

"Le Comité central a estimé que le devoir fondamental des communistes, comme de tous les patriotes, réside dans la défense de l'indépendance nationale de la Syrie et la défense de l'unité du territoire national, face aux complots réactionnaires arabes, sionistes, impérialistes. Il est aussi de s’opposer aux actes criminels commis par les ennemis de la patrie, et les exécutants de la volonté des colonisateurs.


En examinant la situation socio-économique, les membres du comité central ont souligné au cours de la réunion la souffrance de la masse de la population, et la détérioration des conditions de vie, causées par la baisse du pouvoir d'achat des familles, la vague de la hausse des prix et la raréfaction des denrées de première nécessité qui constituent la base de la vie quotidienne. Ont également été évoquées les difficultés rencontrées par la production nationale et les producteurs. Le Comité central estime qu'une grande partie de cette situation est due à l'état de siège imposé à la Syrie et à des actes de sabotage. Mais pour remédier à cette situation, du côté gouvernemental n’ont pas été entreprises les actions nécessaires comme n’a pas été réalisée l’exigence nationale de rupture avec la voie économique libérale. Ce qui a contribué grandement à créer les conditions de la crise traversée par la Syrie actuellement.

Ce qu'il faut maintenant, c’est resserrer le contrôle de l'Etat sur les articulations de base de l'économie nationale, d'accroître leur rôle particulier dans le commerce intérieur de l'alimentation, et de cette façon rétablir ses positions dans le commerce extérieur des biens stratégiques nécessaires au maintien de la production et à la satisfaction des besoins de la population. Le Comité central estime que le report du choix politique d’une alternative économique après la crise, préconisé par certains responsables économiques gouvernementaux, n’aboutira qu’à provoquer l'extension de la durée de cette crise et à augmenter la probabilité de conséquences futures difficiles. D'autant plus qu'il est devenu évident qu’après l’échec des puissances coloniales à remporter une rapide victoire militaire sur la Syrie, tout est mis en œuvre dans tous les domaines pour que la Syrie sorte agenouillée de sa crise actuelle, épuisée, incapable de s’opposer efficacement aux visées expansionnistes de l'impérialisme et du sionisme dans la région.

D'où l'importance du front économique social, et toute l'importance de suivre une politique économique qui protège la production nationale et la renforce, et qui réponde aux intérêts des masses populaires. C’est la condition première d’une posture digne de notre pays, mais cela ne peut être atteint que grâce à un tournant radical dans les orientations économiques et sociales, et l'éloignement définitif du libéralisme économique sous toutes ses formes.

Le Comité central observe une augmentation sensible des dénonciations et des critiques sur la scène internationale devant les hostilités perpétrées par l'impérialisme et les forces qui lui sont inféodées, liguées contre la Syrie. Une des manifestations évidentes de solidarité avec la Syrie est ce communiqué publié par les partis communistes et ouvriers qui ont participé à leur 14 ème Rencontre internationale. Ce rejet de toute intervention militaire contre la Syrie se développe également de plus en plus au sein des Etats impérialistes. Un nombre croissant de personnes est sensible aux risques et aux conséquences de l’aggravation de la crise syrienne dans le monde entier.

Cette situation augmente l’agressivité des régimes arabes réactionnaires contre la Syrie. Ces systèmes réalisent que leur existence serait menacée en cas d'échec des complots contre la Syrie. Ils multiplient les aides et soutiens de toutes les opérations agressives et subversives contre la Syrie avant qu'il ne soit trop tard pour eux, en coordination avec la Turquie et ses dirigeants réactionnaires.

Le Parti communiste syrien réaffirme, il l’a déjà souligné, que la résistance n'est pas seulement un devoir mais surtout qu’elle est aussi possible. Tous les éléments de preuve sur la scène nationale, régionale et internationale le confirment. L'important maintenant est de promouvoir et de renforcer toutes les activités de résistance pouvant faire avancer le cours des événements dans cette voie, et au premier plan la mobilisation unie des masses populaires, et la capacité de combat de l'armée arabe syrienne, ainsi que le soutien de la production nationale.

Le Comité central de notre parti s’est exprimé à la rencontre des partis et forces nationales, en insistant sur l'importance de l'alliance de toutes les forces nationales et de l'unité des rangs, notamment dans les circonstances difficiles auxquelles fait face notre pays. L'unité du Front national est un devoir face à l'unité des forces réactionnaires.

Et sur la scène arabe apparait clairement le visage hideux des forces réactionnaires et obscurantistes, déguisées derrière un manteau religieux. Ils sont les ennemies héréditaires mortelles du concept de démocratie ou de progrès, de civilisation ou de fraternité. Ceci est clairement démontré par les événements en Tunisie et en Libye, et notamment au travers de la situation égyptienne, où de larges masses du peuple tentent de résister à une tentative d'imposer un régime autoritaire et obscurantiste, tout aussi inféodé -voir plus- aux puissances impérialistes que les régimes évincés. L'évolution rapide des événements dans le monde arabe annonce de graves entraves sur le chemin du mouvement de libération national arabe.

Le Comité central déclare sa solidarité avec tous les hommes libres dans le monde Arabe, qui rejettent la domination coloniale et les régimes réactionnaires, sous quelque couleur ils se présentent, et le danger des forces obscurantistes.

Lors de l'examen de la situation internationale, le Comité central a réaffirmé, dans la continuité de ses déclarations récentes, l’exacerbation des contradictions contemporaines de l'impérialisme, dans les circonstances actuelles de la crise structurelle vécue par les centres impérialistes, des confrontations intenses entre le travail et le capital, et des réels frémissements au sein du mouvement de libération nationale mondial dans son combat face à la paupérisation, et les tentatives d’imposer l’hégémonie absolue du capital financier mondial.

Le Comité central a rendu un hommage à toutes les forces progressistes et anti-impérialistes dans le monde, en particulier les partis communistes, qui sont à l’avant-garde de la lutte contre la domination du capital, réaffirmant que la lutte des communistes syriens pour que la nation syrienne fasse front et tienne debout, est également importante pour le renforcement international du front mondial contre l'impérialisme.

Le comité central a ensuite écouté le rapport sur les activités dédiées au centenaire de la naissance du camarade Khaled Bagdash, leader historique des communistes syriens, qui ont été réalisées par les organisations du parti à travers le pays, malgré les conditions difficiles, et qui ont mis en avant les aspects de la lutte du parti communiste syrien, de son combat de classe, national et international.

Le Comité central a également discuté des questions d'organisation et a pris les décisions et recommandations nécessaires dans ce domaine. Le Comité a félicité l'activité des organisations du parti et la lutte des camarades communistes au coude à coude avec leurs frères dans le combat pour la défense de la patrie, pour la souveraineté et la dignité.
Le comité central élargi a achevé ainsi ses travaux.

Damas 05/12/2012

Le Comité central du Parti communiste syrien


http://www.lien-pads.fr/article-declaration-du-parti-communiste-syrien-113550147.ht

Publié dans Syrie

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TUNISIE : "QUELQUES" BIENS DE LUXE DE LA FRIPOUILLE FAMILLE DU DICTATEUR DECHU, BEN ALI, MIS EN VENTE - A BAS LE CAPITALISME !

Publié le par Tourtaux

La Tunisie met en vente des milliers de biens de luxe de Ben Ali  

Une exposition-vente de milliers de tableaux, de bijoux, de voitures et d'électroménager ayant appartenu à la famille du président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali débutera dimanche, a annoncé mercredi le gouvernement, qui espère récolter au moins 10 millions d'euros.

Les biens d'une valeur inférieure à 10.000 dinars (5.000 euros) seront en vente directe, alors qu'au-delà de ce seuil la vente s'effectuera au plus offrant, a expliqué Slim Besbes, le ministre des Finances par intérim, lors d'une conférence de presse.

Le clou de l'évènement, qui s'étalera sur "au moins un mois" sera la vente de 39 voitures de luxe dont une Lamborghini Gallardo LP 460, une Bentley continental sport, une limousine blindé Cadillac ou encore une Maybach 62.

De la porcelaine, 300 bijoux, des tapis, des tableaux ainsi que des téléviseurs et des ordinateurs seront mis en vente lors de cette exposition dans un hôtel de Gammarth, en banlieue de Tunis.

Ces biens ont appartenu à Ben Ali et 114 de ses proches, a précisé M. Besbes.

"A l'exception (des ressortissants) d'Israël, la vente est ouverte à tout le monde", a-t-il ajouté, avec un maximum de 500 visiteurs par jour.

Le public devra aussi s'acquitter d'un billet d'un coût de 30 dinars (15 euros), un prix très élevé pour l'écrasante majorité des Tunisiens, le salaire minimum étant de 320 dinars (160 euros) et le revenu national brut par habitant étant de 4.070 dollars par an selon la Banque mondiale.

Des mesures de sécurité drastiques seront aussi mises en place, avec notamment des navires de la marine nationale déployés face à cet hôtel situé en bord de mer, selon M. Besbes.

Le président Ben Ali a été renversé à l'issue de la première des révolutions arabes (17 décembre 2010 - 14 janvier 2011) il y a deux ans et vit depuis avec sa femme, Leïla Trabelsi, en Arabie saoudite.

Son régime était marqué par le népotisme et un système de corruption dans lequel ses gendres et beaux-frères du clan Trabelsi jouaient un rôle primordial.

La Tunisie peine néanmoins à se stabiliser depuis le soulèvement, la lenteur des réformes économiques, une impasse politique et des coups d'éclats orchestrés par des groupuscules islamistes radicaux nourrissant l'exaspération de nombreux Tunisiens.

 

http://elkhadra.over-blog.com/

Publié dans Tunisie

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ISRAËL INTERDIT DE REELECTION A LA KNESSET LA DEPUTEE PALESTINIENNE HANEEN ZOABI QUI S'EST COMPORTEE COMME UNE DIGNE FILLE DU PEUPLE EN SE JOIGNANT A UN NAVIRE PROTESTANT CONTRE LE BLOCUS DE GAZA

Publié le par Tourtaux

Racisme israélien : Haneen Zoabi interdite de réélection à la Knesset

jeudi 20 décembre 2012 - 11h:48

Ma’an News

L’autorité électorale israélienne a interdit ce mercredi à la députée palestinienne, Haneen Zoabi, de pouvoir être réélue, affirmant qu’elle avait soutenu les ennemis du pays en se joignant à un navire de protestation qui avait tenté de briser le blocus naval imposé à Gaza.

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                                                                                                                Haneen Zoabi, députée palestinienne à la Knesset

Haneen Zoabi va faire appel de cette décision devant le plus haut tribunal d’Israël, lequel avait invalidé comme violations de la liberté d’expression de précédentes tentatives de disqualifier les candidats palestiniens .

Le Comité central israélien pour les élections a voté - avec 19 voix contre 9 et une abstention - pour bloquer la candidature de Mme Zoabi aux élections générales du 22 janvier, a déclaré une porte-parole du comité. Deux autres motions visant à interdire la participation de deux partis politiques palestiniens n’ont pas été votées.

Zoabi était à bord du navire Mavi Marmara qui a été arraisonné et piraté par les troupes israéliennes alors qu’il s’approchait de Gaza dans les eaux internationales dans le cadre d’une une flottille internationale, en mai 2010 pour forcer le blocus israélien contre l’enclave assiégée.

Neuf citoyens turcs avaient été froidement assassinés, ce qui entraîna une forte détérioration dans les relations entre les deux pays.

La commission électorale a disqualifié Zoabi pour deux raisons : « la négation de l’existence d’Israël en tant qu’État [purement] juif » et « le soutien à un État ennemi ou à une organisation terroriste engagée dans un conflit armé avec Israël, » a déclaré la porte-parole Giora Pordes.

Des députés israéliens centristes et de gauche se sont opposés à la disqualification de Zoabi.

« Nous ne pouvons pas nier d’être représentées aux personnes qui sont en désaccord avec nous », a déclaré Nitzan Horowitz du parti Meretz.

Zoabi appartient à un petit parti représenté au parlement israélien, qui estime que le pays ne devrait pas être défini comme un État juif, ce qui représente une claire discrimination à l’égard de la minorité palestinienne.

La majorité des Palestiniens en Israël, qui représentent environ 20 pour cent de la population totale, sont liés à ou sont les descendants des Palestiniens qui ont été chassés lors de la création de l’État sioniste.

Haneen Zoabi a insisté sur le fait qu’elle n’avait pas été impliquée dans les violences provoquées par les Israéliens à bord du Mavi Marmara, et qu’elle avait tenté une médiation entre les troupes israéliennes d’occupation et les responsables du navire.

19 décembre 2012 - Ma’an News - Vous pouvez consulter cet article à :
http://maannews.net/eng/ViewDetails...
Traduction : Info-Palestine.eu

 

http://www.info-palestine.net/spip.php?article13004

Publié dans Israël

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