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SYRIE ET IRAK : DEFAITE CUISANTE DES TERRORISTES DE DAESH. LA PROVINCE DE DIYALA, DANS L'EST DE L'IRAK LIBEREE PAR LES FORCES IRAKIENNES ET LES COMBATTANTS KURDES ONT TOTALEMENT REPRIS KOBANE

Publié le par Tourtaux

 
     
Le groupe terroriste «Daech» a subi lundi une défaite cuisante en Syrie et en Irak.

La province de Diyala, dans l’est de l’Irak, a été libérée de «Daech» par les forces irakiennes, a indiqué lundi un haut responsable militaire.

«Les forces irakiennes sont en contrôle total de toutes les villes, districts et cantons deDéfaite cuisante de «Daech»: la province de Diyala et Kobané totalement libérées. la province de Diyala», a souligné le général Abdelamir al-Zaïdi.

De même en Syrie, les combattants kurdes ont repris la totalité de la ville kurde syrienne de Kobani, après avoir chassé les derniers groupes extrémistes de «Daech», a rapporté lundi une ONG syrienne.

Dans un premier temps, «l’Observatoire syrien des droits de l’Homme» (OSDH) avait indiqué que «la milice des YPG (Unités de protection du peuple kurde) a chassé l'Etat islamique (EI) de Kobané et contrôle quasi-totalement la ville», ajoutant que les extrémistes se sont repliés dans les environs de Kobané. «Certains jihadistes combattent encore à l’extrémité-est de Kobané, notamment à la périphérie du quartier Maqtala», avait précisé l’ONG.

Il s’agit de la plus importante défaite de «Daech» en Syrie depuis l’apparition de ce groupe terroriste dans le conflit en 2013 et, selon les analystes, cet échec porte un coup d’arrêt à son expansion territoriale.

«Daech» a perdu plus de 1.000 extrémistes depuis le début de son offensive contre Kobané le 16 septembre.

Les combats, qui ont fait au total plus de 1.600 morts, et la détermination de «Daech» à conquérir cette ville frontalière de la Turquie ont transformé Kobané en un symbole de la lutte contre ce groupe extrémiste qui contrôle de larges territoires en Syrie et en Irak.

Source: agences et rédaction
26-01-2015 | 16:01

     

Les Kurdes chassent l'Etat islamique de Kobané

Gabriel PORNET 26 janvier 2015 à 16:22
Un bombardement à Kobané, le 23 novembre 2014. Un bombardement à Kobané, le 23 novembre 2014. (Osman Orsal. Reuters)

La troisième ville kurde de Syrie a été reprise lundi aux jihadistes. Retour sur des mois de combats violents dans cette ville devenue symbole de la guerre contre EI.

Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a été chassé de Kobané par les forces kurdes. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme a affirmé que les Kurdes contrôlaient désormais «totalement» cette petite ville syrienne, frontalière de la Turquie devenue le symbole de la résistance à l’EI depuis que les jihadistes y ont lancé un vaste assaut le 16 septembre. 

La milice des YPG (Unités de protection du peuple kurde) «a chassé tous les combattants de l’EI», a précisé l’ONG, qui dispose d’un large réseau en Syrie. «Il n’y a plus de combats dans la ville et les jihadistes se sont repliés dans les environs de Kobané», a précisé son directeur Rami Abdel Rahmane à l’AFP. «Les Kurdes pourchassent encore des combattants cachés à l’extrémité-est de la ville, notamment dans le quartier de Maqtala».

Les YPG n’ont pas formellement annoncé lundi la reprise de la ville, mais Mustefa Ebdi, militant kurde de Kobané, a affirmé à l’AFP que les combats avaient «cessé» et que les forces avançaient «prudemment dans Maqtala par peur des mines et des voitures piégées». «Des combattants de l’EI ont été vus en train fuir sur des mobylettes de Maqtala, ils n’ont opposé aucune résistance», a-t-il poursuivi.

Cet échec intervient le jour même où un responsable militaire en Irak annonçait que la province de Diyala, dans l’est du pays, était libérée du groupe extrémiste. Retour sur plus de quatre mois de violents combats. 

Des premiers accrochages en 2012

Située dans le nord de la Syrie, le long de la frontière turque, la ville a vécu plusieurs sièges sanglants depuis le début de la guerre civile, en 2011. Dès novembre 2012, le YPG, qui constitue également l’un des groupes engagés contre le régime de Bachar al-Assad, connaît des accrochages avec d’autres rebelles, notamment des islamistes. Le conflit se radicalise au mois d’août 2013, après que plusieurs centaines de civils kurdes ont été pris en otages par l’Etat islamique en Irak et au Levant, devenu Etat islamique (EI) depuis, et le Front al-Nusra. Une guerre ouverte pour le contrôle des zones kurdes du nord du pays s’engage pendant un an avec les islamistes. Parallèlement, en novembre 2013, Kobané déclare officiellement son indépendance vis-à-vis du régime d’Al-Assad.

Le tournant de l’été 2014

Durant l’été 2014, le conflit prend un nouveau tournant. Le 2 juillet, l’EI lance un assaut sur le village de Zor Makhar, à 35 kilomètres de Kobané. Les forces kurdes répliquent et le bilan est lourd. Les membres du YPG, qui comptent plus d’une dizaine de victimes dans leurs rangs, disent avoir tué au moins 130 combattants de l’EI. Le 5 juillet, au lendemain de la mobilisation générale décrétée par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une vaste opération est lancée dans plusieurs villages pour empêcher l’EI de se déployer. Une nouvelle fois, au moins une centaine d’islamistes auraient perdu la vie.

Après dix jours de combats, les Kurdes accusent le gouvernement turc, en conflit avec le PKK depuis 1984, de faire le jeu des islamistes en refusant de s’engager sur le terrain. A la mi-juillet, près de 800 Kurdes de Turquie traversent la frontière à l’appel du PKK et prêtent main forte aux défenseurs de Kobané. En août, les combats s’intensifient et l’Etat islamique bombarde plusieurs villages.

Le centre des combats

Mi-septembre, l’Etat islamique recentre ses opérations sur la ville. Le 16, une immense offensive est lancée. Malgré la résistance des troupes du YPG et du PKK combinée avec des frappes aériennes américaines, les islamistes pénètrent dans la ville le 6 octobre. Plus de 100 000 personnes s’enfuient alors vers la Turquie. Le gouvernement d’Ankara décide de fermer la frontière, à la fois pour mieux gérer le flux de réfugiés et pour empêcher que de nouveaux combattants kurdes partent en Syrie. Le 31 octobre, plus d’une centaine de peshmergas (force du gouvernement régional du Kurdistan irakien) réussissent à atteindre Kobané via la Turquie pour aider les défenseurs de la ville. Le lendemain, des milliers de personnes manifestent en Turquie pour soutenir les combattants kurdes.

Fin novembre, l’Etat islamique lance une nouvelle attaque contre Kobané. L’opération s’organise sur plusieurs axes, ce qui complique les opérations de défense. L’Observatoire syrien des droits de l’homme accuse la Turquie d’avoir laissé des combattants de l’EI attaquer via son territoire. Le gouvernement turc dément formellement. Dès le début du mois de décembre, les Unités de protection du peuple kurde (YPG) s’organisent pour reprendre les zones perdues. A la fin du mois, au moins la moitié de la ville de Kobané est toujours aux mains de l’Etat islamique à l’Est, mais les Kurdes ont gagné du terrain.

À lire aussi : Les Kurdes font reculer l’Etat islamique

Le 6 janvier, l’EI lance une nouvelle attaque sanglante. Les combats s’enchaînent alors mais, le 19 janvier, les Kurdes prennent la colline stratégique de Machtanour. Grâce à cette place en hauteur, ils contrôlent «la ville par le feu», précise l’OSDH. Lundi, l’ONG a affirmé que les Kurdes avaient chassé tous les combattants de l’Etat islamique, mettant fin à des mois de violences qui ont fait plus de 1 600 morts. 

Gabriel PORNET

Publié dans Syrie

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Tourtaux 26/01/2015 22:26

Tout à fait Mouna!

Tourtaux 26/01/2015 22:25

Mouna Rizkallah Abou Chakra : ce qui dement ce qu'ont reclame hier les Etats Unis comme quoi l'armee Irakienne n'a recupere que 1 pour cent des territoires occupes par cette secte satanique!