Cuba

Samedi 19 juillet 2014 6 19 /07 /Juil /2014 15:20

Ukraine – Palestine : Provocation insolite – par Fidel Castro (17 juillet 2014)

 

Ce matin, les informations câblées étaient saturées avec la nouvelle insolite expliquant qu’un avion de la ligne Malaysia Airlines avait été impacté à 10 100 mètres d’altitude tandis qu’il volait sur le territoire de l’Ukraine, par la route sous contrôle du gouvernement belliciste du roi du chocolat, Petro Poroshenko.

Cuba qui a toujours été solidaire avec le peuple ukrainien, et qui, dans les jours difficiles de la tragédie de Chernobyl, soigna beaucoup d’enfants affectés par les radiations nocives de l’accident et qui toujours sera disposé à le faire, ne peut manquer d’exprimer son rejet de ce gouvernement anti-russe, anti-ukrainien et pro-impérialiste.

En même temps, coïncidant avec le crime de l’avion de Malaisie, le premier ministre d’Israël, Benjamín Netanyahu, chef de l’Etat nucléaire, ordonnait à son armée d’envahir la Frange de Gaza, où sont morts déjà, en peu de jours, des centaines de palestiniens, beaucoup d’entre eux, enfants. Le Président des Etats-Unis appuie l’action, qualifiant le crime répugnant comme un acte de légitime défense. Obama n’appuie pas David contre Goliath mais Goliath contre David.

Comme on le sait, hommes et femmes jeunes du peuple d’Israël, bien préparés pour le travail productif, seront exposés à la mort sans honneur et sans gloire. J’ignore quelle est la doctrine militaire des palestiniens, mais je sais qu’un combattant disposé à mourir peut défendre jusqu’aux ruines d’un édifice tandis qu’il tient son fusil, comme l’ont démontré les héroïques défenseurs de Stalingrad.

Je veux seulement apporter ma solidarité au peuple héroïque qui défend le dernier morceau de ce qui fut sa patrie durant des milliers d’années.

Fidel Castro Ruz
17 juillet 2014

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 18 juillet 2014 5 18 /07 /Juil /2014 14:26
 
  Station d’écoutes russe à Cuba : une nouvelle stratégie géopolitique russe
 





 La Russie va rouvrir une station d'écoute basée à Cuba et utilisée pendant la Guerre froide pour espionner les Etats-Unis.

Cette annonce intervient alors que la Russie manifeste de nouveau son intérêt pour l'Amérique latine et Cuba, et que les événements en Ukraine ont provoqué la pire crise entre Russes et Occidentaux depuis la fin de la Guerre froide.

Le retour de la station radio électronique russe à Cuba n’est pas une démonstration de force, mais un changement global dans la politique extérieure de la Russie. Les récents accords entre les pays des BRICS, la création d’une nouvelle Banque de développement témoignent que la Russie devient un important acteur international. Le pays forme une nouvelle géopolitique ayant pour objectif de rendre le monde multipolaire et de démythifier la supériorité globale des Etats-Unis, illusion dont les Américains voulaient faire une politique réelle.


Nous vous proposons une interview d’Alexandre Kanchine, expert de problématique militaire, vice-président du Conseil public auprès du ministère russe de la Défense.

LVdlR. La Russie et Cuba se sont mis d’accord sur le retour à la partie russe d’une station radioélectronique à Lourdes près de la Havane. Est-ce que cette démarche est importante pour la Russie et pour la communauté internationale ?

Alexandre Kanchine. Il y a quelques décennies, plus précisément, fin 1980 – début 1990, l’URSS et ensuite la Russie en tant que son successeur a commencé à perdre ses positions dans l’arène internationale, y compris sur le plan de la stratégie géopolitique, ce qui a rendu le monde unipolaire. De nombreux peuples, de nombreux pays qui étaient intéressés à l’influence soviétique et russe, ont commencé à nous tourner le dos, parce qu’ils comprenaient que la Russie était faible et qu’elle ne jouait pus le même rôle. Aujourd’hui, nos alliés et nous, nous  réjouissons du fait que nous reprenons nos positions. On dit souvent à l’Occident : « La Russie doit soit être une grande puissance, soit elle ne doit pas exister ». Cependant, cela coûte cher, et au lieu d’investir dans la santé publique, la science ou l’enseignement, nous dépensons de l’argent pour la sécurité, la défense, y compris la défense de nos alliés, de nos amis. J’espère bien qu’il y aura une balance des intérêts et que nous franchiront le point culminant de l’opposition surtout avec les Etats-Unis.

LVdlR. Comment, à votre avis, les Etats-Unis pourraient réagir à la présence d’une station d’écoute russe à 250 km de la côte américaine ?

Alexandre Kanchine. De la même manière que pendant la crise des Caraïbes de 1962. Il est évident que leur réaction sera négative. Mais ce n’était pas le but de la Russie. La Russie ne fait que riposter. Car nous n’avons introduit aucune sanction contre qui que ce soit. Nous n’avons pas déployé près de 900 bases dans le monde entier. Nous n’avons pas provoqué la crise en Ukraine, au contraire, nous avons toujours tenté de la régler.

LVdlR. Quelles démarches la Russie pourrait faire après le retour de la base à Cuba ? Restaurer un centre analogique au Vietnam ?

Alexandre Kanchine. Je n’exclus pas cette possibilité. Notre système de défense nationale doit voir tout ce qui se passe dans le monde, observer, prendre des mesures, et non seulement montrer sa force, mais également recourir à cette force dans le cas de besoin. Voilà pourquoi le développement de notre système est une réponse adéquate aux démarches faites sous la pression du gouvernement américain, notamment par l’OTAN bien que l’Alliance se dise « humanitaire ».

La base de Lourdes a donné à l'Union soviétique des yeux à l’Occident. Pour la Russie, elle sera aussi précieuse qu'elle l'était pour l'URSS. De même pour la base Kamran qui était un objet stratégique sérieux à l’époque de l’Union soviétique et que la Russie pourra récupérer, vu les actuels projets économiques avec le Vietnam. De manière générale, pour vivre de nouveau dans un monde multipolaire, une des priorités stratégiques du développement de la Russie sera de rétablir les bases militaires abandonnées après l’écroulement de l’URSS.

 

La Voix de la Russie

 

Source: Agences

18-07-2014 - 12:35 Dernière mise à jour 18-07-2014 - 12:48 
 

 

 

 

 

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Mercredi 16 juillet 2014 3 16 /07 /Juil /2014 19:16
La Russie va rouvrir l’oeil de Moscou à Cuba

La Russie va rouvrir une station d'écoutes à Cuba, utilisée pendant la Guerre froide pour espionner les Etats-Unis, a annoncé mercredi le quotidien russe Kommersant, quelques jours après la visite du président Vladimir Poutine sur l'île.

Moscou et La Havane ont donné leur "accord de principe" pour rouvrir la base de Lourdes, dont l'activité était gelée depuis 2001, ont indiqué plusieurs sources au sein du gouvernement russe, citées par Kommersant.

"Les accords ont été finalisés lors de la visite du président Vladimir Poutine à La Havane vendredi", a indiqué le quotidien.

Située à une vingtaine de kilomètres au sud de La Havane et à 250 kilomètres des cotes américaines, la base avait été fermée en 2001 par la Russie, en accord avec sa nouvelle politique de rapprochement des Etats-Unis, après les attentats du 11 septembre.

Cette annonce intervient alors que la Russie manifeste à nouveau ces dernières années son intérêt pour l'Amérique latine et Cuba, et alors que la crise ukrainienne a provoqué la pire crise entre Russes et Occidentaux depuis la fin de la Guerre froide.

"Tout ce que je peux dire, c'est: enfin!", a lancé une des sources à Kommersant, confirmant la réouverture de la base.

"Lourdes a donné à l'Union soviétique des yeux dans toute l'hémisphère occidentale (...) Pour la Russie, elle sera aussi précieuse qu'elle l'était pour l'URSS", a estimé Viatcheslav Troubnikov, ancien dirigeant des Services de renseignement extérieurs russes, cité par Kommersant.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, contacté par l'AFP, n'était pas disponible pour commenter cette information mercredi.

Construite en 1964, deux ans après la crise des missiles à Cuba qui avait opposé les Etats-Unis à l'URSS, la base permet d'écouter les signaux radios des sous-marins et des navires ainsi que les communications satellitaires.

Source: AFP

16-07-2014 - 16:40 Dernière mise à jour 16-07-2014 - 16:40

 

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Samedi 12 juillet 2014 6 12 /07 /Juil /2014 20:31

 

Roger Grevoul a diffusé sur internet ( Facebook ) l'information suivante :

 

Tony Avila, le chanteur qui donne de l’urticaire à la mafia cubano-américaine

 

Tony Avila, un chanteur compositeur parmi les plus appréciés à Cuba en ce moment, revient d’une tournée avortée aux États-Unis et Porto Rico. Manque de public ? Non. Interdit de chanter par la mafia cubano-américaine et les « dames en blanc » ou plutôt « dames en vert », qui s’en sont pris à lui de la plus vile manière, la seule qu’ils connaissent : la manipulation, les mensonges et les menaces.
Il faut dire que les vieux mafieux, qui depuis près de 60 ans ne cessent de faire et défaire leurs valises pour tenter une 2e invasion de Playa Giron, n’ont pas supporté qu’un chanteur cubain, qui plus est licencié d’histoire et de philosophie, vienne chanter et montrer qu’à Cuba, on peut parler de tout, chanter librement, sans que quelques analphabètes viennent vous menacer pour vous faire taire.
Tony est un chanteur engagé, envers son pays, envers les Cinq, qui chante, avec la plus totale liberté d’expression, toutes les problématiques de la société cubaine : la période spéciale (Regala´o murió en los 80), l’émigration (Balseros) le racisme (Cientificament negro), les changements qui s’effectuent en ce moment à Cuba (Tiene que haber de to ; mi casa.cu ; Timbiriche) des chansons qui font réfléchir au monde que nous voulons (El mundo de los más) et d’autres qui font rire en utilisant le double sens traditionnel dans la chanson cubaine( la choza de Chazo y Chicha ; la venganza), et bien d’autres à découvrir.
Ses concerts font salle comble. Le public, de tous les âges et de « toutes les couleurs » rit, chante en cœur, danse, applaudit à tout rompre, pleure parfois.
Inutile d’en ajouter. Vous savez maintenant pourquoi Tony Avila a été interdit de chanter à Miami.
L’article qui suit (en espagnol) raconte ses péripéties au pays de la « liberté d’expression »

El tiro por la culata o Tony Ávila después de Miami: más cubano y más popular
Tony Ávila ya está en casa. Otra vez el bochorno se quedó del lado de aquella mafia resentida que no perdona el talento y la fidelidad que pare esta isla. En entrevista exclusiva para Cubasí el popular músico cubano compartió impresiones sobre su reciente viaje a Miami.
Por Giusette León García / Cubasi

Cómo llegaste a Miami?
Hacía un año que se estaba organizando esa visita con la empresa Blue Night Entertainment, que es una empresa presidida por Javier Otero, un empresario cubano-americano que ya lleva años llevando grupos a Miami y hace un año contactamos y se hizo manifiesto su interés de llevarnos a Miami a hacer una gira que de hecho iba a ser más extensa, iba a incluir Miami y otras ciudades más hacia el norte, pero bueno, en esta ocasión no pudo ser, era más bien un primer acercamiento promocional, para insertarnos allí, ver cómo funcionaba la música de aquel lugar… en fin… el día 13 llegamos y ya íbamos cojos, porque llegamos con tres músicos, de los cinco que somos, contándome a mí fuimos dos nada más…

Por qué…?
Porque a los otros tres músicos les fue denegada la visa…
A pesar de eso iban dispuestos a ofrecer más de un concierto…
Sí, llegamos el 13 con el objetivo de hacer tres o cuatro conciertos en Miami, de estar también en Puerto Rico, hacer un intermedio en la gira para ir a Puerto Rico, volver a Miami y luego regresar a Cuba el día 30…
Pero Los Arrebatados del Canal 41 dieron “la nota” ¿no?
Estaba entre lo que había coordinado el empresario, que fue el que organizó toda la gira. Llegando al canal me encuentro con un amigo que está allí y me preguntó qué hacía ahí, le dije que iba a hacer un programa que se llama Los arrebatados y él me dice: “Los arrebatados es complicado, ellos se ponen a veces bastante incisivos con el tema político…” Le di las gracias por alertarme de eso.
Si se le puede llamar libertad de expresión a aquella basura, si eso es libertad de expresión, no quiero esa porquería para Cuba.
Y efectivamente, a pesar de que desde el principio yo dije que iba a mantenerme al margen del panel ellos usaron primero unas palabras descontextualizadas de Silvio Rodríguez para atacarlo y tratar de involucrarme, yo iba a explicarles y contarles la historia, para que sepan, pero pensé: no voy a gastar mis balas en eso porque al final ellos saben qué está haciendo Silvio en Cuba lo que pasa es que son parlanchines asalariados y a eso es a lo que se dedican… y de pronto empezaron con el show contra mí…

Cómo te sentiste?
Se profirieron improperios, ofensas muy fuertes, que realmente laceran, lastiman… fue muy desagradable, pero yo me sentí tranquilo y estoy tranquilo, porque de lo que se me acusó, que fue de golpear a las Damas de Blanco, yo nunca lo hice, después pusieron una foto en la que aparece la supuesta víctima con un golpe en la boca en un montaje pésimo que hicieron, porque ni yo, que soy anti-informático casi, haría tan pobre y burdo montaje, con una foto mía que incluso yo la tengo en mi casa, es una foto mía en El Sauce, que al final del concierto estaba saludando a alguien con las manos como entrelazadas y me toman así…

Qué repercusión tuvo todo ese show?
Por supuesto que provocó todo un incremento en los medios y en las redes de la hostilidad contra mi persona y a la vez también contra Cuba, porque el objetivo es justamente, a través de cualquier persona que esté allí, cualquier músico, cualquier oportunidad que tengan, atacar a Cuba y atacar a los cubanos…
Además, eso provocó que todos los medios comenzaran a agredir, a amenazar, un grupúsculo de gente del corazón de la mafia cubanoamericana de Miami fueron incluso directamente a la casa del dueño del The Place, que era el lugar donde yo cantaba al día siguiente, lo amenazaron de acabar con su familia, con su negocio, de arruinarlo, le hacían llamadas a su móvil muy agresivas, hostiles. El hombre tuvo miedo, por supuesto, se trataba de su familia, de su vida y yo estaba ahí por unos días nada más y canceló el concierto sin contar con nosotros, finalmente él mismo se convenció de no ceder a las presiones de nadie y se hizo el concierto, se llenó el lugar, fueron muchos amigos que hace años ni veía, gente que me dijo: estamos aquí para apoyarte, para que sepas que no estás solo aquí en Miami, que hay mucha gente que te quiere, fueron muestras de cariño realmente importantes en ese momento…

Y qué pasó con el resto de los conciertos previstos en Miami y el de Puerto Rico?
Las demás funciones en Miami se cancelaron por la misma presión esta que había y a Puerto Rico fuimos con la esperanza de que se diera sin problemas, pero pasó lo mismo, las dueñas de Yerbabuena también suspendieron… en parte por la carta de Ileana Ross al departamento de Estado, ellas mismas declararon que “si Ileana Ros está metida en esto por algo debe ser”…

Cuáles son tus impresiones sobre la actitud de los medios y de congresistas como Ilena Ros- Lehtinen y Mario Díaz Balart que se dedicaron también a difamarte?
Te das cuenta de que es un circo, un teatro que se monta también por todos esos congresistas, es un montaje lamentablemente muy grotesco, muy ofensivo, muy vulgar, enfermizo, de toda esa mafia, desde los mismos políticos, la prensa, la otra mujer de aquí de Cárdenas, que había estado en Miami antes de que yo llegara, se sabe que a esta gente les pagan directamente desde allí y tienen que hacer cosas, tienen que justificar el salario, supongo que le hayan dado un buen aumento con esta historia ahora…
Además, qué periodismo que se respete toma una mentira sin evidencias y sin pruebas y la convierte en noticia, un periodismo que se respete en su ejercicio en ninguna parte del mundo donde haya dos dedos de frente lo hace y después vienen estos congresistas y repiten todo eso en una carta al Departamento de Estado…
Sin embargo, decías que mucha gente te apoyó…
La inmensa mayoría de la gente lo que hizo fue, donde quiera que nos veía: oye compadre sigue para adelante, no hagas caso. No lo decían con esas palabras, sino en buen cubano, como hablamos nosotros cuando estamos molestos y eso me dio ánimo, ver tanta gente que sigue creyendo en ti, que no está allí para ser presa de la manipulación de nadie, gente que se respeta mucho como para dejarse manipular o manejar…

Alguna anécdota en especial sobre esas personas?
Los músicos, por ejemplo, les dije: si eso los afecta, no toquen conmigo, yo lo hago solo y me dijeron: estás loco, nosotros estamos contigo, si ellos no me pagan mis impuestos, ninguno me da un plato de comida. Otro ejemplo, en el hotel donde estábamos hospedados se aparecieron como diez personas de Cárdenas antes de ir para el concierto a animarme: tú tranquilo compadre, sabemos que todo eso es mentira, te conocemos desde chiquitico del barrio, no te dejes llevar que esos son cuatro viejos que les pagan por eso y que están fastidiándole la vida a todo el mundo aquí, que aquí nadie los quiere ver, los que estamos aquí que queremos trabajar y salir adelante no nos interesa nada de eso, al contrario, queremos que vengan más artistas de Cuba aquí y canten, bailen, nos hagan reír, nos traigan un pedazo de Cuba…

Crees que este es un hecho aislado o tiene que ver con lo que sucedió, en otro programa, pero del mismo canal, con Hectico Dj, Laritza Bacallao, Francis del Río…?
Claro que es parte de lo mismo, conmigo se ensañaron, dijeron la vamos a coger con este para que aprendan, vaya… al final conmigo se equivocaron, pero de medio a medio, completamente, porque no ahora, ni ayer, mañana de nuevo sucede lo mismo y se van a dar duro en la frente, porque si yo quiero hablar de mi país lo hago aquí, lo que tenga que decir positivo o negativo, para bien o para mal lo digo aquí, sin miedo y abiertamente…

Qué opinión te llevaste de la libertad de expresión de la que tanto presume aquel país?
Si se le puede llamar libertad de expresión a aquella basura, si eso es libertad de expresión, no quiero esa porquería para Cuba. Un principio básico de la libertad es el respeto. ¿Cómo puede haber libertad si tú no respetas los límites de esa libertad? ¿Cómo puede haber libertad de expresión si tú me estás presionando para que yo opine o hable de lo que no quiero hablar? Usan como argumento que ese es un país libre y que yo tengo miedo de hablar de política: no tengo miedo de hablar de política, lo que no quiero hablar contigo de política de esa manera, si quieres hacerlo en una conversación coherente, decente, respetuosa, conversamos, discrepamos, pero con verdadera libertad y respeto.

La carta de Irmita, hija de René González, qué significó para ti?
Espectacular. Estoy escribiendo algo que quiero subir que es un texto de agradecimiento a toda la gente que se ha expresado en las redes sociales, incluso también a los que no han podido hacerlo, pero la carta de Irmita qué puedo decir, por qué no pasó Irmita y su familia en Estados Unidos, por qué no han pasado ellos desde el 98 hasta la fecha y siguen todavía, y seguimos también los que los apoyamos a ellos en esa causa.
Te das cuenta de que es un circo, un teatro que se monta también por todos esos congresistas, es un montaje lamentablemente muy grotesco, muy ofensivo, muy vulgar, enfermizo, de toda esa mafia
Ella reaccionó y en su carta para mí no solamente es ella la que está hablando, ahí estoy convencido que están hablando miles y cientos de miles de cubanos que no tuvieron la oportunidad de decirlo como ella lo dijo y de expresar lo que sintieron como ella lo sintió y lo expresó. Cuando ella dice que viendo el video no pudo evitar acordarse de cómo su papá y su familia fue detenida, arrestada de manera violenta y hasta qué punto marcó su vida ese hecho, la separación, las amenazas, la distancia, la injusticia… Irmita fue como un lazarillo que te dice apóyate aquí en mi hombro, además su carta me la leyeron por teléfono, estando yo en Puerto Rico, y yo me eché a llorar, porque me conmovió mucho y ahora más que nunca puede contar conmigo.

Mantienes tu visa abierta para los Estados Unidos ¿volverías a Miami?
Sí volvería. No por ahora, no quiero volver a sentirme tan mal y hasta por mi seguridad no lo haría ahora mismo, pero no tengo miedo, soy cubano y los cubanos no tenemos miedo y sí voy a volver, como no, además Estados Unidos es más grande, no es Miami nada más y el mundo es mucho más grande que Estados Unidos y mi carrera tiene el mundo esperando por ella. Volvería porque hay un público allí y hay un músico aquí, vamos a cantar, vamos en busca del aplauso, en busca del intercambio, se trata justamente de que a aquella mafia le duele mucho que el intercambio cultural sea cada vez más sólido, más bilateral, más abierto, más transparente, más fuerte, no lo quieren, no les conviene…

Te cambió en algo esta vivencia?
Esta vivencia lo que ha radicalizado mi pensamiento, lo ha profundizado, lo ha consolidado, lo ha hecho más objetivo; me hizo crecer, madurar… De esta experiencia van a salir más canciones, la musa está fertilizada con esas cosas que pasaron. Me siento ahora más cubano, estoy más convencido de lo que pienso, de quién soy, del papel que tengo para con mi sociedad, con mi país, como cubano, como músico, como revolucionario…
Cuba con sus virtudes y sus defectos es mi país. Es el país donde quiero vivir, donde me quiero morir, es el país por el que quiero morir si tuviese que hacerlo y por el que quiero vivir y al que le quiero cantar, incluso cantarle las cuarenta, como decimos los cubanos, cuando lo tenga que hacer, creo que es la manera más positiva que tengo de contribuir a que Cuba mejore y crezca, siga creciendo.

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Samedi 12 juillet 2014 6 12 /07 /Juil /2014 00:59

Poutine à Cuba: rencontre avec Fidel Castro

Président russe Vladimir Poutine
22:00 11/07/2014
LA HAVANE, 11 juillet - RIA Novosti

Le président russe Vladimir Poutine en visite à Cuba a rencontré vendredi le guide de la révolution cubaine Fidel Castro. L'entretien a duré près d'une heure.

Vladimir Poutine et Fidel Castro ont procédé à un échange de vues sur la situation internationale et l'état de l'économie mondiale.

Les interlocuteurs ont également évoqué en détail le développement des relations russo-cubaines.

Vladimir Poutine est arrivé à Cuba pour une visite officielle de moins de 24 heures. Le programme de la visite prévoit des entretiens avec les dirigeants du pays, dont Fidel Castro et son frère, le président du Conseil d'Etat et du Conseil des ministres Raul Castro. Plusieurs documents seront signés à l'issue de ces entretiens.

 

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Mercredi 9 juillet 2014 3 09 /07 /Juil /2014 11:36

lundi 30 juin 2014

Manuel Colinas

4 Hent Ty Glas

29 170 Fouesnant



à

Monsieur Christophe Barbier,

Directeur de la Rédaction de L’Express.



Monsieur,


Il y a quelques semaines, vous avez consacré votre hebdomadaire (Nº 3281 du 21 au 27 mai 2014), et particulièrement sa UNE, à clouer au pilori l’ex-président de Cuba, Fidel Castro Ruz.

La tentation fut grande de traiter cela par le mépris. Mais réflexion faite, il n’est pas juste de vous laisser croire que vous avez fait l’unanimité… Quoique… Tromper l’ennemi, c’est de bonne guerre.

Votre hebdomadaire arbore un titre racoleur : « La vie de nabab de Fidel Castro », mais c’est un titre comique et faussaire puisque la photo qui l’illustre date, au moins, de plus de trente ans et qu’afficher un Cubain fumant le cigare est infiniment plus banal que montrer un Français fumant, aujourd’hui, une gitane ou un Basque portant un béret, et photo doublement faussaire puisqu’elle occulte que ça fait belle lurette que Fidel Castro ne fume plus, absolument plus…

Bref : votre article fait la publicité d’un livre commis par un vil mercenaire qui doit s’appliquer à bien cracher dans la soupe pour mériter ses dollars avec des sous-titres aussi ridicules et déshonorants pour un journalisme sérieux que celui-ci : « Raúl est alcoolique ; il boit jusqu’à ce qu’il tombe ». Le président Raúl Castro est donc un « alcoolique » extraordinairement habile et rusé puisqu’il n’y a pas de jour, ou presque, où il ne soit en train de recevoir, dignement et en toute lucidité, une délégation étrangère officielle ou de présider une réunion de travail d’un organisme d’État (cf. les nouvelles des agences de presse…).

Malgré ce fatras d’inepties — (je vous joins copie d’un article bien plus savant et documenté qui le démontre) —, votre hebdomadaire m’a grandement empli de joie. Et je vous en suis reconnaissant et je vous encourage à récidiver à foison. Voici pourquoi.

Il y eut une époque où les grandes écoles françaises : Sciences Po, Normale Supérieure, Polytechnique, l’ENA, etc. produisaient des hommes de qualité, des J P Sartre, des Bourdieu, des Marcel Camus, des J. J. Servan Shreiber, des Jean Paulhan, des Alain, des Braudel, Raymond Aron, Michel Foucault, etc. Mais qu’aujourd’hui les élites de la France soient représentées par vous, Monsieur Christophe Barbier et votre pamphlet grotesque, par vos compères en médiocrité : Jean-Pierre Elkabbach, Laurent Joffrin, François Lenglet, Jean-Marc Sylvestre ou Claire Chazal, ou Christine Ockrent ou Isabelle Giordano, ou Nicolas Demorand ou Nicolas Baveresse, etc. c’est bien la preuve de la débâcle de la pensée de la classe conservatrice de ce pays, incapable à l’évidence de produire une analyse, une argumentation, un projet, un idéal, un programme, un avenir, une prose, une presse un tant soit peu convaincants, enthousiasmants, crédibles… Que le directeur de l’information d’un des principaux hebdomadaires de la presse de ce pays s’abaisse à publier un tel ramassis de ragots dignes du caniveau sans être immédiatement ostracisé et banni par ses confrères dit clairement le degré de nullité journalistique et de cynisme atteint par la bourgeoisie de ce pays pour tenter de survivre encore un peu. Que Monsieur Christophe Barbier, qui se dit et se croit encore journaliste, soit contraint pour aller au bout de la logique de son rôle de « roquet de garde » de cet ordre social et économique en décomposition de signer un tel numéro débile me prouve son désarroi et son impuissance. Et ça, c’est une excellente nouvelle bien requinquante !

Alors merci à vous !

Continuez de faire vôtre la devise : « calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose »... Mais c’est une bien modeste ambition.

Car la bêtise de cet auteur mercenaire (ou de cet agent infiltré, chargé de discréditer les ennemis de Miami ? Qui sait ?) est grandiose. Nous expliquera-t-il pourquoi Castro qui était fils de terrateniente, c.-à-d. de latifundiaire plein aux as (la preuve  : il put faire ses études de droit à l’Université de La Havane sans travailler) se serait donné tant de mal et aura risqué tant de fois sa vie pour accumuler des biens qu’il avait déjà en tant que fils à papa ?

Alors, je dirai : ah ! Non ! C'est un peu court, jeune homme !


On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... Bien des choses en somme...


En variant le ton — par exemple, tenez :
Imaginatif :

votre réquisitoire aurait infiniment gagné en force de persuasion si vous aviez photographié, à la porte du « palais » de Castro ou devant son yacht, des Cubains en guenilles, dans des rues sales, devant des taudis ou bidons-villes du genre favelas comme il en reste encore quelques rares spécimens au Brésil, à Caracas, à Lima, La Paz ou Port-au-Prince, etc.. En contrepoint, quelques images de Haïti, des bas-fonds de New York et des homeless, des Eros Center de Hambourg, des ANPE de Paris, des « Restaurants du Cœur », en France, des millions de chômeurs désespérés de chez nous, des centaines de boat-people qui viennent mourir sur les plages d’Andalousie, de Sicile ou de Sardaigne, tous les jours ou presque, des sans-papiers de Sangatte traqués comme des pestiférés, des caves remplies d’esclaves clandestins à Londres, Paris, Bruxelles ou Anvers, etc., etc., nous auraient dit mieux que tous les discours combien ces pauvres Cubains sont malheureux sans notre précieuse liberté, cette « liberté du renard dans le poulailler », si chère à vous et à moi. Et comme elles sont malheureuses, aussi, les familles Bacardi et Somoza et Batista et consorts sans leur liberté d’exploiter des milliers de travailleurs cubains !! Ah ! Quel barde, quel génie chanteront en vers poignants l’agonie de Cuba, ce pays, le seul au monde, où pas un seul — pas un seul ! — enfant ne dort dans la rue ? Vous ne savez pas combien vous êtes heureux, vous, journalistes de l’EXPRESS, d’être totalement libres ! Vous ne le direz jamais assez fort. Vous êtes même libres de publier le revenu de votre patron en face de la fiche de paie de la femme de ménage qui astique votre bureau et vous êtes également libres d’être « communistes », n’est-ce pas ? Mais si ! mais si !... et si personne, absolument personne, dans vos bureaux, n’ose l’avouer, c’est seulement par discrétion et non pas parce que vous auriez la trouille d’être virés si d’aventure vous commettiez une telle extravagance !

Pour un esprit rigoureux et pour être encore plus convaincant, votre réquisitoire pêche cependant encore sur un point : Pourquoi Castro est-il plus un « dictateur » que Erich Honecker, que Brejnev ou que Mikhaïl Gorbatchev que vous avez, en leur temps, reconnus et reçus avec les honneurs dûs aux chefs d’État ? Et pourquoi plus que l’actuel Premier Ministre chinois ? Expliquez-moi ça, je vous prie ; je suis un peu lent d’esprit.

Et puis, expliquez-moi pourquoi diable les USA devraient-ils se gêner et se priver de la facilité faramineuse que leur octroient leur dette publique colossale — que nous payons allègrement, nous les petits vassaux — et leurs 85 milliards de dollars (une paille !) de « quantitative easing », — c’est-à-dire de monnaie de singe — émis chaque mois et qui rendent enfantin l’art d’acheter des plumes et des consciences, d’assouplir des échines… bref : de corrompre ? Je me demande même si la grossièreté de votre publication n’est pas volontaire pour nous laisser entendre que vous cédez simplement à cette manne pécuniaire sans croire un seul mot de votre prose grotesque…

Et puis, songez aux gens mal intentionnés qui parlent aussi de « dictature » en parlant du Vatican et du Pape actuel et des papes passés et à venir… Où la mauvaise foi ne va-t-elle pas se loger ? Démentez vite, je vous prie, que Monsieur Ratzinger démit de ses fonctions le père Thomas Reese, aux États-Unis, seulement parce qu’il lui déplaisait qu’il ne pensât pas exactement comme lui. Le Pape précédent n’a-t-il pas déclaré qu’il ferait en sorte « que la parole de Dieu continue à être présente dans sa grandeur et à retentir dans sa pureté afin qu’elle ne soit pas mise en pièce par les changements constants de la mode ». Si, dans cette déclaration, vous remplacez Parole de Dieu par marxisme-léninisme, ne trouvez-vous pas que le pape et Fidel Castro parlent rigoureusement pareil ? Je serais très intéressé par votre avis, car il nous faut tous être unis contre toutes les dictatures, celle du fric et celles des sectes, ne croyez-vous pas ?

Je suis d’ailleurs étonné que personne, absolument personne, n’ose affirmer que Fidel Castro est fou. Totalement fou. C’est indéniable. Tenez : imaginez un instant qu’il fasse comme tous les autres dictateurs que l’histoire a connus, en Amérique Latine, en Afrique, en Asie, en Europe… comme tous ces dictateurs qui étaient « des fils de pute, mais qui sont nos fils de pute à nous », comme le déclara, un jour de grande lucidité et de rare franchise, un Président des États-Unis… Imaginons qu’il se mette à avoir des comptes secrets en Suisse ou aux Bahamas, à Monte-Carlo ou au Luxembourg, comme un vulgaire Juan Carlos de Bourbon, à piller son pays et à le vendre pour lui, pour sa famille et ses amis, à se vendre, lui et son pays, à la CIA et aux Américains pour avoir leur protection, leurs dollars et leur affection et leur presse bienveillante... Comme il serait honoré, tranquille et heureux ! et comme il pourrait espérer mourir dans son lit, exactement comme Franco, Salazar, Pinochet, Batista, Suharto, Duvalier, Bokassa et tous les autres !... Au lieu de cela, ce crétin, ce masochiste, ce fou à lier, semble adorer les injures permanentes et la persécution et risquer sa peau tous les jours, car il est bien probable qu’il finira sous les balles d’un nouveau Lee Harvey Oswald, ne pensez-vous pas ? Nous avons donc bien là le comportement d’un esprit totalement malade. Pourquoi votre hebdomadaire n’insiste-t-il pas sur cet aspect si éclairant de sa personnalité ? Curieux pour un journalisme d’investigation qui se veut innovant… Ne le protègeriez-vous pas en secret ? Ne seriez-vous pas un peu « communistes » à l’Express ? Je vais faire part de mes doutes à la CIA…

Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit

Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit :


Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,


Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres


Vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !

Je vous prie de bien vouloir croire, Monsieur le Directeur de la Rédaction, en l’assurance de mes sentiments les plus respectueux. Et bien entendu, je vous assure de mon zèle à faire connaître autour de moi et le plus possible l’estime dans laquelle je tiens votre hebdomadaire.

Manuel Colinas

 

 

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Mardi 8 juillet 2014 2 08 /07 /Juil /2014 20:41
Mardi 8 Juillet 2014

La chambre basse du Parlement russe a décidé vendredi de ratifier un accord signé en octobre. Le texte prévoit l'annulation de 35,2 milliards de dollars de dette et le remboursement de 3,5 milliards de dollars sur dix ans

Moscou annule 90% de la dette de Cuba envers l'ex-URSS
Il s'agissait jusqu'à présent d'un fardeau qui empoisonnait les relations entre Cuba et la Russie. Mais vendredi, la chambre basse du Parlement russe a décidé de s'en débarrasser. A une semaine d'une visite du président Vladimir Poutine à Cuba destinée à renforcer les liens commerciaux entre les deux pays, la Douma a ratifié un accord prévoyant l'annulation de 90% de la gigantesque dette de La Havane vis-à-vis de l'ex-URSS.

Les fonds remboursés intégralement réinvestis à Cuba

Le document avait été signé le 25 octobre 2013, lors d'une visite du Premier ministre Dmitri Medvedev sur l'île, en même temps qu'une dizaine d'accords de coopération économique. Mais aucun détail n'avait été apporté quant aux modalités du règlement de la dette cubaine.

Le texte ratifié prévoit l'annulation d'un endettement évalué à 35,2 milliards de dollars et le remboursement du reste, s'élévant à environ 3,5 milliards de dollars, sur dix ans. Les fonds remboursés seront placés dans des comptes dédiés et seront intégralement réinvestis par la Russie dans l'économie cubaine.

La Russie est le 9e partenaire commercial de Cuba

Les relations entre Cuba et son allié à l'époque de la Guerre froide avaient été détruites lors de la désintégration du bloc soviétique au début des années 1990. Depuis 2005, toutefois, Moscou et La Havane les ont relancées: la Russie est actuellement le neuvième partenaire commercial de l'île, avec des échanges de 224 millions de dollars en 2011. Elle reste néanmoins loin derrière le Venezuela, la Chine et l'Espagne, les trois premiers partenaires économiques de Cuba.

La semaine prochaine à Cuba, selon le Kremlin, Poutine devrait rencontrer Fidel Castro.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20140704trib000838546/moscou-annule-90-de-la-dette-de-cuba-envers-l-ex-urss.html
Nicolas Maury
Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Samedi 5 juillet 2014 6 05 /07 /Juil /2014 11:30

Fidel-Castro-y-Maradona-580x464.jpgLettre de Fidel à Maradona



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Mon inoubliable ami,



Tous les jours, j'ai le plaisir de suivre ton programme, pour Telesur, sur cette spectaculaire Coupe du monde de football, grâce à cela, j'ai pu observer le niveau extraordinaire de ce sport universel.



Je ne crois pas possible une éducation adéquate pour les jeunes, de quelque pays que ce soit, sans le sport, et dans le cas spécifique des jeunes garçons, sans inclure le football.



Aujourd'hui je suis un homme politique, mais lorsque j'étais enfant, adolescent et jeune, j'ai été sportif, et j'ai consacré à cette noble pratique l'essentiel de mon temps libre.



J'admire ta conduite pour de nombreuses raisons. J'ai eu le privilège de te connaître lorsque les idées les plus justes de notre peuple triomphaient, et aucun pouvoir n'a pu les écraser.



Comme latino-américains, nos relations n'ont alors jamais été aussi étroites. Tu as triomphé des épreuves les plus difficiles, comme athlète et comme jeune d'origine modeste.



Comme toi, je salue Messi, formidable athlète qui remplit de gloire le noble peuple d'Argentine, rien ne peut séparer vous deux, qui avez la gloire et le prestige, si ce n'est les efforts mesquins des intrigants.



Je félicite également Telesur, qui a agrémenté heureusement cet été brûlant, et je salue fraternellement, comme toi, les excellents et prestigieux footballeurs de Notre Amérique, sans oublier évidemment, le magnifique et visionnaire Victor Hugo Morales, qui nous fait découvrir tes qualités et qui a tant fait pour la diffusion de la noble valeur du sport, et vous deux représentez honorablement le peuple argentin.



Naturellement, Diego, je n'oublierai jamais l’amitié et le soutien que tu as toujours apporté au Lider Bolivarien Hugo Chavez, promoteur du sport et de la Révolution d'Amérique latine et des peuples opprimés du monde.



Fraternellement

Fidel Castro Ruz

 


Samedi 5 juillet 2014

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Dimanche 29 juin 2014 7 29 /06 /Juin /2014 18:29

 C U B A

La Havane. 26 Juin 2014

La Russie et Cuba : des relations prospères


Nuria Barbosa Leon
Photo Karoly Emerson (Courtoisie Revista Siempre Viva, ICAP)


« LA Russie est une grande amie de Cuba », a affirmé dans une interview à Granma International, Mikhaïl Kamynine, ambassadeur russe à La Havane, qui s’est félicité de l’état des relations bilatérales.

 

L’ambassadeur de Russie, Mikhaïl Kamynine, s’est félicité de la coopération dans plusieurs secteurs entre les deux pays.


« Nos pays ont des positions semblables sur des thèmes clés de l’échiquier international et nous défendons ensemble les principales valeurs de l’Humanité », a déclaré le diplomate, en faisant référence au 50e anniversaire du rétablissement des liens fraternels entre la Russie et Cuba.

Selon l’ambassadeur, ce type d’alliance bénéficie à d’autres pays car « nous sommes porteurs de valeurs authentiques et claires. Un exemple qui sert à d’autres gouvernements, et c’est pourquoi nos rangs s’élargissent de plus en plus ».

Mikhaïl Kamynine a signalé les différents accords bilatéraux signés ces dernières années en matière de pétrole et il a fait référence aux compagnies russes Rosneft et Zaroubezhneft qui ont des accords avec l’entreprise Cupet (Union Cuba pétrole). Les deux compagnies développent des projets d’exploration de pétrole et prévoient la création d’une base logistique dans la Zone spéciale de développement économique de Mariel, à 45 kilomètres à l’ouest de La Havane.

Il existe d’autres échanges entre les deux pays dans plusieurs secteurs de l’économie : science, éducation, pharmacie, culture, tourisme, douane, télécommunications, radiocommunications, spectre radioélectrique et activité postale, entre autres.

« Nous avons de nombreux projets de travail, aussi bien bilatéraux que dans les groupes d’intégration régionaux. Je fais aussi référence aux accords pour la production de plateformes maritimes. Cuba est le principal importateur des avions modernes civils russes. Nous avons des accords et des programmes de coopération dans différentes sphères de la vie civile », a déclaré Mikhaïl Kamynine.

L’histoire des liens entre Cuba et la Russie remonte à plus d’un siècle, lorsqu’en 1829, l’empereur Nicolas 1er ouvrit le premier consulat russe à La Havane. Depuis lors, il y eut un intérêt croissant à réaliser des transactions à caractère commercial.

Trois jeunes Russes – Piotr Streltsov, Evstafi Konstantinovich et Nicolaï Melentiev – ont combattu dans les troupes mambises pour l’indépendance de Cuba aux XIXe siècle, aux côtés du général Antonio Maceo.

En juillet 1902, nos États ont établi des relations diplomatiques pleines, à la suite de l’échange de lettres de créance entre le premier président de Cuba, Tomas Estrada Palma, et l’empereur de Russie, Nicolas II. À cette époque, c’était déjà une habitude pour les Russes de se fournir en sucre et en tabac à Cuba.

Les relations diplomatiques entre l’Union soviétique et Cuba ont commencé en octobre 1942, avec un rapprochement important pendant la Seconde guerre mondiale, afin d’aider ce pays dans sa lutte contre le fascisme et l’Allemagne d’Adolf Hitler. L’Armée Rouge compta dans ses rangs de courageux Cubains. Par ailleurs, Cuba envoya du ravitaillement et d’autres produits vers le front.

Peu de temps après, au déclenchement de la guerre froide entre l’Occident et les pays de l’Est, la dictature militaire du général Fulgencio Batista, sous la pression des États-Unis, rompit les relations diplomatiques entre les deux pays, lesquelles furent rétablies le 8 mai 1960 après le triomphe de la Révolution. À partir ce moment, les liens entre les deux pays sont devenus un exemple éloquent de coopération active et multilatérale, basées sur l’amitié et la sympathie mutuelles.

Les années 90 ont été marquées par le déclin de la coopération économique, conditionné par la conjoncture historique du moment. Aujourd’hui cette étape est définitivement dépassée, et les relations sont basées sur l’égalité des droits et le bénéfice réciproque, à savoir qu’il existe une alliance stratégique bénéfique aux deux pays.

L’ambassadeur a conclu en rappelant la création des organisations de solidarité (russo-cubaine et cubano-russe) par le cosmonaute Youri Gagarine et le leader révolutionnaire Ernesto Che Guevara, lesquelles « encouragent l’esprit d’amitié et de fraternité entre les peuples de nos deux pays ».

Devant différents tribunes internationales, le gouvernement russe s’est prononcé contre le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba, et a exigé la libération immédiate de Gerardo Hernandez, Ramon Labañino et Antonio Guerrero, – leurs frères de cause, René Gonzalez et Fernando Gonzalez, ayant déjà purgé intégralement leurs lourdes peines de prison. Il existe en Russie trois associations de solidarité, 32 filiales et 30 organisations indépendantes de soutien à la Révolution cubaine, ainsi que 26 comités pour la libération des patriotes cubains emprisonnés aux États-Unis. Des résolutions ont été adoptées à l’unanimité par le Parlement russe contre le blocus injuste et en faveur de la cause des Cinq.

Pour conclure, Mikhaïl Kamynine a déclaré à Granma International : « La solidarité est une transformation des réalités, une manière excellente de continuer à travailler ensemble au service des intérêts de nos deux pays ».

 

 

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Samedi 28 juin 2014 6 28 /06 /Juin /2014 12:05

 

 

Lettre ouverte au sujet de Cuba (La Jornada)2

 

4 juin 2014


Pablo Gonzales Casanova

Lettre ouverte de Pablo Gonzales Casanova à monsieur John D. Rockefeler, directeur honoraire de la Société des Amériques et aux distinguées personnes du secteur privé qui ont envoyé une lettre au Président Obama pour « soutenir la société civile cubaine » :

Nous avons lu avec une grande attention votre sollicitude au Président Obama. Nous sommes surpris par votre indiscutable changement de politique envers la petite île et son grand peuple. Pendant plus de 50 ans, vous avez pris toutes les mesures, ouvertement ou de façon masquée, pour faire échouer son projet d’Indépendance et de Liberté. Aujourd’hui vous voyez la possibilité d‘atteindre avec des politiques différentes les mêmes objectifs qu’auparavant, et vous argumentez pour les appliquer avec la même émotion que vous mettez en « défense de vos valeurs et de vos intérêts ».

Les mesures que vous exaltez révèlent, pourtant, beaucoup d’erreurs et d’auto tromperies en croyant (et certains d’entre vous croient) que vous allez impulser « l’indépendance économique de Cuba », ses « droits individuels » et ses « droits humains », quand, en réalité il s’agit d’un pays que vous n’avez pas pu vaincre malgré les terribles actions, secrètes ou cachées, que vous avez réalisées contre lui, et de l’inqualifiable blocus que vous lui infligez depuis plus d’un demi siècle.

Vous avez des yeux mais vous ne voyez pas ? Des oreilles et vous n’entendez pas ? C’est bien connu. A Cuba tous les enfants et tous les jeunes en âge d’apprendre ont des écoles, des universités et des instituts, tous les malades ont des médecins, des médicaments et des hôpitaux, tous les travailleurs du travail, et les anciens de l’assistance… Il est vrai que j’utilise le mot « tous » avec le sens que lui donnait Garcia Marquez, c’est-à-dire les 80% et plus, de la population, avec des limitations dont les cubains viendraient à bout si, en pratique, vous les laissiez accomplir « vos bons souhaits ». Pourtant, entre les pressions et le blocus, ce qu’ils ont accompli est énorme, ; ils ont même des centres de recherche scientifique de pointe au niveau mondial et des services hospitaliers si performants et si amicaux qu’ils ont même soignés les pompiers blessés le 11 Septembre que vos hôpitaux avaient délaissé et que Mikael Moore se chargea d’amener aux hôpitaux publics de Cuba.

Et plus encore, si vous faites les comptes vous verrez que dans ce pays de Notre Amérique, les habitants qui reçoivent des services gratuits atteignent des proportions supérieures aux Etats-Unis, au Canada, à l’Angleterre et à l’Union Européenne. Les réussites se font avec des moyens modestes mais on cherche avec ténacité qu’elles profitent autant que possible au plus grand nombre. Et c’est très souvent possible.

En ce qui concerne les aides que vous proposez pour l’ « aide humanitaire », la « sécurité nationale », l’ « interdiction des drogues et l’environnement », vous savez bien les innombrables échecs que vous avez connu quand vous les avez appliquées, et quand vous continuez de les appliquer dans des pays entiers comme l’Afghanistan, l’Irak, Haïti, le Soudan du sud, le Nigeria, la Libye, entre autres ou dans des continents entiers comme L’Afrique, le Moyen Orient, l’Amérique Latine, dont les populations (dans une grande majorité ou dans leur totalité) se retrouvent impliquées dans les fameuses « guerres de spectre complet » que vos stratèges imaginent et qui accroissent les haines, les affrontements et les peines d’immenses populations qui n’ont pas de droits humains, vivent et meurent pire que les animaux, affamés et malades, maigres et même si squelettiques qu’il est difficile de les regarder, avec leurs yeux enfoncés, le regard des enfants perdu, sans éclat et leur petite peau ridée qui leur colle aux os. On a du mal à les voir même à la télé et d’imaginer comment ils vivent jour après jour et minute après minute, et comment ils grandissent au milieu de la faim et de la peur , sans eau ni toit, sans façon de travailler qui ne soit servile , épuisante, risquée et insalubre, entre les offensives généralisées des contremaîtres, des gardes blancs, des militaires et des paramilitaires qui avec d’autres bandits, d’autres assassins et sadiques fanatiques tous très bien armés et approvisionnés, pour la gloire de l’industrie de l’armement, sont des épouvantes pour les enfants, les adultes et les vieux, victimes et candidats aux politiques d’ethnocide et de génocide croissantes, chaque fois plus préconisées et sponsorisées par les « néoconservateurs » et par l’ »extrême droite » enhardie par la xénophobie, le dégoût visuel et le racisme du monde global dont vous êtes les meneurs.

En plus de ces faits inhumains, confirmés par les « médias » et même par le regard intime de vos propres enfants (dont certains se préparent à vous succéder dans la même veine, et d’autres qui protestent chaque fois plus et se rebellent avec une force admirable) vous ajoutez à vos erreurs celle de croire qu’à Cuba, invincible depuis plus de 50 ans d’attaques, il est possible de séparer ou même de faire s’affronter la société civile et son gouvernement. Vous ne pouvez même pas imaginer des gouvernements qui ne soient pas des corporations ou des bureaucraties. Mais à Cuba, le peuple et le gouvernement et les soldats fusionnent si étroitement,(et dans une grande proportion) qu’aucun groupe de « contras » aventuriers n’a pu avoir du succès, sur une si grande période, avec leurs actions terroristes et subversives.

Le « peuple-gouvernement » de Cuba est un phénomène « démocratique », qui si vous le compreniez vous ferait horreur, car (comme l’a écrit David Brooks), la démocratie est ce que vous redoutez le plus quand elle a le vrai sens étymologique grec et qu’elle correspond à la définition d’une pratique du peuple en tant qu’acteur des grandes décisions, et pour arriver à la réussite de ses buts s’organise en peuple-gouvernement, avec les collectifs et les structures les plus variés, certains coordonnés et d’autres hiérarchiques, et tous pour réussir à atteindre les objectifs.

L’organisation de la démocratie dans sa pratique à Cuba est très différente de celle des gouvernements des corporations ; en effet, aussi bien dans les grandes structures que dans les petites, les valeurs et les intérêts dominants s’associent avec ceux d’Indépendance et de Liberté, tout cela évidemment au milieu de contradictions, d’erreurs et de faiblesses (grandes ou petites) que les ennemis du processus cubain cherchent à amplifier, feignant la consternation face aux erreurs qu’eux-mêmes ou leurs commanditaires attisent.

Si vous réfléchissez, vous comprendrez clairement que ce n’est pas pour rien que vos grands triomphes dans le monde n’ont pas atteint Cuba. Vous verrez dans l’intimité de votre conscience politique que les cubains ont réussi à se maintenir dans leur projet émancipateur précisément par la sorte de démocratie que les habitants ont redéfinie, aussi bien dans la création que dans la pratique de leurs organisations. Création et pratique englobent une immense population avec des centaines de milliers de cadres, dont à la conscience, la volonté et le courage s’ajoute la discipline que possèdent ceux qui ne se vendent ni ne se rendent.

L’effort immense du petit grand pays ne cesse de pâtir et d’affronter (comme nous l’avons dit) ces contradictions qui vous intéressent tant, et aussi celles qu’a pointé avec une précision et une clarté admirables, monsieur Warren Buffet, troisième milliardaire des Etats-Unis quand il a dit : « Il ne fait aucun doute qu’il existe une guerre de classes, et c’est ma classe, la mienne — celle des riches – qui est en train de la gagner »…

La lutte des classes continue, et je dois reconnaître que vous la faites très bien dans le domaine du possible ; vous essayez maintenant de gagner cette lutte en utilisant des « bonnes » méthodes puisque vous n’avez pas pu la gagner avec les mauvaises.

Dans votre proposition au Président Obama, vous lui demandez sans ambages qu’il change la politique du blocus, des sanctions et des interdictions que les Etats-Unis appliquent contre Cuba depuis 50 ans. Vous affirmez que les Etats-Unis « peuvent aider le peuple cubain à déterminer son propre destin… » ; qu’ils peuvent « donner le pouvoir » au peuple ; « , fortifier un large spectre de la société civile et indépendante », et « les organisations créées pour impulser l’économie individuelle, et les nécessités sociales quelle que soit leur orientation politique ».

Dans votre lettre ouverte au Président Obama, vous proposez sans ambages « un changement radical », car la politique appliquée par les Etats-Unis dans ses relations avec cuba les isole chaque fois plus internationalement. « Nous avons l’occasion de changer, dites-vous,…d’aider le peuple de Cuba, la société civile de cuba ; l’opportunité d’amplifier le commerce avec « les entreprises indépendantes », (ça, oui), celle aussi de « faciliter et de légaliser l’utilisation des cartes de crédit », de « promouvoir l’importation et l’exportation d’articles et de services » ; et de faire en sorte que les ONG (organisations non gouvernementales) « aident les petits propriétaires agricoles » et qu’ « elles aident aussi évidemment, les petites entreprises et même les micro entreprises… »

En diverses occasions (je me demande pourquoi autant !) vous insistez sur la nécessité de promouvoir plusieurs projets de télécommunication et vous vous référez à différentes formes de coopération des ONG avec des institutions académiques cubaines par le biais de fonds pour l’éducation, de bourses pour les étudiants qui se distinguent et pour leurs frais de voyage, et que pour cela l’autorisation nécessaire soit donnée à ceux qui voyagent à Cuba, ou ont de la famille à Cuba d’utiliser des cartes de crédit et d’autres services bancaires nord américains ainsi que d’ouvrir des comptes bancaires dans des banques américaines , faire des envois à leurs familles ou fournir des services professionnels à des « entrepreneurs indépendants ».

Evidemment vous insistez en même temps sur le fait que « le gouvernement des Etats-Unis doit s’engager toujours plus envers le peuple de Cuba, et qu’ il fera en même temps son devoir en exerçant des pressions sur le Gouvernement de Cuba sur le terrain des droits de l’homme. Et vous terminez en disant au Président Obama, « le gouvernement doit donner la priorité à la concertation avec ses contreparties cubaines pour s’engager dans des domaines « d’intérêt mutuel et avoir des discussions sérieuses au sujet de la sécurité commune et des devoirs humanitaires ». Parmi ces devoirs, vous mettez en avant la libération d’un prisonnier qui vous est cher.

Pour n’importe quel lecteur bien informé, comme l’est monsieur Warren Buffet, tout le message auquel nous nous référons cherche à gagner la lutte des classes à Cuba. Son inégalable sagacité consiste à privilégier les intérêts individuels, de groupes, l’idéologie ou la classe face aux intérêts de la communauté nationale d’un pays où le peuple-gouvernement de la grande majorité travaille à la construction de la transition à un monde viable, puisque celui dans lequel nous vivons est en voie de destruction dû à ce 1% auquel une partie d’entre vous appartient ; un processus que vont supporter et affronter la jeunesse Américaine et celle du monde entier, menacée dans un futur proche par le projet malade et hégémonique, d’accumulation de richesses que vous mettez en œuvre au prix de la misère de l’immense majorité de l’humanité et du croissant danger pour la vie de l’humanité que vous créez ;situation et danger confirmés par les propres think-tanksde Harvard, MIT, l’Institut de Santa Fe et par de nombreux organismes scientifiques du monde, parmi lesquels on remarque les principaux des Nations-Unies, le Panel Intergouvernemental sur le Changement Climatique, et beaucoup d’autres qui avec toute la rigueur et la responsabilité scientifique notent, en plus du changement climatique, l’augmentation du trou de la couche d’ ozone (qui sembla se contenir seulement un moment) et beaucoup d’autres dangers qui englobent la pollution des mers et des eaux douces ,la destruction des sols et des sous-sols, des forêts des végétaux et des faunes terrestres et marines, ainsi que de la biosphère entière.

Comme nous le disent les experts, beaucoup de ces dommages et de ces dangers sont irréversibles, et ils nous assurent que chaque jour ils s’accélèrent et que plus le temps passe plus il devient difficile de les arrêter. Les revues scientifiques les plus prestigieuses des Etats-Unis et du monde, soutiennent ces affirmations qui n’ont rien à voir avec de simples croyances apocalyptiques ou avec de supposées erreurs ou opinions de quelques spécialistes ,ni avec des manipulations des données par des scientifiques trompeurs comme vous avez accusé de l’être, sans la moindre preuve, un groupe de scientifiques anglais qui avaient signalé le caractère « anthropogénique » du changement climatique qui menace la planète. Cette accusation bien téméraire fut démentie par les grandes revues scientifiques de votre propre pays et du monde. Ces dangers qui menacent la terre sont anthropogéniques. Pour la première fois dans l’histoire du système solaire l’homme est capable de détruire la terre. Pensez seulement au perfectionnement, à l’excellente qualité des bombes nucléaires et des systèmes de lancement, qui à leur capacité létale, de précision et d’atteinte combinent l’irresponsabilité avec laquelle les grandes puissances jouent en s’en servant de menaces de guerre.

Bon… Il est possible que vous gagniez la lutte des classes, mais votre victoire sera une victoire à la Pirée si vous détruisez les mouvements qui luttent pour la construction de la vie, comme le peuple-gouvernement de Cuba, et beaucoup d’autres qui, depuis les communautés agricoles et les villes perdues construisent la transition vers un autre monde possible et durable.

Je vous le dis avec mes meilleurs vœux et mes meilleures manières, cessez vos « discrédits » et vos « négations » freudiennes. Encouragez les hommes de science qui disent la vérité, prenez en compte leur vérité et mettez vous à penser que la démocratie des corporations et des complexes n’est plus soutenable, que l’organisation du monde par les complexes entrepreneuriaux-militaro-politico-médiatiques dont le plus puissant « attrait » est la « maximisation des utilités et des richesses » est déjà en phase terminale, « entropique », et qu’il est nécessaire d’impulser la transition vers un système dont le principal facteur serait la liberté et la vie.

Et dans ce chemin vous verrez que le peuple – gouvernement de Cuba est pionnier et aussi le cyberespace où depuis Wall Street jusqu’à Washington DC luttent beaucoup de vos propres enfants. Tous, absolument tous, cherchent des chemins pacifiques et continuent avec des formes nouvelles la vieille lutte des rebelles pour la paix et pour la vie pour passer à un monde viable et réellement humain.

Les connaître et les reconnaître consiste à les respecter et à commencer par honorer votre parole, une action pour laquelle nous interpellons aussi madame Hillary Clinton, qui est en train d’organiser sa campagne pour la Présidence du Gouvernement des Etats-Unis et qui pourrait commencer par honorer sa parole et celle du gouvernement qu’elle convoite, ainsi que celle de son mari, en demandant la libération immédiate des trois hommes encore emprisonnés – Gerardo Hernandez, Ramon Labanino, et Antonio Guerrero – qui, en accord avec le président Clinton, firent partie d’un groupe cubain-nord américain chargé de mettre à jour les terroristes qui, depuis Miami, commettaient des attentats.

La lutte des classes continue, la lutte pour l’indépendance et l’autonomie des peuples continue, et aussi la lutte pour la redéfinition dans les faits de la liberté, de la justice et de la démocratie ; aucune ne s’arrêtera. Il faut seulement que dans le monde d’aujourd’hui, les hommes commencent à récupérer la parole, pour la transition vers la paix et la vie.

Faîtes vivre la parole qui s’honore par des actes. Faîtes, (pour commencer) une chose qui vous semblera infime et qui pourtant sera très grande. Demandez au Président Obama qu’il rende la liberté aux trois héros cubains emprisonnés. Commencez une nouvelle histoire de votre parole traduite en actes comme celui-ci, auquel nous obligent les changements d’un monde où existe non seulement la lutte des classes mais la lutte pour la vie, pour la vie du 99% et aussi celle du 1% de l’humanité, et de nos descendants.

Pensez qu’une fois encore au début du monde sera la parole.

Vive la vie et la liberté.

Vive le peuple des Etats-Unis et le peuple de Cuba.

Vive l’humanité et la transition vers un autre monde viable, possible, et nécessaire.

Je vous remercie de votre attention. Sincèrement

Pablo Gonzalez Casanova

Professeur et ex recteur de l’université Nationale Autonome de Mexico (UNAM)

Traduit de l’espagnol par irisinda

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