SYNDICAT CGT DE LA CULTURE DE LA MAIRIE DE PARIS : LES ORDINATEURS BIENTOT INFECTES PAR LE VIRUS DE L'INCOMPETENCE MUNICIPALE. LA MAIRIE DE PARIS S'EST ENCORE PLANTEE POUR SON PARC INFORMATIQUE

Publié le par Tourtaux

Lundi 26 janvier 2015    

 

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                                    - Je crains madame que pour Paris Ville Numérique se soit compromis

 

       Les ordinateurs bientôt infectés par le virus de l’incompétence municipale

C’était il y a quatre ans. Une éternité dans le monde de l’informatique. A cette époque, la mairie de Paris à la recherche du moindre centime, supprimait la majeure partie des compétences de sa Direction des Services Informatiques (DSTI). Finie toute assistance technique en cas de bug ou de logiciel défaillant, voire comme parfois dans les bibliothèques, en cas de carte de lecteur « bloquée ». A la place, la municipalité a décidé de nommer « relais informatiques » des agents dans chaque direction de la Ville, en plus de leurs tâches habituelles, à charge pour eux, moyennant une (modique) prime, de dépanner le collègue en cas de plantage. Actuellement, il existe 450 relais techniques pour 22 000 ordinateurs. 

Mais à la mairie, on adore la réorganisation continuelle. Les Shadocks pompaient, ben, notre équipe municipale aussi. On ne compte plus les créations de directions, puis les fusions de ces même directions crées deux ans auparavant, les fusions de services avant de les réorganiser ailleurs. A Paris, y a peut être plus de marronniers mais il y a des organigrammes pour les remplacer.

C’est ainsi que la mairie va supprimer les relais informatiques (de proximité) pour recréer…la DSTI !  « Faire et défaire c’est toujours travailler » clamait le Sapeur Camembert au moment où il bouchait le trou qu’il venait à peine de creuser. Quoi il travaille à l’Hôtel de Ville ?

 

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                                     - Mais quel est le con qui nous a mis un organigramme là dedans ...

 

Ce projet (en fait déjà bouclé) prévoit la création d’un centre de service et de quatre agences qui se partageront les différentes directions. Toutefois, y a un bug en prévision car ce nouveau service piloté donc par cette « nouvelle » DSTI devra acceuillir…des agents volontaires ! Si les quelques relais techniques qui effectuaient plus de la moitié de leur travail en matière informatique seront appelés à rejoindre la nouvelle structure, ils ne représentent qu'une poignée. Alors, fini le concept de Paris Ville numérique ? Marrez vous, mais c'est vrai que c’était il y a ..huit ans 

En tout cas, voilà la Ville est bien emmerdée car elle ne peut muter d’office ceux qui résolvaient brillament les problèmes informatiques de leurs collègues. En effet, celles et ceux qui effectuent moins de 50 % de leurs tâches en tant que relais techniques resteront dans leur direction et n’effectueront plus alors que leur métier de base, a ainsi lâché la mairie de Paris lors de la première réunion d’information concernant cette réforme, aux agents concernés. « Mais ils peuvent aussi partir à la DSTI » a toutefois précisé une administration guère convaincue elle-même.

Il faut dire que pour trouver des volontaires, il faudra sûrement chercher jusque sous les tapis de souris municipaux. Concrètement, cela veut dire que les agents qui souhaitent continuer cette activité, le feront à plein temps, au sein de l’une des agences ou du centre de service, tout en gardant leur grade et leur fonction actuelle car il n’y aura pas de création de corps d’informaticien. Pas très emballant tout ça. Et oui, l’agent administratif, le jardinier, le bibliothécaire ou l’ingénieur deviendrait alors informaticien du jour au lendemain au sein de l’une de ces agences avec des salaires complètement différents mais surtout pas celui d’un informaticien. Il est vrai que ce corps… n’existe pas dans l'administration parisienne. Paris Ville Numérique ? Ouarf !


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                            Agent administratifs, jardiniers, bibliothécaires : bientôt tous informaticiens ?

 

Les autres relais techniques et assistants qui exercent cette activité à moins de 50% de leur temps seront, eux, remerciés pour leurs (bons et loyaux) services. Ils reprendront leur fonction initiale et ne toucheront plus de prime NBI. Y a pas de petites économies. Des primes qui  apparemment, et dans le plus grand secret, variaient d’ailleurs du simple au double selon les directions. Pas de panique, à la DAC c’était « du simple ».

Il y a quatre ans, il a été demandé aux responsables d’établissement de trouver des agents pour assurer cette nouvelle fonction au prétexte d’offrir un service « de proximité de qualité ». Les agents se sont investis, ils ont suivi de nombreuses formations onéreuses. Quoi qu''on pense de leur mise en place à l’époque, constatons encore une fois, ce gâchis d’argent public. Pourtant, « professionnalisme », « compétence », « adaptation » sont les mots clés qui ont été claironnés lors de cette réunion de présentation. L’équipe d’Anne Hidalgo a toujours le mot pour rire.

Mais, au fait, elle va fonctionner comment cette nouvelle DSTI ? Sur le nombre d’agent qui composera ce service… la Ville ne sait pas ! « Cela dépendra du nombre de ceux qui veulent venir » affirme sans rire la mairie de Paris à une question posée par des agents interloqués. Cela donne une certaine idée de l’incompétence municipale sur l’organisation prévisionnelle du futur parc informatique de la Ville. Alors 2015, « l’année de la panne » ? Et alors, Paris Ville analogique c’est bien aussi, non ?

 

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                                       - Je crois qu'à Paris, ils vont bientôt avoir besoin de mes services

                                               

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Publié dans Lutte des classes

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