Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

SELON LE PROFESSEUR MICHEL CHOSSUDOWSKY, LA DANGEREUSE ESCALADE MILITAIRE ET LA MENACE CONTRE LES RUSSES EN SYRIE POURRAIT ETRE LE PRELUDE A UNE CONFRONTATION RUSSIE-ETATS-UNIS EN SYRIE

Publié le par Tourtaux

Dangereuse escalade militaire : Confrontation Russie-États-Unis en Syrie?

Publié dans Syrie

Partager cet article

Repost 0

RAPPORT SUR LES VIOLATIONS ISRAELIENNES DES DROITS HUMAINS

Publié le par Tourtaux

Rapport sur les violations israéliennes des droits humains

jeudi 20 décembre 2012 - 16h:50

PCHR du 13 au 19 décembre 2012

Les Forces israéliennes continuent leurs attaques systématiques contre les civils et les biens palestiniens dans les Territoires palestiniens occupés.

 

Durant cette semaine du 13 au 19 décembre 2012 :

  • un civil palestinien est mort de ses blessures reçues durant la dernière offensive israélienne contre la bande de Gaza ;
  • 5 civils palestiniens ont été blessés dans la bande de Gaza :
    • dont 4 dans la zone frontalière, et le cinquième en mer ;
  • 3 civils palestiniens, dont 2 enfants, ont été blessés en Cisjordanie ;
  • les forces israéliennes ont conduit 35 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie, et une, limitée, dans la bande de Gaza :
    • au moins 33 civils palestiniens ont été arrêtés en Cisjordanie ;
    • 4 enfants dans la bande de Gaza ont été arrêtés alors qu’ils tentaient de passer la frontière vers Israël ;
  • les forces israéliennes ont continué de prendre pour cible les pêcheurs palestiniens en mer ;
  • elles ont continué d’user d’une force démesurée contre les manifestations non violentes en Cisjordanie ;
    • 2 civils palestiniens, dont un enfant, ont été blessés durant la manifestation hebdomadaire de Bil’in, à l’ouest de Ramallah ;
  • Israël a maintenu un bouclage total sur les TPO et l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur :
    • les forces israéliennes ont monté des dizaines de checkpoints en Cisjordanie ;
    • au moins 4 enfants palestiniens ont été arrêtés aux checkpoints en Cisjordanie ;
  • les forces israéliennes ont poursuivi leurs activités de colonisation de la Cisjordanie, et les colons leurs agressions contre les civils et les biens palestiniens :
  • elles ont publié de nouveaux avis ordonnant des démolitions de maisons ;
    •  
    • les colons ont agressé des civils palestiniens.
JPEG - 47.2 ko
Affrontement entre des manifestants palestiniens et des soldats israéliens près de la prison d’Ofra, à Ramallah.

Violations israéliennes recensées durant la semaine du 13 au 19 décembre 2012

1 – Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les civils et les biens palestiniens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza


Jeudi 13 décembre


2 h, les forces israéliennes entrent dans plusieurs villages d’Hébron, patrouillent dans les rues, investissent certaines maisons et les perquisitionnent. Les soldats gardent les habitants à l’extérieur, par un temps glacial, et pendant des heures. Ils arrêtent 6 Palestiniens :

  • Anas Sedqi al-Ju’ba, 23 ans :
  • Ahmed Yusri al-‘Ewiwi, 22 ans ;
  • Mo’the Abdu Mohammed al-Haimouni, 21 ans ;
  • Majd Yunis al-Atrash, 22 ans ;
  • Sedqi Yunis al-Atrash, 20 ans, et
  • Mo’taz Salim al-Herbawi, 28 ans.

3 h, incursion dans le camp de réfugiés de Jénine avec patrouilles dans les rues, fouilles de maisons, et arrestations de 3 agents palestiniens et les emmènent vers une destination inconnue :

  • Wa’el Ahmed Theeb Ghazawi, 43 ans, agent du Service de Sécurité préventive (PSS) ;
  • Mohammed Ibrahim Eid Naghnaghiya, 30 ans, agent du Service des Renseignements généraux, et
  • Ashraf Ahmed Sadeq Jaradat, 30 ans, agent de la Police civile.

Au même moment, des forces israéliennes entrent dans le secteur de She’aba, à l’est d’Hébron, patrouillent dans les rues et interviennent sur le domicile de la journaliste Lama Khater ; elles obligent aussi les enfants à sortir pendant deux heures.

Dans son témoignage au PCHR, Lama Khater déclare qu’une force israélienne importante a pénétré dans la maison de sa famille et les ont gardés, elle et son époux, dans une pièce. Les soldats ont également obligé les enfants à rester à l’extérieur. Un officier des Renseignements israéliens a interrogé le couple sur les manifestations organisées par le Hamas à Hébron. Avant de se retirer, les Israéliens confisquent 3 PC, 2 ordinateurs portables, le téléphone portable de Lama et celui de son époux, et quelques documents et affiches.

4 h, les forces israéliennes entrent dans al-Yamoun, à l’ouest de Jénine, investissent le domicile de Ahmed Yusef Salim Abu al-Haija, 29 ans, et l’arrêtent.

À environ 12h30, les forces israéliennes concentrées le long de la frontière, à l’est de Wadi Gaza (Al-Deek Juhor), a ouvert le feu sur ’Asef Rasmi Ibrahim al-Khaldi, 19 ans, du camp de réfugiés d’al-Bureij. Al-Khaldi collectait de pièces en aluminium et en métal sur la décharge, qui se trouve à 150 mètres de la frontière. al-Khaldi a été grièvement blessé par une balle au bras droit.

14 h 20, incursion des Israéliens dans al-‘Araqa, à l’ouest de Jénine.

14 h 30, des dizaines de garçons et de jeunes hommes, en colère, se rassemblent dans le secteur de Bab al-Zawiya, dans le centre d’Hébron, après les funérailles de Mohammed al-Salayma, 17 ans, assassiné la veille par les forces israéliennes. Les Israéliens répliquent en investissant de nombreuses maisons et magasins de manière provocatrice, et en se postant sur des terrasses. Les manifestants palestiniens lancent des pierres et des bouteilles vides sur l’occupant, et les soldats tirent à balles caoutchouc, lancent des lacrymogènes et des bombes assourdissantes.

Nasser Wasfi Mohammed Jamal al-Sharbati, 16 ans, est gravement blessé de trois balles dans les deux mains et le dos, alors qu’il rentre chez lui après le travail.

Dans son témoignage au PCHR, al-Sharbati déclare :

« Je travaille dans une cartonnerie. Pour rentrer à la maison, vers 19 h, j’ai pris la nouvelle route de Wadi al-Tuffah, ignorant ce qu’il se passait. J’ai entendu des personnes parler d’échauffourées dans le secteur de Bab al-Zawiya. Je me suis arrêté devant la boucherie Zaheda et j’ai été surpris de voir trois soldats israéliens ; l’un était un garde-frontière, il était grimpé sur la terrasse d’une maison de Bab al-Zawiya. J’ai eu peur et j’ai couru pour traverser la rue et me sauver. J’ai entendu alors un coup de feu et j’ai senti mes deux mains devenir impotentes. En plus, j’ai senti que quelque chose entrait dans mon dos. J’ai couru encore quelques instants, jusqu’à ce que j’arrive auprès de personnes, devant la station essence de Hassouna, de l’autre côté de la rue, et que je leur demande de m’aider, car j’étais blessé. Elles m’ont emmené à l’hôpital public d’Hébron, et vous me voyez là, maintenant. Je ne peux pas bouger. »

Dans le même contexte, le Dr Sharaf al-Tarda déclare au PCHR qu’al-Sharbati a été transféré de l’hôpital public d’Hébron à l’hôpital d’al-Mezan, vu la gravité de ses blessures ; il a reçu trois balles. La première, dans le dos, a touché le tissu pulmonaire et provoqué une blessure et une hémorragie graves dans le poumon gauche. La deuxième et la troisième ont atteint la partie supérieure de son bras droit et les tendons de son bras gauche.

17 h, les forces israéliennes entrent dans la zone entre al-Yamoun et Kofur Dan, à l’ouest de Jénine, et s’y positionnent. Elles interpellent Ayman Rajeh Abed, 12 ans, et son frère Ihsan, 10 ans, alors qu’ils jouent. Elles les relâchent un peu plus tard et quittent le secteur.

18 h 30, incursion dans Ya’bad, au sud-ouest de Jénine.

 

Vendredi 14 décembre

1 h, les Israéliens entrent dans le camp de réfugiés d’al-‘Arroub, au nord d’Hébron ; opèrent sur le domicile de Rasmi Abdul Rahman Jawabra, 29 ans ; les soldats lui remettent une convocation pour qu’il se présente devant les Renseignements israéliens (Shabak), puis se retirent du camp.

11 h 30, incursion dans Beit Leed, à l’est de Tulkarem.

 

Samedi 15 décembre

3 h, les forces israéliennes entrent dans Tulkarem. Elles patrouillent dans les rues et se postent dans son quartier nord, près de la mosquée Belal Bin Rabah, à proximité du camp de réfugiés de Tulkarem. Les soldats investissent d’un coup trois maisons qui se touchent. Les soldats obligent leurs habitants à se regrouper dans la cour d’une maison et commencent à perquisitionner les trois maisons avec des chiens renifleurs.

Ils arrêtent Mas’oud Mostafa Mohammed Abu Zant, 20 ans.

Les forces israéliennes se déplacent alors dans le quartier ouest de la ville, opèrent sur le domicile familial de Mahmoud Ezzat Abu Dayya, 20 ans, et l’arrêtent. Puis sur le domicile de Daniel Jaber, sous le prétexte qu’il est recherché. Comme les Israéliens ne le trouvent pas chez lui, ils arrêtent son fils Nasser. Celui-ci est conduit dans la maison de son grand-père, dans la rue de l’hôpital, dans le centre-ville. Les soldats investissent la maison, mais ne trouvent personne d’autre. Dans le même temps, les soldats remarquent qu’un bureau de taxis (le bureau des taxis Harmam) a des caméras de surveillance, et qu’elles pourraient montrer la maison en question. Dès lors, les soldats israéliens pénètrent dans le bureau de taxis, s’emparent des ordinateurs auxquels sont reliées les caméras de surveillance. Les forces israéliennes libèrent ensuite Nasser, mais emmènent les deux autres Palestiniens arrêtés vers une destination inconnue.

A environ 06:00, les canonnières israéliennes stationnées au large d’Al-Waha, ancienne station balnéaire dans le nord de la bande de Gaza ont ouvert le feu avec intensité sur les pêcheurs, qui naviguaient à 6 miles nautiques au large de la côte, pendant 10 minutes. Les pêcheurs se sont enfuis de peur d’être arrêtés ou blessés. Ni victimes ni dégâts matériels n’ont été signalés.

8 h, incursion dans Qabatya, au sud de Jénine.

8 h 30, dans Beir al-Basha, même secteur.

10 h, dans Um al-Tout, et dans Jelqamous, au sud-est de Jénine.

A environ 14:55, les forces israéliennes regroupées le long de la frontière à l’est de Khan Younis ont ouvert le feu sur un groupe de Palestiniens, qui étaient à l’est de la zone d’al-Faraheen à 200 mètres de la frontière. Mohammed Salah Qdeih, 22 ans, a été blessé par balle.

A environ 16:00, les forces israéliennes stationnées le long de la frontière, à l’est d’Abu Safiya à l’Est de Jabalya, ont ouvert le feu sur un groupe de manifestants et d’agriculteurs, qui étaient à 150 mètres de la frontière. En conséquence, Mo’men Mohammed al-Abed Nawwarah, 19 ans, du camp de réfugiés de Jabalya, a été grièvement blessé par une balle à la jambe droite. En outre, Rami Mohammed Abou Amira, 19 ans, souffre de l’inhalation des gaz lacrymogènes, mais son état de santé est stable.

 

Dimanche 16 décembre

A environ 06:30, les canonnières israéliennes stationnées au large d’Al-Waha Gaza ont ouvert le feu sur les pêcheurs qui étaient à 6 miles nautiques au large de la côte, pendant environ 15 minutes. En conséquence, les pêcheurs se sont enfuis de peur d’être arrêtés ou blessés. Ni victimes ni dégâts matériels n’ont été signalés.

10 h, incursion dans le secteur d’al-Sousa, à l’est de Beit Fajjar dans le sud de Bethléhem. Ali Thawabta, directeur de la municipalité de Beit Fajjar, déclare qu’une jeep de l’armée israélienne stationnait de manière très discrète près de centre médical. C’est alors que cinq autres véhicules de l’armée entrent dans le secteur d’al-Tarabee’, près de la colonie Migdal Oz, dans le nord-ouest de Beit Fajjar. Les Israéliens interviennent sur le domicile de Diab Nayef Thawabta, 48 ans, et le fouillent sans autre incident.

A environ 13:30, les forces israéliennes stationnées le long de la frontière à l’est de Khan Younis ont ouvert le feu sur un groupe de Palestiniens qui se trouvaient sur leurs terres près de la frontière. En conséquence, Khaled Abdul Karim Sulaiman Mhanna, 25 ans, a été grièvement blessé par une balle à l’abdomen. Mhanna travaillait sur sa terre qui se trouve à 500 mètres de la frontière.

13 h 30 également, les forces israéliennes et un groupe de colons stationnent à l’entrée du camp de réfugiés d’Aïda, au nord de Bethléhem. Des jeunes Palestiniens se rassemblent et leur lancent des pierres. Immédiatement, les soldats tirent. Ya’qoub Hammad Hammad, 14 ans, est touché par une grenade lacrymogène à la jambe droite.

19 h, incursion dans Ya’bad, au sud-ouest de Jénine. Les forces israéliennes patrouillent dans les rues et se postent devant un café, dans le centre du village. Les soldats descendent de leurs véhicules et investissent le café. Ils empêchent quiconque de sortir du café. Un officier des renseignements israéliens interrogent les Palestiniens présents sur la situation. Les soldats se retirent ensuite.

22 h 45, incursion dans al-‘Arqa, à l’ouest de Jénine.

 

Lundi 17 décembre

1 h 30, incursion des forces israéliennes dans Jénine.

2 h, dans Naplouse et le camp de réfugiés de Balata, où les Israéliens opèrent sur un certain nombre de maisons, les fouillent et arrêtent 3 Palestiniens :

  • Farid Mohammed al-Masimi, directeur du lycée de garçons de Balata, et membre du Comité des services de Balata ; arrêté chez lui dans le camp ;
  • son gendre, Mahdi Abdil Halim al-Shaf’I, 24 ans, arrêté chez lui dans le quartier d’al-Makhfiya, dans l’ouest de Naplouse, et
  • Baha’ Jamil Mahamid, 22 ans, membre du Service de la Sécurité nationale palestinienne ; arrêté chez lui dans le camp de réfugiés de Balata.

Les Israéliens se retirent vers 4 h 30.

2 h 30, dans Beit Fajjar, au sud de Betlhléhem, avec fouille du domicile de Adnan Mahmoud Taqatqa, dont le fils, Mohammed Adnan Mahmoud Taqatqa, 20 ans, est arrêté avant le retrait de l’occupant.

3 h 30, dans Qaryout, au sud-est de Naplouse avec l’arrestation de :

  • Ghanem Mahmoud Abdullah Mo’ameer, 20 ans, et
  • Mohammed Salah Eddin Mohammed Badawi, 18 ans.

4 h 30, dans Tulkarem.

A environ 06:30, les canonnières israéliennes stationnées au large d’Al-Waha ont ouvert le feu sur les pêcheurs qui naviguaient à 6 miles nautiques au large de la côte, pendant 10 minutes. En conséquence, les pêcheurs se sont enfuis de peur d’être arrêtés ou blessés. Ni victimes ni dégâts matériels n’ont été signalés.

À environ 09h30, les canonnières israéliennes stationnées au large de Gaza ont ouvert le feu sur un bateau de pêche appartenant à Mos’ad Abdul Razeq Baker, 38 ans, alors que lui et son neveu Mohamed Tarek Abdel Razeq Baker, 20 ans, se trouvaient à bord. Ils naviguaient à 7 miles nautiques du rivage . En conséquence, Mos’ad a été blessé par une balle à la cuisse gauche et transporté au centre médical de Barzilai à Ashkelon, tandis que son neveu a été arrêté et interrogé. Par ailleurs, les forces israéliennes ont confisqué leur bateau.

Dans le même temps, les forces israéliennes positionnées le long de la frontière, à l’est du camp de réfugiés d’Al-Bureij dans la bande de Gaza, ont arrêté 4 enfants palestiniens alors qu’ils tentaient de traverser la frontière entre Israël et la bande de Gaza : Yusef Ali Ibrahim al-Nabahin, 17 ; Feras Khalil Ibrahim Weshah, 17 ; Nasser Abdullah A’ed Abu Zaid, 15 ; et Sa’eb Tahseen Hassan Faraj, 17 ans. tous du camp de réfugiés d’Al-Bureij.

10 h 30, incursion dans Safarin, à l’est de Tulkarem.

Midi, les Israéliens tirent sur Amir Amin Fayez Nassar, du village de Madama, au sud de Naplouse, qui prend une balle dans la jambe gauche.

D’après l’enquête du PCHR, vers midi, Amir Nassar reçoit un appel téléphonique de son frère, Mohammed, 36 ans, qui laboure leur terre dans le secteur de Khelet al-Njasa, au sud de Madama, à 500 mètres de chez eux. Son frère lui dit que des colons israéliens de la colonie Yitzhar, qui se trouve à 1 km des terres, ont attrapé leur frère Ma’moun, 39 ans, qui faisait paître les moutons dans ce secteur, et qu’ils l’ont agressé. Amir, ses sœurs et sa mère se rendent très vite sur place, informant des villageois de ce qu’il se passe. Quand Amir arrive sur les lieux, il voit un colon assis sur le ventre de Ma’amoun. Le colon est en train de frapper Ma’mou, à coups de crosse de fusil pendant que trois soldats sont en train de regarder. Amir prend une pierre et la lance sur le colon. Les soldats foncent sur Amir et le frappent à coups de crosse, à la tête, à l’épaule et au bras droits tout en l’éloignant. Les villageois palestiniens se regroupent et en réaction, un grand nombre de colons et de soldats arrivent. Amir, ses sœurs et sa mère poussent des cris et tentent de tirer Ma’moun par le dos, pour l’enlever des mains des soldats et colons israéliens. Un soldat appelle l’officier de permanence en hébreu et tire sur Amir à 20 m de distance. Amir est touché, il reçoit une balle directe dans la jambe droite. Des personnes le portent et courent vers un véhicule civil du village voisin d’Asira. Sur leur chemin, ils trouvent une ambulance qui prend en charge le blessé et l’emmène à l’hôpital gouvernemental de Rafidiya, à Naplouse. Aussitôt après, un violent affrontement se déclenche dans le village.

Hani Nasser Ziyada, 24 ans, est touché par une bombe assourdissante qui le brûle à la jambe gauche. Le frère d’Amir, Mohammed Amin Nassar, 36 ans, souffre de contusions à la tête et son frère, Ma’moun, est arrêté en dépit de sa blessure et conduit vers une destination inconnue.

12 h 30, incursion dans Jaba’, au sud de Jénine, où l’armée patrouille dans les rues, se poste à proximité de la maison de Rami Ahmed Zaid Fashafsha. Des garçons se regroupent et lancent des pierres sur les Israéliens. Qui répliquent, puis se retirent.

15 h 30, incursion dans ‘Azzoun, à l’est de Qalqilya. Les soldats arrêtent Hamid Salim Hamid Badwan, 33 ans, membre du Service de la Sécurité nationale. Des témoins indiquent que les Israéliens sont entrés dans le village alors que Badwan se rendait au supermarché, dans la grande rue. Badwan est sorti du supermarché avec son frère et sont partis en voiture empruntant un chemin poussiéreux. Les soldats ont entouré le village et leur ont fait la chasse alors que Badwan se dirigeait vers Ezbet al-Tabeeb. Il remarque alors qu’il est suivi par des soldats israéliens, il saute de la voiture conduite par son frère, et se précipite direction Ezbet al-Tabbeb. Les soldats entourent le secteur et un groupe de soldats déguisés en arabe arrive à l’arrêter après l’avoir pourchassé à travers les oliviers. Il faut indiquer qu’il avait été convoqué par les renseignements israéliens et qu’on lui avait dit, lors de l’entretien, qu’il pouvait rentrer chez lui.

16 h 30, incursion dans Far’oun, au sud de Tulkarem ; et dans Tulkarem, les soldats patrouillent dans les rues du quartier d’Ezbet al-Tayyah, où des enfants rassemblés vont leur lancer des pierres et des bouteilles vides. Les soldats répliquent en tirant sur les garçons, dont certains vont inhaler les lacrymogènes.

 

Mardi 18 décembre

2 h, les Israéliens entrent dans Halhoul, au nord d’Hébron, patrouillent et investissent le domicile d’Ala’ ‘Aref Hussein Abu ‘Asba, 23 ans, et l’arrêtent ;

dans Beit Kahel, au nord-ouest d’Hébron, avec fouille de la maison de Hassan Salman ‘Atawnah, 24 ans, qui est arrêté ;

dans Wadi al-Heriya, dans le quartier universitaire et dans le secteur d’Abu Qteila, dans le centre d’Hébron, avec fouille du domicile d’Ayman al-Hashlamoun, 25 ans, qui est arrêté.

2 h 15, dans Salfit, avec l’arrestation de 4 Palestiniens, emmenés vers une destination inconnue :

  • Mos’ab Hassan Balasma, 23 ans ;
  • Haytham Shawkat Khafash, 27 ans ;
  • Ma’rouf Mahmoud al-Remal, 25 ans, et
  • Mohammed Fat’h Allah Dahdoul, 20 ans.

Les soldats agressent un Palestinien, Othman Hassan Othman Balasma, 16 ans, et se retirent, vers 5 h 20.

Dans son témoignage au PCHR, Mo’athe Hassan Balasma, 21 ans, déclare :

« Vers 2 h 30, mardi 18 décembre, alors que nous dormions, nous avons été surpris de voir des soldats israéliens dans la maison. Ils avaient ouvert la porte avec un outil, mais nous ne les avions pas entendus. Ils nous ont immédiatement faits sortir dans le froid glacial et ne ne nous ont pas autorisés à nous vêtir correctement. Ils nous ont poussés dehors d’une manière sauvage. Même ma mère a été poussée ainsi. Nous étions tous soumis au Shabah et avons été obligés de lever les mains et de nous tourner face vers le mur. Il faisait très froid. Mon frère Othman, 16 ans, étudiant, leur a dit que sa jambe le faisait souffrir et qu’il ne pouvait la soulever. En réponse, les soldats israéliens l’ont maudit, en hébreu. Ils l’ont frappé aussi à coups de crosse, sur son côté. Une heure et demie plus tard, les forces israéliennes arrêtaient mon frère Mos’ab, 23 ans, et l’emmenaient vers une destination inconnue. Nous avons porté mon frère Othman dans la matinée au centre médical pour qu’il y reçoive les soins nécessaires, où il a été examiné et où ils ont constaté qu’il souffrait de contusions dans ce côté. »

3 h 30, incursion dans al-Koum, au sud-ouest d’Hébron, avec fouille de la maison de Mo’athe Awad al-Rjoub, 22 ans, à qui l’armée remet une convocation du service de Renseignements israéliens (Shabak).

À environ 07h00, les forces israéliennes pénètrent à 100 mètres dans Khuza’a village à l’est de Khan Younis,. Elles nivèlent les terres le long de la frontière, couvertes par des tirs sporadiques avant d’atteindre al-Faraheen et la zone d’ Abassan. À environ 11h00, les forces israéliennes repassent la frontière.

À environ 18h00, des sources médicales de l’hôpital Arabe de la banque nationale du Caire – ont annoncé le décès de Salem Ahmed Salem Bin Saïd, 19 ans, de al-Mussaddar village. Il est mort de ses blessures subies le 17 Novembre 2012 lors de la dernière offensive israélienne dans la bande de Gaza. La personne précitée a été blessée quand un avion de guerre israélien a visé un groupe de personnes dans une petite pièce sur un morceau de terre près de la maison de son père. Son père, Ahmed Salem Bin Said Salama et une autre personne, Hani Salem Abdul Majid Brei’im, 31, ont été tués et 6 autres ont subi des blessures dont 2 d’entre eux des blessures graves. Tous des civils

 

Mercredi 19 décembre

1 h 30, les forces israéliennes entrent dans Beit Ummar, au nord d’Hébron, patrouillent dans les rues et investissent un certain nombre de maisons. Notamment celle de Safi Mohammed Ali al-Salibi, 34 ans, officier de la police israélienne. Les Israéliens pénètrent aussi au domicile d’Isa Mohammed Isa Awad, 24 ans, et le fouille. Ils arrêtent Awad, qui a été libéré dans le cadre du dernier échange de prisonniers. En outre, l’armée opère sur le domicile de Wasim Jamal Abdul Majid Wahadin, 19 ans, et l’arrête. Les soldats se retirent ensuite, emmenant les deux personnes arrêtées vers une destination inconnue.

Dans son témoignage au PCHR, Mohammed Awad, du Comité populaire contre les colonies, indique que les forces israéliennes ont pénétré dans le village et se sont introduites dans certaines maisons pour les fouiller. Elles ont fait preuve de violence dans la maison de Safi al-Salibi, ont brisé la porte d’entrée alors que l’épouse d’al-Salibi, leur avait lancé les clés par la fenêtre pour éviter justement qu’ils n’enfoncent la porte. En plus, les Israéliens ont interrogé l’épouse, à son domicile. Les enfants étaient terrorisés par toute cette violence des soldats dans leur maison.

4 h, incursion dans Bethléhem, dans le secteur d’al-Mawaleh, dans le centre-ville, avec fouille de la maison de Mosa Awwad Awwad, 20 ans, qui est arrêté.




2 - Usage d’une force démesurée contre les manifestations non violentes protestant contre la colonisation et la construction du mur d’annexion


Durant la dernière semaine, les forces israéliennes ont usé de la force contre les manifestations non violentes organisées par les civils palestiniens et des militants des droits de l’homme, internationaux et israéliens, pour protester contre la construction du mur et la colonisation en Cisjordanie.

Conséquences : 4 Palestiniens sont blessés ou contusionnés : un garçon de 16 ans a pris une balle dans la main droite et un autre de 18 ans dans le dos, à Bil’in ; Hamza Ahmed Abu-Hashem, 14 ans, souffre de contusions après avoir été poussé par un soldat israélien du haut d’un mur ; et Ahmed Abu-Hashem, 46 ans, est également contusionné. Nombre de manifestants ont également inhalé les lacrymogènes.

- Bil’in, à l’ouest de Ramallah : après les prières du vendredi, 14 décembre, Palestiniens, militants internationaux et israéliens organisent la manifestation hebdomadaire non violente pour protester contre la construction du mur d’annexion. La manifestation a pour thème « Contre la politique délibérément meutrière d’Israël ; et contre les ordres des dirigeants israéliens de tirer à balles réelles sur les manifestants ». « Contre la détention administrative et en solidarité avec les prisonniers en grève de la faim  ».

Les manifestants se rassemblent dans les rues du village, scandent des slogans appelant à l’union nationale. Ils veulent insister sur la nécessité d’adhérer aux principes nationaux et au droit au retour, de résister à l’occupation et d’appeler à la libération de tous les prisonniers palestiniens. Ils brandissent des drapeaux palestiniens et se dirigent vers le mur. Ils interpellent par mégaphones les colons de la colonie Mitiyahu, leur demandant de partir de la terre palestinienne.

Les soldats qui se sont postés dans tout le secteur tirent des balles d’acier enrobées d’une fine couche de caoutchouc, lancent des bombes assourdissantes et des grenades lacrymogènes sur les manifestants. Deux civils sont blessés par balles, un garçon de 16 ans par une balle dans la main droite, et un autre de 18 ans, par une balle dans le dos. Des dizaines d’autres vont inhaler les lacrymogènes.

-  Ni’lin, à l’ouest de Ramallah : au même moment, manifestation hebdomadaire non violente dans le village de Ni’lin, pour protester contre la construction du mur d’annexion et les colonies. Les manifestants marchent vers le mur. Aussitôt, les soldats qui sont postés près du mur tirent. Nombre de manifestants respirent les lacrymogènes, ou prennent des coups par les soldats de l’occupation.

- Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah : toujours vendredi, 14 décembre, même manifestation contre le mur d’annexion et les colonies, sur le thème : « Commémoration de nos martyrs et du début de la résistance populaire à Nabi Saleh  ». Les manifestants se dirigent vers la porte érigée par l’occupant à l’entrée du village, et qui conduit aux terres palestiniennes convoitées par les colons israéliens de la colonie Halmish. L’armée tire, et des dizaines de manifestants vont inhaler les lacrymogènes.

- Al-Ma’sara, au sud de Bethléhem : toujours vendredi, manifestation non violente des Palestiniens, avec des internationaux, contre la construction en cours du mur d’annexion, sur le thème : « En solidarité avec les prisonniers en grève de la faim ». Alors que les manifestants se dirigent vers la porte du village, les Israéliens la ferment pour empêcher la manifestation de gagner les terres confisquées, et agressent les manifestants.

Mahmoud Zawahra, 25 ans, coordinateur de la Résistance populaire contre le mur et la colonisation, souffre de contusions.

- Sho’ab al-Batama, à l’est de Yatta : samedi 15 décembre, des dizaines de civils, d’agriculteurs palestiniens et d’internationaux se rassemblent dans le secteur de Sho’ab al-Batama, pour protester contre la politique des forces israéliennes de confiscations des terres agricoles, le refus aux civils de l’accès à leurs terres et la politique de destruction. Les soldats investissent la zone, la déclarent Zone militaire fermée pour écarter les manifestants.

- Beit Ummar, au nord d’Hébron : également samedi, 15 décembre, Palestiniens, militants internationaux et israéliens, se rassemblent dans le centre de Beit Ummar, pour la manifestation non violente hebdomadaire contre la politique d’extension des colonies, le mur et les arrestations d’enfants. Les manifestants se dirigent vers la zone de Thaher Jalis, près de la colonie Kermi Tsour, au nord du village. Un groupe de soldat entoure les manifestants et commence à s’accrocher avec eux, en frappant un certain nombre. Les personnes contusionnées sont : Hamza Ahmed Abu-Hashem, 14 ans, après qu’un soldat l’ait poussé du haut d’un mur ; et Ahmed Abu Hashem, 46 ans.




3 – Bouclage maintenu des TPO


Israël a maintenu un bouclage hermétique des TPO, imposant des restrictions graves aux déplacements des Palestiniens, dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, notamment à Jérusalem-Est occupée.

 

Bande de Gaza

Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière

Rafah International


Date  :
 :
Partant à
l’étranger
 :
 :
Entrant dans la
bande de Gaza
 :
 :
Refoulés dans la
bande de Gaza
12 déc.  : 627  : 480  : 37
13  : 797  : 461  : 33
14  : 409  : 483  : 15
15  : 190  : 297  : 25
16  : 552  : 579  : 36
17  : 470  : 458  : 40
18  : 506  : 483  : 36
 :  :  :

Karm Abu Salem (Kerem Shalom)

Importations

Date  : Désignations  : Tonnes - Quantités - Litres
 :
11 déc.  : Denrées alimentaires  : 475
 :
 : Matériels agricoles  : 1275
 :  :
 : Marchandises diverses  : 1356
 : Cartons de vêtements  : 2600
 : Réfrigérateurs  : 280
 :  :
 : Aide humanitaire  : 8777
 :  :
 : Gaz domestique 44,320 :
 :  :
 : Carburant industriel  : 181 820
 :  :
12 déc.  : Denrées alimentaires  : 853
 :  :
 : Matériels agricoles  : 1087
 :  :
 : Marchandises diverses  : 1187
 : Cartons de vêtements  : 1660
 : Réfrigérateurs  : 152
 : Machines à laver  : 97
 : Vaches  : 486
 : Groupes électrogènes  : 1161
 : Voitures  : 29
 : Réservoirs de chauffage solaire  : 202
 :  :
 : Aide humanitaire  : 8681
 :  :
 : Combustible industriel  : 91 610
 :  :
 : Essence pour l’UNRWA  : 30 400
 :  :
 : Diesel pour l’UNRWA  : 117 890
 :  :
13 déc.  : Denrées alimentaires  : 871
 :  :
 : Matériels agricoles  : 1208
 :  :
 : Marchandises diverses  : 1302
 : Cartons de vêtements  : 640
 : Réfrigérateurs  : 96
 : Cartons de chaussures  : 1142
 : Vaches  : 470
 : Pneus de voiture  : 4064
 : Panneaux de verre  : 1040
 : Climatiseurs  : 295
 : Réservoirs d’eau  : 136
 : Pièces pour ascenseur  : 62
 :  :
 : Aide humanitaire  : 8248
 :  :
 : Gaz domestique  : 147,420
 :  :
 : Carburant industriel  : 103 080
 :  :
16 déc.  : Denrées alimentaires  : 559
 :  :
 : Matériels agricoles  : 1339
 :  :
 : Marchandises diverses  : 1024
 : Cartons de vêtements  : 288
 : Vélos  : 1280
 : Cartons de chaussures  : 1669
 : Voitures  : 35
 : Bois  : 197
 : Volailles  : 515
 : Réservoirs pour l’eau  : 228
 : Pièces pour machines  : 3
 :  :
 : Aide humanitaire  : 8727
 :  :
 : Gaz domestique  : 172,790
 :  :
17 déc.  : Denrées alimentaires  : 635
 :  :
 : Matériels agricoles  : 1358
 :  :
 : Marchandises diverses  : 1260
 : Cartons de vêtements  : 1152
 : Réfrigérateurs  : 83
 : Machines à laver  : 400
 : Cartons de chaussures  : 530
 : Cuisinières à gaz  : 899
 : Voiture  : 35
 :  :
 : Aide humanitaire  : 8327
 :  :
 : Gaz domestique  : 152
 :  :

Exportations  :


- le mardi 11 décembre 2012, les forces israéliennes ont autorisé l’exportation de 47 camions de plastique et un camion de bouteilles d’oxygène ;
- le mercredi 12 décembre 2012, les forces israéliennes ont autorisé l’exportation de 7,3 tonnes de fraises et 5 camions de plastique ;
elles ont également permis l’exportation de 300 kilogrammes d’ail et de basilic 200 kg ;
- le jeudi 13 décembre 2012, les forces israéliennes ont autorisé l’exportation de 7,9 tonnes de fraises, un camion de 100 000 oeillets et 3 camions de plastique ;
- le dimanche 16 décembre 2012, les forces israéliennes ont autorisé l’exportation de 10,5 tonnes de tomates cerises, 1 camion transportant 470 kg d’ail et 120 kg de basilic ;
elles ont également permis l’exportation de 3 camions de plastique, 140.000 oeillets et 13 tonnes de fraises ;
- le lundi 17 décembre 2012, les forces israéliennes ont autorisé l’exportation de 4 camions de plastique et 6,8 tonnes de fraises.

 

Autres importations


- Le mardi 11 décembre 2012, les forces israéliennes ont autorisé l’entrée de 80 tonnes de ciment, 186 tonnes d’acier de construction et 2 380 tonnes de granulats de construction pour l’UNRWA ; 1680 tonnes de granulats pour la construction de l’Autorité Palestinienne de l’Eau, et 1400 tonnes de granulats pour la construction et 40 tonnes d’acier de construction pour la Banque allemande de développement (BDG) ; 980 tonnes de granulats de construction et 40 tonnes de ciment pour le PNUD ;
elles ont également autorisé l’entrée de 546 tonnes de fourrage et 546 tonnes de blé.
- le mercredi 12 décembre 2012, les forces israéliennes ont autorisé l’entrée de 80 tonnes de ciment, 34 tonnes d’acier de construction et 3430 tonnes de granulats de construction pour l’UNRWA ; 2940 tonnes de granulats de construction et 18 tonnes d’acier de construction pour l’Autorité palestinienne de l’eau ; et 1.540 tonnes de granulats de construction et 60 tonnes de ciment pour GDB ;
elle ont également autorisé l’entrée de 390 tonnes de fourrage et 507 tonnes de blé ;
- le jeudi 13 décembre 2012, les forces israéliennes ont autorisé l’entrée de 80 tonnes de ciment, 100 tonnes d’acier de construction, 3710 tonnes de granulats de construction pour l’UNRWA ; 1400 tonnes de granulats de construction pour l’Autorité palestinienne de l’eau, et 2 170 tonnes de granulats pour la construction et 77 tonnes d’acier de construction pour GDB ;
elles ont également autorisé l’entrée de 546 tonnes de fourrage et 360 tonnes de blé ;
- le dimanche 16 décembre 2012, les forces israéliennes ont autorisé l’entrée de 280 tonnes de ciment, 70 tonnes d’acier de construction, 6720 tonnes de granulats de construction pour l’UNRWA, et 1470 tonnes de granulats pour la construction de l’Autorité palestinienne de l’eau ;
elles ont également autorisé l’entrée de 507 tonnes de fourrage et 468 tonnes de blé, et
- le lundi 17 décembre 2012, les forces israéliennes ont autorisé l’entrée de 160 tonnes de ciment, 70 tonnes d’acier de construction et 5320 tonnes de granulats de construction pour l’UNRWA ; 2520 tonnes de granulats de construction pour l’Autorité palestinienne de l’eau ;
elles ont également autorisé l’entrée de 702 tonnes de fourrage et 468 tonnes de blé.

Beit Hanoun (Erez)

Population  : 12 déc. - 13 déc. - 14 déc. - 15 déc. - 16 déc. - 17 déc. - 18 déc.
Patients  : 27 29 7 0 27 35 50
Accompagnateurs  : 25 28 7 0 30 27 48
Cas personnels  : 23 28 8 0 21 70 26
Palestiniens venant d’Israël  : 2 9 8 0 26 4 0
Diplomates  : 2 13 0 0 3 9 16
Presse  : 2 3 1 0 1 2 0
Internationaux  : 28 80 10 0 20 41 33
Travailleurs de l’ONU  : 10 4 0 0 0 2 7
Gazaouis  : 1 0 0 0 3 0 1
Gens d’affaires  : 90 93 0 0 100 88 90
Réunions d’affaires  : 0 0 0 0 0 0 0
Entretiens sécurisés  : 1 0 0 0 1 1 6
Personnalités  : 0 0 1 0 0 2 0
Ambulances vers Israël  : 2 5 2 0 4 1 2
Ambulances venant d’Israël  : 0 1 0 0 3 0 1
 :

Remarque : Les forces israéliennes ont permis à 55 familles de prisonniers de visiter 34 prisonniers dans les prisons israéliennes.




Cisjordanie

Toute la Cisjordanie est bouclée.

Tous les check-points cités sont retirés par la suite.

Qalqilya  :

  • jeudi 13 décembre, les Israéliens montent 5 checkpoints autour de la ville :
    • le premier vers 11 h 40 à l’entrée de Jinasafout ;
    • le deuxième vers 14 h à l’entrée de Kuffor Kadoum ;
    • le troisième vers 17 h, au carrefour d’Amatyn ; le checkpoint est ôté
    • puis remis vers 19 h 30 ; tous ces checkpoints ont été posés sur la route de Qalqilya à Naplouse, avant d’être retirés ;
    • le cinquième vers 19 h 20, entre Jayous et Kuffor Jamal ;
  • samedi 15 décembre, 18 h 30, pose d’un checkpoint entre ‘Azzoun et Izzbat al-Tabib, à l’est de la ville ;
  • dimanche 16, 18 h 30, même checkpoint au même endroit ;
  • lundi 17 décembre, pose de 3 checkpoints à travers la ville :
    • le premier vers 14 h 30 entre ‘Azzoun et Izzbat al-Tabib ;
    • le deuxième vers 14 h 35, à l’entrée nord d’Azzoun, et
    • le troisième vers 15 h 20, à l’entrée nord de Qalqilya ; ces 3 checkpoints étant posés sur la route de Qalqilya à Naplouse, puis retirés par la suite.

Jénine  :

  • vendredi 14 décembre, 21 h, pose d’un checkpoint à l’entrée de Deir Abu-Da’if, au sud-est de Jénine ;
  • dimanche 16 décembre, 8 h, autre checkpoint à l’entrée de Faqou’a, au nord-est ;
  • lundi 17 décembre, 10 h 30, pose d’un checkpoint à l’entrée de Kaffrit, au sud-ouest, et
    • 14 h, un autre à l’entrée sud de Jénine, sur la route de Jénine à Tulkarem.

Tulkarem  :

  • jeudi 13 décembre, 19 h, pose d’un checkpoint sur la rue Ouest (Natania) qui conduit à la zone industrielle israélienne, qui s’est montée sur les terres palestiniennes à l’ouest de Tulkarem (il faut indiquer que le checkpoint est monté en Zone A qui se trouve sous juridiction palestinienne selon les accords d’Oslo) ;
  • vendredi 14 décembre, 21 h, pose d’un check-point sur la route de Tulkarem à Qalqilya, à l’entrée de Jabbara ; le village est isolé de son environnement à cause de la construction du mur d’annexion, au sud de la ville, et
  • lundi 17 décembre, 16 h 30, autre checkpoint sur la route de Tulkarem à Naplouse, au carrefour de Beit Leid.

Hébron  :

  • vendredi 14 décembre, 8 h, pose d’un checkpoint à Abu Reisha Valley, à l’ouest d’Ethna, à l’ouest d’Hébron ;
    • 18 h, un autre à l’entrée du marché central de Beit Ummar, au nord d’Hébron, qui conduit aux villages à l’ouest d’Hébron ;
  • mardi 18 décembre, 18 h, check-point à l’entrée d’al-Jalajel, au nord-est ;
  • mercredi 19 décembre, 6 h 30, autre check-point à l’entrée du camp de réfugiés d’al-Fawwar, au sud, et
    • 7 h, un autre à l’entrée est de Sa’ir.

Salfit  :

  • jeudi 13 décembre, 8 h 50, pose d’un checkpoint à l’entrée de Kuffor al-Deik, à l’ouest de Salfit ;
    • 21 h, un autre à l’entrée de Deir Balout, même secteur, et
  • vendredi 14 décembre, 16 h 35, un entre Bourqin et Kuffor al-Deik, même secteur.

Bethléhem  :

  • samedi 15 décembre, 16 h 10, pose d’un checkpoint à l’entrée de Beit Fajjar, au sud de Bethléhem, et
  • mardi 18 décembre, 18 h, le même checkpoint est reposé.




Arrestations sur les checkpoints militaires


- Jeudi 13 décembre, 18 h 30, les forces israéliennes stationnées à l’entrée nord de Bethléhem, près de la mosquée Bilal Bin Rabah (Tombe de Rachel), arrêtent 2 enfants : Mo’tasem Hisham al-Ameer, 15 ans, du camp de réfugiés d’al-‘Izza, au nord de la ville ; et Helmi Basem al-Qaisey, 16 ans, du camp de réfugiés d’Aïda, même secteur. Les enfants sont conduits vers une destination inconnue ; l’armée prétend qu’ils ont jeté des pierres sur les soldats.

- Vendredi 14 décembre, 11 h, les soldats de l’occupation qui ont monté un checkpoint à l’entrée de Kuffor Qadoum, au nord-est de Qalqilya, arrêtent 2 enfants : Mohammed Khaled Amine Basalat, 17 ans, et ‘Awad Hamed Nofal, 17 ans, du village d’Hajja. Qui sont emmenés vers une destination inconnue.



4 – Activités de colonisation et agressions des colons contre les civils et les biens palestiniens


Israël poursuit ses activités de colonisation dans les TPO en violation du droit international, e

t les colons israéliens leurs agressions contre les civils et les biens palestiniens.

- Vendredi 14 décembre, aux premières heures de la matinée, des colons de la colonie Betar Illit, sur les terres des villages d’al-‘Arqoub (Housan, al-Khader, Fouqin Valley et Nahalin) et de la colonie Navi Daniel sur les terre d’al-Khader, au sud de Bethléhem, arrachent 200 oliviers, entre 2 et 4 ans d’âge, dans le secteur de Shu’ab al-‘Ejl, au sud-ouest d’al-Khader, sitée entre l’avant-poste colonial d’Ein Kesis et la colonie Beitar Elite, des oliviers qui appartiennent à Ahmed Hussain Salah, 70 ans, d’al-Khader.

Dans son témoignage au PCHR, Ahmed Salah, coordinateur du Mouvement populaire contre les colonies, déclare que les arbres ont été coupés à l’aide de scies à chaîne électriques et qu’ils ont été empilés sur le terrain. Il ajoute que les colons ont intensifié leurs attaques contre les civils, spécialement dans l’arrachage d’oliviers, après que Nadia Mattar, une dirigeante des colons, les y ait invités sur une page Facebook, exhortant les colons à couper les oliviers à al-Khader. L’agriculteur Ahmed Hussain Salah a également déclaré que la dernière fois qu’il a été dans sa ferme, c’était il y a une semaine, et qu’il a été surpris vendredi de voir ses oliviers coupés.

- Vendredi 14 décembre, 9 h, des forces israéliennes, accompagnées par un certain nombre de véhicules militaires et d’agents du Département Urbanisme et Construction israélien, investissent la zone de Ma’in, près d’al-Kharmel, à l’est de Yatta, au sud d’Hébron. Mahmoud Ibrahim Shahada Makhamra, 63 ans, se voit remettre un ordre de démolition de sa maison à deux étages, de 170 m², où vit sa famille de dix personnes.

- Lundi 17 décembre, 8 h, des colons de la colonie Beit Hagai, sur des terres palestiniennes d’Hébron, s’en prrennent à des terres palestiniennes du village d’al-Reyhya, au sud d’Hébron, dans l’intention de les confisquer et de scier les arbres. Les agriculteurs résistent à l’attaque des colons ; puis les forces israéliennes investissent la zone, obligent les Palestiniens à partir et déclarent le secteur Zone militaire fermée. Avant de se retirer, les Israéliens arrêtent Ibrahim Abdallah al-Toubasi, 60 ans, et le conduisent vers une destination inconnue.

- Également lundi, vers 9 h, des forces israéliennes refusent aux agriculteurs palestiniens de Haribat al-Nabi, au sud d’ Yatta, l’accès à leurs terres, sous le prétexte qu’elles sont sous juridiction israélienne ; et que, par conséquent, ils doivent obtenir l’autorisation des autorités israéliennes concernées.

Selon le témoignage de Nasser Humaid au PCHR, depuis des années maintenant, les colons ont l’habitude de lâcher leur bétail sur les 100 dunums après les plantations, afin de détruire toute culture. Pendant toute une année, les agriculteurs n’ont pas planté dans la zone. Mais cette année, ils ont labouré ; et une patrouille de policiers israléiens est arrivée et est restée quelques minutes avant de repartir. Moins d’une heure plus tard, les forces israéliennes envahissent la zone et ordonnent aux agriculteurs de partir immédiatement. Elles disent aux agriculteurs qu’ils doivent retourner devant le tribunal pour pouvoir pénétrer sur cette terre, parce ce qu’elle en zone C ; c’est-à-dire sous le contrôle total israélien. Hummaid pointe aussi que les forces israéliennes tentent de cesser tout contrôle sur les 100 dunums de terre pour pouvoir agrandir la colonie Susyia, comme cela s’est produit avec les terres agricoles situées près de la clôture de sécurité de la colonie.

- Lundi 17 décembre, 10 h 40, le service de sécurité de la colonie Emmanuel arrête Mahmoud Faried Mohammed Basheir, 34 ans, alors qu’il garde ses moutons sur sa terre, appelée al-Hariega. Il est gardé pendant une heure, les mains attachées avec un lien en plastique, sous le prétexte qu’il s’était approché de la clôture de sécurité de la colonie.

- Toujours lundi, 17 h, des colons de la colonie Kiryat Arba, montée sur les terres palestiniennes, au sud-est d’Hébron, s’en prennent à des terres civiles dans la zone de Jales, au sud de la ville, tentent de couper et d’arracher les oliviers près de la clôture de sécurité de la colonie.

- Mardi 18 décembre, 7 h 30, les forces israéliennes, avec des agents de l’Administration civile israélienne, pénètrent dans le village de Tarrousa, à l’ouest de Doura, au sud-ouest d’Hébron, et remettent trois ordres de destructions pour quatre maisons, sous le prétexte qu’elles sont en section C, donc sous contrôle total israélien. Ces maisons appartiennent à :

  • Ali Mahmoud Moussa Masalma, pour une maison à deux étages de 180 m², où vivent 17 personnes ;
  • Hussain Moussa al-Haroub, 54 ans, pour une maison d’un étage de 150 m², toujours en cours de construction, et
  • Salama Hassan Abu-Zanib al-Sharha, pour deux maisons de 180 m² et deux étages chacune.




Recommandations du PCHR à la communauté internationale

PCHR_70-34.jpgDocument public

Pour plus d’informations, merci de vous rendre sur le site du PCHR, ou de le contacter à son bureau à Gaza ville par courriel : pchr@pchrgaza.org, ou par téléphone : (+972 (0)8 2824776 - 2825893).

Rapport hebdomadaire pour la période du 13 au 19 décembre 2012 : PCHR
sur Info-Palestine.net - traduction : JPP pour la Cisjordanie et Jacques Salles pour la bande de Gaza

 

http://www.info-palestine.net/spip.php?article13007

Publié dans Palestine

Partager cet article

Repost 0

GUERRE D'ALGERIE : UN 1/2 SIECLE APRES, LE PRESIDENT SOCIALISTE HOLLANDE TENTE DE FAIRE OUBLIER LE PASSE COLONIAL ET DE NIER LES CRIMES DE GUERRE PERPETRES PAR LA FRANCE EN ALGERIE

Publié le par Tourtaux

 

France / Algérie - 21 décembre 2012

« Ni repentance ni excuses » ou l’art consommé du négationnisme

Par Youssef Girard

 

Le Président français avait d’emblée annoncé l’orientation qu’il souhaitait donner à sa visite en Algérie : « Je ne viens pas ici pour faire repentance ni excuses ». Il s’agissait donc pour François Hollande de se rendre en Algérie pour redéployer la vieille idéologie putride de la gauche coloniale française qui hier soutenait les crimes de masse contre le peuple algérien et qui aujourd’hui se complet dans le négationnisme.

 

« Ni repentance ni excuses » ou l’art consommé du négationnisme

 

Quelque part dans les Aurès

 

Ce négationnisme de gauche adapte son discours, met les formes et joue sur les mots mais sur le fond, il s’agit toujours de la négation la plus absolue de la responsabilité des crimes commis par la France pendant cent trente-deux ans (1830-1962) en Algérie. Cette négation, F. Hollande la prononce au nom d’une prétention à la « vérité » historique face à un peuple ayant vécu cette histoire dans sa chair. Il faut être profondément imbu de sa supériorité d'occidental pour se croire autorisé à donner des leçons d’histoire à un peuple ayant vécu ce passé. François Hollande n’est manifestement pas sorti de l’ère coloniale où les occidentaux « civilisés » avaient la « mission » d’enseigner leurs lumineuses « vérités » à la sous-humanité des colonisés.

En plus de cet étalage de suprémacisme occidental, F. Hollande fait dans le détournement de responsabilités. Il reconnaît « les souffrances que la colonisation a infligées au peuple algérien » et il critique une colonisation « profondément injuste et brutale ». « Colonisation » mais qu’en est-il de la responsabilité de la France ? Qu’en est-il de la responsabilité de la République dont on nous vante perpétuellement les nobles « valeurs » ? Qu’en est-il des trois dernières Républiques françaises qui ont été inaugurées par des crimes de masse en Algérie (1) ? Qu’en est-il de la responsabilité de l’armée et de l’administration française ? Qu’en est-il de la responsabilité de la gauche coloniale française qui a applaudi les massacres du 8 mai 1945 et voté les « pouvoirs spéciaux » en mars 1956 ?

Photo

Prisonniers algériens entassés dans des fosses grillagées



Evidemment, nous n’en saurons pas davantage de la bouche du Président de la République française. Le négationnisme de gauche consiste non pas à nier totalement les faits mais à maquiller les responsabilités réelles en mettant uniquement en cause une entité abstraite et formellement disparue – la « colonisation » - qui ne pourra donc jamais rendre de comptes. F. Hollande espère certainement solder ainsi le passé colonial de son pays en Algérie à peu de frais.

Au-delà de ce détournement de responsabilités, F. Hollande fait dans l’euphémisme lorsqu’il parle simplement de « souffrances » ou de système « profondément injuste et brutal ». Seulement « brutale », la politique génocidaire française qui a provoqué la disparition de 30 à 58% de la population algérienne entre 1830 et 1872 ? Simples « souffrances », les six millions d’Algériens morts au cours de cent trente-deux ans d’une longue nuit coloniale (2) ? Uniquement « injustes », les massacres, les « enfumades », les viols, les déportations, les centres de tortures et autres camps d’internement de civils ? « Injuste » aussi la politique ethnocidaire visant à faire disparaître la culture arabo-musulmane en Algérie ? 

Toutes ces circonvolutions verbales autour du passé colonial de la France en Algérie ne sont que l’expression d’un art consommé du négationnisme. La France pourra toujours se tresser des couronnes de lauriers de « patrie des droits de l’homme », la République se gargariser de ses valeurs « universelles », les peuples ayant vécu sous le joug français connaissent la réalité de son humanisme centripète qui s’arrête aux frontières de la race blanche. Définitivement, la France est indéfendable (3).

Youssef Girard
21 décembre 2012.



(1) La IIIème République a été fondée au moment des massacres de 1871 qui firent environ 300 000 morts, la IVème République dans la foulée des massacres du 8 mai 1945 et la Vème République en 1958 au cours de la guerre de libération nationale algérienne.
(2) Cf. Lacheraf Mostefa, L’Algérie : Nation et Société, Alger, Ed. Casbah, 2004
(3) Pour une critique de l’attitude des autorités algériennes, cf. Mahi Tabet Aoul, « Visite du Président français et séquelles de la colonisabilité », URL : http://assala-dz.net/ar/?p=2707

 

http://www.ism-france.org/analyses/-Ni-repentance-ni-excuses-ou-l-art-consomme-du-negationnisme-article-17740

Publié dans ALGERIE

Partager cet article

Repost 0

LES FRALIB NE BAISSENT PAS LA GARDE. PLUS DETERMINES QUE JAMAIS, LE COMBAT CONTINUE JUSQU'A LA VICTOIRE !

Publié le par Tourtaux

Vendredi 21 décembre 2012  

Les membres du Comité UNILEVER France ont établi la liste de questions qu’ils souhaitaient mettre à l’ordre du jour du Comité de Groupe UNILEVER France le 25 octobre 2012 en réunion préparatoire.
Les questions élaborées par les élus vous ont été remises par le secrétaire du Comité, vous avez cru bon d’en retirer certaines contre l’avis du secrétaire et des membres du Comité, prétextant,
« Qu’un certain nombre de points inscrits dans le projet d’ordre du jour ne relèvent pas du Comité de Groupe »
Vous avez également modifié de manière unilatérale la date de la réunion plénière du Comité qui devait se tenir initialement les 3 et 4 décembre aux 12 et 13 décembre 2012.
Enfin, la motion faite par l’ensemble des organisations syndicales en date du 25 octobre 2012 demandait de transmettre les documents manquants et nécessaires aux experts du Comité pour l’analyse des comptes de l’année 2011 ; ceux-ci ne leurs ont pas été transmis.
Les élus du Comité protestent avec la plus grande fermeté contre une telle attitude qui est constitutive d’un délit d’entrave au bon fonctionnement du Comité.
Le comité remarque que les points que vous avez retirés sont exclusivement les points concernant le site de FRALIB Gémenos et le point sur les différents PSE en France depuis 1995.
Le Comité indique que la représentation de FRALIB Gémenos dans notre Comité a toute sa légitimité, que les questions qui ont été portées à l’ordre du jour initialement étaient tout-a-fait légitimes et auraient du figuré à l’ordre du jour afin de les examiner.
Les élus du Comité tiennent à apporter toute leur solidarité et leur soutien aux salariés de FRALIB en lutte depuis plus de 800 jours pour le maintien de l’activité industrielle et de leurs emplois.
Le comité demande à UNILEVER d’assumer toutes ses responsabilités en contribuant à la réalisation du projet des salariés, en cédant la marque ELEPHANT et les volumes de production correspondants et mettre tous les moyens nécessaires à sa mise en oeuvre.
Le Comité exige de la direction d’aborder les points initialement prévus à l’ordre du jour de la réunion.
Le Comité exige également que les documents réclamés dans la motion du 25 octobre 2012 nous soient fournis et ce, avant la fin de la réunion.

Votants : 28
Pour : 24
Contre : 4


Fait à PARIS le 12.12.2012

Unilever European Works Council UEWC


Annonce de la fermeture de l’usine de thé de Gémenos, France, 2010,
en vue de réduire les surcapacités de production de thé en Europe
Avis du Comité d’Entreprise Européen
Conjointement avec les délégués du personnel, le comité d’entreprise européen s’est penché intensément sur place sur la fermeture proposée par la direction.
Mesures prévues:
• Fermeture de l’usine de thé de Gémenos, France
• 182 salariés sont concernés
• 90 % des volumes sont transférés à Bruxelles, Belgique
• Les volumes restants (par ex. Nordics) sont transférés à Katowice, Pologne
• De nouveaux emplois sont créés à Bruxelles (30) et Katowice (17)
• Un plan social est établi en concertation avec les partenaires sociaux.
Les principales raisons avancées par la direction dans cette proposition sont les suivantes:
• Gémenos n’est pas rentable, n’est pas compétitif dans le réseau de production
• Bruxelles et Katowice produisent à des coûts jusqu’à trois fois moins cher que
Gémenos
• Forte pression sur le marché
• Volumes en recul (les formats ne sont plus demandés, les DOB remportent plus de succès)
• Les formats peuvent être facilement fabriqués ailleurs sans forcément demander trop d’investissements
• Depuis 2005/2007, les investissements et les restructurations, dont le downscaling, sont restés sans effet
• La nécessaire réduction des coûts à 1/3 n’est pas réaliste.
Unilever Europabetriebsrat UEWC
Ostwall 31, D-41515 Grevenbroich, Tel.: 0049 2181 75664-12, Fax.:0049 2181 75664-16, Email: Hermann.Soggeberg@Unilever.com
Unilever Deutschland GmbH: Pflichtangaben gemäß § 35a GmbHG/ § 125a HGB können über folgenden Link abgerufen werden:
http://www.unilever.de/pflichtangaben.asp
La position de l’UEWC
L’UEWC ne peut accepter la fermeture prévue. Le maintien du site a priorité sur toutes les autres mesures. Dans le cas de Fralib, l’UEWC est d’avis que les choses ne se sont pas déroulées conformément aux directives de restructuration convenues avec l’UEWC dans un esprit de responsabilité sociale.
Ces dernières années, la direction d’Unilever a systématiquement négligé ce site qui affiche une tradition de 118 ans en France. Aucun investissement en nouvelles technologies n’a été réalisé, alors qu’Unilever a dirigé les consommateurs vers ces nouveaux types de sachets. La baisse des volumes a entraîné la hausse des coûts de production, argument aujourd’hui avancé, entre autres, pour justifier la fermeture.
L’UEWC observe par la présente qu’Unilever n’a manifestement pas respecté le processus de consultation européen. Avant même qu’il ne soit terminé, Unilever a officiellement décrété décidée la fermeture de l’usine de Gémenos le 10 janvier 2011, et commencé la mise en oeuvre du PSE dès le 12 janvier 2011. En outre, des volumes ont été retirés de Gémenos avant même que le processus de consultation ne soit terminé au niveau européen. Il s’agit là d’un manquement au droit européen et à notre accord UEWC.
Entre autres actions, le comité d’entreprise local a engagé une procédure judiciaire dans cette affaire. Dans son ordonnance en date du 04.02.2011, le Tribunal de Grande Instance de Marseille a confirmé que les plans de fermeture présentés par Unilever présentaient des irrégularités manifestes. D’une part, les motifs économiques invoqués pour la fermeture n’ont pas été suffisamment exposés, d’autre part il y a eu des manquements par rapport à la procédure de consultation nationale et dans l’application du PSE. Il incombe maintenant à Unilever de corriger ces irrégularités. Le plan social annoncé a ainsi été déclaré caduc par le jugement rendu et la procédure de consultation doit désormais reprendre depuis le début.
Dans ce contexte, l’UEWC attire encore une fois l’attention sur le fait que, dans le cas de Fralib, le processus de consultation n’a été respecté ni au niveau national, ni au niveau européen, et présuppose qu’il va désormais y être remédié en conséquence.
Par ailleurs, ce projet de fermeture ne va pas dans le sens de la nouvelle stratégie «Compass», qui prévoit un doublement de l’activité d’ici 2020. Le «Sustainable Living Plan» présenté à la fin de l’année dernière devrait se pencher de manière plus approfondie sur l’aspect durable des conditions de travail pour les salariés d’Unilever. Dans ce cadre, la durabilité signifierait, du
2
point de vue de l’UEWC, le maintien des emplois du site et le maintien du pouvoir d’achat dans la région.
Dans ce contexte, l’UEWC demande encore une fois expressément qu’il soit renoncé aux plans de fermeture de la SU de Gémenos et attend que tout soit mis en oeuvre pour trouver d’autres alternatives à la fermeture du site.
L’UEWC soutient le plan en 10 points conjointement élaboré comme concept alternatif par les membres du comité d’entreprise et d’autres participants tels que la municipalité et les collectivités territoriales.
Le concept alternatif contient, entre autres éléments, les points suivants:
• Le maintien de l’activité et le maintien des 182 emplois
• La mise à disposition du terrain, des bâtiments et des machines ainsi que de la marque L’Eléphant pour un euro symbolique
• L’investissement dans la ligne d’aromatisation humide d’origine ainsi que dans une ligne de coupe des plantes.
• La remise en état de l’outil industriel
• La mise à disposition des avantages d’Unilever pour le circuit d’approvisionnement, de commercialisation et de logistique.
Cet avis a été rédigé sur la base de l’accord européen avec Unilever et ne se substitue pas au processus de consultation en vigueur en France, ni au code du travail français.

Février 2011
Hermann Soggeberg
UEWC Chairman


CGT et CFE/CGC FRALIB,

ELUS ET REPRESENTANTS AU COMITE D’ENTREPRISE FRALIB


Nous avons été reçus à l’Elysée le vendredi 31 août par 2 conseillers du Président de la République François HOLLANDE.
Cette rencontre constructive a permis la tenue d’une nouvelle table ronde le 3 octobre à la préfecture des Bouches du Rhône, pour examiner l'ensemble des solutions d'avenir, en priorité celle développée par les salariés.
Un Comité d’Engagement a été créé, chargé principalement de l’étude de la solution alternative portée par les salariés. Celle-ci figure « en haut de la pile » selon les termes mêmes des pouvoirs publics.
Si notre projet a été placé en « haut de la pile », c’est bien pour créer les conditions nécessaires à son examen sérieux et à sa mise en oeuvre. Ce Comité doit donc être le cadre d’approfondissements réels et sérieux, à la mesure des moyens et des responsabilités du groupe UNILEVER, unique responsable de la destruction de 182 emplois industriels.
Le groupe UNILEVER revendique, sans vergogne, le démantèlement progressif puis la fermeture du site, la casse de notre entreprise et le licenciement des salariés. Dans le même temps, il se refuse obstinément à assumer pleinement ses responsabilités alors qu’il s’affiche partout « socialement responsable ». C’est une attitude méprisante qui doit être condamnée par tous. Pour notre part, nous continuerons à la combattre à tout moment.
En ce qui nous concerne, nous nous sommes engagés à prendre toute notre place au sein du Comité d’Engagement pour travailler sérieusement et non nous aplatir devant les diktats d’UNILEVER. C’est dans cet état d’esprit que nous avons participé aux 2 premières réunions.
Lors de la 2ème réunion qui s’est tenue le jeudi 6 décembre 2012, accompagnés de nos experts, nous avons présenté notre projet de SOCIETE COOPERATIVE OUVRIERE PROVENÇALE DE THES ET INFUSIONS (SCOP T. I), que nous vous proposons de vous présenter aujourd’hui. Projet que nous avons transmis à Mr François Hollande Président de la République et Arnaud Montebourg ministre du Redressement productif. Nous envisageons de l’envoyer très rapidement à l’ensemble des députés et sénateurs.
De son coté, le groupe UNILEVER n’a manifesté aucune volonté de voir aboutir notre projet, bien au contraire. Par son attitude fermée, il veut le faire avorter.
La direction d’UNILEVER travestit ou manipule certaines appréciations et déclarations faites lors de rencontres tenues à Bercy ou dans certains médias émanant de membres du gouvernement ,pour camper sur des positions économiquement et socialement intenables qui condamneraient la seule solution alternative sérieuse au sabordage du site et de l’emploi. A les écouter, le nouveau gouvernement cautionnerait le fait qu’UNILEVER ne nous cède ni la marque Eléphant ni des volumes de production. Un comble !!!
D’autant qu’il y a un gouffre énorme entre les moyens du groupe UNILEVER (plus de 50 Milliards d’€ de chiffre d’affaires en 2012, 9,2 Milliards d’€ de bénéfice net en 2 ans) et les moyens alloués à la revitalisation de Gémenos. Ces moyens sont ridicules sauf à vouloir s’exonérer de ses responsabilités. Les accepter serait cautionner un « enterrement
du pauvre ». Nous luttons depuis plus de 800 jours pour vivre et travailler dignement et non pour être enterrés.
Après les déclarations de soutien du Comité de Groupe européen en février 2011, le soutien du Comité de Groupe UNILEVER France s’est une nouvelle fois exprimé au travers de deux déclarations du 3 et 12 décembre 2012.
Elles expriment à la fois le mécontentement des élus des Comités protestant avec la plus grande fermeté face à l’attitude de la direction d’UNILEVER. Elles confirment leur solidarité et leur soutien aux salariés de FRALIB en lutte pour le maintien de l’activité industrielle et de leur emploi. Dans ces déclarations, les comités demandent à UNILEVER d’assumer toutes ses responsabilités en contribuant à la réalisation du projet des salariés, en cédant la marque ELEPHANT et les volumes de production correspondants et mettre tous les moyens nécessaires à sa mise en oeuvre.
L’isolement du Groupe UNILEVER est une nouvelle fois démontré y compris dans sa propre « maison ».
Au regard de la situation de l’emploi dans notre pays et de la situation concrète de notre dossier, le rôle de l’Etat ne peut se limiter à veiller à l’application de dispositions légales même un tant soit peu améliorées.
Toutes les conditions sont réunies aujourd’hui pour mettre notre projet alternatif en oeuvre.
Seul, le groupe UNILEVER bloque en refusant d’assumer toutes ses responsabilités, en campant sur son refus de céder la marque ELEPHANT, des volumes de production et les moyens nécessaires. Les conditions peuvent et doivent être créées pour qu’enfin nos propositions et revendications soient entendues. UNILEVER en a les moyens !!!! L’Etat en a la responsabilité !!! Il faut faire sauter le verrou d’UNILEVER.
Dans ce cadre, nous sommes, pour notre part, déterminés à développer des formes d’initiatives syndicales fortes dans les semaines à venir, qui concourent à imposer au groupe UNILEVER la concrétisation de notre projet alternatif.
20 décembre 2012.

SCOP T.I C’EST PARTI

 

Nous sommes de retour de notre conférence de presse à l’ASSEMBLÉE NATIONALE que nous avons tenue aux côtés d’André CHASSAIGNE Député Communiste (63) et Jocelyne HACQUEMAND, secrétaire de la FNAF-CGT, co-présidents de notre Comité National de Soutien et de Lutte.

 

Devant de nombreux journalistes de la presse écrite nationale et des télévisions, nous avons rendu public le contenu de notre Projet Alternatif actualisé et approfondi qui permet le maintien de notre activité industrielle et de nos emplois.

 

Nous avons fait la démonstration de l’isolement croissant du Groupe UNILEVER dans son attitude intransigeante. Cet isolement se confirme y compris dans sa propre « maison » où lors du dernier comité de groupe une écrasante majorité des élus salariés ont tenu à réaffirmer leur solidarité aux salariés de Fralib et à demander qu’UNILEVER assume toutes ses responsabilités en cédant la marque Eléphant, des volumes de production et les moyens nécessaires à la mise en œuvre de notre projet alternatif.

 

Nous avons informé de l’envoi d’un nouveau courrier à François HOLLANDE Président de la République et Arnaud MONTEBOURG ministre du Redressement productif demandant notamment que nous soyons rapidement reçus.

 

André CHASSAIGNE a lui aussi pris contact avec Arnaud MONTEBOURG pour lui proposer une rencontre permettant d’accroître encore les pressions nécessaires sur le groupe UNILEVER qui impose, seul, un verrou à la construction de l’alternative sérieuse au sabordage de notre site et de nos emplois. Dans le même temps, ce groupe se paye la part du lion dans des marchés publics concernant ses productions.

 

Pour notre part, nous sommes déterminés à développer des formes d’initiatives syndicales fortes dans les semaines à venir, qui concourent à imposer au groupe UNILEVER la concrétisation de notre projet alternatif, y compris comme l’a réaffirmé avec insistance André CHASSAIGNE en renforçant nos campagnes de boycott.

 

Pour une information plus complète, nous vous transmettons notre intervention d’introduction à cette conférence de presse et les différentes déclarations des Comités de Groupe UNILEVER France et Europe.

 

Vendredi matin une équipe de journaliste de TF1 passera la journée avec nous, afin de faire un reportage après nos 27 mois de lutte !!!

 elephant vivra


Encore et toujours :

continuons le Boycott de LIPTON !

ET TOUTE LES MARQUES DU GROUPE UNILEVER !!!

NOUS NE LAISSERONS PAS PARTIR LE THE DE L’ELEPHANT DE PROVENCE

Le thé de l’Eléphant est né il y a 120 ans à MARSEILLE,

L’Eléphant est Français, en Provence il doit rester.

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article

Repost 0

QUAND LIBE FAIT DANS LE "SOCIAL", IL ROULE POUR LE MEDEF ET ENTUBE LES TRAVAILLEURS

Publié le par Tourtaux

quand Libé fait dans le "social" !!!


Une fois n’est pas coutume, parce que ce n’est pas vraiment un canard prolétarien, et on s’en soucierait comme d’une guigne si l’article en question n’était pas diffusé largement à travers les UD dans la CGT, pour illustrer le mot d’ordre de « sécurisation des parcours professionnels ».

Lisez donc mais asseyez-vous d’abord et munissez-vous d’une bassine ou d’un sac à vomi :



 

Flexibilisons plutôt le travail – 17/12/2012



« Soyons clairs : les négociations interprofessionnelles sur la sécurisation de l'emploi sont fondamentales pour l'avenir de notre pays. Un avenir économique et social commun, car l'enjeu n'est pas une nouvelle réforme technique du code du travail, mais bien celui de la confiance réciproque et du courage retrouvé pour les salariés et les entreprises.

En d'autres termes : pour les salariés, ne plus avoir peur des licenciements, et pour les employeurs, ne plus avoir peur d'embaucher sur le long terme.
Il faut redonner aux entreprises françaises la capacité à gérer les à-coups de la mondialisation avec souplesse et réactivité (la flexibilité), tout en permettant aux salariés de disposer d'une meilleure boîte à outils pour s'adapter et rebondir rapidement en cas de perte d'emploi (la sécurité).

Ceux qui veulent caricaturer diront : « Pouvoir licencier plus simplement, plus rapidement et à moindre coût.
Ceux-là oublient le second terme de l'équation (sécurité ) pour ne retenir que le premier (flexibilité ) tout en le déformant.
Sécuriser l'emploi et le salarié, tout en flexibilisant le travail, voilà l'enjeu.

Comment? Pour les salariés tout d'abord, en leur redonnant confiance en eux mêmes et en les accompagnant mieux en cas de chômage pour qu'ils retrouvent rapidement du travail. Il faut regarder les choses en face : la mondialisation a changé les règles du jeu. Le temps de l'emploi, à vie dans une entreprise est, dans la plupart des cas, révolu. On peut s'en désoler, regretter un temps béni où tout était tracé d'avance, ou au contraire l'accepter, le contrôler, voire en tirer avantage.

Nous avons la chance d'avoir une véritable tradition industrielle, des salariés compétents, performants, éduqués. Il faut leur redonner une confiance en leur capacité de rebond et d'adaptation. Par la formation tout d'abord, tout au long de leur vie, pour les aider à progresser toujours.

Dans leur recherche d'emplois, en mutualisant le reclassement externe pour les PME. En accompagnant les trous d'air d'une entreprise et en permettant plus simplement le détachement de salariés dans d'autres entreprises d'une même région.

En cumulant les droits des salariés au fur et à mesure de leur vie professionnelle même s'ils changent d'entreprises… Voici des premières pistes. Les solutions existent, elles doivent être mises sur la table et discutées collectivement.

Du côté des entrepreneurs, il faut définitivement casser cette peur de l'embauche qui s'est installée depuis plusieurs années.
La flexibilité, c'est d'abord de pouvoir anticiper et gérer les crises : recourir de manière plus simple à des outils déjà existants comme le chômage partiel, les modifications des horaires ou la mobilité.
Bien sûr, lorsque les licenciements sont inévitables, car malheureusement ils le sont parfois, il faut alors les sécuriser juridiquement.

Ce sont les possibilités de recours trop souvent actionnées qui induisent des situations malsaines pour les entreprises et les salariés lorsqu'un jugement de prud'hommes, plusieurs années après, remet en cause des accords parfois pour des simples raisons de procédure.
La sécurisation des accords de sauvegarde de l'emploi, qui permettent le maintien de l'emploi grâce à une maîtrise de la masse salariale et une flexibilité accrue de l'organisation du travail, est une piste importante qu'il faut investiguer.

Ainsi, paradoxalement, cette réforme indispensable vise en fait à refaire du contrat à durée indéterminée (CDI) le cas général d'embauche des salariés.

Car aujourd'hui, notre marché du travail, à force de rigidité et de contrainte, a conduit à une situation socialement difficile : l'absence de flexibilité favorise la création d'un salariat « précaire » à base de contrats à durée déterminée (CDD) et d'intérimaires.

Ces statuts sont positifs s'ils restent utilisés dans le cadre de leur vocation première : permettre de répondre à une augmentation transitoire d'activité. Ils deviennent problématiques quand ils se généralisent et servent avant tout d'outil commode de flexibilité pour les entreprises en période d'activité « normale».

Aujourd'hui, notre pays s'est fracturé entre ceux qui souffrent et ceux qui se protègent, qu'ils soient salariés ou entrepreneurs. Ce n'est pas une situation acceptable intenable !

Le concept de flexi-sécurité peut et doit être la réponse à cette situation. Il nécessite cependant de changer de mentalité et de proposer au pays une nouvelle approche sociale : il ne s'agit plus d'interdire ou de protéger, mais bien de permettre et de donner la capacité à faire. La France en a les capacités et la volonté !

Si ces contraintes se lèvent, alors les entreprises n'auront plus peur d'embaucher et elles embaucheront. Si les salariés n'ont plus peur du chômage parce qu'ils seront mieux formés pour y faire face, ils accepteront plus facilement les mutations professionnelles.

La France a rendez-vous avec son avenir. Espérons que les négociations en cours lui donnent une chance d'exister ».


___________________


« paradoxalement la flexibilité en levant les freins à l’embauche, favoriserait le CDI comme contrat de travail dominant, alors que trop de rigidité engendrerait le recours aux contrats précaires de type CDD » .
Voici un super cadeau de fin d’année : les licenciements au pays des bisounours.
Laissez-vous lourder et vous irez au paradis du CDI à vie !
On a déjà entendu de tels paradoxes: laissez les patrons s'enrichir et on augmentera les salaires, renoncez aux 35 heures et aux primes et l'emploi sera préservé...ce genre de paradoxes'appelle en français du
chantage .

« La sécurisation des accords de sauvegarde de l'emploi, qui permettent le maintien de l'emploi grâce à une maîtrise de la masse salariale et une flexibilité accrue de l'organisation du travail, est une piste importante qu'il faut investiguer. »
Qui maîtrise la masse salariale et qui organise le travail dans ce pays, sinon le patronat ?
La ficelle est un peu grosse et on n’a pas oublié que Sarkozy défendait la « flex-sécurité »en 2005.

On imagine sans mal le marché du travail dans ce monde idyllique : des processions de salariés errant de pôle emploi en pôle emploi avec le mobilier Ikea plié sur la galerie. Les "raisin de la colère" version 2013.

Mais les camarades syndiquésqui popularisent ce genre de poison avaient juste oublié d’en signaler l’auteur.
Réparons cette petite négligence en jetant un coup d’œil sur le
site de Libé :
Il s’agit de
Pierre Gattaz, PDG de Radiall, président de la fédération des industries électriques, électroniques et de communication (FIEEC), président du Groupe des fédérations industrielles (GFI), et fils du père Yvon .


Pour mémoire, Yvon Gattaz fut membre du Conseil économique et social de 1979 à 1989 et président du CNPF sous Mitterrand.
Il impose la flexibilité du temps de travail, la limitation des charges des entreprises et de la taxe professionnelle, et signe "Les patrons reviennent" (Robert Laffont - 1988) et "Mitterrand et les patrons" (Fayard - 1999)


Des camaradesde cet acabit évidemment on s’en passe, mais ça devrait nous faire réfléchir sur la finalité de la sécurisation des parcours professionnelsrevendiquée par la direction de la CGT. 

 

Source : http://humaniterouge.alloforum.com/quand-libe-fait-dans-social-t3887-1.html

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article

Repost 0