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Cuba

Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 07:49
« Renvoyez-moi à Cuba ! » : le cri d’un « dissident » cubain mis à la rue par la police de son pays d’accueil, l’Espagne

130512_martinez_Alicante_Cuba.jpg« Renvoyez-moi à Cuba ! » : le cri d’un « dissident » cubain mis à la rue par la police de son pays d’accueil, l’Espagne

 

Article EDT pour Vivelepcf.fr repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Gilberto Martinez, sa femme et ses trois enfants de 8, 15 et 22 ans font partie de ces « dissidents » cubains qui ont migré en Espagne en 2011 à la suite d’un accord négocié entre l’église catholique et le gouvernement de La Havane.



Aujourd’hui, Gilberto Martinez crie à la face du monde : « Remmenez-nous à Cuba ! ».



Ses illusions sur le monde capitaliste « libre » sont retombées en 26 mois. Le 7 mai 2013, la police espagnole a procédé sans ménagement à l’expulsion de sa famille du logement qu’elle occupait à Alicante. La mobilisation en aide de militants anti-expulsion a été durement réprimée.



Comme des dizaines de milliers de personnes, ils ont été jetés à la rue par un Etat espagnol, plus soucieux des intérêts des banques et des spéculateurs, que de ceux des habitants, même de ses « réfugiés politiques ».



Au bout d’un an, alors qu’on lui avait promis 5 ans de soutien, le gouvernement espagnol (pourtant passé à droite !) a coupé les vivres à la malheureuse famille exilée. Plus d’électricité, plus d’eau, puis plus de toit : le sort de millions de personnes dans les pays capitalistes n’est même pas imaginable pour la plupart des Cubains.



Gilberto Martinez comprend mieux comment il a été manipulé, là-bas à Cuba comme en Espagne. Saluons son courage de le reconnaître!



Le règne de la propriété privée et de la loi du marché fait expulser des centaines de familles alors que 20.000 logements restent vides à Alicante.



Des camarades cubains rappellent que la toute première mesure du gouvernement révolutionnaire, le 26 janvier 1959, a été l’annulation de toutes les expulsions, suivie par la diminution de 30 à 50% des loyers, puis par l’attribution du titre de propriété de leur logement aux locataires.



Deux conceptions du monde, du droit du logement. L’une à combattre, l’autre à préserver et à consolider.

 


Gilberto Martinez et sa famille seront sans doute maintenant de ce combat !

 


Vendredi 17 mai 2013

 

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 17:21

Espagne : "Si nous avions su ce qui nous attendait, nous serions restés à Cuba"

LE MONDE | 15.05.2013 à 11h51 • Mis à jour le 15.05.2013 à 16h24

Par Sandrine Morel

 
Manifestation d'une association de défense des prisonniers politiques cubains, le 12 octobre 2005, à Salamanque, en Espagne. Madrid, correspondance. On les avait quittés célébrant leur liberté dans un hôtel de la banlieue de Madrid après des années passées dans les geôles de Cuba. On retrouve leur trace dans la colonne des faits divers presque trois ans plus tard, sans logement, sans travail, sans argent, regrettant parfois même d'avoir choisi l'exil. Libérés en fanfare après une négociation entre l'archevêque de La Havane et le chef de l'Etat Raul Castro, 115 prisonniers politiques cubains et près de 650 membres de leurs familles avaient été accueillis par l'ancien gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero entre juillet 2010 et mai 2011. Ils avaient reçu les aides financières et les documents (carte de séjour, permis de travail) correspondant à leur statut de réfugiés politiques et avaient été placés dans différentes régions.
Mais, depuis, les aides ont cessé, et les anciens prisonniers, incapables de s'insérer professionnellement dans un pays qui compte plus de six millions de personnes sans emploi (27 % de la population active), se retrouvent parfois au bord de l'exclusion sociale. "Si nous avions su ce qui nous attendait, nous serions restés à Cuba", avoue Idalmis Zayas, venue le 18 mars 2011 avec son frère – emprisonné cinq ans pour avoir voulu quitter l'île –, son mari et sa fille de 15 ans. "On nous a accueillis et on nous a donné une aide de 400 euros pour trouver un logement et de 590 euros pour vivre. Au bout d'un an, on nous les a retirés. A présent, nous touchons ...

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Transmis par Jacques Milhas



juliocesarpardo@hotmail.fr
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Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 19:57

LETTRE DE CUBA, par Muriel Dichamp depuis la Havane

 

La vie quotidienne à Cuba : le système carcéral

 

Dans le système carcéral cubain, un détenu selon sa sanction et sa conduite, peut être soumis à un régime carcéral strict, sévère ou moyennement sévère, dans des prisons fermées, ou être dans un Centre de Travail et d'études.


Toutes les prisons bénéficient d'un service de prise en charge médical et dentaire ainsi que des sanatoriums pour les détenus porteurs du VIH. Une autre qualité du système pénitentiaire cubain, est la possibilité pour tous de recevoir des visites familiales et conjugales et à titre d'encouragement, de passer 24 H avec leurs parents les plus proches.


Les principaux délits sont le vol, la violence sur autrui, violence qui est principalement liée au vol, tout acte ayant entraîné la mort d'autrui et la trahison qui est le délit le plus sévèrement puni. Quant aux « dissidents » dont l'Occident fait des gorges chaudes, ce sont des contre-révolutionnaires qui ont commis des attentats ou tout autre acte ayant entraîné la mort de personnes ; ceux-ci sont dans des centres fermés et soumis à un régime carcéral strict. Les contre-révolutionnaires qui n'opposent que leurs idées, vivent et travaillent tout à fait librement.


Les centres fermés : 27% des détenus effectuent des travaux volontaires et rémunérés. Le travail est un des piliers de la rééducation et de la réinsertion sociale, et en même temps, une façon de compenser les dommages qu'ils ont causés. Les détenus ont la possibilité de suivre des cours dans les centres de formation. Il y a également des animateurs de lecture. Le délai pour être jugé est de 180 jours, mais parfois cela peut prendre un an, même si ce n'est pas très fréquent.


Les centres de travail et d'études : ils ont pour origine un des projets de la Bataille d'idées, qui répondait à un appel de Fidel à transformer les prisons en écoles. Sur les 200 prisons que compte Cuba, 155 sont des centres de travail et d'études. Ce sont des établissements pénitentiaires ouverts, sans cellules, sans grilles de protection, sans projecteurs la nuit, ni guérite, où les détenus vont travailler à l'extérieur et où le taux d'évasion est pratiquement nul.  Dans ces 155 centres, les détenus bénéficient de plusieurs avantages : la possibilité de travailler, de recevoir un salaire, qu'ils donnent généralement à leur famille puisque tout est pris en charge dans le centre, des permissions pour rendre visite à leur famille, davantage de visites familiales et un système de sécurité plus souple. Néanmoins, ils sont soumis à une discipline et à un contrôle rigoureux. Dans ces centres, le travail est encore plus important, car le détenu est dans l'antichambre de la liberté conditionnelle. Les centres signent des contrats avec les entreprises d'État. Les prisonniers cubains reçoivent  non seulement une formation professionnelle, mais aussi une instruction scolaire afin d'améliorer leur niveau. Selon les données officielles, 27 095 détenus étudient aux différents niveaux d'instruction.


Depuis 2004, une autre spécialité s'est ajoutée : les cours d'infirmerie dispensés avec la collaboration du ministère de la Santé publique. Les critères de sélection pour cette profession sont plus rigoureux, entre autres conditions, les détenus ne peuvent pas avoir commis d'agression  physique sur une autre personne.


Enfin,  le programme « Éduque ton enfant », qui est destiné à renforcer les liens entre les prisonniers et leurs familles, se met en place dans les centres pénitentiaires. Ils apprennent comment ils doivent agir à chaque âge de la vie d'un enfant. Dans ces centres, les détenus et les officiers qui travaillent avec eux, reconnaissent qu'il existe une ambiance de dépassement et d'amélioration de l'être humain, qui contribue à la création d'habitudes et de valeurs en vue de la réinsertion sociale. Les chiffres démontrent que l'ordre et la discipline sont en progression. 50% ont bénéficié de conditions de détention de sévérité minimum et d'autres ont profité d'une des formes de liberté anticipée prévue par la loi, alors que 5% ont été renvoyés dans des établissements pénitentiaires fermés.


Ce système pénitentiaire à travers le travail et l'étude,  répond au principe de projet social cubain de placer l'être humain au centre de ses préoccupations.


Prochain article : la solidarité.

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Jeudi 9 mai 2013 4 09 /05 /Mai /2013 20:30

Cuba est le meilleur pays d’Amérique latine pour la maternité


LONDRES, le 7 mai.— Cuba est le meilleur pays d’Amérique latine pour être mère, et le 33e à l’échelle mondiale, selon le rapport de Save the Children, une ONG qui lutte pour les droits de l’enfant.


Une étude intitulée «Situation des mères dans le monde», Save the Children, qui a siège à Londres – a comparé la situation dans 176 pays dans les domaines de la santé, la mortalité infantile, l’éducation, les revenus et le statut des mères.


La Finlande vient en tête dans ce domaine, tandis que les dix dernières places sont occupées par des pays d’Afrique subsaharienne.


En Amérique latine et dans les Caraïbes, Cuba est le pays le mieux classé, à la 33e place devant l’Argentine (36), le Costa Rica (41), le Mexique (49) et le Chili (51).


« Il existe d’énormes disparités dans la région latino-américaine et caribéenne », a affirmé le directeur de Save the Children pour l’Amérique latine, Beat Rohr. « Nous avons constaté que lorsque les femmes bénéficient d’une éducation, d’une représentation politique et de soins maternels et infantiles de qualité, elles ont beaucoup plus de chances de survivre et de s’épanouir, à l’instar de la société dans laquelle elles évoluent », a-t-il ajouté.


On estime qu’un million de nouveau-nés meurent chaque jour dans le monde, et que ces enfants pourraient être sauvés avec l’instauration d’un accès universel à des produits tels que les injections de corticostéroïdes pour le traitement de l’accouchement prématuré, afin de réduire le risque de problèmes respiratoires chez les bébés, à des techniques de ressuscitation néonatale, à un nettoyage du cordon ombilical du nouveau-né à l’aide de chlorhexidine, et d’antibiotiques injectables. (PL)

 

http://www.granma.cu/frances/cuba-f/8may-Cuba%20est.html

 

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Lundi 6 mai 2013 1 06 /05 /Mai /2013 19:21

René Gonzalez, un des "Cinq" qui a purgé sa peine depuis octobre 2011est en liberté surveillée pour 3 ans.

Après 19 mois passés en Floride, il vient d'avoir l'autorisation de finir cette liberté surveillée à Cuba! 


 
Une juge fédérale étasunienne accepte que René González reste à Cuba

 Washington, 3 mai (RHC-RR) – La juge de la Cour Fédérale de la Floride Joan Lenard a décidé que l’antiterroriste cubain René González pourra rester vivre en permanence à Cuba. Elle a répondu ainsi à une motion présentée la semaine dernière par Philip Horowitz, l’avocat de René.


 En vertu du verdict de la juge, émis ce vendredi, ce combattant cubain contre le terrorisme pourra rester à Cuba en renonçant à sa condition de citoyen étasunien, comme il l’avait demandé auparavant.


 René González est sous un régime draconien de liberté surveillée à Miami depuis octobre 2011. Il se trouve actuellement en visite privée et familiale à La Havane et il devait rentrer aux États-Unis le lundi 6 mai.


 Cette nouvelle décision de la juge Joan Lenard lui accorde un délai jusqu’au 16 mai pour faire les démarches renonçant à la nationalité étasunienne au Bureau des Intérêts des États-Unis à La Havane, sans avoir à rentrer aux États-Unis pour ce faire.


 Des médias ont rappelé que René González est sorti de prison en octobre 2011, mais qu’il purgeait une peine de trois ans de liberté surveillée en territoire étasunien. Le Département de la Justice des États-Unis s’est opposé dès le début à ce qu’il purge sa peine à Cuba.


 Le 12 avril, la juge Joan Lenard a autorisé la visite de René González à Cuba afin qu’il assiste aux funérailles de son père, décédé le 1er avril et le permis accordé à été de 15 jours sous des conditions strictes.


 Pendant son séjour à Cuba, Maître Philip Horowitz a présenté une motion devant le Tribunal Fédéral de Miami indiquant que son client était disposé à renoncer à la nationalité étasunienne si l’on lui permettait de terminer de purger sa peine de liberté surveillée aux côtés de sa famille à Cuba.


 Le verdict émis par la juge fédérale Joan Lenard signifie que le premier des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis restera à Cuba pour toujours tandis que Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Ramón Labañino et Fernando González sont toujours en prison aux États-Unis.

 
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Vendredi 3 mai 2013 5 03 /05 /Mai /2013 18:06

 

1er MAI

 
Unis pour un socialisme
prospère et durable


• Raul a présidé le défilé à La Havane


 

Suzana Lee


Le défilé du 1er Mai sur la place de la Révolution, a démarré sous le présidence du général d’armée Raul Castro Ruz, premier secrétaire du Comité central du Parti et président du Conseil d’État et du Conseil des ministres. L’imposante manifestation populaire rendait hommage à l’inoubliable commandant président Hugo Chavez Frias.


Des millions de travailleurs dans tout le pays ont défilé simultanément sur les places, les parcs et les principales artères de dizaines de villes et villages.


« Quand on s’en va, on ne s’en va pas vraiment, on reste toujours présent », a dit un jour notre ami Hugo Chavez, et on a ressenti sa présence tout au long de cette journée inoubliable, toujours en pleine bataille, sur des centaines d’images, aussi proches qu’inoubliables pour les Cubains.


À 7h30, la manifestation nationale a commencé sur l’emblématique Place de la Révolution de La Havane, où Salvador Valdés Mesa, vice-président du Conseil d’État, au nom du Bureau politique du Parti, a prononcé le discours central de cette fête pour la Journée internationale du travail, au cours duquel il a affirmé que Cuba toute entière se rassemble et défile sur les principales places et avenues de nos villes et de nos villages, sous la direction de la classe ouvrière, afin d’exprimer l’unité du peuple et son soutien inébranlable à la Révolution et au socialisme, à Fidel et à Raul.


Portant une gigantesque banderole avec le slogan Fiers de notre œuvre, des milliers de travailleurs des Sciences ont ouvert la marche combative et enthousiaste à 7h 40, suivis par une multitude compacte de travailleurs de l’État, de travailleurs indépendants, et de leurs familles, qui débordaient la Place et les rues adjacentes, en blocs représentant les 17 syndicats et les 15 municipalités de La Havane.


À la tribune, aux côtés de dirigeants du Parti, de l’État et du gouvernement, de l’Union de la jeunesse communiste, des chefs des Forces armées révolutionnaires, et du ministère de l’Intérieur, étaient présents plus de 2 000 représentants d’organisations syndicales, de mouvements sociaux et de la solidarité avec Cuba ; des participants à la réunion du Groupe de travail du Forum de Sao Paulo, qui s’est tenue à La Havane du 29 au 30 avril, conduits par Valter Pomar, Rodrigo Cabezas et Rui de Costa Falcao ; Ivan Melnikov, premier vice-président de la Douma d’État russe, ainsi que des Héros et des Héroïnes du Travail ; d’anciens combattants de l’attaque de la caserne Moncada ; des membres de l’expédition du yacht Granma ; des membres des familles des cinq Héros et des victimes de l’attentat de la Barbade ; des représentants de partis et d’organisations internationales résidant à Cuba et du corps diplomatique.


Après 1h20 de marche déterminée, organisée et compacte, le défilé a été clôturé par des milliers de jeunes Cubains qui, une fois de plus, ont inondé de joie, de couleurs et de patriotisme, de lumière et d’honneur, cette place historique.

 

http://www.granma.cu/frances/cuba-f/2may-Unis%20pour.html

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Mercredi 1 mai 2013 3 01 /05 /Mai /2013 13:22

La Russie appelle les États-Unis à mettre fin au blocus contre Cuba

( Xinhua )

01.05.2013 à 14h29

La Russie soutient fermement une fin rapide du blocus américain contre Cuba, déclaré mardi le ministère russe des Affaires étrangères.

Qualifiant l'embargo commercial, économique et financier contre Cuba, de « vestige de l'ère de la guerre froide », le ministère a indiqué dans un communiqué que « la Russie, ainsi que la majorité des membres de la communauté internationale, soutient l'annulation rapide du blocus ».

Le 20 novembre 2012, la Douma (chambre basse du Parlement russe) a adopté une déclaration pour rappeler les parlements des Etats membres de l'ONU de « la nécessité de lever l'embargo économique, commercial et financier contre Cuba », a noté le ministère.

« Nous avons l'intention de soutenir fermement et régulièrement Havane sur cette question », a-t-il ajouté.

« Notre pays soutient traditionnellement le projet de résolution de l'Assemblée générale de l'ONU sur la « nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis contre Cuba », qui est en quelque sorte un baromètre de l'attitude de la communauté internationale à la question» , a conclu le ministère.

 

http://french.people.com.cn/International/8229306.html

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Mardi 30 avril 2013 2 30 /04 /Avr /2013 12:30

 

Monsieur le Président Obama Le premier mai 2013

1600 Pennsylvania Avenue N.W.

Washington DC 20500

USA

 

 

 

 

 

Monsieur le Président,

 

 

Voilà plus de quatorze ans que votre pays retient prisonniers les cinq cubains Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Fernando González, Ramón Labañino, et René González. Vous le savez, monsieur le Président, ces cinq patriotes sont parfaitement innocents, et l ‘astuce pour les condamner a consisté à leur attribuer des accusations de type «conspiration en vue de…», ne nécessitant aucune preuve. Comme dit le proverbe, qui veut tuer son chien, l’accuse de la rage !


Attardons-nous ce mois-ci sur leur accusation de « conspiration en vue d’espionner ».


Des sommités de différents domaines de l’intelligence des Etats-Unis tels le colonel George Bucker, l’amiral Eugène Carroll, les généraux Edward Atkeson ou Charles Wilhelm ont déclaré que ces cinq Cubains n’avaient eu accès, ni de près, ni de loin à une quelconque information à caractère stratégique. Aucun document relevant d’un secret d’Etat n’a jamais été en leur possession! Pourtant ces cinq hommes ont été condamnés à de très lourdes peines pour avoir eu l’intention d’espionner.


De véritables espions qui eux ont été pris avec des documents considérables, n’ont eu par contre que des condamnations relativement légères, voire des libérations sous caution. Voici trois exemples parmi d’autres, qui ont eu lieu sous la présidence de votre prédécesseur.


Pour commencer, le cas ahurissant de Leandro Aragoncillo, ancien Marine de l’armée U.S., arrêté le 5 octobre 2005 dans le New Jersey. Il avait en sa possession la bagatelle de 733 documents secrets en provenance de la Maison Blanche, du Pentagone, et du Département de la Défense. Il espionnait tout en travaillant d’abord pour Al Gore, puis pour Dick Cheney. Il a été condamné à dix ans de prison.


Un des cas les plus spectaculaires est celui de l’agent Donald W. Keyser de l’Agence Centrale d’Intelligence, qui, le 12 décembre 2005, a avoué au juge T. S. Ellis de Washington, avoir volé 28 documents classés « top secret », 1976 documents classés « secret », 1655 documents classés « confidentiel ». Ces documents avaient été remis à Isabelle Cheng, agent des services de l’Intelligence de Taiwan.


Keiser a été laissé en liberté moyennant 500000 dollars de caution et le port d’un bracelet électronique. Il a été condamné le 22 janvier 2007 à un an et un jour de prison et à une amende de 25000 dollars, sans avoir été accusé ni d’espionnage, ni de conspiration en vue d’espionnage ! Il avait déjà été pris la main dans le sac en 2000, pour le vol de l’ordinateur portable de la secrétaire d‘Etat Madeleine Albright, ce qui ne l’avait pas empêché d’être nommé à la Direction Générale des Services Extérieurs.


Pour terminer, l’exemple de l’espion Lawrence A. Franklin. Ce collaborateur de Donald Rumsfeld a espionné pendant des années pour le compte d’Israël. Il a remis aux agents d’Israël Steve Rosen, Keith Weissman et Naor Gilon une quantité impressionnante de renseignements du Pentagone concernant l’Iran. Les deux premiers agents avaient pour couverture un travail à « l’American Israël Political Comittee », le plus grand groupe de lobby israélien à Washington, le troisième était conseiller politique à l’ambassade de Tel Aviv à Washington.


Lawrence A. Franklin a été condamné à un an de prison en 2006 avant d’être libéré sous caution.


Vous le voyez, Monsieur le Président, les cinq Cubains qui eux ne sont pas des espions sont des enfants de chœur à côté de ces grosses pointures de l’espionnage. Ils avaient pour mission d’infiltrer les groupes mafieux de Miami, ce qui n’est pas du tout la même chose. Les Cinq ont permis en juin 1998 la remise au F.B.I. d’un nombre considérable de documents, et ont évité bien des attentats.


En attendant leur libération qui tôt ou tard arrivera car la justice vaincra, ces cinq hommes sont toujours privés de liberté.


Ramón Labañino et Gerardo Hernández ont eu la douleur de perdre leur mère durant leur détention.


René González qui est en liberté surveillée aux Etats-Unis depuis 2011, alors qu’il a purgé complètement sa peine, ne peut regagner Cuba avant 2014. En 2012 il a perdu son frère Roberto. Il vient de perdre son père, sans avoir pu par sa présence, adoucir sa fin de vie.


Depuis leur arrestation en septembre 1998, l’espoir s’amenuise chaque jour pour Gerardo Hernández, Fernando González, et leurs épouses, d’avoir des enfants.


Votre pays continue de refuser le visa d’entrée aux Etats-Unis aux épouses de Gerardo Hernández et de René González, situation inhumaine pour ces deux couples.


A ces injustices s’ajoutent souvent des brimades, surtout pour Gerardo Hernández qui est toujours dans une prison de haute sécurité. Par exemple le 7 avril dernier, l’acteur Danny Glover est allé dans sa prison de Californie lui rendre visite. Il a malheureusement dû repartir sans l’avoir vu, la visite lui ayant été refusée. Danny Glover fait pourtant partie des personnes autorisées à rendre visite à Gerardo Hernández.


Comme vous le voyez, Monsieur le président, votre administration se livre à un véritable acharnement contre ces cinq patriotes. Nous souhaitons vraiment un retour de votre part à des valeurs dignes du prix Nobel qui vous a été attribué. Vous avez la possibilité de mettre fin à une telle injustice envers les Cinq, agissez vite !


Recevez, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments humanistes les plus sincères.

 

 

 

Copies envoyées à: Mesdames Michelle Obama, Nancy Pelosi, Kathryn Ruemmler, Janet Napolitano, à Messieurs. Joe Biden, John F. Kerry, Harry Reid, Eric Holder, Denis MacDonough, Pete Rouse, Rick Scott, et Charles Rivkin, ambassadeur des Etats-Unis en France.

 

 

 

Jacqueline Roussie

64360 Monein (France)

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Mardi 30 avril 2013 2 30 /04 /Avr /2013 10:07

LETTRE DE CUBA, par Muriel Dichamp depuis la Havane



La vie quotidienne à Cuba : les recettes et les dépenses



La principale recette des Cubains est leur salaire. Pour ceux qui perçoivent des revenus insuffisants ou inférieurs à ceux qui sont établis comme plafond, ils ont droit à l'aide sociale. Ces prestations sont distribuées sous plusieurs formes. Elles peuvent être délivrées en services (personnes âgées, handicapées, personnes non aptes au travail, mères qui travaillent et qui nécessitent de prendre un congé sans solde pour garder un enfant malade à long traitement...... ), en nature (remise d'objets à usage personnel comme des meubles, des articles domestiques, petits équipements médicaux...), ou en espèces de manière temporaire ou constante, et sont conçues pour couvrir les dépenses d'alimentation, ou d'autres dépenses comme l'électricité et le gaz. Le pourboire est répandu à Cuba (pour les chauffeurs de taxis, dans les toilettes, les restaurants, les employés qui gardent les sacs à main à l'entrée des magasins, pour les vendeurs.....). Les travailleurs qui œuvrent auprès des touristes sont ceux qui en profitent le plus, puisque dans ce cas, les pourboires sont toujours en CUC. Enfin la libreta est une aide financière pour acquérir une fois par mois des aliments de base à un prix réduit, sachant que tous les Cubains y ont droit sans distinction de revenus.

Les Cubains peuvent épargner auprès de El banco Metropolitano (la banque métropolitaine). Exemple d'épargne : 1000 CUC bloqués pendant trois ans avec 4% d'intérêts annuels et, ou 24000 CUP avec 6 % d'intérêts annuels. Il existe des distributeurs de billets dans les deux monnaies auprès desquels les Cubains, munis de leur carte, peuvent retirer leur argent. Il n'existe pas de carnet de chèques à l'usage des clients. Les touristes, et les étrangers qui vivent à Cuba, peuvent retirer de l'argent sur leur compte de leur pays d'origine seulement avec la carte Visa. Les touristes et les étrangers peuvent également ouvrir un compte à Cuba. Comme pour les Cubains, la banque leur délivre une carte pour retirer de l'argent dans les distributeurs de billets. Les Cubains peuvent emprunter de l'argent à la banque. Les sommes ne sont pas très élevées et sont en monnaie nationale. Ces crédits sont dédiés au logement : achat de matériaux de construction, réparations, réfrigérateurs et téléviseurs. Il n'y a pas de crédit pour les voitures.

Les dépenses sont principalement, l'eau à un CUP mensuel et par personne, l'électricité dont on s'acquitte chaque mois et selon sa consommation (par exemple, je paie entre 7 et 15 CUP), le gaz de ville chaque mois et selon sa consommation (pour une personne à peu près 12 CUP) ou la bouteille de gaz qui est à 7 CUP. Un agent de l'État, différent pour chaque consommation, passe une fois par mois pour encaisser le paiement. Il n'y a pas d'envoi par courrier, qui est peu développé sur l'Ile. Si nous sommes absents lors du passage du receveur, nous devons régler notre facture auprès du bureau de poste ou directement à l'organisme concerné. Le bus pour lequel, quelle que soit la distance, le passage coûte 0,40 CUP et qui est très utilisé par les Cubains.

Il n'y a pas d'impôt sur le revenu pour les travailleurs de l'État. Seuls les travailleurs à compte propre paient 100 CUP par mois et 10 % mensuels sur le prix de leurs ventes ou de leurs services. Ils vont régler chaque mois leur impôt avec un document qu'ils remplissent eux-mêmes. Il n'existe qu'un contrôle pour la licence, qui est obligatoire pour exercer à compte propre. Ils font une déclaration préalable avec un paiement en timbres (5 CUP) auprès d'un service de l'État pour l'obtenir. On leur remet une carte qu'ils présentent en cas de contrôle. Il n'y a aucune autre taxe ni imposition, ni pour les travailleurs de l'État, ni pour ceux à compte propre. Il n'y a aucun impôt sur les maisons ni aucune imposition pour les voitures. Les Cubains peuvent acheter ou échanger leur maison. Ils peuvent également acquérir une résidence secondaire et naturellement, hérités de leurs parents. Les actes se font chez un notaire, les frais sont peu élevés. Les Cubains peuvent acheter une ou plusieurs voitures. Lors de la Révolution, les colons se sont enfuis en laissant maisons, meubles et voitures. Fidel a invité le peuple à s'approprier ces biens. De ce fait, beaucoup de Cubains ne possèdent pas de titre de propriété. Néanmoins, ils ont toujours vendu ou échangé leur maison. Fin 2011, une loi a régularisé ces actes devant notaire, aussi bien pour les ventes que pour les échanges. L'échange est une permutation de maison sans dépenser d'argent, sinon pour les frais de notaire. Les propriétaires définissent leurs prix pour les ventes, les qualités de leur maison pour les permutations. Les Cubains affichent se vende ou se permute sur leur façade. Il existe aussi une assurance pour le logement et pour les voitures, mais ce n'est pas obligatoire.

La volonté du gouvernement révolutionnaire est qu'il n'y ait pas de riches, alors que sa préoccupation est de faire disparaître la pauvreté due au blocus, aux difficultés économiques, à la crise internationale et aux mentalités. Les Cubains bénéficient de beaucoup de liberté et savent que quoi qu'il arrive, ils ne seront pas abandonnés, ils en oublient parfois leur part d'effort individuel, même si on comprend les difficultés qui pèsent sur eux depuis des années.

Un euro = 1,25 CUC (en ce moment) Un CUC = 24 pesos ou CUP (toujours)

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Lundi 29 avril 2013 1 29 /04 /Avr /2013 10:54

Cuba : le président vénézuélien rencontre Fidel Castro

( Xinhua )

29.04.2013 à 13h17

Le président vénézuélien Nicolas Maduro, en visite à Cuba, s'est entretenu samedi pendant cinq heures avec l'ancien leader cubain Fidel Castro.

Le président vénézuélien, arrivé vendredi soir pour une rencontre de haut niveau sur la coopération bilatérale, a déclaré à la presse qu'il avait parlé pendant cinq heures avec M. Castro, âgé de 86 ans, évoquant l'amitié entre M. Castro et le défunt leader vénézuélien Hugo Chavez.

"C'est une relation fraternelle, familiale en Amérique Latine et aux Caraïbes", a indiqué M. Maduro.

Au cours de la visite de M. Maduro à Cuba, les deux pays ont signé une série de documents de coopération d'une valeur de 1,6 milliard de dollars, dans les domaines de la santé, de l'énergie, de l'économie, de l'éducation, des sports et de la culture.

M. Maduro a remporté l'élection présidentielle du 14 avril en remportant 50,75% des votes. Son mandat expire en 2019.

Le 19 avril, il a prêté serment en tant que nouveau président du Venezuela lors d'une cérémonie à l'Assemblée nationale en présence de représentants venus de plus de 60 pays.

 

http://french.people.com.cn/International/8228091.html

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