OSCAR FORTIN : COMMENT EN ARRIVE-T-ON A TUER LE COEUR HUMAIN?

Publié le par Tourtaux

dimanche 11 janvier 2015

COMMENT EN ARRIVE-T-ON À TUER LE CŒUR HUMAIN?




Je parle, évidemment de ce cœur qui fait de nous des humains. Ce cœur qui sait ressentir la joie, les peines, les souffrances et qui ne peut supporter la cruauté des crimes qui se commettent. Ce cœur résiste aux guerres fratricides, aux grandes injustices qui laissent dans l’abandon près des deux tiers de l’humanité. Il est plutôt artisan de paix, de solidarité, de vérité.
Un des grands défis des « va en guerre » est celui de prendre le contrôle des émotions et des sentiments de ceux et celles dont la mission sera de tuer, sans aucun état d’âme, hommes, femmes et enfants. Jusqu’à tout récemment cette prise de contrôle se faisait à travers de nombreuses sessions de manipulation des esprits les conduisant à voir toute la cruauté humaine des personnes qu’ils auraient à éliminer. Une véritable opération de diabolisation des ennemis potentiels. Cette méthode est clairement décrite dans un roman écrit sous fond historique.  Les anonymes, de R.J. Ellory. Ce dernier conduit le lecteur jusque dans les coulisses de ces conditionnements.
« Installé dans une petite salle du complexe de Longley décoré comme un cinéma, j’avais visionné les films : et, sur l’écran devant moi, Dennis Powers avait demandé à ce qu’on me montre plusieurs bobines de 16 mm. Je les regardai sans rien dire. Powers assis à mes côtés fumait comme un pompier pendant que défilaient devant moi des décapitations, des pendaisons sommaires, des enterrés vivants, des éviscérations, des viols et des exécutions sur le bas-côté d’une route. Peut-être qu’il s’attendait à ce que j’aie la nausée. Peut-être qu’il s’attendait à ce que je détournerais le regard, horrifié de voir ces gens massacrés—mais je ne le fis pas. Un jeune homme, 16-17 ans au plus, était traîné loin d’une porte derrière laquelle il se cachait. On lui tranchait la gorge, et deux hommes s’appliquaient ensuite à faire passer la base de sa langue à travers la béance de son cou. ( …) Une petite fille de 7 ou 8 ans était ficelée dans un grand sac de toile, comme un paquet. Allongée par terre, incapable de se délivrer de ses liens, elle était piétinée sans répit. En quelques secondes, elle cessait de bouger, mais les coups continuaient de pleuvoir sur elle…
Profitant d’un court répit entre la fin d’un film et le début d’un autre, Powers se pencha Powers vers moi et me glissa à l’oreille : “Des collabos… Ils pensent que ces enfants collaborent avec les Américains.” ( P. 300, de l’édition le livre de poche.)
Vous aurez compris que ces criminels sans âme ni conscience sont ces ennemis où ils seront envoyés pour tuer. Dans le cas de ce roman, ce pays sera le Nicaragua sandiniste, qualifié de communiste et de sanguinaire. Ce ne sera qu’après plus de 90 assassinats et plus de trois ans dans ce pays que ce personnage, John, réalisera la grande manipulation dont il aura été victime. À la page 354 de ce roman, il dit ceci :
“Les sandinistes tentèrent d’enrayer le déclin du pays (dirigé depuis des années par le dictateur Somoza). Ils établirent un gouvernement pour le peuple. Réforme agraire, justice sociale, redistribution des richesses. Mais nous, nous les puissants Américains, n’avons pas voulu que le peuple nicaraguayen dispose de son propre pays comme il l’entendait, exactement comme nous avions contrecarré et combattu les mêmes aspirations des Chiliens. (…) La CIA attisait la propagande antigouvernementale… Des radios pirates, basées au Honduras et au Costa Rica, expliquaient aux Nicaraguayens que le nouveau gouvernement n’était rien de plus  qu’un  ramassis de fantoches athées, à la botte de leurs maîtres russes marxistes, ayant juré la destruction de l’Église catholique et de tout ce à quoi il tenait chèrement.”
Les habitués de ces analyses ne sont pas surpris devant de tels comportements et déclarations. Les nombreuses interventions des États unis dans de nombreux pays, tant de l’Amérique latine, qu’ailleurs dans le monde, ont reposé sur cette capacité de manipuler l’opinion publique et de conditionner ceux et celles don la mission serait de tuer sans état d’âme. L’élément nouveau c’est que certaines langues se délient et que les témoignages de ces mêmes assassins se font toujours plus nombreux. Ces derniers  ne sont pas sans indisposer ces tireurs de ficelles qui ambitionnent le monde. Ils deviennent à leur tour la cible d’assassins anonymes dont le mandat est de les faire disparaître.
UNE PILULE MIRACLE : la puissante amphétamine Captagon


Selon l’article que vous pouvez lire ici, cette “pilule de l’horreur” aurait été mise “en production par l’OTAN en 2011 dans les laboratoires bulgares, le Captagon. Elle  est désormais produite dans tout le Moyen-Orient, en particulier en Syrie. Début avril 2014, l’armée arabe syrienne a intercepté un véhicule empli de tablettes de Captagon et de composants équivalents à une tonne de Captagon (phenidate hydrochloride), l’amphétamine qui provoque l’euphorie et réduit la douleur. Mélangé à d’autres substances, telle que le haschisch, il représente ‘’l’alimentation de base’’ des djihadistes, qui perdent la sensation de leur douleur, de celle des autres, et leur font commettre des horreurs ‘en rigolant’.
Si une telle pilule existe vraiment et si elle est utilisée en quantité astronomique, comme le signale l’article en question, elle devient une menace constante pour l’humanité et doit être interdite de production et d’usage par la communauté internationale et tous les États qui en sont membres. Elle est tout aussi sinon plus dangereuse que l’usage des armes chimiques. Elle détruit la conscience et la responsabilité. Elle tue le cœur humain.
Oscar Fortin
Le 11 janvier 2015
http://humanisme.blogspot.com

Publié dans Fascisme

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