LA MOUVANCE TERRORISTE "DAESH" EST NEE DANS LES GEOLES US DE L'IRAK

Publié le par Tourtaux


Le «Guardian» dévoile les prémices du soi-disant «Etat islamique» (EI ou Daech). C'est dans un camp de prisonniers en Irak que se sont organisés les futurs leaders du mouvement terroriste, au nez et à la barbe de leurs gardiens américains.

Martin Chulov, journaliste pour le quotidien anglais The Guardian, a rencontré Abu Ahmed, l'un«Daech» est né dans les geôles américaines de l’Irak des leaders du groupe terroriste. Il a négocié deux ans avec lui pour l'interviewer. Le terroriste s'est longuement livré sur ses débuts dans l'organisation. Au Camp Bucca, une prison du sud de l'Irak gérée par des soldats américains. Tout s'est fait devant eux, sans qu'ils ne se rendent compte de rien.

«Nous avions tellement de temps pour nous asseoir et planifier»

Bucca était une chance inespérée de rassembler tous les extrémistes irakiens en un seul et même lieu, comme l'explique Abu Ahmed dans le Guardian :

«On n'aurait jamais pu se réunir comme ça à Bagdad, ou ailleurs. Cela aurait été beaucoup trop dangereux. Là-bas, nous étions non seulement en sécurité, mais à seulement quelques centaines de mètres des chefs d'Al Qaida.»

C'est aussi là-bas qu'il a rencontré Abu Bakar Al Baghdadi, le chef de «Daech» auto-proclamé «émir».

Le terroriste décrit une atmosphère où tous les prisonniers se connaissent, et savent de quoi chacun est capable. La prison devient un centre névralgique où les chefs se réunissent pour réfléchir à la suite : «Nous avions tellement de temps pour nous asseoir et planifier. C'était un environnement parfait.» Enfermés, ils ne pensent qu'à la suite. A leur sortie. Tous ensemble, comme le décrit Abu Ahmed : "On s'est tous entendus pour se revoir une fois sortis de prison."

Tout juste sorti de prison, Abu Ahmed a pu retrouver ceux qu'il avait rencontré en prison. Ils sont venus le chercher à Bagdad. Il a rejoint le soi-disant «djihad» juste après, ce que le terroriste décrit comme «se remettre au travail».

Pour le terroriste interrogé, ce passage en prison a grandement aidé à la naissance du groupe : «A partir de 2009, la plupart d'entre nous étions de retour. Nous avions recommencé à faire ce que nous faisions avant d'être emprisonné. Mais cette fois nous le faisions mieux.» Le Guardian cite les chiffres de Hisham al-Hashimi, un analyste basé à Bagdad, pour montrer l'impact possible de ces geôles américaines sur le groupe : 17 des 25 leaders les plus importants de «Daech» ont été enfermés dans des prisons américaines entre 2004 et 2011. Nombre d'entre eux ont réussi à s'évader après le départ des troupes américaines d'Irak.

Source : sites web

 

12-12-2014 | 15:11

 

 

  
 

Publié dans IRAK

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Tourtaux 13/12/2014 00:39

Radia Stadelmann / Ca ne m`étonne pas !