Cuba

Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 09:36

FIDEL_CASTRO_Y_GARCIA_MARQUEZ.jpgDécès de Gabriel Garcia Marquez : grand homme de lettres, ami intime de Fidel, défenseur de la révolution cubaine

 

 

Nous n'allons pas réaliser une nécrographie de Gabriel Garcia Marquez. Celui qui fut un des plus grands écrivains latino-américains du XX ème siècle, récompensé du Nobel de littérature; a produit une oeuvre poncutée par quelques titres connus de tous – de « Cent ans de solitude » à « l'Amour au temps du choléra ».

 

Il serait futile de résumer en quelques mots une œuvre que l'on a placé sous le signe du « réalisme magique », où les charmes projetés de l'exotisme, du fantastique ont fait oublier en Europe combien Garcia Marquez avait l'ambition de relater d'abord cette réalité latino-américaine, dans la richesse de son syncrétisme culturel comme dans le tragique de ses violences originelles.

 

Ici, nous nous concentrerons sur un aspect négligé dans la presse dominante, son engagement politique auprès des processus révolutionnaires, d'émancipation latino-américains : en premier lieu la révolution cubaine, et la relation spéciale entretenue avec Fidel Castro.

 

Une amitié forte, pour deux hommes qui ont marqué à leur façon l'histoire du XX ème siècle, deux grands révolutionnaires dans leurs champs respectifs.

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

(Article originellement paru dans le journal mexicain « La Jornada »)

 

 

Ami intime de Fidel Castro, Gabriel Garcia Marquez était « un homme qui avait une bonté d'enfant et un talent cosmique » selon le leader de la révolution cubaine qui l'a évoqué comme « un homme de demain, que nous remercions d'avoir vécu cette vie pour nous la raconter ».

 

Les deux hommes – le cubain n'est plus âgé que de sept mois – se connurent dans les premiers jours de la révolution, en janvier 1959, quand Gabo (le surnom de Gabriel Garcia Marquez) arriva sur l'île comme journaliste pour couvrir l'arrivée au pouvoir des guérilleros « barbus » que commandait Castro.

 

S'ensuivirent des décennies d'amitié, avec quelques désaccords entre deux hommes qui aimaient se lancer mutuellement les épithètes de « démesurés », et d' « exagérés ».

 

Critique des dictatures et des régimes autoritaires de droite d'Amérique latine, Garcia Marquez resta toujours fidèle à cette amitié avec Fidel Castro, y compris au risque d'être critiqué, à de multiples reprises.

 

« Notre amitié fut le fruit d'une relation cultivée pendant toute ces années où le nombre de conversations, toujours agréables pour moi, se chiffre par centaines », rappelle Castro en 2008 alors qu'il reçoit Gabo et son épouse Mercedes, deux années après la crise de santé qui l'a conduit à abandonner le pouvoir en 2006.

 

Garcia Marquez, qui restera très longtemps à son domicile à La Havane, a participé en 1959 à la fondation de l'agence cubaine Prensa Latina et en 1986 à la création de la Fondation du nouveau cinéma latino-américain et de l'Ecole internationale de cinéma de San Antonio de los Baños, à 30 km au sud-ouest de la Havane, qui a formé des générations de cinéastes.

 

Des visites nocturnes

 

Gabo, qui recevait dans son foyer de la Havane des visites nocturnes fréquentes de Fidel, soulignait à son tour sa « dévotion pour les mots, son pouvoir de séduction ». « Quand il était fatigué de parler, il se détendait en parlant », écrivait-il sur le leader cubain.



Une de ces nuits, racontait l'écrivain colombien en 1988, il lui demanda ce qu'il aurait aimé le plus faire au monde : « Me poser dans un coin », lui répondit immédiatement Fidel.



Leur histoire commune a pu avoir commencé en Colombie en avril 1948 : le lendemain de l'assassinat de l'homme politique de gauche Jorge Eliecer Gaitan, Fidel Castro et Gabriel Garcia Marquez, tous deux âgés de 21 ans, participèrent à la révolte qui est entrée dans l'histoire sous le nom de « El Bogotazo ».



« Aucun n'avait d'informations sur l'autre. Personne ne nous connaissait, et nous-mêmes, nous ne nous connaissions pas », rappelle Castro dans un article publié en 2002 à l'occasion du lancement du livre « Vivir para contarla » du Prix nobel de littérature.



Toujours un fidèle défenseur de la révolution cubaine, Garcia Marquez fit office d'émissaire spécial du leader cubain auprès du président nord-américain Bill Clinton.



En 1994, il participa à la solution de la crise qui culmina en un accord migratoire entre La Havane et Washington.



En 1997, Gabo porta à Bill Clinton – qui lui avait dit que Cent ans de solitude était son roman préféré – un message de Fidel Castro où il proposait aux Etats-unis une coopération dans la lutte contre le terrorisme.



La coopération cubano-américaine fut éphémère. Washington réagit en incarcérant les combattants anti-terroristes cubains en septembre 1998 qui mettait en garde depuis la Floride sur les plans, attentats criminels qu'organisaient les extrémistes de Miami.



Les amis de Gabo



Gabriel Garcia Marquez fut l'ami d'écrivains tels que Mario Vargas Llosa, Alvaro Mutis, Carlos Fuentes, Julio Cortázar et Pablo Neruda, également du réalisateur espagnol Luis Buñuel.



Mais aucune amitié ne l'a marqué autant que celle qu'il a cultivé pendant un demi-siècle avec Fidel Castro. Ils étaient si proches que, dit-on, Garcia Marquez envoyait les brouillons de ses romans à Fidel pour qu'il les lise avant de les publier.



« Je suis un ami de Fidel et je ne suis pas un ennemi de la révolution. Voilà tout », avait dit à une occasion Garcia Marquez, selon ce que rapporte le livre « Gabo et Fidel ».



Sa santé commença à faiblir en 1999, quand il fut traité d'un cancer lymphatique. En 2012, ses proches expliquèrent qu'il avait des problèmes de mémoire et qu'il avait cessé d'écrire.



Garcia Marquez fut hospitalisé fin mars à cause d'une infection pulmonaire. Et quand on le déclara guéri la semaine passée, les médecins l'avertirent que sa santé restait fragile.



Marié depuis plus que cinquante cinq ans avec Mercedes Barcha, García Márquez avait deux enfants. L'aîné, Rodrigo, a réalisé plusieurs films à Hollywood, comme Nine Lives et Albert Nobbs.



Ces dernières années, il était revenu de temps en temps en Colombie, bien que ce soit pour se réfugier dans sa résidence, dans la ville coloniale de Cartagena de Indias.



Gabo apparut pour la dernière fois en public à la porte de sa maison de Mexico le 6 mars, le jour de son 87 ème anniversaire. Il ne dit même pas un mot, il ne laissa qu'un sourire las aux journalistes qui lui chantèrent las Mañanitas, cette chanson d'anniversaire typiquement mexicaine. Sur le revers de sa veste, il portait une rose jaune.

 

 

Samedi 19 avril 2014
Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Jeudi 17 avril 2014 4 17 /04 /Avr /2014 11:09

 

Monsieur Laurent Fabius Le 16 avril 2014

Ministre des Affaires Etrangères

37 Quai d'Orsay, 75007 Paris





Monsieur le Ministre,



J’ai écrit au fil des années, aux différents Ministres des Affaires Etrangères, pour leur demander d’intervenir auprès du gouvernement des Etats-Unis au sujet de cinq Cubains, Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Ramón Labañino, Fernando González et René González, connus comme « Les Cinq », emprisonnés aux Etats-Unis depuis 1998. Je vous avais écrit à ce sujet le 29 mai 2012. Le Ministre des Affaires étrangères du gouvernement Valls ayant semble t-il évolué par rapport à celui du gouvernement Ayrault, j’espère cette fois avoir une réponse de votre part.

Vous écriviez en juin 2003 dans un article du Nouvel Observateur, « L’étrange mansuétude » :

« (…)Au-delà du seul cas de Cuba, c’est la mission de notre pays de se mobiliser pour le respect des droits de l’homme à travers le monde. Ce n’est pas une vieille lune mais au contraire le vrai jalon d’une globalisation plus juste et plus humaine. Le combat doit être mené notamment dans les instances internationales, et d’abord à la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, instance censée défendre la cause dont elle porte le nom (…). »

Monsieur le Ministre, l’heure est venue de mettre en application vos propos. En effet, concernant l’affaire des Cinq,  le gouvernement des Etats-Unis ne respecte pas les droits de l’homme les plus élémentaires ! Si deux des Cinq ont purgé leur peine et ont donc été libérés, trois sont toujours en prison, et ceci depuis plus de quinze ans !

Vous revenez d’une rapide mais fructueuse visite à Cuba où vous avez rencontré votre homologue des affaires étrangères Bruno Rodriguez, ainsi que le Président Raul Castro.

Je ne sais pas si vous vous êtes entretenu de ce problème avec les responsables Cubains que vous avez rencontrés, mais une intervention de la France auprès des autorités des Etats-Unis serait la bienvenue. La commission des Droits de l’Homme de l’ONU a déclaré le 27 mai 2005 cette détention des Cinq arbitraire et illégale. Ces cinq hommes infiltraient les milieux terroristes de Floride pour protéger leur pays des attentats qui se multipliaient contre les infrastructures touristiques, attentats destinés à décourager le tourisme, source de devises à Cuba.

Les Cinq ont été condamnés lors d’un procès truqué à Miami en 2001 à de très lourdes peines. Dans cette ville, un jugement équitable des Cinq était impossible. Comme l’écrivait dans le New York Times du 14 octobre 2009 le docteur Pastor, ancien conseiller à la sécurité nationale du président Jimmy Carter pour l'Amérique latine, « Un jugement contre cinq agents de l'intelligence cubaine se déroulant à Miami est aussi juste qu’un jugement contre un agent de l'intelligence israélienne qui aurait lieu à Téhéran ».

De plus, en 2006 nous avons appris que des journalistes qui couvraient le procès avaient été payés par le gouvernement fédéral de Floride pour créer un climat hostile aux Cinq et influencer contre eux les membres du jury.

Gerardo Hernandez, qui était le responsable du réseau Avispa auquel appartenaient les cinq Cubains, a été condamné à deux perpétuités plus quinze ans pour « conspiration en vue de commettre un assassinat » sans que la moindre preuve de sa culpabilité n’ait pu être apportée. Le Ministère Public avait même demandé que soit enlevée de son dossier cette accusation, reconnaissant qu’elle était impossible à prouver. On lui a imputé une responsabilité dans le drame des petits avions de l’organisation  HAR ( Hermanos al Rescate) qui ont été abattus en 1996. Cette lamentable tragédie n’aurait jamais eu lieu et les jeunes pilotes seraient toujours en vie si l’organisation HAR avait respecté les nombreuses mises en garde de la FAA (Fédéral Aviation Administration) sur les risques que prenait HAR en violant maintes fois l’espace aérien cubain.

La moindre des justices vis à vis de Gerardo Hernández serait de savoir si le gouvernement de Cuba était dans son droit en abattant ces deux petits avions, au-delà de l’opinion que l’on puisse porter sur cet acte. Les radars cubains indiquaient qu’ils volaient au-dessus des eaux territoriales cubaines, alors que le gouvernement des Etats- Unis affirme qu’ils étaient dans l’espace aérien international.

Ce point de litige pourrait être facilement éclairci en consultant les photos satellite dont dispose le gouvernement des USA, comme l’ont demandé à plusieurs reprises les avocats de Gerardo. Malheureusement, cette requête a toujours été rejetée par les USA.

Je ne vais pas faire un plus long développement ici de toutes les irrégularités du procès des Cinq, mais cette affaire n’a rien à envier à l’affaire Dreyfus !

Nous espérons monsieur le Ministre, vous voir intervenir auprès du Président Obama au moins pour appuyer un échange humanitaire entre les trois Cubains, et Alan Gross emprisonné à Cuba pour activités d’espionnage. Cet échange a été proposé par le gouvernement Cubain, et mérite au moins d’être discuté entre Cuba et les Etats-Unis.

La libération de Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, et Ramón Labañino est une condition nécessaire à des relations normalisées entre Cuba et les Etats-Unis auxquelles notre pays aurait tout à gagner.

Recevez monsieur le Ministre l’expression de mes sentiments humanistes les plus sincères.





Jacqueline Roussie

Quartier Castet

64360 Monein

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Mercredi 16 avril 2014 3 16 /04 /Avr /2014 10:29
Michel Taupin
Michel Taupin 15 avril 17:50
Réponse de cuba Si France à Roger Grevoul de Cuba Coopération http://s147752339.onlinehome.fr/cubacoop/spip.php?article1562

A nos amis de Cuba Coopération

Cuba Si France approuve totalement la visite de L. Fabius à Cuba. Nous ne la sous-estimons pas mais nous ne l'applaudirons que si elle est d'abord profitable à Cuba (et pas seulement au plan économique). La dernière visite d'un ministre des affaires étrangères français à Cuba date de 1983 avec Claude Cheysson ! C'est dire si la France s'est peu intéressée à Cuba sinon en la blâmant.

Alors permettez-nous de ne pas partager la position enthousiaste de Cuba Coopération qui ressemble par certains aspects à un cri du cœur du MEDEF, d'autant qu'elle s'appuie pour la documenter, notamment sur des articles du Monde dont chacun sait que ce journal a toujours craché sur Cuba.

On peut lire : "Cuba libéralise progressivement son économie sous Raul Castro et rompt petit à petit son isolement diplomatique." (Roger Grevoul) ou "Les récentes manœuvres de Raul Castro montrent qu’il souhaite rompre l’isolement diplomatique de son pays en libéralisant l’économie." (Romain Brunet : La voix de la France).

Primo, les cubains n'emploient jamais le terme "libéralisation" pour évoquer les réformes économiques qu'ils ont entreprises parce que ça n'en est pas une, tout simplement. Une libéralisation économique, c'est laisser décider seuls les "marchés" et abandonner aux financiers et capitaux privés la gestion d'un pays. Ce qui évidemment n'est pas le cas à Cuba. Quant au terme "progressif", l'utiliser c'est suggérer que les dirigeants cubains ont l'intention de pousser cette "libéralisation" à son terme. Est-ce le vœu de Cuba Coopération ?

Secondo, Cuba Si France a une autre analyse de la situation.

En 20 ans, l'Amérique Latine a changé considérablement. La France, à cause d'une politique désastreuse vis à vis des pays progressistes de plus en plus nombreux et solidaires (on se souvient du récent et odieux camouflet que la France a fait subir au Président de la Bolivie Evo Morales), se rend compte tardivement qu'elle a gâché ses chances d'y être bien accueillie. Pendant que la France s'égosillait à satisfaire aux injonctions vengeresses des USA, pendant qu'elle obéissait sans broncher à la "position commune" de l'Europe qui se trompait de siècle, Cuba, grâce à son énergie et à la considération dont elle a toujours bénéficié auprès des peuples de l'Amérique Latine et des Caraïbes, réussissait à tisser des liens étroits (diplomatiques, culturels, économiques et financiers) avec quasiment tout le continent sud-américain, mettant en échec la stratégie d'isolement nord-américaine. Le dernier sommet de la CELAC à la Havane en a été le triomphe et la consécration.
C'est pourquoi Cuba a pu entreprendre des réformes économiques importantes, mettre à jour son socialisme à son rythme, dans des conditions favorables à leur mise en œuvre, non pas pour satisfaire les exigences "ultra-libérales" de l'Europe ou des USA, qui rappelons-le lui ont fait perdre plus 1000 milliards de dollars en 50 ans, mais pour permettre à son peuple, malgré la guerre que lui mènent sans cesse les USA, de mieux vivre. Car c'est bien là le seul objectif des cubains, préserver, améliorer leur modèle social et sociétal issu de la Révolution malgré l'hostilité agressive des Etats-Unis.
Il est faux de dire que Cuba est isolée au plan diplomatique. C'est une vision purement euro-centriste ! Cuba a toujours entretenu d'excellents rapport avec le monde entier, sauf avec les USA et une Europe sans courage. Son isolement économique n'est dû qu'au blocus criminel (et non embargo) que les Etats-Unis lui font subir depuis plus de 50 ans, certes condamné par la France mais qui pourtant continue d'obéir consciencieusement (comme tous les européens) aux conséquences extra-territoriales iniques de ce blocus.
Grâce à sa résistance héroïque à l'Empire, à son pacifisme, grâce à ses réalisations sociales, éducatives, culturelles, à sa recherche scientifique, grâce à ses contributions reconnues sur l'environnement et le climat, grâce à ses actions humanitaires dans le monde, grâce à ses efforts diplomatiques et à l'autorité morale qu'elle a acquise et qu'elle mérite largement, Cuba jouit d'un immense respect partout en Amérique Latine et aux Caraïbes.

A force d'être à la remorque des Etats-Unis, à cause de leur aveuglement, l'Europe et singulièrement la France ont perdu toute crédibilité auprès de l'Amérique latine d'aujourd'hui. Alors ce que vient chercher Fabius, en caressant la main de Cuba, c'est une aide pour que la France se refasse une virginité politique en Amérique latine, se crée un point d'entrée pour nouer des relations civilisées avec des pays qui ont été capables durablement de s'émanciper de la tutelle étatsunienne. Avec leur intégration territoriale, avec des peuples au pouvoir d'achat plus conséquent, les pays d'Amérique Latine et Caraïbes offrent un marché considérable, solide, cohérent qui attire les commerçants ; mais les considérer comme de vulgaires consommateurs, serait une grave erreur car aujourd'hui, ils sont devenus des citoyens à part entière en retrouvant leur dignité et leur libre-arbitre, comme à Cuba. La France, poussée par les entreprises françaises qui lorgnent sur ce marché, se doit de changer son fusil d'épaule.

A Cuba Si France, nous considérons que la visite de Fabius à Cuba est une bonne chose. Mais nous ne nous faisons aucune illusion sur les arrière-pensées qui l'animent et ses motivations. C'est pourquoi, nous saluons cette visite comme une victoire des cubains et sûrement pas comme une faveur de la France.
Cuba Si France continue le combat sur tous les terrains pour que la France contribue à libérer définitivement Cuba de l'Empire et construise avec ce beau pays une coopération équitable basée sur le respect de son peuple et de sa souveraineté, et tisse enfin des liens d'amitié durable avec un Cuba libre.
Pour Cuba Si France, la solidarité avec Cuba ne s'arrête pas à faciliter le commerce entre les deux pays, elle consiste surtout à œuvrer pour sa reconnaissance pleine et entière aux plans politique et culturel, à poursuivre la lutte contre le blocus étatsunien dont elle est victime, à se battre pour la libération des Cinq anti-terroristes incarcérés aux E-U., à exiger le respect de son intégrité territoriale et à répondre aux mensonges incessants de nos médias.

Cuba Si France
Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 14 avril 2014 1 14 /04 /Avr /2014 12:03
Bové, Fabius, Jouyet, Kouchner, la quadrette vertueuse.

Laurent Fabius à Cuba : « Mais qui a gardé son gosse (1) » ?

Maxime VIVAS

En 1986, le Premier ministre, Laurent Fabius accorde l’asile (pour 8 jours, jure-t-il afin de calmer les cris d’indignation) au dictateur d’Haïti, Bébé Doc, en cavale après avoir fait massacrer 60 000 personnes dont des écoliers de moins de dix ans.

 

L’assassin est resté un quart de siècle chez nous.


Voir : http://www.legrandsoir.info/Laurent-Fabius-a-egare-son-dictateur.html

 

Le 25 Septembre 2003, lors de l’émission de France 2 « 100 minutes pour convaincre », José Bové, classé alors à gauche et proche des mouvements de libération latino-américains, est interrogé sur Cuba. Il répond (de mémoire) : « J’ai été expulsé de Cuba par Castro pour avoir dit des choses qui lui déplaisaient ». Le questionneur, qui cherchait à le mettre en difficulté, était Bernard Kouchner, un éléphant du parti solférinien qui est devenu en 2007 ministre des Affaires étrangères et européennes des gouvernements UMP de François Fillon.

 

Le 29 octobre 2005, dans Libération , Laurent Fabius s’alarme : « Répression à Cuba, il faut agir ».


Et de dénoncer les « conditions de détention barbares » imposées là -bas aux « combattants de la liberté » dont plusieurs font «  une grève de la faim de plusieurs semaines ». Il invite à se mobiliser contre un régime qui « démontre une fois de plus son caractère odieux » et il « appelle le gouvernement français et l’Union européenne à faire pression sur le gouvernement cubain ».

Cet homme qu’on n’a pas entendu dire un mot d’indignation contre un assassin qu’il a accueilli avec l’argent volé aux pauvres de son pays, ajoute : « Nous ne pouvons rester silencieux ».

Le 3 mars 2007, dans l’émission « chez F.O.G. » sur France 5, José Bové (qui faisait encore illusion) s’entend reprocher son « utopie communiste ». Il s’en défend ainsi : « Je suis un des rares à avoir pu me rendre à Cuba pour critiquer Fidel Castro ; ça m’a été reproché, et j’en ai été chassé ». Le questionneur qui cherchait à le mettre en difficulté était un proche de François Hollande, Jean-Pierre Jouyet, ex-secrétaire d’État chargé des Affaires européennes des gouvernements UMP de François Fillon. Le 9 avril 2014, il a été nommé par François Hollande, secrétaire général de la présidence de la République.

 

Le 14 mars 2007 sur le site Le Grand Soir, après avoir mené l’enquête en France et à Cuba, j’ai révélé que l’expulsion de Bové a été une pure et misérable invention. Mieux, je démontrais, preuves à l’appui, que Bové, intervenant à La Havane au « Forum mondial sur la souveraineté alimentaire » fut très flatteur avec Cuba et avec Fidel Castro quand il se trouvait dans l’île avant d’en repartir, le nez en l’air, en sifflotant (voir : http://www.legrandsoir.info/Cuba-Jose-Bove-savate-le-tiers-monde.html).

 

Bové n’a pas plus été expulsé de Cuba(2) que Bébé Doc de France.



Le 12 avril 2014, pour la première fois depuis 31 ans, un ministre des Affaires étrangères français s’est rendu à Cuba pour « renforcer les liens politiques et économiques avec l’île ».


Laurent Fabius devait rencontrer au passage plusieurs « personnalités de la société civile » (comprendre : des « dissidents » que les Cubains appellent « mercenaires » ou « gusanos »). Avis aux ministres cubains invités en France : n’oubliez pas de rencontrer quelques séparatistes basques et corses ou des jeunes qui rentrent du Moyen-Orient avec le projet de connaître bientôt les 70 vierges qui les attendent là-haut.

 

Le voyage de Fabius a pour but d’activer les échanges commerciaux entre la France et Cuba qui plafonnent à 280 millions d’euros annuels. Le seul investisseur français important est le groupe Pernod-Ricard qui commercialise notamment le rhum Havana Club (n’oublions pas que le rhum Bacardi est un rhum produit aux USA).

 

La France s’intéresse actuellement à l’Amérique-latine, cet immense marché où recule l’influence des Etats-Unis. Or, il est une réalité incontournable : le renforcement des solidarités, les accords politiques et économiques inter-étatiques dans cette région font de Cuba, pivot symbolique, un pays dont les autres pays ne tolèrent plus qu’il soit encore maltraité par les USA et par l’Europe. C’est si vrai que Laurent Fabius a dû évoquer le succès du sommet de la Communauté des États d’Amérique-latine et des Caraïbes (Celac), lequel sommet vient d’apporter son soutien unanime à Cuba, face au blocus états-unien. L’obligation pour la France de mieux respecter Cuba afin de devenir un partenaire respecté en Amérique-latine est avoué dans cette phrase diplomatique de Fabius : « Le gouvernement français, a fait le choix de resserrer ses liens avec l’Amérique-atine et, dans ce cadre, nous avons souhaité que les liens soient resserrés en particulier avec Cuba ». Cela peut aider, en effet.

 

Du coup, Laurent Fabius a adopté un discours nouveau (dit : « Le discours du manger du chapeau »), affirmant qu’il a parlé avec Raul Castro « entre amis », que «  débloquer le dialogue politique, cela ne veut pas nécessairement dire qu’on est d’accord sur tout. Il y a des trajectoires historiques différentes, avec des sensibilités distinctes », que «  Cuba a réalisé des avancées spectaculaires, par exemple dans le droit à l’éducation et le droit à la santé... ». (Réveille-toi, Lolo, c’est presque aussi vieux que le blocus), qu’il veut « aider au rapprochement entre l’Europe et Cuba », que « s’il existe des différences entre la France et Cuba, les convergences sont également très nombreuses », et que « les deux pays partagent « une même passion pour l’indépendance ».


Question en passant : depuis combien d’années lit-on ici sur Cuba des choses de ce type (non, pas dans Le Monde ou Libé) ?

 

Fabius a ajouté que « les droits politiques sont également indispensables », sans préciser lesquels dans le contexte de guerre larvé avec un ennemi qui dispose d’une base militaire sur le sol cubain et qui brûle de passer à l’acte.

 

L’opération française de realpolitik à Cuba intervient dans un contexte de dynamisme solidaire qui gagne chaque année de nouveaux pays d’Amérique-latine tandis que la France va mal dans une Europe du chacun pour soi.

 

D’où les ronds de jambe de Fabius qui caresse aujourd’hui ses « amis » les dirigeants cubains qui étaient hier à ses yeux des individus « odieux » contre qui il fallait « agir » et « faire pression » pour que cesse leur barbarie.

 

Souhaitons que notre ministre des Affaires étrangères se rende souvent à Cuba pour y apprendre aussi que la police et l’armée de ce pays n’ont jamais tiré sur le peuple depuis 1959, que les écoliers y sont choyés et non pas abattus dans la rue, que les exécutions extrajudiciaires ont disparu avec Batista, que les ressources du pays sont réparties, que la misère (bidonvilles, famine, SDF) qui sévit un peu partout en Amérique-latine est éradiquée, que le niveau d’instruction est proche de celui des pays riches, que la médecine est gratuite et l’espérance de vie supérieure à celles des autres pays de l’arrière-cour US, que le système politique diffère du nôtre parce que le contexte diffère entre un grand pays comme la France, riche, possesseur de l’arme atomique, menacé par personne et un petit pays comme Cuba, que les USA veulent annexer (dans un document de 450 pages, ils détaillent le futur système de gestion sous leur protectorat), que les dirigeants de cette île ne sont pas propriétaires de palais chez eux où chez nous et qu’ils ont prévenu qu’ils sont prêts à mourir les armes à la main si les USA attaquent.

 

Alors peut-être (et cela sera bon pour la vérité, la justice, la paix, la liberté... et le commerce) Fabius signera-t-il dans Libération un article indigné contre les « conditions de détention barbares » imposées dans le bagne de Guantanamo à des malheureux, raflés dans leur pays, torturés, et dont plusieurs font « une grève de la faim de plusieurs semaines ».


Ou un long papier dans Le Monde contre le blocus imposé au peuple cubain par les USA et condamné chaque année (depuis 22 ans) par l’ONU (http://www.un.org/News/fr-press/docs/2013/AG11445.doc.htm) et dont il a concédé (à La Havane) qu’il ne se justifiait pas.


A moins qu’il ne pousse un cri de colère au JT de 20 heures sur TF1 contre les capitaines argentins qui firent disparaître 30 000 démocrates. Ou sur les assassinats de syndicalistes en Colombie, ou sur l’esclavagisme au Qatar, ou sur la conditions des femmes en Arabie saoudite, ou sur le martyre du peuple palestinien, ou...

 

Maxime Vivas


(1) Allusion à la pique perfide de Fabius sur la candidature de Ségolène Royal à l’élection, présidentielle de 2007, alors qu’elle était mariée avec François Hollande : « Mais qui va garder les enfants ? ». Mais également allusion au fils Fabius, dilettante non imposable qui a acheté un appartement à Paris pour plus de 7 millions d’euros et qui dépense des sommes colossales dans les casinos. 
(2) Confondu, pressé de donner des détails, Bové a d’ailleurs cessé de raconter ce bobard.

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Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 11 avril 2014 5 11 /04 /Avr /2014 14:38

 

Communiqué de presse de Cuba Si France

Voyage de Laurent Fabius à Cuba

 

 

A la veille du départ de M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères de la France, pour une visite officielle à Cuba, l'association Cuba Si France tient à saluer une initiative heureuse qu'elle réclame depuis très longtemps et qui doit pouvoir bénéficier aux deux pays. Il reste à M. Fabius de ne pas céder aux sinistres sirènes médiatiques sur la "dissidence" à Cuba dont chacun sait qu'elle est un artifice étatsunien boursouflé jusqu'à l'écœurement par des médias complaisants et souvent anti-cubains par idéologie. Cuba Si France rappelle à Monsieur Fabius que Cuba est un pays souverain et pacifique. Son peuple fier ne demande qu'à vivre comme il l'a librement choisi. Une extraordinaire opportunité est ainsi offerte à la France d'établir des relations mutuellement fructueuses en initiant une politique basée sur le respect des différences.

 

Ainsi Cuba Si France estime que la meilleure des manières pour établir une relation bilatérale civilisée avec Cuba et l'aider à reconquérir son libre-arbitre, serait :

 

1) Que la France montre le chemin à l'Europe en annonçant qu'elle abandonne définitivement la "position commune" de l'Europe vis à vis de Cuba, édictée en 1996 pour satisfaire aux exigences honteuses des Etats-Unis et tenter d'isoler plus encore Cuba socialiste du monde.

 

2) Que la France exige des Etats-Unis, la levée immédiate du blocus barbare qu'ils imposent à Cuba depuis plus d'un demi-siècle, condamné à la quasi unanimité des membres de l'ONU et qui, malgré ses contraintes inhumaines, n'a jamais pu désespérer le peuple cubain.

 

3) Que la France, au nom des Droits de l'Homme, se montre digne de son héritage révolutionnaire et de sa résistance à l'oppresseur, en exigeant des Etats-Unis la libération immédiate des trois derniers héros cubains anti-terroristes, injustement condamnés et incarcérés dans des conditions d'isolement cruel sur le sol étatsunien depuis plus de 15 ans : Ramon Labanino Salazar, Antonio Guerrero Rodriguez et Gerardo Hernandez Nordelo.

 

4) Que la France aide Cuba à retrouver son intégrité territoriale en engageant les Etats-Unis à lui restituer la base militaire étatsunienne de Guantanamo que Cuba considère comme un territoire illégalement occupé. Un anachronisme unique au monde dont l'objectif du maintien est d'humilier Cuba !

 

Fait à Paris le 11 avril 2014

Cuba Si France

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 4 avril 2014 5 04 /04 /Avr /2014 08:12

Cuba : les Etats-Unis auraient financé un réseau social pour déstabiliser le régime

Baptisé ZunZuneo, ce réseau utilisait le même principe que Twitter, qui permet d'échanger informations et opinions. 

Mis à jour le 03/04/2014 | 20:05 , publié le 03/04/2014 | 19:39


Des méthodes dignes de la Guerre froide à l'heure des réseaux sociaux. Les Etats-Unis auraient financé et mis sur pied le réseau social ZunZuneo pour alimenter la contestation du régime communiste des frères Castro à Cuba, indique l'agence de presse américaine AP (article en anglais)

Lancé en 2010, le projet ZunZuneo, "Twitter cubain", a été financé grâce à des montages financiers (une société-écran et des financements via des banques étrangères). Mais, selon AP, c'est bien l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) qui soutenait ZunZuneo, sans que les Cubains en soient informés. 

Jusqu'à 40 000 utilisateurs avant de fermer en 2012

Pour ne pas attirer l'attention des autorités cubaines (qui contrôlent les rares accès au web), le réseau social permettait l'échange d'informations "inoffensives" sur le football, la météo, la musique... Mais, une fois des objectifs d'audience atteints, il avait "pour but final de rassembler une masse importante de jeunes Cubains et d'animer des groupes de dissidents afin de déstabiliser le gouvernement communiste", indique La Tribune.fr

ZunZuneo a rassemblé jusqu'à 40 000 utilisateurs avant de fermer en 2012, à la suite de l'arrêt de son financement. "La création de ce système est entourée de mystères : personne ne sait qui l'a autorisé (...) ni comment ses participants ont obtenu les coordonnées téléphoniques [ZunZuneo fonctionnait via SMS] auprès de l'opérateur de téléphonie mobile Cubacell de près de 500 000 Cubains", explique Le Monde.fr. Toutefois, ZunZuneo a été rendu public quelques mois après l'arrestation à La Havane de Alan Gross. Cet Américain travaillait pour un sous-traitant de l'Usaid. Il a été arrêté alors qu'il fournissait du matériel de communication par satellite à des opposants. Depuis, il a été condamné à quinze ans de prison pour "atteinte à l'indépendance et à la sûreté de l'Etat". Une peine que les Etats-Unis ont toujours dénoncée. 

 

http://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/cuba-les-etats-unis-aurait-un-finance-un-reseau-social-pour-destabiliser-le-regime_568451.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20140404-[lestitres-coldroite/titre8]

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Mercredi 2 avril 2014 3 02 /04 /Avr /2014 09:50

 

Monsieur le Président Obama Le premier avril 2014.

The White House

1600 Pennsylvania Avenue N.W.

Washington DC 20500

USA

 

 

Monsieur le Président,

 

 

 

 

Fernando González est rentré à La Havane le 28 février. Après des retrouvailles émouvantes avec sa famille, avec le Président Raúl Castro, et avec des personalités de son pays, ses premières paroles ont été pour ses trois frères Gerardo Hernández, Ramón Labañino et Antonio Guerrero toujours emprisonnés dans votre pays.

Comme René González quelques mois plus tôt, Fernando est rentré à Cuba la tête haute. Ces deux hommes qui ont donné quinze ans de leur vie pour avoir protégé leur peuple d’actes terroristes conçus aux Etats-Unis, ne se sentiront vraiment libres que quand les Cinq le seront.

La réaction des médias à cette libération a été révélatrice de l’état d’esprit de bien des journalistes. Pour la plupart de ceux qui l’ont annoncée, il s’agissait de la libération d’un espion Cubain.

C’est de la désinformation. Les Cinq n’ont en effet jamais été condamnés pour espionnage. Il leur aurait été difficile de l’être, après les dépositions au cours de leur procès, de sommités du domaine de l’Intelligence des Etats‐Unis comme le colonel George Bucker, l’amiral Eugène Carroll, où les généraux Edward Atkeson et Charles Wilhelm. Tous ont témoigné du fait que les Cinq n’avaient eu accès ni de près ni de loin à une quelconque information à caractère stratégique. Comme il fallait à tout prix inculper les Cinq, c’est la nébuleuse charge de «conspiration en vue de commettre de l’espionnage »  qui a été retenue contre eux.

L’acharnement à passer sous silence ou à déformer l’affaire des Cinq n’est pas terminé. Les 7 et 8 mars se tenait dans « the Law Society » de Londres une importante commission d’enquête internationale sur le sujet. René Gonzalez qui devait être un témoin majeur de cette commission s’est vu refuser le visa d’entrée au Royaume Uni sous le prétexte qu’il avait fait plus de 4 ans de prison. Son visa pouvait effectivement lui être refusé pour cette raison en vertu de l’article 320-2b de la loi sur l’immigration. Des dispenses sont cependant prévues, mais le gouvernement britannique n’a pas jugé bon de lui en accorder une. Il s’agit d’une mesure à caractère politique comme l’ont avoué à l’avocat Martin Garbus, un juge et un représentant de la Secrétaire de l’Intérieur du Royaume Uni.

Même refus de visa pour le journaliste colombien Calvo Ospina qui vit en France depuis plus d’un quart de siècle, et n’a donc pu accomplir son travail sur cette commission d’enquête londonienne.

Ces mesures méprisables n’ont pas empêché la commission d’enquête d’être un grand moment de la lutte pour la Justice. Plus de 200 participants représentant 27 pays étaient présents dans une salle transformée en salle d’audience pour la circonstance. Trois prestigieux juristes internationaux faisaient face à une table de témoins parmi lesquels des personnalités des Etats-Unis, des parents de victimes d’attentats, des avocats des Cinq, et aussi des membres des familles des Cinq.

D’émouvantes interventions ont bouleversé l’assistance, comme celle de la mère d’Antonio Guerrero, l’un des Cinq, celle de Bettina Palenzuela, dont la mère a trouvé la mort en avril 1976 lors d’un attentat à la bombe contre l’ambassade de Cuba au Portugal, ou encore celle de Margarita Morales dont le père a péri avec son équipe de jeunes escrimeurs lors de l’attentat contre l’avion de la « Cubana de Aviación », en octobre 1976. Un grand moment aussi, celui où René González est apparu sur l’écran pour apporter son témoignage.

Après deux jours de rencontres, de dépositions et de débats, les trois juges ont rendu public leur verdict condamnant les irrégularités de la justice américaine, dans un document qui vous a été envoyé, Monsieur le Président, et où il vous est demandé de gracier les trois Cubains encore détenus.

Votre pays, Monsieur le Président, aura à répondre devant l’Histoire de ses agressions contre Cuba. Il aura aussi à répondre des condamnations des Cinq, Cuba avait le droit et le devoir de se défendre.

Il est grand temps que vous libériez ces trois Cubains toujours emprisonnés. Vous avez les moyens de le faire, ne serait-ce qu’en répondant positivement à l’échange humanitaire proposé par le gouvernement cubain. Autorisez, Monsieur le Président, la libération de Gerardo Hernández, Antonio Guerrero et Ramón Labañino contre celle de votre compatriote Alan Gross. Ne restez pas du mauvais côté de l’Histoire!

Recevez, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments humanistes les plus sincères.







Jacqueline Roussie

64360 Monein (France)







Copies envoyées à : Mesdames Michelle Obama, Nancy Pelosi, Kathryn Ruemmler, Janet Napolitano, à Messieurs Joe Biden, John F. Kerry, Harry Reid, Eric Holder, Pete Rouse, Rick Scott et Charles Rivkin, ambassadeur des États-Unis en France.

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 31 mars 2014 1 31 /03 /Mars /2014 10:35
L'Assemblée Nationale de Cuba adopte la nouvelle Loi sur les Investissements Étrangers
Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Samedi 29 mars 2014 6 29 /03 /Mars /2014 19:22
Samedi 29 mars 2014  

Levons l'embargo de Cuba !Contrairement à certains clichés tenaces diffusés tous azimuts par la droite et par de soi-disant progressistes en mal de références idéologiques, Cuba a depuis les premières heures de la Révolution attaché une grande importance à la jeunesse. Sa formation a naturellement constitué pour le nouveau régime un défi capital.

Fidel Castro, qui a fêté l’an dernier son quatre-vingt-septième anniversaire, écrivait il y a déjà cinquante ans : « nous ne voulons pas d’une jeunesse qui se contente d’écouter et répéter, nous voulons une jeunesse qui pense. Nous ne voulons pas d’une jeunesse qui nous imite, mais qui apprenne par elle-même à être révolutionnaire et qui se convainque toute seule de l’être. Nous voulons une jeunesse qui développe pleinement sa pensée ».

Ces mots ont été écrits en 1962. Depuis, Cuba a vu le monde évoluer considérablement : la crise des missiles, l’hostilité des Etats-Unis et l’effondrement bloc soviétique sont passés par là.  Lors de la période spéciale des années quatre-vingt-dix, très peu auraient parié un kopeck sur l’avenir de son modèle socialiste.

Pourtant, les conditions difficiles dans lesquelles l’a plongée l’impérialisme étasunien n’ont pas empêché l’île rebelle de résister. Mieux, Cuba a fait des émules dans toute l’Amérique latine. Des expériences nouvelles et originales ont vu le jour : au Nicaragua sandiniste en 1979, au Venezuela de Chavez dans les années quatre-vingt-dix, en Bolivie avec Morales et en Équateur avec Correa au début du troisième millénaire. Dans le même temps, les deux géants du continent sud-américain, le Brésil et l’Argentine, souscrivent à un mode de développement autonome malgré des contradictions considérables qui se sont manifestées par des manifestations démocratiques de masse comme on a pu le voir il y a quelques mois dans les principales villes brésiliennes.

Inutile évidemment de nier que l’étranglement économique permanent et les attaques terroristes sporadiques dont a été victime Cuba n’ont pas eu d’effets négatifs sur la qualité de vie de ses citoyens, et ce tant du point de vue de la disponibilité des produits manufacturés que de celui de la démocratie. Onnéglige naturellement ces aspects fondamentaux quand on est en guerre. Cuba, fondée de facto en 1898 comme une colonie des États-Unis, est dans les faits en situation de conflit non déclaré depuis cinquante pour défendre son indépendance acquise de haute lutte en 1959.

 

N’est-il pas enfin temps de mettre un terme à cette situation ? Beaucoup de mesures en ce sens ont été entreprises ces dernières années de la part des autorités cubaines. Une certaine libéralisation économique pour donner un peu d’air aux petites entreprises, un élargissement de l’accès à Internet rendu possible grâce à un nouveau câble téléphonique développé avec le soutien du Venezuela, la possibilité de voyager à l’étranger, la libération de la plupart des soi-disant dissidents.

 

De toute évidence, la Révolution ne craint pas la libre-circulation des idées. Yoani Sánchez, la bloggeuse que les champions autoproclamés de la démocratie ont élevée au rang d’icône (en oubliant au passage les dizaines de journalistes tués chaque année au Mexique, en Colombie ou au Honduras) peut aller et venir à sa guise sur la planète entière.

 

La Révolution ne craint pas la libre-circulation des idées, des personnes et des biens. L’impérialisme si ! Tant et si bien qu’il continue de maintenir un embargo anhistorique et haineux qui se heurte, paradoxalement, aux principes fondés sur la liberté du commerce international. Le capitalisme n’est pas à une contradiction près…

 

L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté en octobre 2013 pour la vingt-deuxième année consécutive une résolution sur « la nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d’Amérique », décrété après « un différend qui a vu le jour alors que la majorité de la population actuelle n’était même pas née », a affirmé le représentant de la Zambie. Le blocus a encore été renforcé sous la présidence de M. Barack Obama, « particulièrement dans le secteur financier ». Fidèles au rendez-vous onusien, les États-Unis et leur fidèle allié Israël se sont une vingt-deuxième fois d’affilée opposés à la résolution de l’ONU. Selon les chiffres cités par La Havane dans le rapport du secrétaire général, le blocus aurait coûté depuis son origine en 1960 la bagatelle de 1.126 milliards de dollars à Cuba. Rien que ça !

 

Le gouvernement des États-Unis est seul, défiant la volonté des Nations du monde, dans la mise en œuvre de ce crime contre l’humanité. Il agit dans l’intérêt d’une poignée de groupes économiques qui veulent s’approprier les richesses de Cuba et appauvrir le peuple cubain dont la Révolution apporta la santé, les libéra de la misère et apporta aussi une éducation universelle partagée par les pauvres de la planète. Il faut plus que jamais mettre fin au blocus de Cuba, cette honte de l’humanité !

Capitaine Martin

 

 

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Dimanche 9 mars 2014 7 09 /03 /Mars /2014 18:21
Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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