Mardi 18 novembre 2008

Au secours ! Le PS veut créer des cellules dans les syndicats et les associations.

Moi qui suis à la CGT, vous me voyez avec ces enflures-là ? Ces sociaux-traîtres incapables de gérer leur fond de commerce, vous voyez ça, vous ? Restez chez vous à faire votre sale tambouille. Vous n'avez rien à voir avec moi et tant d'autres bons camarades qui ont un coeur gros comme ça, qui n'ont pas besoin d'une vague supplémentaire de réformistes.

Si vous voulez réellement tâter du syndicalisme de collaboration, prenez votre carte à la FNSEA, à la FGAAC, à la CFDT de votre copain Chérèque, vous savez le loufoque qui a osé dire qu'il était plus utile dans un syndicat que comme ministre de Sarkozy. Ne venez surtout pas traînez vos guêtres autour de mes basques, vous ne seriez pas déçus du voyage.

Non contents de plumer l'électorat populaire, voilà que vous lorgner du côté des syndicats. Vous croyez sans doute que les DSK, les Lamy, les Lang, les Royal, et toute votre bande de voutours malfaisants, on ne vous connais pas. Vous êtes discrédités aux yeux de la population laborieuse. Par exemple, dans ma ville, votre camarade députée-maire vient de créer un nouvel impôt qu'elle appelle taxe pour faire passer la pillule dans les milieux modestes, vous croyez qu'elle va être adulée par les pauvres gens. Allez-donc demander aux camarades du syndicat CGT des municipaux ce qu'ils en pensent ?

Votre place est chaude à la CFDT, vous y avez déjà beaucoup de vos petits amis, alors dégagez, y a rien à voir chez nous ! La lutte des classes ne passe pas par vous, elle ne vous effleure même pas l'esprit.

Le Congrès de Tours, en 1920, qui a vu la naissance d'un grand Parti communiste, ça ne vous rappelle rien?

Jules Moch, ce ministre qui, pour réprimer les grèves des mineurs du Nord a créé les CRS (compagnies républicaines de sécurité ;

Guy Mollet, ça ne vous dit rien ? C'est le fameux président du Conseil qui, en 1956, a fait voter l'Assemblée nationale pour soit-disant faire la paix en Algérie et qui, en fait, l'a aggravée et a décidé de l'envoi de classes de rappelés puis, a poursuivi ensuite cette guerre jusqu'en 1958 avec l'envoi de jeunes appelés dont des milliers ont été se faire tuer là-bas ;

Jack Lang, vous connaissez ? C'est ce député parachuté sur la région Nord parce qu'il craignait d'être éconduit par ses électeurs dans sa circonscription, c'est lui qui a permis par son vote de rejeter dans les poubelles de l'histoire celui de 55% de français qui ont dit NON à l'Europe du fric ; ce pognon dont vos camarades DSK et LAMY sont les garants et les grands gestionnaires au niveau de la planète ; 



François Mitterrand, le plus " llustre " d'entre vous. Ce brave homme qui lorsqu'il fut secrétaire d'Etat sous Pétain a été décoré de la francisque pour ensuite, à la faveur de je ne sais quelle couleuvrine, s'est un beau matin réveillé résistant. Nest-ce pas Mitterrand qui a dit qu'il voulait réduire le PCF à 5% ? C'est avec les descendants de pareils citoyens qu'il nous faudrait composer à la CGT? Certes, vos entrées pourraient être facilitées par le courant réformiste de nos dirigeants mais pour nous, à la base, qui payons nos cotisations, vous êtes indésirables !

A la CGT, nous n'avons pas besoin de la fille du colonel Royal pour nous faire marcher au pas ! A la CGT de mes aînés, nous n'avons pas besoin d'une Delors-Aubry qui ne rigole que lorsqu'elle se brûle. Des louis d'or de l'amabilité comme elle, nous n'en voulons pas !    

Sociaux-démocrates, restez à la place qui est la vôtre, celle de la honte !


Jacques Tourtaux

























       

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Syndicalisme
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Commentaires

Nest-ce pas Mitterrand qui a dit qu'il voulait réduire le PCF à 5% ? ça a bien marché... mais c'est de la faute du Parti aussi, ce coup là on l'avait prévu et même annoncé. Alors pourquoi on s'est laissé faire ? Pourqoui une fois signé un programme commun exsangue et vidé de son contenu on a continué à soutenir les yeux presque fermés ? Pourquoi est-on devenu un parti plus soucieux d'avoir des élus à n'importe quel prix plutot que des militants ? Pourquoi pendant des années l'action du Parti aura été de soutenir les élus et non d'engager les luttes... Le PS on lui a cédé la place !!! On a abandonné la formation marxiste si bien qu'entre une alliance nécessaire mais ponctuelle et une collusion éhontée on n'a plus su faire la différence... Toput le monde voulait son strapontin au conseil municipal, à l'assemblée, ou aux gouvernement .... BEURK Maryvonne
Commentaire n° 1 posté par Maryvonne Le Gland Leray le 18/11/2008 à 14h57
Le programme commun de gouvernement voulu par Mitterrand tendait justement à l'affaiblissement du PCF et ça a Marchais. Le coup des élus a tout prix rebondit de plus belle maintenant qu'ils sont aux abois pour les places et les sièges électoraux. Ce n'est pas avec ce PCF de cheffaillons qui, visiblement ne connaissent rien de Marx et Lénine, que nous allons aller vers un développement des luttes. Mais, il faut compter avec les militants de la base, là au moins, c'est sincère. Partout où le PS a fourré son groin là où le parti communiste était influent, partout il nous a évincé. EXEMPLE : la fédé Cornec, la LDH et d'autres encore. Tu y crois toi à ce sondage bidon qui ose prétendre que majoritairement les français souhaitent voir les soc se rapprocher des syndicats? Fumisterie montée de toute pièce et orientée pour faire dire ce qu'ils veulent à leurs sondages. Que le PS fasse déjà le ménage chez lui, c'est un parti politique, pas une OS. Jacques Tourtaux
Commentaire n° 2 posté par Tourtaux Jacques le 18/11/2008 à 16h30
Les sondages en ce moment ils sont complètement "tartignolles"... ça l'a toujours été mais je crois que ça bat des records... Moi ce que je crois c'est que les travailleurs veulent la "révolution", enfin ils veulent que ça change mais ils ne savent pas par quel bout s'y prendre et quand on en arrive là, la porte est est toute grande ouverte à un "National socialisme", si ça ne vous rappelle rien ... Le fascisme rampant se glisse à toute allure et on dirait que personne ne le voit venir, ou plutôt que personne ne veut le voir venir... La peste brune est à la porte, le racisme et la xénophobie n'ont jamais été autant excusés tout en étant soit disant interdits... On aime OBAMA ... mais cela ressemble plutot à "Y'a bon banania" (pour ceux qui ont connu...)
Commentaire n° 3 posté par Maryvonne Le Gland Leray le 18/11/2008 à 18h22
Les travailleurs se sont fait bourrer le mou par la clique à sarko et on peut dire que ça a bien marché, en ce qui concerne les rivalités entre les droits des salariés. Le chacun pour soi est à l'action et il a de beaux jours devant lui.Les plus exploités n'ont aucune solidarité....il y a un gros problème de moralité dans le travail et les gens que nous, cocos, défendons, ne sont pas toujours faciles à défendre. Tant que les masses n'auront pas compris qu'elles ne doivent pas entrer dans le jeu diviseur du gouvernement et penser en masse au lieu de penser en nombriliste....eh! bien, désolée, mais il n'y aura pas de révolution. Je sais, je suis défaitiste , je sais qu'une catégorie de la population pourrait se soulever, mais les classes moyennes, elles ne le feront pas....ce sont ces classes là, que nous devons conquérir....par l'information, par le syndicalisme, par l'éducation....ce n'est pas gagné !!
Commentaire n° 4 posté par caroleone le 19/11/2008 à 06h26
Et bien, t'es rudement défaitiste aujourd'hui Caroleone mais, ne t'inquiète pas pour les classes dites moyennes. L'autre jour, j'ai discuté avec une bonne femme qui en était, m'a-t-elle dit. En fait, elle est aide familiale à mi-temps, son mari travaille et ils ont un toit à eux. J'étais scié. C'est quoi pour elle la classe ouvrière, c'est quoi pour elle un pauvre ? J'ai tenté de lui démontrer qu'elle n'était pas mieux lotie qu'un clampin comme moi, rien à faire. Pour elle, un couple d'enseignants, c'est des riches ! Voilà où mènent de pareilles idées ringardes ! Bientôt, on va nous dire que le pauvre type qui a la " chance " d'avoir un boulot, que vieille, veuve, qui a fait des ménages toute sa vie et n'a qu'une demie retraite sont des riches et...appartiennent aux classes moyennes ! Donc, si on s'aligne sur de tels raisonnements con, con, con, quand la révolution va éclater et qu'à laquelle ces gueux qui s'ignorent vont participer, la révolution sera de nouveau ... bourgeoise, comme celle de 1789 qui à abolie, déchue la royauté, coupée la gueule d'un sale con, nous en connaissons tous un qui l'a échappé belle mais, ce n'est que partie remise, il ne perd rien pour attendre. Tu sais, Caroleone, tous ces guignols qui se prennent pour des personnages " moyens ", ils sont petits, ce ne sont que des arrivistes, des parvenus, des carrièristes qui, si nous n'y prenons garde, vont bientôt nous conduire à l'échafaud. Tu te rends compte qu'une petite ouvrière se compare aux classes moyennes des Lamartine Aubry, des Lang, des Royal, des Hollande, des Voînet, des Vieu, des Perreux, des Mauroy, des Le Pen, des Bayrou, des Vaillant, des Delanoë,des Gayssot; à ce propos, y en a au moins deux dans le lot qui se seraient offert le luxe de payer l'ISF. Des classes moyennes comme cela n'ont rien à voir avec la classe moyenne dont cette salariée à mi-temps croit avoir accédée. Et le Sarko dans tout ça, où est qu'on le classe ? Tu sais, la France a un président qui ne montre pas l'exemple puisqu'il n'a pas payé ses impôts depuis plusieurs années alors, quand on voit ce roîtelet des iles Caïmans faire tout un cinéma autour d'une petite poupée de Jésus qui le fait tousser, on se dit, que s'il était de la classe ouvrière, voire moyenne, il aurait intérêt à les payer ses impôts, sinon, il se ferait épingler et il finirait au gnouf, voire SDF, ça serait rigolo ! En attendant, classe moyenne ou semi-moyenne, le Sarko leur en met plein la gueule. Celle-ci va donc inéluctablement, être forcée d'entrer dans la danse, faute de disparaître entièrement car, le franco-hongrois ne veut voir que deux classes : la classe ouvrière pour la faire tuer à la tâche jusqu'à 70 ans et la classe des milliardaires. Il n'est pas besoin de sortir de Saint-Cyr pour voir que le servile valet Sarkozy ne défend que la caste qui l'a désigné pour la représenter : celle des CACApitalistes. C'est pour ça vois-tu, que le vieux Communard que je suis plaide toujours pour la Dictature du Prolétariat, ce que le PCF a rejeté depuis longtemps, hélas! Jacques Tourtaux
Commentaire n° 5 posté par Tourtaux Jacques le 19/11/2008 à 09h03
salut, Je crois qu'il est déjà trop tard... du moins pour brandir le crucifix en direction du PS pour lui interdire l'entrée dans les syndicats. Jacques, regarde bien à la Confédé CGT et dis moi à quel(s) parti(s) appartiennent les cadres de la CGT ?? Vas-y, mais prends tes gouttes car tu risques une attaque !! Le PS et les VERTS règnent en maîtres... Je ne sais pas s'il reste un seul communiste. A mon avis ces sondages ne sont là que pour entériner une situation de fait et sdi tui veux mon sentiment, moi ça ne me dérange pas plus que ça, car au moins les gens sauront à qui ils ont affaire. Aujourd'hui, y compris les adhérents et certains militants sont COCUS sans le savoir et c'est sans doute pour ça qu'ils continuent à défiler sous la banière CGT. Donne moi ton avis... ça m'intéresse. Il faudrait que les cadres de Montreuil affichent clairement leur appartenance politique.
Commentaire n° 6 posté par mathieu le 19/11/2008 à 12h39
elles ne le feront pas....ce sont ces classes là, que nous devons conquérir. ce n'est vraiment pas mon point de vue... les classes moyennes ne feront jamais qu'une moitié de révolution...elles suivront si c'est leur intérêt... ce dont rêve les classes moyennes c'est que leur fils fasse HEC ... et c'est bien là où le bat blesse, aucun parti ne se soucie de l'éducation politique des classes défavorisées... personne... ni un parti, ni une tendance, ni un syndicat. mais les pauvres ne sont pas des cons... à chaque fois que je parle de ces couches de population je vois la grimace y compris de ceux qui sont le plus à gauche... Alors ou il y a de quoi être déprimé oui. Quand on n'est pas capable d'aller là où il faut aller... pas à la porte des usines, mais à celle des boites d'intérim, des ANPE, en plus il y a tous ceux qui ne vont même plus nulle part... Ceux qui n'ont pas peur d'attraper des boutons en lisant Trotsky pourront relire la partie du programme de transition qui concerne les syndicats. Il n'y a pas de doute Trotsky connaissait Chérèque et Bernard Thibaud... et on peut lire Trotsky sans en faire un catéchisme pas plus que de Marx ou Lénine d'ailleurs... En tant qu’organisation des couches supérieures du prolétariat, les syndicats, comme en témoigne toute l’expérience historique, y compris l’expérience toute fraîche des syndicats anarcho-syndicalistes d’Espagne, développent de puissantes tendances à la conciliation avec le régime démocratique bourgeois. Dans les périodes de luttes de classes aiguës, les appareils dirigeants des syndicats s’efforcent de se rendre maîtres du mouvement des masses pour le neutraliser. Cela se produit déjà lors de simples grèves, surtout lors des grèves de masse avec occupation des usines, qui ébranlent les principes de la propriété bourgeoise. En temps de guerre ou de révolution, quand la situation de la bourgeoisie devient particulièrement difficile, les dirigeants syndicaux deviennent ordinairement des ministres bourgeois. http://www.marxisme.biz/relire/spip.php?article46#outil_sommaire_4 Ceci dit il ne s'agit pas de réciter nos classiques et de faire la révolution en chambre... IL FAUT CANALISER LA REVOLTE de ceux qui n'ont plus rien à perdre... la dialectique c'est être sur le terrain et ajuster au fur et à mesure... le seul moyen de ne pas déraper c'est justement de ne pas perdre le contact avec ceux qui en Europe sont l'équivalent des sans terre dans les pays d'amérique latine... On va pouvoir passer notre vie et même celles qui suivent à vouloir persuader les classes moyennes... Les "révolutionnaires" des classes moyennes deviennnent vite des ministre je crois que ces dernières années nous en ont donné la preuve.. Ce qui manque aux révolutionnaires de tous bord c'est la dialectique qui se vérifie dans la pratique... Comme il n'y a plus guère de grandes luttes ouvrières aujourd'hui les jeunes militants d'aujourd'hui ont du mal à faire leurs armes... Je ne suis pas pessimiste. La révolution elle se fera un jour c'est inéluctable ... Seulement il y a fort à craindre que les soi disants avant gardistes d'aujourd'hui ne soient que les suiveurs de demain, si toutefois ils sont capables de suivre... Maryvonne
Commentaire n° 7 posté par Maryvonne Le Gland Leray le 19/11/2008 à 15h00
Mon cher Mathieu, ce que tu nous dit au sujet des cocos verdâtres, rosâtres ou blanchâtres de la confédé et pas seulement, tout ça nous le savons depuis longtemps mais, les choses se décantent parfois plus vite que ces gens-là le souhaitent et pas forcément à leur avantage. J'entend par là qu'à force de nous prendre pour des idiots, cela va leur pêter à la gueule. Ces " syndicalistes " de salons ne peuvent pas se mettre à la place et, j'irais même plus loin, ils sont bien trop cons pour comprendre ce que ressentent les vrais communards qui, comme leurs frères de 1871 n'ont plus rien à perdre tant leurs conditions de vie deviennent insupportables et parmi ses abrutis, il en est un dont j'ai lu hier qu'il avait l'outrecuidance d'ironiser sur les gens de condition modeste, les prenant pour des imbéciles. Ce carrièriste qui se vante de son bureau d'être un syndicaliste n'est pas en capacité de se mesurer avec les militants ouvriers qui souffrent dans leur chair des dures conditions de vie. Leurs discours sont connus mais leurs actes sont insignifiants. Ce n'est pas compliqué, nos militants prolos ne les connaissent même pas et pourtant, ils " militent " pour la " même " cause. Maryvonne tu es remontée et il est évident que le milieu social dans lequel tu as bossé pendant 40 ans t'es précieux. Alors toi qui milite activement sur le terrain politique, je dirai que je partage ton avis sur l'affirmation que les partis ne se soucient pas ou peu de l'éducation politique des copains des milieux défavorisés. Et pourtant, qui mieux que les pauvres qui subissent de plein fouet la politique de Sarkozy, qui mieux que nous peut ressentir la souffrance, connaître la misère. Il m'arrive parfois d'avoir des idées suicidaires et pourtant, lorsque l'on a des idées avancées comme on dit, c'est plus facile de crever et bien, détrompez-vous, ce n'est pas si simple et lorsque l'on tente de donner son point de vue de prolo qui sait de quoi il parle, on se fait envoyer chier ou on n'a jamais de réponse. Sur les classes moyennes, où commencent-elles et où finissent-elles ? C'est comme le mot intellectuel, est-il la seule propriété de ceux qui ont eu le bonheur, la chance, appelons ça comme on voudra, de pouvoir étudier ou est-ce un mot beaucoup plus vaste pouvant aller bien au-delà ? Question qui mérite une réponse intelligente ? Sur la ringardise des militants qui craignent de se salir les mains au contact des masses les plus opprimées, j'ai moi-même pu me rendre compte sur le terrain de la gêne ressentie par une camarade de le classe moyenne au contact des habitants des blocs. Cela se passait en 1978, je faisais équipe avec elle et c'est tout naturellement que je l'ai emmené pour faire du porte-à-porte. V'là-t-y pas qu'elle me dit qu'elle ne pouvait pas, qu'il fallait qu'elle se force pour faire ça. Et bien, à sa courte honte, elle l'a fait et après, elle a continué autrement, j'aurais pris un ou une autre camarade. J'avais l'habitude des quartiers pauvres où je militais activement. Les militants se réclamant de la classe ouvrière sont connus de ceux qui souffrent parce qu'ils sont à leurs côtés et à leur écoute. Je vois bien en parlant avec les gens, qui comprend ce que nous voulons dire, qui ne le comprend pas. Tout simplement, ceux qui, au quotidien connaissent le mal-vivre n'ont pas la même perception de la misère que ceux des classes moyennes. Je suis interveu à deux reprises concernant des drames de la misère et là encore, j'ai pu mesurer l'écart existant entre les militants qui en bavent réellement et les autres. Souvenez-vous de cette malheureuse malvoyante rémoise qui s'est fait écraser en traversant la route pour se rendre en face à son travail au siège du MEDEF. L'employeur qui savait que cette maman d'un petit garçon n'avait pas reçu l'autorisation de renouveler sa demande de taxi, est un assassin qui laisse un pauvre gosse orphelin. Ce que je refuse dans cette dramatique affaire dans laquelle une pauvre femme a trouvée la mort, c'est que tant sur le plan syndical que politique et je sais que mon blog est lu à la CGT et au PCF, personne n'a à ma connaissance réagi. Cela est intolérable de la part de défenseurs du monde du travail. J'ai également très mal ressenti le drame d'Istres où deux petits enfants en bas âge n'ont plus de maman parce que celle-ci n'a pas supporté ce qu'elle considérait comme étant une indignité : être expulsée, elle a préférée se donner la mort. Seuls ceux qui connaissent ces malheurs peuvent en parler, les autres, au lieu de nous envoyer bouillir lorsque la détresse nous gagne feraient bien d'avoir la décence de fermer leurs gueules s'ils veulent pouvoir encore se regarder un jour dans une glace. Comme je ne cesse de le dire sur ce blog, il faut canaliser, encadrer la révolte de ceux qui n'ont rien à perdre et pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris, je suis l'un d'entre eux et,c'est pas demain la veille que je serai ministre, encore bien moins, de celui du culte ! C'est vrai qu'il n'y a plus guère de grandes luttes ouvrières mais cela ne vient pas que de nos jeunes militants. Cela est en grande partie dû au fait que la classe ouvrière n'est plus si importante en nombre que par ex, en 68 où les usines étaient beaucoup plus nombreuses qu'aujourd'hui. Par ailleurs les vagues de licenciements incessantes et les délocalisations hors de France amputent gravement le potentiel industriel ouvrier et puis, il y a cette classe intermédiaire, appelée classe moyenne qui vide grandement de sa substance la classe ouvrière. Tout le monde est au minimum technicien maintenant. Le patronat est fûté, il sait ce qu'il fait. Lorsqu'il rabaisse les dirigeants syndicaux au rang de larves pour mieux nous écraser nous, classe ouvrière, là encore il joue sur du velours. Moi, je suis moins pessimiste que Maryvonne. Je pense que nous pouvons avoir des surprises dans un avenir proche car il est évident, ça saute aux yeux comme la vérole sur le bas clergé, que cette situation ne va pas pouvoir s'éterniser des décennies. Jacques Tourtaux
Commentaire n° 8 posté par Tourtaux Jacques le 19/11/2008 à 17h37
eh eh n'ai-je pas terminer mon post par je ne suis pas pessimiste par contre en ministre du culte tu serais pas mal, on pourrait rire un peu... allez, debout les pauvres...
Commentaire n° 9 posté par Maryvonne Le Gland Leray le 19/11/2008 à 17h49
En effet, Maryvonne n'est pas pessimiste mais c'est involontaire, je devais me manier, un communiqué des cheminots CGT ne pouvait plus attendre, la sécurité des agents et des usagers du rail est prioritaire. La lutte des classes s'aiguise, il risque d'y avoir une lutte très dure chez les cheminots. J'en connais un qui doit être drôlement gênés aux entournures ! A+ Jacques Tourtaux
Commentaire n° 10 posté par Tourtaux Jacques le 19/11/2008 à 18h58
et le combat des cheminots a toujours été un combat d'avant garde... dans le temps il y avait aussi la navale et la métallurgie, je ne parle pas des mines de charbons (que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaitre) aujourd'hui les chantiers de Saint Nazaire sont Coréens : j'enrage .....
Commentaire n° 11 posté par Maryvonne Le Gland Leray le 19/11/2008 à 19h07
Je rejoins ce que dit Mathieu. Je suis retraité, et je n'ai pas la perception de la réalité que peuvent avoir les actifs, surtout que je vis en zone rurale. Je viens de faire deux jours de stage à la CGT des HP, pour peaufiner l'accueil des salariés qui viennent aux permanences. Deux ou trois fois, je me suis autorisé à dire à haute voix tout le bien que m'inspirait le FOUTOIR du PS. A mon dernier coup d'humeur, un jeune m'a dit: " Putain, tu leur en veux, aux socialistes !" Je n'ai pû que lui répondre : " Si ce bordel de spectacle politicien ne t'interpelle pas, ne t'inquiète pas, alors, là, moi, par contre, je suis inquiet pour l'avenir de la CGT ! Et pour tout dire : pour l'AVENIR ! Tout court.".
Commentaire n° 12 posté par pedrito communista le 22/11/2008 à 15h44
Moi aussi Pedrito, je suis inquiet pour notre grande CGT. Il suffit de voir la nouvelle volte face des dirigeants fédéraux cheminots qui " suspendent " la grève alors que le décret à l'origine de cette lutte, s'il est retiré n'en a pas pour autant été mis au panier. Je viens de faire un article sur cette " menace " de grève et je suis très critique. Je vais sans doute recevoir une volée de bois vert. J. Tourtaux
Commentaire n° 13 posté par Tourtaux Jacques le 22/11/2008 à 17h32
Je crois que la CGT est depuis pas mal de temps largement et profondément noyautée par le PS. C'est du moins ce qu'il me semble ressentir, avec l'arrivée de jeunes CGTistes qui ne semblent pas faire le même lien, avec la lutte des classes et le marxisme, que les vieux militants Si l'on y ajoute les ligards qui y militent, dont beaucoup atterriront au PS comme leurs aînés, c'est pas franchement encourageant pour rester optimistes, même si nous le demeurons par nature. Dans tous les domaines, tous les secteurs, le PS nous a supplantés. Vous citez plus haut CORNEC, la LDH... Et il a contribué activement, par sa main-mise totalitaire sur tous les rouages des zones rurales, que beaucoup de départements deviennent des déserts communistes. Et la FNACA ? Il y a une quarantaine d'années, j'ai créé le comité cantonal de VILLEFRANCHE DE LAURAGAIS, HG. Les gens de droite accusaient la FNACA d'être "communiste", pour me et NOUS faire échouer et ne pas risquer de cauchemarder sur un Président communiste. Il n'ont pas réussi, mais que reste-t-il aujourd'hui de cette influence qui faisait trembler les réac (de droite et socialistes) ? Et nos dirigeants aveugles et sourds et maso qui en redemandent : si c'est pas de la connerie, c'est de la trahison !!
Commentaire n° 14 posté par pedrito communista le 22/11/2008 à 23h35
Mon cher Pedrito, Tout d'abord, pas de vouvoiement entre communistes, militants vrais de notre grande CGT. Tu parles de la FNACA à laquelle j'étais adhérent et que j'ai quittée à l'époque où elle s'orientait dangereusement vers le refus de vote lors d'une élection politique faisant ainsi le jeu de la droite. Désormais, à la FNACA, des mecs vont aux manifs revendicatives ou patriotiques d'ACVG en treillis de combat, sans doute pour monter leur biscottos, faisant ainsi ressortir l'image du colonialisme et le cortège de misères qu'il traîne encore aujourd'hui dans son sillage. Cette image qu'à plusieurs reprises, j'ai hélas pu voir ne réhausse en effet pas le prestige de cette association à laquelle beaucoup de communistes et de cégétistes sont adhérents. Bien que n'ayant pas du tout l'esprit cocardier et bien que je ne me considère pas comme un ACVG,j'ai assumé d'importantes responsablités chez les ACVG où j'étais vice-président de l'UFAC départementale dans les Ardennes, c'est-à-dire l'UDAC. J'y représentais l'ARAC que j'ai quitté également, celle-ci m'ayant fait pas mal de vacheries. Au niveau associatif ACVG, je présidais la section locale de ma ville, j'étais également président départemental de l'ARAC et à ce titre, je siègeais au conseil national. Parallèlement, je siègeais également au conseil national de l'ANCAC(Association Nationale des Cheminots ACVG), à laquelle je suis très attachée et suis toujours un de ses fidèles adhérents, cela depuis 1964, un sacré bail ! Vois-tu camarade, dans les grandes associations nationales d'ACVG, c'est comme ailleurs, il ne faut surtout pas faire d'ombre à certains de ces dirigeants. Il ne faut surtout pas gagner de procès contre l'Etat pouvant faire jurisprudence et favoriserait des milliers d'anciens d'Algérie, Maroc et Tunisie sinon, on te coule et pourquoi on te torpille ? Tout simplement parce que là aussi, des carrièristes ont été placés par le parti pour y noyauter les associations et comme tu le dis si bien, les soc en en profité et continuent d'exploiter le filon. C'est la première fois que je dénonce sur mon blog les magouilles qui affectent comme les autres cette belle association à laquelle j'ai également tant donné. J'ajoute aussi qu'il coûte bien moins cher à l'Etat d'attribuer des médailles à certains responsables associatifs que de payer des pensions d'invalidité de guerre aux justiciables rentrés blessés et meurtris des guerres coloniales. Il faut savoir que chaque année, lors des nominations pour les promotions de la Légion d'honneur et du Mérite des 8 mai et 11 novembre, un contingent de ces décorations est attribué par l'Etat aux directions des associations d'ACVG. Concernant les citations obtenues pour bravoure au combat ou pour acte de courage, je suis là aussi dubitatif. En effet,des décennies se sont écoulées depuis notre retour et voilà que d'anciens soldats d'Algérie n'hésitent plus à raconter comment certains chefs les affectaient à l'écriture de citations, souvent bidons. Cela n'enlève rien au mérite des authentiques récipiendaires. Je ne puis m'empêcher de citer ce que j'ai lu sur le blog d'un jeune Algérien résidant à Telergma dans le Constantinois. Ce jeune homme a posté sur son blog quelques pages émanant d'un officier pilote, sous-lieutenant appelé, affecté à la BAO de Telergma et qui dit avoir pendant ses creux reçu l'ordre d'écrire des citations. Il dit aussi comment lors d'un vol aux commandes de son avion alors qu'il était sous les ordres d'un autre pilote, un commandant lui aussi aux commandes de son avion, comment cet officier supérieur s'est vanté à son retour à sa base d'avoir largué ses bombes sur les soldats du 7ème RTA (Régiment de Tirailleurs Algériens)pour décrocher une palme. Cette unité d'infanterie avait son campement à Télergma. A la lecture de ce récit, un terrible dégoût m'a traversé, d'autant que le beau-frère de mon cousin germain, appelé du contingent que je connaissais bien, servait au 7ème RTA et a été tué le 22/07/1957 dans ce secteur. Pendant plus d'un an, j'ai été affecté sur cette BAO comme artificier, l'armée ne sachant plus ou me mettre en raison de mon anticolonialisme ouvertement affiché m'en a fait baver. Fraternellement. J. Tourtaux
Commentaire n° 15 posté par Tourtaux Jacques le 23/11/2008 à 09h17
Rassure toi, camarade, mon vouvoiement s'adresse aux auteurs des textes en général. J'ai toujours appliqué deux formes de tutoiement: celui de la fraternité, pour ceux que j'aime, et celui du mépris, pour les vieux cons réactionnaires qui se croyaient autorisés de me tutoyer parce que j'étais "le" coco, ce qui me valut un flot de lettres anonymes, pneus de ma voiture crevés( 2 à la fois,), et toutes marques de sympathie de ce genre, destinées à me débalonner... Mais en contre-partie, militer pour notre GRANDE cause nous a apporté - je ne t'apprendrai rien -une telle richesse, qu'on en oublie toutes ces saloperies, sauf celles des notres, celles de NOTRE camp, trahisons, magouilles ,passées et actuelles, que je combattrai jusqu'à la mort. Pour en finir avec la FNACA, c'est devenu un repaire de galonnés, de fachos, avec en commun les hauts faits d'armes que l'on se raconte pendant les repas du 19 mars : au dernier repas où j'ai participé, j'ai entendu un connard aviné se vanter d'avoir "buté 27 bougnoules". Je l'ai fait répéter, tellement c'est ignoble, je croyais avoir mal compris. Après son qu'il ait eu répété, je lui ai dit textuellement: " A ta place,je me tairais, je me flinguerais, même." Parvenir à plus de 60 ans pour vanter son racisme imbécile et se glorifier d'avoir tué ou tortué ! Quelle connerie !! Je suis, depuis, à l'ARAC, en espérant ne pas avoir à le regretter. A+
Commentaire n° 16 posté par pedrito communista le 23/11/2008 à 18h37
Pedrito, Je vois que nous tirons les mêmes enseignements sur la FNACA. Concernant l'ARAC qui est une association qui, je l'espère est encore saine, tu n'auras rien à regretter si tu n'as pas certaines responsabilités et que tu ne les contredit pas. Car, comme ailleurs, des carrièristes y passent leurs vies. Leur niveau dans les instances dirigeantes leur permet d'accéder à certaines sphères. Je vais te relater un fait très précis qui a sans aucun doute contribué à mon grave échec dans mon procès contre le Secrétaire d'Etat socialiste aux ACVG. C'était à l'époque où j'étais président départemental de l'ARAC des Ardennes. Je menais sur deux fronts la bagarre pour le maintien de la maison de retraite des ACVG de Carignan. Sur le terrain syndical, j'étais secrétaire de l'UL CGT de Rethel et je ne pouvais pas mélanger le combat syndical que je menais au nom de la CGT qui avait quelques syndiqués à la maison de retraite et la lutte acharnée elle aussi que je menais pour l'ARAC. J'ai appris par la directrice de l'ONAC dont j'étais également partie prenante que le n°2 de l'ARAC nationale l'avait rencontrée pour la maison de retraite sans en avoir averti le président départemental. Cela m'a valu une réflexion des plus amères de cette directrice qui m'a jetée à la face qu'elle s'était sérieusement fait sonner par le grand patron de l'ONAC nationale. Or, il se trouve que j'étais demandeur de pensions, la suite est facile à deviner. Quelques temps après, celle-ci n'a pas manqué d'ironiser devant d'autres responsables départementaux ACVG en disant que j'étais le seul président départemental à n'avoir pas eu gain de cause pour ma pension. Je te laisse, j'ai un RDV important avec un autre vrai militant. Fraternellement. J. Tourtaux
Commentaire n° 17 posté par Tourtaux Jacques le 24/11/2008 à 15h37

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