HIER soir, le conseil municipal d'Aÿ et le conseil communautaire de la CCGVM ont adopté le principe d'un recours éventuel devant la Cour de justice ad hoc concernant la PTPM.
La commune d'Aÿ envisage en effet de porter le contentieux PTPM en justice.
Une dette morale
Au-delà de la victoire des salariés qui ont obtenu, vendredi dernier, de la justice la suspension de la procédure du plan social (l'union du 4 juillet), qui prévoyait la fermeture du site et le
licenciement de 133 personnes en septembre prochain, le maire d'Aÿ entend maintenir la pression auprès du groupe Trèves, même si ce dernier a fait appel de la décision.
« La commune a été lésée dans cette affaire », estime Dominique Lévêque. « La commune a financé la construction d'une usine relais dans les années quatre-vingt-dix. Certes, PTPM a remboursé la
dette, mais il subsiste une dette morale qui, elle, n'a pas été remboursée. Le groupe Trèves a une obligation morale envers la commune. Si la PTPM ferme, on parle d'une entreprise en moins sur la
commune, de salariés au chômage… ».
L'avocat de la municipalité, Me Devarenne, travaille actuellement sur l'affaire « pour trouver des failles dans le dossier », ajoute le maire d'Aÿ.
«
Actuellement, rien n'est décidé. L'avocat nous dira si la procédure a des chances d'aboutir ou non. Par cette décision, nous entendons montrer au groupe Trèves que nous ne restons pas inactifs.
»
Hier, dans l'éventualité d'une fermeture définitive du site, la municipalité a également fait valoir son droit de préemption sur le site de la PTPM.
« En tant qu'élu, j'avoue que je suis pessimiste sur les chances de survie du site. Il nous faut donc avoir un coup d'avance. »
Source : L'Union