CORREZE : LES CHEMINOTS CGT DE BRIVE CONTRE LA SCELERATE REFORME APPELLENT A MANIFESTER LE 29 JANVIER A PARIS

Publié le par Tourtaux

 

Limousin > Corrèze > Brive 19/01/15 - 06h00

Les cheminots CGT appellent à manifester le 29 janvier à Paris

     

Les délégués CGT des cheminots de Brive ont exprimé leurs revendications face à la nouvelle réforme ferroviaire.? - photo gwendoline teyssedou

Les délégués CGT des cheminots de Brive ont exprimé leurs revendications face à la nouvelle réforme ferroviaire.? - photo gwendoline teyssedou


 

En perspective de la manifestation prévue à Paris le 29 janvier, les cheminots CGT de Brive soulèvent ce qu’ils considèrent comme des aberrations de la réforme ferroviaire.

Le syndicat contre la réforme

La réforme ferroviaire d'août 2014, en vigueur depuis le 1 er janvier, a pour but de mettre fin à la séparation entre la SNCF et Réseau ferré de France. Un groupe public ferroviaire a été constitué avec un établissement public de tête « mère », la nouvelle SNCF, et de deux établissements « filles », le gestionnaire d'infrastructure (SNCF Réseau) et l'exploitant ferroviaire (SNCF Mobilités).

Pour le secrétaire du syndicat des cheminots CGT de Brive, Frédéric Cueille, « l'unité est loin d'être acquise. En fait, trois entités ont été créées, ce qui cloisonne les activités, les différents métiers ; les coûts de fonctionnement sont ainsi augmentés. Dans une gare comme Objat, l'agent en poste, chargé de la circulation, n'a plus le droit de s'occuper du guichet ».

Les cheminots CGT iront donc manifester le 29 janvier à Paris contre la réforme ferroviaire : « Nous demandons à ce que la réforme s'applique à nos régions, pour garder des multi-activités, des multimétiers, ont déclaré Hervé Pinaud et Yvan Escribe. La réforme doit être mise en place au plus près du terrain pour répondre aux besoins des usagers ».

Les délégués syndicaux sont également très inquiets pour la ligne Paris-Limoges-Toulouse, « le trajet Toulouse-Paris par Bordeaux en TGV étant favorisé », ainsi que pour le devenir des trains intercités, avec des projets de gares butoirs à Brive, ou à Objat. Enfin, ils dénoncent plus globalement la détérioration du transport ferroviaire, « avec de rames low-cost, ces trains de nuit qui roulent le jour à bas prix », et l'impact de la loi Macron « qui va autoriser le transport des voyageurs par car, mettant en péril notamment la ligne Bordeaux-Lyon ».

è Conflit. Les cheminots CGT de Brive sont revenus sur le conflit de la fin de l'année, marqué par des grèves des conducteurs, le week-end, pour protester contre la charge de travail : « Les deux tiers des trains de nuit de la ligne Paris-Toulouse étaient à la charge des 35 conducteurs qui travaillent entre Paris et Cerbère, alors que seul un tiers était assuré par Toulouse. Nous protestions contre la répartition mal faite entre les différents sites de la ligne. Les négociations ont finalement abouti positivement en début d'année ».

Christine Moutte

 

Publié dans Lutte des classes

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