Nicolas Sarkozy n'est pas facile à contenter. N'a-t-il pas déjà un frangin toubib aux Amériques? Vous savez bien, celui qui est dans les affaires pédiatriques... celles qui touchent
avec bienveillance l'enfance qui vient de loin, du Tchad par exemple. Qui ne se souvient pas de l'étouffée ténébreuse et malheureuse histoire de gros sous dont auraient été
victimes les parents d'enfants "abandonnés" et presque embarqués par "erreur" à la sauvette dans des charters à cause des guerres meurtrières et à répétition comme
à Gaza ?
Le docteur François, je crois bien que c'est le prénom du frère du Sarko, qui, paraît-il, donne dans la bonne cause humanitaire, va devoir se manier s'il veut sauver quelques pauvres
petits palestiniens. Toutes les bonnes causes ne sont pas forcément estimées justes surtout, lorsqu'il s'agit des monstrueux crimes de guerre perpétrés par l'Etat fasciste
hébreu, téléguidé et orchestré par le puissant allié américain de l'ami Bush, le pur et dur copain de Nicolas. C'est justement dans cette Amérique là que bosse le pédiatre
Sarkozy. Il paraît même que le praticien vient de faire un voyage éclair en pédalo des USA jusqu'à Paris, dans une clinique privée où il aurait rendu visite
à une charmante maman, ministre du frangin Nicolas et, comme on ne se refait pas dans cette famille Sarkozy aux pouvoirs tentaculaires, Nicolas 1er a, lui aussi, décidé de devenir
médecin.
Nicolas Sarkozy que tous les français connaissent comme un grand tchatcheur dont les bonimenteries plaisent beaucoup aux gros riches de ce pays parce que pour eux, il ne cause pas dans
le vide puisque les conneries qu'il raconte augmentent leurs dividendes. Par contre, les calembours que visiblement, il affectionne, sont de moins en moins
appréciés de la majorité des gens du peuple.
Voilà qu'à Strasbourg, à l'occasion de ses voeux de bonne santé à l'hôpital public et à son personnel qui l'a accueilli par une grève, le docteur Sarkozy s'est payé la tête de
l'ensemble du monde du travail en milieu hospitalier mais aussi de celle des patients, si ceux-ci ont encore les moyens de se payer un plumard.
Comme d'habitude, c'est entre deux tics et autres ricanements saugrenus que le farfelu président a présenté ses sinistres voeux en compagnie de l'inévitable pharmacienne de service, la Bachelot,
je n'ai pas dit cachalot, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit.
Sarkozy se les a tous payé. Les dirlos, les grands pontes de la médecine, les gus de l'entretien, les infirmières, les secrétaires médicales, les brancardiers, les aides-soignantes, les
rince-pots, bref, tous ont eu leur dose. Le bon docteur Sarko a piqué tous azimuts. La comptabilité, il en a fait son affaire et pour lui tout va bien. Pas besoin de rajouter
de pognon, même pas un euro. On a assez donné qui dit le guérisseur qui sait tout et qui faitout.
"Comme toujours en France, on ne regarde pas à l'intérieur du moteur ce qui se passe, on dit : "il faut plus". L' éminent spécialiste a ironisé sur les moyens qui, selon lui ne manquent
pas dans nos hôpitaux publics. Pour lui, les personnels sont en nombre suffisant. Pour se défausser de ces responsabilités, Sarkozy veut faire porter le chapeau à l'encadrement qui
devra se soumettre totalement pour rogner encore davantage sur les personnels et sur les soins à donner aux patients. Avec sa médecine "douce", Sarkozy méprise la fonction médicale
et les citoyens qui en dépendent, c'est-à-dire les patients qui devraient aussi avoir leur mot à dire.
L'ex-avocat d'affaires devenu président par la grâce de 53% d'électeurs dont une infime minorité comptent parmi ses potes, s'adonne maintenant à la médecine de mort. Faute de
poupée où passer ses colères, Sarkozy pique à volonté. Ses méthodes ne s'embarrassent pas de fioritures. Que l'on soit malade, pas encore malade, le toubib pique. Peu lui
importe s'il pique dans le maigrichon porte-monnaie des contribuables, il pique. La mort des autres ne semble même pas l'effleurer.
Le docteur donne des leçons de morale dont il rigole bêtement. Il félicite les personnels pour leur dévouement mais oublie la rallonge budgétaire pour le bon fonctionnement de
l'hôpital. Selon lui, les salaires sont corrects, de quoi se plaignent-ils et pourquoi étaient-ils donc hier en grève, mais pour vous accueillir, praticien miracle !
Depuis que vous êtes au chevet des français, vous semez la zizanie, la misère, la souffrance mais à force de prétendre nous soigner, c'est vous Sarkozy qui allez devenir le souffre-douleur de la
classe ouvrière. Il est urgent pour notre peuple que vous faites crever que votre toubib de frangin vous donne quelques notions, vous avez un manque évident de formation médicale et, à force
de vouloir jouer au docteur, vous allez finir à l'hosto avec la bloblotte.
Michel Lacher, secrétaire adjoint CGT des hôpitaux universitaires de Strasbourg qui faisait partie de la délégation reçue le matin a dénoncé les propos scandaleux de Sarkozy : "Dire que le
problème n'est pas celui des moyens mais de l'organisation est insultant et faux".
"Insultant parce que dire à tous les chefs de service que depuis des années il ne savent pas s'organiser, ça revient à les traiter d'incapables. Et faux parce qu'il y a un réel manque de moyens à
l'hôpital. Il n'y a plus de financement, nous sommes en déficit, on continue à supprimer des emplois. A Strasbourg par exemple, on nous avait promis trois unités de réanimations dans le
nouvel hôpital civil. L'une n'a pas pu ouvrir faute de recrutement."
PIQUER AUTRUI N'EST PAS UN JEU, MONSIEUR SARKOZY !
Jacques Tourtaux