Politique

Mardi 15 décembre 2009 2 15 12 2009 08:23

Déclaration de la 11ème rencontre internationale des partis communistes et ouvriers à Delhi - Traduction pour vivelepcf par EDT

11ème rencontre internationale des partis communistes et ouvriers : Déclaration de Delhi
La 11ème rencontre internationale des partis communistes et ouvriers s’est tenue à New-Delhi du 20 au 22 novembre 2009 avec comme sujet de discussion : « la crise capitaliste internationale, les luttes des peuples et des travailleurs, les alternatives et le rôle des organisations de la classe ouvrière et des organisations communistes ».

La rencontre de Delhi réitère son analyse selon laquelle la récession mondiale actuelle est une crise systémique du capitalisme qui fait la démonstration de ses limites et de la nécessité de son renversement révolutionnaire. Elle fait la démonstration de l’aiguisement de la contradiction principale du capitalisme, entre la nature sociale de son mode de production et l’appropriation capitaliste individuelle.

Les représentants politiques du capital tentent de concilier les termes de cette contradiction insurmontable entre le capital et le travail qui est au cœur de la crise. La crise intensifie les rivalités entre les puissances impérialistes qui, de concert avec les institutions internationales - le FMI, la Banque mondiale, l’OMC et quelques autres – mettent en œuvre leurs « solutions » visant essentiellement à intensifier l’exploitation capitaliste. L’impérialisme, au niveau mondial, continue à appliquer de façon agressive ses « solutions » politiques et militaires. L’OTAN avance une nouvelle stratégie agressive. Les systèmes politiques deviennent plus réactionnaires restreignant les libertés civiques et démocratiques, les droits syndicaux, etc. La crise approfondit encore la corruption, structurelle dans le capitalisme, qui est en passe d’être institutionnalisée.

La rencontre de Delhi réaffirme que la crise actuelle, probablement la plus grave depuis la grande dépression de 1929, n’a épargné aucun domaine. Des centaines de milliers d’usines sont fermées. Les économies rurales et agraires sont ruinées aggravant la misère et la pauvreté de millions d’agriculteurs et d’ouvriers agricoles de par le monde. Des millions de personnes sont privées d’emploi et de logement. Le chômage atteint des niveaux inédits et doit officiellement dépasser la barre des 50 millions. Les inégalités s’accroissent dans le monde : les riches deviennent plus riches, les pauvres, plus pauvres. Plus d’un milliard de personnes, c'est-à-dire le sixième de l’Humanité, souffrent de la faim. Les jeunes, les femmes, les immigrés sont les premières victimes.

Fidèle à leur nature de classe, la réaction des différents gouvernements capitaliste pour surmonter la crise échoue à répondre à ces problèmes fondamentaux. Tous les suppôts néolibéraux et les gestionnaires socio-démocrates du capitalisme, qui avaient tant dénigré l’Etat, utilisent maintenant l’Etat à leur rescousse, soulignant ainsi une donnée fondamentale : l’Etat capitaliste a toujours favorisé les superprofits et leur a ouvert des boulevards pour se réaliser. Tandis que la charge des plans de sauvetage et de renflouement pèse sur les dépenses publiques, leurs bénéfices reviennent à un petit nombre. Les plans de renflouement annoncés visent d’abord à sauver puis à étendre les possibilités de faire du profit. Les banques et les sociétés financières ont déjà repris les affaires et recommencé à faire du profit. L’augmentation du chômage et la baisse des salaires réels représentent la charge payée par les travailleurs en contrepartie des cadeaux consentis aux trusts avec ces gigantesques plans de renflouement.

La rencontre de Delhi estime que cette crise n’est pas une aberration qui serait due à l’avidité de quelques uns ou au défaut de fonctionnement des mécanismes de régulation. La recherche du profit maximal, qui est la raison d’être du capitalisme, a largement accentué les inégalités à la fois entre pays et à l’intérieur des pays dans ces décennies de mondialisation. La conséquence naturelle a été la perte de pouvoir d’achat d’une grande majorité de la population du monde. La crise actuelle est bien une crise systémique. Une fois de plus est attestée l’analyse marxiste selon laquelle le système capitaliste est en crise de façon inhérente. Dans sa recherche du profit maximal, le capital franchit toutes les limites et foule tout au pied. Dans ce processus, il intensifie l’exploitation de la classe ouvrière et de toutes les autres couches du monde du travail, leur imposant de plus grandes privations. Le capitalisme a effectivement besoin d’une armée de réserve de travailleurs. La libération d’une telle barbarie capitaliste ne pourra provenir que de l’avènement d’une véritable alternative, le socialisme. Cela suppose le renforcement des luttes antimonopolistes et anti-impérialistes. Notre lutte pour une alternative est ainsi une lutte contre le système capitaliste. Notre lutte pour une alternative est une lutte pour un système où l’exploitation de l’homme par l’homme, d’une nation par une autre nation n’existe pas. C’est une lutte pour un autre monde, un monde de justice, un monde socialiste.

Les participants à la rencontre de Delhi sont conscients que les puissances impérialistes dominantes cherchent à sortir de la crise en augmentant la pression sur les travailleurs, en cherchant à pénétrer et à dominer les marchés des pays au niveau de développement capitaliste bas ou intermédiaire, appelés communément les pays en voie de développement. C’est à quoi elles essaient d’aboutir en priorité dans le cycle de négociations de l’OMC de Doha sur le commerce, qui reprend des accords économiques inégaux aux dépens des peuples de ces pays, notamment en ce qui concerne les normes agricoles et l’accès au marché des produits non agricoles (NAMA).

Secondairement, le capitalisme, qui est le premier responsable de la destruction de l’environnement, tente de transférer la totalité de la charge de la sauvegarde de la planète du changement climatique, qu’il est le premier à avoir causé, sur les épaules de la classe ouvrière et de l’ensemble des travailleurs. La proposition du capitalisme de se restructurer au nom du changement de climat n’a que bien peu à voir avec la protection de l’environnement. Le « développement vert » et « l’économie verte », inspirés par les trusts, sont conçus pour servir à imposer de nouvelles règles du capitalisme monopoliste d’Etat qui permettent une maximisation du profit et imposent de nouvelles privations aux peuples.

La rencontre de Delhi constate que la seule sortie de cette crise capitaliste pour la classe ouvrière et les peuples réside dans l’intensification des luttes contre la domination du capital. La classe ouvrière en a fait l’expérience : quand elle mobilise ses forces et résiste aux attaques, elle peut réussir à défendre ses droits. Les manifestations dans l’industrie, les occupations d’usine et d’autres initiatives militantes de ce type venant de la classe ouvrière ont obligé les classes dominantes à prendre en compte les revendications des travailleurs. L’Amérique Latine, théâtre actuel de mobilisations populaires et d’actions importantes de la classe ouvrière, a montré comment, par la lutte, des droits peuvent être défendus et conquis. Dans ces temps de crise, à nouveau, le mécontentement met la classe ouvrière en effervescence. Dans beaucoup de pays, on a observé et on observe d’immenses luttes de la classe ouvrière pour ses revendications. Ces luttes de la classe ouvrière ont besoin d’être prolongées en mobilisant la grande masse de ceux qui souffrent, non seulement en vue d’améliorations immédiates mais de réponses de long terme à leur détresse.

L’impérialisme, sur la lancée de la fin de l’Union soviétique et de la période de boom économique précédent la crise actuelle, a engagé une offensive sans précédent contre les acquis de la classe ouvrière et des peuples. Ce mouvement s’est accompagné d’une propagande anticommuniste frénétique, non seulement dans chaque pays, mais au niveau mondial et interétatique (UE, OSCE, Conseil de l’Europe). Mais quoiqu’ils essaient de faire passer, les réalisations du socialisme et sa contribution à la définition des contours d’une civilisation moderne n’en demeurent pas moins.

Devant cette offensive acharnée, nos luttes ont été jusqu’à présent principalement des luttes défensives, des luttes visant à préserver les acquis gagnés auparavant. La conjoncture présente appelle au lancement d’une offensive, plus uniquement pour défendre nos acquis mais pour en gagner d’autres. Non pour gagner quelques droits nouveaux mais pour démanteler l’ensemble de l’édifice capitaliste, pour aller à l’assaut de la domination du capital, pour une alternative politique, le socialisme.

La rencontre de Delhi décide d’inciter dans ces conditions les partis communistes et ouvriers à travailler au rassemblement et à la mobilisation les plus larges des forces populaires dans la lutte pour l’emploi stable à plein temps, pour un système de santé entièrement public et gratuit pour tous, pour l’éducation et la protection sociale, contre le racisme et la discrimination selon le genre, pour la défense des droits de toutes les composantes de la classe ouvrière notamment les jeunes, les femmes, les immigrés, les personnes appartenant à des minorités ethniques ou nationales.

La rencontre de Delhi appelle les partis communistes et ouvriers à entreprendre cette tâche dans chacun de leurs pays et à lancer de vastes luttes pour le droit des peuples et contre le système capitaliste. Bien que la crise soit inhérente au système capitaliste, il ne s’effondre pas automatiquement. En l’absence d’une contre-offensive menée par les communistes, une poussée des forces réactionnaires menace. Les classes dominantes se lancent dans une attaque généralisée pour empêcher la croissance des partis communistes et ouvriers, pour maintenir leur statu quo. La social-démocratie continue à répandre des illusions sur le véritable caractère du capitalisme mettant en avant des slogans comme « l’humanisation du capitalisme », sa « régulation », la « gouvernance globale » etc. En fait, ces formules soutiennent la stratégie du capital en niant la lutte des classes et en appuyant la poursuite des politiques antipopulaires. Une addition de réformes dans le cadre du capitalisme n’éliminera pas l’exploitation. Le capitalisme doit être renversé. Cela exige l’intensification de luttes populaires conduites politiquement et idéologiquement par la classe ouvrière. Toute sorte de théories sont propagées du genre : « il n’y a pas d’alternative à la mondialisation impérialiste ». A l’opposé, nous répondons : « le socialisme est l’alternative ».

Nous, partis communistes et ouvriers, venant de toutes les parties du monde, représentant les intérêts de la classe ouvrière et de tout le reste du monde du travail (soit une large majorité de la population mondiale), soulignons le rôle irremplaçable des partis communistes, appelons les populations à nous rejoindre pour renforcer les luttes, pour affirmer que le socialisme est la seule véritable alternative pour l’avenir de l’Humanité et que l’avenir nous appartient.

Liste des partis participant à la rencontre de Delhi :

Parti communiste sud-africain ;
Parti communiste allemand ;
Parti communiste d’Argentine ;
Parti communiste d’Australie ;
Parti communiste du Bangladesh ;
Parti du travail de Belgique ;
Parti communiste brésilien ;
Parti communiste du Brésil ;
Parti communiste du Canada ;
Parti communiste de Chine ;
AKEL, Chypre ;
Parti des travailleurs de Corée ;
Parti communiste de Cuba
Parti communiste du Danemark ;
Parti communiste au Danemark ;
Parti communiste espagnol ;
Parti communiste des peuples d’Espagne ;
Parti communiste des Etats-Unis ;
Parti communiste de Finlande ;
Parti communiste français ;
Parti communiste de Grande-Bretagne ;
Parti communiste de Grèce ;
Parti progressiste du peuple de Guyane ;
Parti communiste ouvrier de Hongrie ;
Parti communiste de l’Inde ;
Parti communiste de l’Inde (marxiste) ;
Parti Tudey d’Iran ;
Parti communiste d’Irak ;
Parti communiste d’Irlande ;
Parti communiste d’Israël ;
Parti de la Refondation communiste italien ;
Parti des communistes italiens ;
Parti des communistes de Kirghizie ;
Parti révolutionnaire du peuple laotien ;
Parti socialiste de Lettonie ;
Parti communiste libanais ;
Parti communiste du Luxembourg ;
Parti des communistes du Mexique ;
Parti communiste du Népal (marxiste-léniniste unifié)
Parti communiste de Norvège ;
Parti communiste du Pakistan ;
Parti communiste palestinien ;
Parti du peuple palestinien ;
Nouveau parti communiste des Pays-Bas ;
Parti communiste péruvien ;
Parti communiste portugais ;
Parti communiste de la Fédération de Russie ;
Parti communiste de l’Union soviétique ;
Parti communiste ouvrier de Russie ;
Parti communiste du Sri-Lanka ;
Parti communiste de Suède ;
Parti communiste syrien ;
Parti communiste de Bohème-Moravie ;
Parti communiste de Turquie ;
Parti communiste du Vietnam ;
Parti communiste de Yougoslavie.

Source : http://www.wmaker.net/editoweb/nicolas_maury/
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 12 2009 07:54
 
ELYSEE

Fuites sur un clash entre conseillers à l'Elysée : Guaino est furieux

NOUVELOBS.COM | 12.12.2009 | 08:14

Ceux qui rapportent de telles scènes "ne rendent pas service au président", accuse le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, sans pour autant nier le clash, rapporté par Le Figaro, qui l'a opposé au conseiller pour les affaires sociales, Raymond Soubie.

Henri Guaino (AFP)

Henri Guaino (AFP)

Henri Guaino est furieux : la divulgation dans les colonnes du Figaro d'un récent clash, lors d'une réunion du cabinet de l'Elysée, entre le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy et son conseiller pour les affaires sociales, Raymond Soubie, n'est vraiment pas de son goût. Il affirme, vendredi 11 décembre, à l'AFP, que ceux qui rapportent de telles scènes "ne rendent pas service au président".
"On ne fait pas de commentaires sur nos réunions internes", "ça ne regarde personne d'autre que nous", a-t-il martelé, sans toutefois démentir les informations du quotidien.
Au sein du cabinet présidentiel, "on a nos discussions, nos conflits" mais "ceux qui jouent ce jeu-là (rapporter ce qui s'y passe) ne rendent service ni à la majorité ni au président de la République", a-t-il affirmé. "Eux et moi n'avons pas la même conception de la loyauté et de la fidélité", a ajouté la plume du président.

Pour Soubie, il n'y a "jamais eu de clash"


Du côté de Raymond Soubie, la version est qu'il n'y a "jamais eu de clash". "C'est n'importe quoi !", a affirmé le conseiller du président pour les affaires sociales. Il a assuré avoir "des libres discussions sur tous les sujets" avec Henri Guaino, avec qui il entretient "des relations très amicales".
"Pourquoi ça sort comme ça ?", s'est encore interrogé Raymond Soubie.


"Un clash comme on en connaît qu'une fois par an à l'Elysée"


Dans son édition de vendredi, Le Figaro décrivait une dispute qui s'est produite mercredi entre les deux hommes, dans le salon vert de l'Elysée, lors de la réunion du cabinet présidentiel qui a lieu chaque matin, sous la direction de Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée.
Raymond Soubie reproche à Henry Guaino son soutien à la pétition d'intellectuels parue dans Le Journal du dimanche en faveur du maintien de l'histoire en terminale S, et l'accuse de "déstabliser" ainsi le gouvernement et le président.
"Le président est seul qualifié pour me juger", lui a répondu Henri Guaino, ajoutant qu'il "préfère avoir le soutien d'Alain Finkielkraut et Max Gallo (signataires de la pétition) que celui du Sgen-CFDT".
Ce fut "un clash comme on n'en connaît qu'une fois par an à l'Elysée. Et encore", confiait un témoin de la scène au quotidien.

(Nouvelobs.com avec AFP)
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 12 2009 07:24

Le Sénat rejette le projet de loi sur le redécoupage électoral

NOUVELOBS.COM | 15.12.2009 | 06:32

Un sénateur de l'Union centriste, qui votait pour tout son groupe, s'est trompé et a voté oui à un amendement communiste qui supprimait purement et simplement l'article unique de ce texte.

Le Sénat a rejeté par erreur le projet de loi sur le redécoupage électoral (AFP)

Le Sénat a rejeté par erreur le projet de loi sur le redécoupage électoral (AFP)

Cafouillage au Sénat. La chambre haute a rejeté lundi 14 décembre au soir le projet de loi sur le redécoupage des circonscriptions électorales. Un sénateur de l'Union centriste, qui votait pour tout son groupe, s'est trompé et a voté oui à un amendement communiste qui supprimait purement et simplement l'article unique de ce texte.
Tandis que la majorité réclamait un nouveau vote, la sénatrice socialiste Catherine Tasca, qui présidait la séance, a décidé d'une suspension pour réfléchir à cette "situation assez particulière".


"C'est fait, c'est fait"


Lorsque la séance a repris à 22h30, elle a opposé une fin de non-recevoir à la requête de la majorité. "L'adoption de cet amendement de suppression a de fait abouti au rejet de l'ensemble du texte et en conséquence, je lève la séance", a déclaré Catherine Tasca, sous les protestations de la droite.
Un peu plus tôt, le sénateur centriste Nicolas About avait rendu compte du cafouillage, dénonçant l'intransigeance de la gauche. "Un sénateur du groupe Union centriste s'est trompé de paquet lors d'un vote au nom du groupe [...] et a voté pour un amendement communiste", a-t-il expliqué sur France-Info. "L'opposition a saisi l'occasion pour dire : ah ben non, c'est fait, c'est fait". Et ce alors que "la plainte du groupe centriste avait été adressée avant même que le vote soit proclamé".

(Nouvelobs.com)
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 12 2009 07:06
Mail de Jean-Pierre Djukic

Chers Camarades et amis,

Deux militants de l'UEC viennent d'être exclus de leur organisation pour "fractionisme", une motivation qu'on avait pas avancé depuis des lustres dans les organisations du parti: en réalité on leur reproche d'avoir protesté contre la diffusion publique d'un tract portant le logo de l'UEC et dont le contenu accuse explicitement André Gérin de xénophobie, accusations calomniantes à l'égard d'un député de la République et indignes d'une organisation communiste dont la réputation s'était bâtie sur autre chose que la calomnie.  Ce tract fut distribué et approuvé par la fédération départementale du MJCF 67, imprimé dans les locaux de la fédération du 67, alors qu'André Gérin, député communiste et président de la la mission parlementaire sur la burqa était invité par l'institut d'études politiques pour y présenter le travail de la commission.

Ces incidents sont à replacer dans un contexte national tendu ou il apparait évident que la direction actuelle du PCF cherche à liquider non pas le parti dans l'immédiat  mais bien son aile gauche en passant des accords avec la droite UMP pour conserver ses circonscriptions et en laissant dépecer celles de ses opposants internes.  Gérin est donc, à notre sens le premier dans la liste de ceux que le parti veut voir disparaitre du paysage.  La charge dont il est la cible non -officiellement par la direction du MJCF, s'inscrit dans une campagne de préparation de l'opinion des adhérents à son exclusion du PCF. Aujoud'hui Gérin,  et demain qui ?

Ces méthodes sont inadmissibles et indigne d'un parti qui affirme par la voie de sa secrétaire générale avoir renoncé à des pratiques antidémocratiques d'un autre âge.

En signant cette pétition vous enverrez un signal clair à tous ceux qui par leur gestion suicidaire des rapports de force au sein du PCF ne contribuent qu'un peu plus à  sa perte.

Ces camarades DOIVENT ETRE REINTEGRES !

Le parti communiste français doit vivre et reprendre le chemin des luttes !


http://www.mesopinions.com/Petition-contre-l-exclusion-de-camarades-au-MJCF-du-Bas-Rhin-petition-petitions-a16bb4b17f65eb9e3309a3b79c73271b.html

BLOG : http://reveilcommuniste.over-blog.fr/
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 12 2009 14:13


*La Cimade nous alerte sur l'organisation en cours d'un charter vers l'Afghanistan qui partirait mardi prochain, le 15 décembre 2010.*
 *9 Afghans détenus au CRA de Coquelles, et 3 autres détenus à Lesquin, sont concernés. Ils ont déjà été présentés à l'ambassade d'Afghanistan.*

 *Nous les avons joints par téléphone: ils sont incrédules et ne croient pas que la France, "pays des Droits de l'Homme", ira jusqu'au bout et les renverra vers Kaboul: ils n'ont ainsi pas voulu exercer leur recours devant le Tribunal Administratif et ne veulent pas saisir la Cour Européenne des Droits de l'Homme.*

 *Nous appelons à une mobilisation nationale de tous les réseaux.*

 *NON AUX CHARTERS DE LA HONTE*

 *L'association SALAM Nord/Pas-de-Calais*

 NON AUX CHARTERS DE LA HONTE

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Lundi 14 décembre 2009 1 14 12 2009 09:13

Pan dans le nez : Facebook se déchaîne sur Berlusconi

Par Franck LEFEBVRE-BILLIEZ, le 14 décembre 2009 à 08h03, mis à jour le le 14 décembre 2009 à 08:13

L'agresseur du chef du gouvernement italien est traité en héros sur Facebook, pendant qu'un jeu consistant à bombarder Berlusconi a déjà vu le jour sur le net.

Article suivant dans High-Tech : iPhone: Apple contre-attaque Nokia en justice
Groupe Facebook à la gloire de l'agresseur de Silvio Berlusconi (14/12/2009)

Les images ont fait le tour de l'Italie, puis de la planète, relayées par les télévisions du monde entier : Silvio Berlusconi, à la fin d'un meeting houleux, fait face à la foule quand un objet le frappe en pleine face. Avant qu'il ne s'éloigne dans la cohue, protégé par ses gardes du corps et le visage ensanglanté.

  • Berlusconi frappé au visage par un déséquilibré

    Le chef du gouvernement italien a été hospitalisé dimanche soir après avoir été frappé au visage à la fin d'un meeting électoral à Milan. Apparemment déséquilibré, son agresseur a été arrêté.

    Publié le 13/12/2009 Berlusconi frappé au visage par un déséquilibré
  • Les images de l'agression de Berlusconi

    Le chef du gouvernement italien est plongé dans une discussion animée à la fin d'un meeting quand l'imprévisible se produit : un objet le frappe en plein visage.

    Publié le 14/12/2009 Les images de l'agression de Berlusconi
Plus d'infos

 

Une agression dont les internautes italiens se sont instantanément emparés, dans un premier temps pour tourner en dérision le chef du gouvernement italien et pour adresser de chaleureuses félicitations à son assaillant, Massimo Tartaglia, 42 ans, suivi depuis dix ans pour des problèmes psychiatriques. Montés à la hâte, des clips ont fleuri sur le web. Dans l'un d'entre eux, réalisé sous forme d'un diaporama reprenant les photos de l'incident, une voix off chante les louanges de Massimo Tartaglia en lui adressant de grands "Grazie", "Merci" en italien.

Bombardez Silvio Berlusconi avec une Tour de Pise

Des dizaines de groupes se sont montés sur Facebook à la gloire de ce même Tartaglia. Plusieurs d'entre eux ont récolté, entre dimanche soir et lundi matin, plusieurs milliers de "fans". Lundi à 7 heures du matin, le plus important de ces groupes comptait déjà plus de 38.000 membres. Un groupe concurrent, monté en soutien au chef du gouvernement italien, et contre Massimo Tartaglia, a toutefois récolté en un temps record plus de 377.000 membres.

Et il y a le jeu ! Il a fait son apparition sur la Toile quelques heures à peine après la diffusion des images de l'agression. Développé à la va-vite à partir de photos du Cavaliere et d'images de monuments italiens, il consiste à bombarder Berlusconi avec le plus de bâtiments possibles. C'est en effet avec une reproduction en plâtre et en miniature de la cathédrale de Milan que Massimo Tartaglia avait attaqué le chef du gouvernement italien... Au fil du jeu et des bombardements, le Silvio Berlusconi souriant se transforme en un Berlusconi ensanglanté, tel qu'ont pu le découvrir, dimanche soir, les téléspectateurs italiens.

Par Franck LEFEBVRE-BILLIEZ le 14 décembre 2009 à 08:03
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 12 2009 09:08

Publié le 14/12/2009 à 08:58 - Modifié le 14/12/2009 à 09:02 Le Point.fr

BUDGET

L'Élysée aurait dépensé 7,5 millions d'euros en communication

Reuters

L'Élysée aurait dépensé 7,5 millions d'euros en communication

L'Élysée dispose d'un service audio-visuel qui emploierait 24 personnes © Mousse/ABACAPRESS.COM


L'Élysée a dépensé 7,5 millions d'euros pour sa communication en 2009 et emploie 51 personnes à plein temps à cette fin, affirme le journal Le Parisien-Aujourd'hui en France. Ces dépenses sont distinctes de celles de Matignon et des ministères, qui disposent chacun de leur propre budget, mais qui, à la différence de l'Élysée, doivent financer les informations pratiques et non seulement la communication politique.

Selon le quotidien, le palais présidentiel a notamment dépensé en 2009 près de deux millions d'euros en sondages, un sujet qui a déjà suscité une controverse politique. La création d'une commission d'enquête demandée par l'opposition sur ce sujet a été refusée. La publication par des médias de sondages déjà commandés et payés par l'Élysée a suscité des interrogations, d'autant que certains professionnels sont rémunérés comme consultants par la présidence.

Le fonctionnement du site internet a, lui, coûté 500.000 euros l'année dernière. Le service audiovisuel de la présidence emploie 24 personnes et Le Parisien dit avoir calculé que le président voyage avec 45 caisses de matériel, soit cinq à huit tonnes d'équipements destinés à "cadrer" ses interventions.
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 12 2009 08:59
  • Pourquoi  seul l'individu est-il au centre de la culpabilisation ?

 

Le trou de la couche d'ozone

C'est à cause de l'utilisation abusive des bombes aérosols (les fameux CFC je crois).

 Mais qui a introduit sur le marché ces produits toxiques?

Pourquoi a-t-on poussé à la consommation de masse?

N'y avait pas eu au préalable d'étude sur les dangers éventuels de cette utilisation massive?

 

Emission massive de CO2:

 Pourquoi devrions-nous être les seuls responsables de ces faits avérés?

L'augmentation de la population mondiale avec l'expiration du gaz carbonique lors de la respiration est -elle dangereuse?

Une autre conséquence de l'explosion démographique serait l'augmentation des troupeaux (ovins, caprins, bovins, ...) pour nourrir tout le monde. 

Les flatulences de ces animaux familiers augmenteraient dangereusement la quantité de méthane dans l'atmosphère.

D'ailleurs pour ces raisons au combien nobles, le gouvernement de Nouvelle Zélande a instauré une taxe sur les troupeaux de bovins.

Je ne sais pas par contre si les responsables néo-zélandais ont mis une taxation sur la nourriture (susceptible d'augmenter l'émission de gaz ) pour ces animaux.

Notre comportement alimentaire est-il à ce point irresponsable?

Va-t -il falloir se méfier de l'utilisation de haricots secs, des lentilles et autres? 

L'abus de féculent est dangereux pour l'environnement à quand cette injonction publicitaire afin de nous préparer à une juste taxe écologique?  

 

  • Pourquoi le capitalisme mondialisé et le libre-échange ne sont-ils jamais mis en cause?

 

Pourtant le choix d'une agriculture mondialisée est responsable de nombreuses  pollutions.

 

Pourtant la déforestation est responsable aussi de l'augmentation de CO2.

 

Pourtant la production délocalisée entraîne des atteintes graves et parfois irréversibles à l'environnement.

 

Pourtant le transfert  de l'activité industrielle dans les pays ne possédant pas de réglementation sérieuse sur le travail et sur la protection de la nature me semble très dangereuse

 

Pourtant la recherche du profit maximum au bénéfice des maîtres des transnationales ne semble pas compatible avec la défense de notre patrimoine commun.

 

Pourtant on peut résumer tout ces faits dans un seul mot: Le libre échange.

 

  • En conclusion

Dans les informations qui passent en boucle, on ne met généralement jamais en doute l'existence de ce capitalisme basé sur la compétition acharnée de tous contre tous. Même mieux, ce système économique hégémonique, basé sur la recherche de toujours plus de profits pour un groupe très restreint d'individus, est donné comme une nouvelle religion auquel il nous est demandé de croire. La fameuse idée de" La fin de l'histoire" n'est-elle pas là pour installer le caractère immanent de la théorie monétariste?

Le seul fait d'émettre une quelconque critique à l'encontre de la doxa dominante vous transforme de fait en un dangereux hérétique. Les gardiens du temple veillent afin de préserver la "pensée unique".

 

 

 

Il m'a semblé opportun de vous faire partager mes doutes à travers différents angles d'approche de cette question difficile et complexe. Vous trouverez ci-après:

 

 

 
1 ) Un communiqué des évèques italiens sur le sommet de l'environnement. .
 
 
Climategate : les êveques italiens demandent une commission d’enquête
9 décembre 2009 - 10:08

Avvenire, le journal de la Conférence des évêques italienne, a proposé, dans un éditorial du 5 décembre, « la création d’une commission internationale indépendante d’enquête » pour déterminer si la théorie du réchauffement climatique est fausse comme les révélations du Climategate permettent de le soupçonner.

Dans cet éditorial rédigé par Riccardo Cascioli, président du CESPES, un institut chargé de suivre les problèmes de population, celui-ci s’interroge sur le fait que dans les années 70, l’Unité de recherche sur le climat de l’Université d’East Anglia, au sein de laquelle travaillent actuellement certains de principaux défenseurs du réchauffement climatique, était à l’époque, au contraire, le principal soutien des thèses du « refroidissement climatique » !

« Il serait normal, afin d’éviter que les milliards de dollars de coûts induits par les protocoles de Kyoto et les milliards à venir de l’accord de Copenhague, ne soient dépensés sur la base d’une science manipulée, de poser la question de pourquoi, sur une période de quelques années, les chercheurs du CRU ont fait un revirement aussi spectaculaire. C’est une raison d’alarme. Au minimum, une Commission d’enquête internationale indépendante devrait être créée. »

« La tendance dominante aujourd’hui », poursuit Cascioli, « veut imposer des limites à la présence humaine, quantitativement (via le contrôle natal) et qualitativement (via des limites à la croissance). Les agences des Nations-Unies rivalisent entre elles pour promouvoir ce message. On devrait s’inquiéter qu’à Copenhague, cette idéologie prévale, qui instrumentalise la science, plutôt que de se mettre à son écoute, et qui, au nom de l’environnement, sacrifie l’homme. »

 

 
 
2 ) Un article du site "Arrêt sur image" de Daniel Schneidermann.
 
 
Je trouve interessant l'émision Ligne j@une  qui permet de confronter des avis contradictoire sur le fameux"Climategate". Avec en prime de très nombreuses réactions.
 
Le débat sur le réchauffement ? Bah ! Avant tout, une histoire de péché et de rédemption. C'est la théorie du physicien Vincent Courtillot, avec qui France Inter ouvrait sa page matinale spéciale Copenhague. Nous avons péché en polluant, gaspillant et réchauffant. Mais nous pouvons nous racheter en "changeant nos comportements". D'une voix tranquille, le physicien expliquait donc que l'orchestration médiatique planétaire de Copenhague n'est finalement rien d'autre qu'un gigantesque storytelling pour la bonne cause, que les populations occidentales "n'achètent" que parce qu'elles sont manipulées par leur  vieux fond judéo-chrétien. Courtillot, qui a émergé ces derniers mois sur la scène médiatique nationale, est un Allègre soft, la provocation et la beaufitude en moins. Comme porte-parol e français d'un climato-scepticisme "raisonnable", il est certainement promis à un grand avenir, s'il résiste à la tentation de l'énervement, que l'on sent toujours affleurer.

Juste après l'hérétique de service, la même radio donnait logiquement la parole au ministre Borloo, en direct de Copenhague. En quelques mois, on nous l'a changé, celui-là. Depuis des mois, Saint-Borloo court les routes planétaires. Il parait même, racontait  Sherlock Com' ce week-end, qu'un chef d'Etat africain l'a pris pour Jesus.  Même sous des climats modérés, on comprend que ça monte à la tête. Accents  épuisés-mais-jamais-las-de-convaincre de l'homme qui jettera dans la bataille jusqu'à ses ultimes forces : à quelques minutes d'intervalle, Borloo semblait s'évertuer malgré lui à donner raison à Courtillot, en incarnant la pollution du débat par une sorte de rédemptionnisme mystico-religieux.

Pollution, oui. Le débat sur la réalité de la responsabilité humaine dans le réchauffement est pollué par toutes sortes d'émotions parasitantes. On le voit bien en lisant l'impressionnant forum de notre dernière émission Ligne j@une, (631 messages à l'heure où écrit le matinaute): une bonne part des contributeurs considèrent que Sylvestre Huet, de Libé, a perdu la joute, bien qu'ayant fait la preuve de sa parfaite maitrise scientifique du dossier. On peut être énervé sur un plateau, écrire des mails belliqueux,  ou jouer les Saints de pacotille dans la presse pipeule, et avoir tout de même scientifiquement raison. Il est important de s'en souvenir.

 

Daniel Schneidermann

 

 

3 )  Un article d'Aurélien Bernier du M'PEP.
 
 
Il démontre la nécessité de lier le sommet de Copenhague avec le sommet de l'OMC à Genève. Il met en évidence la nécessité de mettre en place de véritables régulations internationales avec à la clef des critères sociaux et environnementaux pour protéger la planète. Selon lui il est absurde de confier la régulation au seul marché par le bias du marché "Des droits à polluer".
 
COPENHAGUE, LE SOMMET DU « CAPITALISME VERT »
 
Par Aurélien Bernier, secrétaire national du Mouvement politique d'éducation populaire (M'PEP), auteur du livre « Le climat, otage de la finance », 2008, Mille-et-une-nuits
 
Cette tribune a été publiée dans le n° 188 de L’Humanité Dimanche
 
Le 5 décembre 2009.
 
Pour imprimer ou lire le texte en entier, cliquez ici :
http://www.m-pep.org/spip.php?article1558
 
Plus la conférence de Copenhague approche, plus il semble évident qu'il s'agira d'un échec. Rien d'étonnant à cela, puisque la communauté internationale s'est enfermée dès le protocole de Kyoto dans des mécanismes inefficaces et dangereux, et refuse obstinément d'en sortir. Mais certains mouvements contestataires portent également une part de responsabilité pour ne pas avoir posé les véritables termes des débats.
 
Depuis les années 1970, toutes les négociations internationales sur l'environnement obéissent à une loi fondamentale : aucune mesure adoptée ne doit entraver le commerce mondial et la concurrence. Pour cette raison, les objectifs de réduction des gaz à effet de serre adoptés en 1997 par les pays développés à Kyoto sont dérisoires : 5,2% d'ici fin 2012 par rapport à l'année de référence 1990. Or, pour contenir le changement climatique dans des limites supportables, il faudrait diviser par deux les rejets mondiaux avant 2050.

[ . . . ]

Pour lire la suite, cliquez ici :
http://www.m-pep.org/spip.php?article1558
 
 
 
 
 
4 )  Un article de Jacques Nikonoff du M'PEP 
 
 
QU’ATTENDRE DU SOMMET DE COPENHAGUE ?
 
I
nterview de Jacques Nikonoff, porte-parole du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP) au journal La Terre
 
Le 4 décembre 2009.
 
Pas d’espoir climatique sans justice sociale
 
Porte-parole du M’PEP (Mouvement politique d’éducation populaire) et ancien président d’Attac, Jacques Nikonoff donne à La Terre dans son numéro du 2 décembre 2009 son point de vue sur les enjeux du sommet de Copenhague. Un discours qui prend à rebours certaines idées répandues...
 
La Terre : Que faut-il attendre du sommet de Copenhague ?
 
Jacques Nikonoff :
D’abord, avant le sommet de Copenhague, il y a celui de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) à Genève, où il s’agit d’accélérer la libéralisation du commerce international. Or le libre-échange est une des causes majeures des dérèglements climatiques et au-delà, de la dégradation de l’environnement. Et il y a une diversion gigantesque qui vise à faire apparaître les questions climatiques comme indépendantes du commerce international libéralisé. Nombre d’organisations de gauche, partis, syndicats, associations... se sont malheureusement laissé entraîner dans cette diversion, et ne parlent plus que de Copenhague en oubliant Genève. Pourtant, si on veut vraiment s’attaquer aux problèmes de l’environnement, il faut organiser la décroissance du commerce mondial.
 
Selon vous, le protocole de Kyoto était déjà contraint par les exigences du commerce mondial ?

[ . . . ]
 
Pour lire la suite, cliquez ici :
http://www.m-pep.org/spip.php?article1561
 
 



 
5 )  article sur le climat d'intolérance à France Inter et au journal le Monde
 
 
http://canempechepasnicolas.over-blog.com:80/article--sur-le-climat-d-intolerance-a-france-inter--40728727.html
 
http://canempechepasnicolas.over-blog.com:80/article--climat-de-doute-au-cnrs-41095660.html
 
Suivi des vidéos de Vincent courtillot
Vincent Courtillot et le climatgate
 
 
 
 
 
 
 
6 ) Un article sur  Marianne2. fr
 
 
 
 
 
 
7 ) En document joint une chanson de pierre Perret :"Je suis vert ..."
 
Ce clip nous rappelle qu'il est nécessaire de s'intéresser aux problèmes de l'environnement. Sans tomber dans la surmédiatisation et sans être gagné par la psychose collective, il est nécessaire de faire preuve d'humilité et d'avoir présent à l'esprit la maxime que l'on prête à Antoine de Saint-Exupéry:
"La terre  ne nous appartient pas nous l'empruntons à nos enfants".
Par Tourtaux - Publié dans : Politique - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 12 2009 19:21

Contre la suppression de l’Histoire-Géographie en Terminale Scientifique par Jacques Sapir

mardi 8 décembre 2009, par Comité Valmy

« On vient d’apprendre que le Ministre de l’Éducation Nationale, M. Luc Chatel, a décidé de supprimer l’Histoire et la Géographie comme matières obligatoires en Terminale Scientifique. Il se propose néanmoins de les maintenir dans un cadre optionnel. Ce nouvel épisode de la réformite aiguë de tout Ministre de l’Éducation Nationale laisse anéanti et scandalisé. Ceci d’autant plus que ce n’est pas trahir un secret que de révéler que le Ministère avait commencé par reculer et par admettre que sa réforme n’était pas fondée, en rétablissant l’Histoire et la Géographie dans le cursus des disciplines obligatoires en Terminale Scientifique. »

Serment du jeu de paume - David

On peut supposer que les pressions des associations de mathématiciens et de physiciens qui veulent à tout prix conserver à cette terminale son caractère de « pureté » ont dû être très fortes ces derniers jours. Cela aboutit à une décision qui privera plus de la moitié des lycéens de Terminale d’un enseignement tout à fait nécessaire. Cette question ne concerne pas que les historiens et géographes, même si l’on ne doit pas s’étonner que ces derniers protestent très vigoureusement. Ancien élève de ce que l’on appelle une Terminale Scientifique (une Terminale C en l’occurrence), économiste et spécialiste en recherches stratégiques, je me suis sentis personnellement interpellé par cette mesure.

Une mesure démagogique et une politique schizophrène.

Tout le monde peut comprendre, au vu de ce qu’est un lycéen aujourd’hui, et plus particulièrement dans une section scientifique avec une spécialisation renforcée par la réforme, qu’une telle décision va aboutir à la suppression totale de cet enseignement. Très peu nombreux seront les élèves qui prendront une telle option. Nous ne devons donc nourrir aucune illusion. Le caractère démagogique de la mesure est évident dans la mesure où il fait reposer sur les élèves la décision de prendre ou de ne pas prendre les cours d’Histoire et Géographie à un moment où la spécialisation de la filière vient d’être réaffirmée.

Alors que, aujourd’hui, plus de 50% des élèves ont choisi la Terminale Scientifique, ceci revient à enlever l’enseignement d’Histoire et Géographie à cette même proportion. Quand bien même on arriverait dans le cours de la réforme à faire baisser ce nombre vers le 35%, ceci resterait absolument inacceptable.

Seul le rétablissement de l’Histoire et de la Géographie dans le cadre de cours obligatoires peut garantir qu’elles seront suivies par les élèves des Terminales Scientifiques.

Il faut alors souligner l’incohérence profonde de cette décision. Elle survient au moment même où, de la commémoration de l’anniversaire de la mort de Guy Môquet au grand débat sur « l’identité nationale », en passant par le projet d’un musée de l’Histoire de France, la question de l’Histoire, mais aussi de la Géographie (car la conscience nationale s’enracine dans des pays et des paysages) occupe une place centrale dans notre pays. Contrairement à d’autres, je ne pense pas que le débat sur l’identité nationale puisse être évité, mais je pense qu’il doit être soigneusement défini pour éviter les dérapages.

On se souvient du livre de Fernand Braudel L’Identité de la France, et de la place qu’il donnait à la fois aux paysages, à leur construction sociale, et à l’Histoire dans la production d’un sentiment national. La définition de ce dernier ne saurait renier ce qu’il doit à ces deux disciplines. Dans l’identité nationale, il y a aussi l’histoire des luttes sociales qui permet de comprendre la spécificité de chaque culture politique. Ce n’est pourtant pas à un homme de Gauche que nous devons de nous rappeler de ce que l’histoire du progrès de la civilisation est aussi celle de la lutte des classes. C’est à François Guizot que revient l’honneur de la formule, et Marx lui en avait donné crédit. Que penser d’une histoire qui serait réduite à sa plus simple instantanéité ?

Ou alors, mais on n’ose croire que tel soit le projet du gouvernement, cela reviendrait implicitement à faire reposer ce sentiment national, cette « identité française » sur une couleur de peau ou une religion. Ceci impliquerait pour le coup une rupture absolument radicale avec ce qui fait l’essence même du sentiment national en France.

On peut alors s’interroger sur la logique d’une telle politique qui prétend faire de la conscience nationale une priorité, qui va même jusqu’à créer à cette fin un Ministère de l’Intégration, et qui projette de la retirer en réalité à la moitié des élèves de Terminale. Ce n’est plus de l’incohérence, c’est de la schizophrénie pure et simple.

Quels citoyens voulons-nous pour demain ?

Au-delà, les raisons sont nombreuses qui militent pour le maintien d’un enseignement d’Histoire et de Géographie pour les Terminales Scientifiques.

Dans la formation du citoyen, ces disciplines ont un rôle absolument fondamental. La compréhension du monde contemporain, de ses crises économiques ou géostratégiques, des rapports de force qui se nouent et se dénouent en permanence entre les nations, implique la maîtrise de l’Histoire et de la Géographie. Est-ce à dire que, pour le Ministère de l’Éducation Nationale, les élèves des Terminales Scientifiques sont appelés à être des citoyens de seconde zone ? Est-ce à dire que l’on n’attend plus d’un mathématicien ou d’un physicien qu’il soit aussi un citoyen ?

Ou bien, voudrait-on ici organiser à terme une France à deux vitesses où d’un côté on aurait de grands décideurs dont la science serait au prix de leur conscience, et de l’autre le simple citoyen auquel on pourrait laisser ce savoir si nécessaire car devenu sans objet dans la mesure où ce dit citoyen ne pourrait plus peser sur les décisions politiques ?

Il est vrai que l’on peut s’interroger aujourd’hui devant la réduction, sans cesse croissante, de la démocratie à ses simples formes, qui ont elles-mêmes été bafouées comme on l’a vu pour le vote du referendum de 2005.

Par ailleurs, cette décision est en réalité autodestructrice pour notre économie dont on prétend cependant que l’on veut en pousser l’externalisation.

Aujourd’hui, dans les formations de pointe, qu’il s’agisse de Polytechnique (Chaire de management interculturel), des autres Grandes Écoles (École des Mines, École des Ponts et Chaussées) ou des Écoles de commerce et de gestion (HEC, ESSEC, SupdeCo, etc...), qui toutes impliquent de la part de l’étudiant une Terminale Scientifique, l’accent est mis sur la compréhension du monde contemporain.

Ceci nécessite une formation de base en Géographie (humaine, économique et géopolitique) mais aussi une formation en Histoire afin de fournir les bases de compréhension des évolutions du monde contemporain. Ceci correspond à une demande spécifique des entreprises françaises qui sont de plus en plus engagées dans un processus d’internationalisation de leurs activités. Qu’il s’agisse de la question des contrats, ou encore du développement d’activités à l’expatriation, la connaissance des fondements historiques, géographiques et culturels de ces sociétés, qui pour certaines sont très différentes de la nôtre, est absolument indispensable.

L’absence de ces disciplines, ou la réduction de leurs horaires à la portion congrue, défavoriseraient considérablement ceux des élèves de Terminale Scientifique qui ne veulent pas s’orienter vers des activités strictement en liaison avec les sciences de la nature.

L’Histoire, la Géographie et la double nature de la Science Économique.

Moi-même, en tant qu’économiste, je ne cesse de mesurer ce que ma discipline doit à l’Histoire (pour l’histoire des crises économiques mais aussi des grandes institutions sociales et politiques dans lesquelles l’activité économique est insérée) mais aussi à la Géographie avec son étude des milieux naturels et humains, des phénomènes de densité tant démographique que sociale. Comment peut-on penser la crise actuelle sans la mémoire des crises précédentes ? Comment peut-on penser le développement de l’économie russe hors de tout contexte, comme si ce pays n’avait pas sa spécificité de par son histoire mais aussi de par son territoire ? Nous savons bien que les processus économiques ne sont pas les mêmes dans les capitales, à Moscou et à Saint-Pétersbourg, et dans les régions.

Pourtant, j’ai fait ma scolarité dans ce que l’on appelait à l’époque une Terminale C, et je ne regrette pas les mathématiques et la physique, qui m’ont été nécessaires justement pour faire de l’économie, pour me frotter à la modélisation, et en mesurer la force mais aussi les limites. Pour dire les choses simplement, si l’on trouve bien en économie des régularités, qui permettent le calcul, ces dernières ne sont que temporaires et en réalité elles n’ont de pertinence que dans un cadre institutionnel précis. Que ce cadre change, et ces régularités changeront aussi.

L’économie ne sera jamais une science construite sur le modèle des sciences de la nature, comme les mathématiques ou la physique ou encore la mécanique. La raison fondamentale est que l’économie, activité humaine, dépend par trop de la subjectivité des acteurs et que cette subjectivité change suivant les contextes mais aussi suivant les changements dans la structure de la « dotation en facteur » que l’on reconnaît à chaque agent.

Michal Kalecki, un grand économiste polonais qui fut l’égal de Keynes, disait qu’il y avait deux erreurs qu’un économiste pouvait un jour commettre. La première était de ne pas calculer, et la seconde était de croire en ce qu’il avait calculé ! Ceci me semble bien résumer la double nature de la science économique. Les calculs que l’on peut faire n’ont de pertinence que temporaire et limitée, pour tout dire contextuelle. Mais cela ne veut pas dire que dans un contexte donné ils n’aient pas de pertinence.

On voit donc bien que si l’Économie n’est pas bien sûr le simple prolongement de l’Histoire et de la Géographie, elle perd toute pertinence à ne pas se nourrir à ces deux disciplines, et ceci de plus sans que cela soit exclusif d’autres disciplines comme l’Anthropologie ou la Sociologie. L’économie est donc fondamentalement une science sociale, mais une science sociale impliquant le recours étendu à des calculs comme instruments et cela sans que jamais on puisse cependant y voir une « nature » propre de l’économie. À ce titre, ceux qui prétendent vouloir trouver dans les mathématiques la clé de la scientificité de la science économique errent gravement, à la fois en tant qu’économistes et en tant qu’épistémologues.

Il faut donc arrêter cette mesure avant qu’il ne soit trop tard, et pour cela susciter le mouvement de protestation le plus important et le plus large possible. Le Ministère doit impérativement réintégrer l’Histoire et la Géographie parmi les matières obligatoires en Terminale Scientifique !

Jacques Sapir, Directeur d’études à l’EHESS, 23 novembre 2009

http://contreinfo.info/article.php3 ?id_article=2902

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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 12 2009 06:26

Obama, prix Nobel de la guerre

A West Point et à Oslo Barack Obama a fait l’apologie des guerres américaines.

samedi 12 décembre 2009, par Comité Valmy

Le discours d’Obama présentant le 1er décembre à West Point, le déploiement de 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan comme un prélude à un retrait, n’a été qu’un exercice cynique de faux-semblants, de double langage et de tromperie.


Cette appréciation peut également s’appliquer au discours d’Oslo de Barack Obama. Ce discours est une apologie des guerres américaines et nous pensons utile de le publier afin que des citoyens prennent le temps d’y réfléchir, hors de l’influence des médias prostitués au service de la pensée unique globalisée. Il s’agit d’un discours démagogique et belliciste qui bien loin de l’humilité annoncée est caractérisé par l’arrogance insolente et le cynisme d’un homme qui commande l’armée encore la plus puissante du monde et qui entend bien continuer la politique criminelle de ses prédessesseurs. Il n’est pas nécessaire de creuser beaucoup pour y retrouver à travers des arguties lénifiantes, un méli-mélo politico religieux qui rappelle l’esprit de croisade de George W Bush et ramène au choc des civilisations.

Nous sommes prévenus : "Nous devons tout d’abord admettre une dure vérité : nous n’allons pas éradiquer les conflits violents de notre vivant." a confirmé Barack Obama à Oslo. Autrement dit, la politique d’agression et de guerre des dirigeants étatsuniens est stratégiquement conçue pour durer. C’est d’une part, sans compter sur les peuples du monde qui tendent à s’unir et oublier d’autre part, que le molosse impérialiste américain est en train de perdre ses dents... Fleurus


Voir en ligne : Discours de Barack Obama lors de la réception du Prix Nobel de la Paix

L’élection d’Obama à la présidence a servi de poudre aux yeux, selon le vieux principe de "tout changer pour ne rien changer". Comme ses prédécesseurs à la Maison Blanche, Obama est tout simplement aux ordres de l’oligarchie politico-militaro-financière qui prétend régir la planète.


Le nouveau déploiement est en fait une escalade majeure dans une guerre impopulaire qui mènera à la mort de milliers et milliers d’Afghans et de Pakistanais et à une augmentation significative du nombre de victimes américaines. En effet, bon nombre des cadets de West Point qui étaient réunis pour écouter le discours du Président seront expédiés en Afghanistan pour faire une guerre à laquelle la majorité des Américains sont opposés.

L’évocation par Obama des attentats du 11 Septembre 2001 pour vendre la guerre comme une défense contre le terrorisme est frauduleux. La véritable raison de l’occupation de l’Afghanistan et largement débattue au sein de l’establishment de la politique étrangère est de maintenir une position dominante dans cette zone de l’Asie centrale riche en hydrocarbures, dans l’intérêt de la stratégie globale de l’impérialisme américain.

Ce mois marque le 30ème anniversaire de l’invasion soviétique de l’Afghanistan, que le président Jimmy Carter avait à l’époque dénoncée comme un acte illégal d’agression internationale. Ce qui n’était pas connu à l’époque c’est que les États-Unis avaient délibérément poussé Moscou à entreprendre son aventure militaire en finançant et en armant des combattants Moudjahidines opposés au régime pro-soviétique de Kaboul. Parmi les individus à la solde de la CIA se trouvaient Osama Ben Laden et les dirigeants actuels du mouvement des Talibans.

Le résultat de cette politique impérialiste, alors mise au point par celui qui était conseiller à la sécurité nationale et qui est aujourd’hui conseiller en politique étrangère d’Obama, Zbigniew Brzezinski, a consisté en trois décennies d’affrontements, de guerre civile et de dévastation sociale. L’administration Obama intensifie aujourd’hui cette entreprise colonialiste.

Aucune crédibilité ne peut être accordée à l’affirmation d’Obama d’entamer le retrait des troupes en juillet 2011. Ce prétendu calendrier est dépendant des « conditions sur le terrain. » De plus, cette affirmation a été suivie d’autres selon lesquelles la guerre en Afghanistan n’est qu’une des nombreuses interventions militaires à venir.

« La lutte contre l’extrémisme violent ne sera pas rapidement terminée », a déclaré Obama, « et elle va bien au-delà de l’Afghanistan et du Pakistan. » Qualifiant ce combat de « test d’endurance », Obama en arriva ensuite à parler de « régions de désordre et d’ennemis diffus », citant nommément la Somalie et le Yémen.

En réalité l’entreprise coloniale américaine en Asie centrale est sans limite dans le temps. Le « Washington Post » paru ce lundi citait un responsable américain comme disant : « Notre rôle est de les convaincre [les militaires pakistanais] que notre engagement envers l’Afghanistan et la région est à long terme. Nous n’allons pas emballer nos sacs et les laissez dès que nous en aurons terminé. »

Loin de hâter la fin de la guerre, l’escalade Obama crée les conditions pour de nouvelles et plus importantes conflagrations militaires. L’injection de troupes supplémentaires ne fera qu’attiser les tensions dans la région et au-delà, entre le Pakistan et l’Inde, l’Inde et la Chine, l’Iran et les Etats-Unis, la Russie et la Chine et les Etats-Unis.

Peut-être le plus gros mensonge est-il l’affirmation que la guerre est menée pour protéger le peuple afghan. En réalité les Afghans, dans leur écrasante majorité, s’opposent à l’occupation étrangère.

La décision prise par Obama signifie que 2010 sera une année qui verra augmenter les meurtres et les destructions en Afghanistan et au Pakistan. Un point central du nouveau déploiement des États-Unis est « le verrouillage » de Kandahar, un centre d’insurgés opposés à l’occupation US/OTAN. Cela ne peut qu’avoir comme implication de terroriser la population locale et de d’assassiner le maximum d’insurgés et d’Afghans soupçonnés de sympathie avec la résistance.

Dans le même temps, les Etats-Unis menacent de lancer des opérations terrestres sur le sol pakistanais, en plus des attaques de missiles drone qui tuent des centaines de civils pakistanais. Le « Washington Post » - rapportant lundi la récente visite à Islamabad du conseiller de sécurité nationale d’Obama, le général retraité de la Marine, James L. Jones - citait un responsable américain comme disant : « Si le Pakistan ne s’en sort pas, Jones a averti que les États-Unis pouvaient être poussés à utiliser tous les moyens à leur disposition pour mettre les insurgés en déroute le long des frontières ouest et sud du Pakistan avec l’Afghanistan. »

Le prix à payer pour les peuples d’Asie centrale est incalculable. Quant au peuple américain, il doit supporter la politique de guerre de l’élite dirigeante des Etats-Unis par la perte de milliers de vies, la dilapidation de milliards de dollars, des attaques sans précédent contre les services sociaux et une nouvelle érosion des droits démocratiques.

La contradiction la plus flagrante dans un discours criblé de contradictions a été la tentative d’Obama de séparer la guerre en Afghanistan de la guerre en Irak. « Je me suis opposé à la guerre en Irak », dit-il, « précisément parce que je crois que nous devons faire preuve de retenue dans l’usage de la force militaire ... » [Obama n’était pas membre du Congrès lors d’invasion de l’Irak par les Etats-Unis. Il n’a donc pas eu à se prononcer sur le sujet ... ce qui valait sans doute mieux... N.d.T]. Mais il n’a pas pu démontrer de différence essentielle entre cette entreprise criminelle et sa guerre en Afghanistan.

L’escalade d’Obama est encore une autre violation flagrante de la volonté du peuple américain. D’une élection à l’autre, les Américains sont allés aux urnes en exprimant leur hostilité à la guerre en Irak et en Afghanistan. Chaque fois leur demande a été ignorée et les guerres ont été renforcées.

Obama a gagné la présidence en se présentant comme un opposant à la guerre en Irak et en appelant à une opposition populaire face au militarisme. Une fois en poste, il s’est empressé d’augmenter le déploiement américain en Afghanistan de 21 000 hommes de troupes, tandis qu’il revenait sur sa promesse de procéder à un retrait rapide d’Irak. Maintenant, il fait monter le total des troupes américaines en Afghanistan à 100 000, soit plus du double de l’époque de Bush.

Comme dans sa politique économique pro-Wall Street et ses attaques contre les droits démocratiques, Obama approfondit dans sa politique militaire et étrangère le programme réactionnaire de Bush.

La décision d’étendre la guerre en Asie centrale revient à exposer de façon dévastatrice le système politique américain dans son entier. Les deux partis [Démocrate et Républicain] et le Congrès sont les instruments de l’aristocratie financière au pouvoir dont ils défendent les intérêts en opposition avec les besoins et les opinions des salariés et de la grande majorité de la population.

L’alignement des puissances impérialistes derrière les Etats-Unis qui conduisent la guerre est d’une immense signification. La participation de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de la France et d’autres puissances représente une attaque au niveau international visant à subordonner la région tout entière à des intérêts impérialistes. Chacun de ces gouvernements agit au complet mépris des sentiments anti-guerre de sa population.

Cela met en évidence le fait que la lutte anti-guerre exige une lutte internationale de la classe ouvrière contre l’impérialisme mondial et le système capitaliste qui est à l’origine de cette guerre.

* Comité de rédaction du site WSWS

Source : Info-Palestine.net

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